Vice Versa de Fanny Mertz

Vice Versa de Fanny Mertz

Titre Français : Vice Versa

Titre Original : Vice Versa

Auteur : Fanny Mertz

Date de Sortie : 12 Février 2008

Nationalité : Française

Genre : Roman d'Amour

Nombre de Pages : 199 pages

Editeur : La Cerisaie

ISBN : 978-2-914908-44-3


Interview(s) :

Interview de Fanny Mertz pour le site internet Univers-L.com

Vice Versa : Quatrième de Couverture

Ah ! Lou et ses contradictions, Lou et son illogisme, pourquoi a-t-il fallu que ça tombe sur moi ?
Car ici on touche le fond du problème, pour autant que l’abîme qui nous sépare ait une borne : Lou est mon négatif, mon antipode. S’il existe un endroit dans cet univers où rien ne me correspond, elle y habite. Pour reprendre un terme cher aux physiciens d’aujourd’hui, disons que Lou est mon «anti-moi».
Nos étreintes sont lumineuses, voilà l’ennui.
Le flash aveuglant qui surgit dès qu’un centimètre carré de sa peau entre en contact avec la mienne nous assomme de volupté, irradiant nos corps de l’envie incendiaire d’en étreindre plus. Rien ne survit à cet affolant désir, en tout cas aucune forme de conscience, de logique ou de rationalité.

Lou est chanteuse, irrationnelle, désordonnée, accro au thé et à l’homéopathie et elle ne croit qu’à l’astrologie. Frédérique est chirurgienne, rationnelle, maniaque de l’ordre, accro au café et à la cigarette et elle ne croit qu’à la toute-puissance de la science. Tout les sépare, sauf… leurs étreintes, lumineuses, passionnées, célestes. Mais peut-on supporter l’insupportable uniquement pour cela ? Non, bien sûr. Quoique…

Pour son premier roman, Fanny Mertz nous entraîne dans une comédie à rebondissements, drôle, enlevée, où l’amour se prend les pieds dans le tapis.

Vice Versa : Avis Personnel

Je suis encore une enfant. Je l’avoue. J’aime les couleurs, les mouvements, les lumières. Dans ma pile de livres à lire il y a les colorés et les autres. Parfois je prends dans l’ordre, parfois je flashe sur une tranche toute en couleur, sur un nom d’auteur ou autre. Autant avouer que ce roman est resté très longtemps dans ma pile. Dès qu’il se rapprochait du haut, invariablement un autre prenait sa place. Et puis un jour, j’ai vu  le titre, Vice Versa et ce dernier m’a parlé. Je ne peux pas expliquer ce qu’il m’a raconté, c’était dans une langue étrangère. Mais j’ai pris le livre. Je ne savais pas ce qui m’attendait. Je n’ai même pas relu une énième fois la quatrième de couverture pour avoir une idée. Non, j’ai plongé.

J’ai plongé et j’ai coulé. Je ne suis revenue à la surface que deux jours plus tard avec ce sourire doux et mélancolique aux lèvres. J’ai réintégré la réalité, ma réalité, en tournant ce roman dans mes mains et en me disant que j’étais une imbécile. La couverture, la couverture mais on s’en fout de la couverture devant quelque chose d’aussi bien écrit. Je suis ressortie de ma lecture avec l’envie de remercier l’auteure pour cette escapade bretonne.

Alors merci Fanny Mertz. Merci pour cette histoire d’amour que je n’attendais pas entre deux femmes que tout oppose sauf leurs sentiments amoureux. Merci de m’avoir montré la force de l’amour mais par-dessus tout, la force de devenir celle que l’on est réellement. Merci de m’avoir fait rêver tout au long de ces quelques pages qui sont passées beaucoup trop vite à mon goût. Merci.

Ce que le résumé ne dit pas c’est que Vice Versa est une histoire d’amour. Une histoire d’amour entre deux femmes qui se termine au début du roman. Elle se termine à cause de leurs différences tellement visibles pense-t-on. Et on aura tort, elle se termine parce qu’aucune des deux n’était vraie. Commence alors une quête pour chacune d’entre elle, la quête d’un moi profond qui ne demande qu’à s’exprimer. La quête de la fierté, de la joie, de l’amour, de la vie.

Et suite à cette rupture, chacune va renaître de ses cendres, comme le phénix. Chacune va renaître, différente, métamorphosée et prête à affronter l’avenir. Un avenir qui est terriblement lié au passé.

Une très belle histoire d’amour à découvrir, vraiment.

Vice Versa : Extraits

« Pourtant Lou n’est que douceur : un visage de poupée fragile, posé sur un corps à l’avenant. Cinquante-cinq kilos de délicatesse, talonnés d’une abondante crinière de boucles rousses. Et puis, plantés de chaque côté d’un nez couvert de taches de rousseur, deux émeraudes d’un vert à faire jaunir de dépit le plus altier des gazons irlandais.
Bon, pense à autre chose Frédérique, tu t’égares…
Oui, c’est exactement ça : Lou m’égare. Loin de moi, de ma logique et de mon monde. Lou et son irrationalisme, Lou et son inconséquence. Elle pour qui deux plus deux se doivent de faire absolument n’importe quoi mis à part quatre. Elle qui souffre d’une allergie inconditionnelle à toute forme d’ordre. Elle que la simple vue d’un agenda plonge dans l’angoisse. Elle qui ne peut s’endormir qu’à trois heures du matin, après avoir éclusé deux litres de thé en guise de somnifère ! » (Pages 9-10)

« Dieu qu’elle m’horripile Frédérique. Dieu, qu’elle m ’emmerde.
La numérologie m’avait pourtant mise en garde : un chemin de vie « 8 ». Un être incapable de partage, narcissique et prétentieux. Qui plus est un bélier ascendant lion ! Pas de doute, j’aurais dû fuir sans me retourner.
Frédérique et son monde. Toutes ses certitudes absurdes dont elle me rebat les oreilles, son manque d’ouverture d’esprit, ses critiques incessantes, sa dépendance au café et à la cigarette, sa médecine toute-puissante, son absence d’écoute, son rationalisme, son ordre maniaque.
La seule question est de savoir pourquoi je ne l’ai pas quittée plutôt.
Oui, pourquoi ?
J’y vois bien une réponse, mais elle est si prosaïque… Le cul ? » (Page 13)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

Répondre