Les femmes qui vous ont marquées ou ont marqué notre temps
- Lise
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Re: Les femmes qui vous ont marquées ou ont marqué nôtre temps
Si toutes les mères étaient comme ça le monde se porterait mieux
"La vrai découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages mais à changer son regard" Proust
Nous sommes toutes: belles, belles et rebelles
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Thalie
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Re: Les femmes qui vous ont marquées ou ont marqué nôtre temps
C'est en effet un très beau témoignage d'amour...Isabelle B. Price a écrit :Elle marque son époque mais elle ne s'en rend pas compte et son nom ne restera pas dans l'histoire.
C'est ma maman.
Et si tu ne lui as pas encore dit... N'oublies pas de le faire... Un tel hommage est aussi beau lu que dit...
"Ne gaspillez pas trop de temps à vous en faire pour demain au point d'oublier aujourd'hui."
David Baird.
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Libéllule
Re: Les femmes qui vous ont marquées ou ont marqué nôtre temps
Là, je suis sans mot Isa.
C'est tout une maman que tu as là et visiblement elle a tout une fille.
Maintenant j'ai un urgent besoin d'appeler la mienne et de lui dire que je l'aime.
C'est tout une maman que tu as là et visiblement elle a tout une fille.
Maintenant j'ai un urgent besoin d'appeler la mienne et de lui dire que je l'aime.
- Lise
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Re: Les femmes qui vous ont marquées ou ont marqué nôtre temps
Si j'appelle la mienne maintenant je vais la rêveiller (dans la chambre à coté) et me faire engueler, ça attendra un autre jourLibéllule a écrit :Là, je suis sans mot Isa.![]()
Maintenant j'ai un urgent besoin d'appeler la mienne et de lui dire que je l'aime.
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mjwaterfriend
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Re: Les femmes qui vous ont marquées ou ont marqué nôtre temps
Madame Price
Vous m'étonnerez toujours.
Est-ce qu'il y a un copyright sur ce texte?
Je n'aurais que quelque mots a mofidier - ceux concernant la job entre autres- mais pour le reste, je suis preneur.
Merci
et j'ai suivi le conseil de Lise, j'ai appelé la mienne.
Vous m'étonnerez toujours.
Est-ce qu'il y a un copyright sur ce texte?
Je n'aurais que quelque mots a mofidier - ceux concernant la job entre autres- mais pour le reste, je suis preneur.
Merci
et j'ai suivi le conseil de Lise, j'ai appelé la mienne.
- Isabelle B. Price
- Administrateur du site
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Re: Les femmes qui vous ont marquées ou ont marqué nôtre temps
Heu, je ne pensais pas faire autant d'émules. C'est juste que j'ai trouvé ce post fort à propos. Voilà tout.
Contente en tout cas que vos mamans respectives en aient profité.
Et pour celles qui ont posé la question, ma mère sait ce que je pense. Oui, je sais qu'elle le sait.
Contente en tout cas que vos mamans respectives en aient profité.
Et pour celles qui ont posé la question, ma mère sait ce que je pense. Oui, je sais qu'elle le sait.
« Rien de ce que je pourrai dire ne changera quoi que ce soit à ce que vous pensez. Et rien dans votre réaction ne changera quoi que ce soit à ce que je prévois de faire. Alors je préfère ne rien dire. » Dr House
- Kat
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Re: Les femmes qui vous ont marquées ou ont marqué nôtre temps
Si je peux me permettre, redis-lui quand même, on sait jamais. Plusieurs fois valent mieux qu'une
Mais j'aime bien ton idée qu'une personne "ordinaire", à savoir qui ne laissera pas son nom sur des plaques de rue, puisse faire figure de modèle
Moi qui avait des idées de "sujets", j'ai l'air con, maintenant
Bon, je vais subtilement attendre qu'un peu d'eau passe sous les ponts
.
En tout cas, bonne idée, ce topic
.
Mais j'aime bien ton idée qu'une personne "ordinaire", à savoir qui ne laissera pas son nom sur des plaques de rue, puisse faire figure de modèle
Moi qui avait des idées de "sujets", j'ai l'air con, maintenant

Bon, je vais subtilement attendre qu'un peu d'eau passe sous les ponts
.En tout cas, bonne idée, ce topic
.Marche comme ton coeur te mène et selon le regard de tes yeux
-
Libéllule
Re: Les femmes qui vous ont marquées ou ont marqué nôtre temps
Non Kat, vas-y.
C'est fait pour. Le titre veut bien dire que les deux ont leur place.
J'ai moi aussi une femme qui ne laissera pas de nom et qui m'a marquée. Mais pour l'instant, je suis pas satisfaite du post, alors je peaufine.
Fais pas ta timide
C'est fait pour. Le titre veut bien dire que les deux ont leur place.
J'ai moi aussi une femme qui ne laissera pas de nom et qui m'a marquée. Mais pour l'instant, je suis pas satisfaite du post, alors je peaufine.
Fais pas ta timide
- UPtiSnkGlcPrLRte
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Re: Les femmes qui vous ont marquées ou ont marqué nôtre temps
C'est un Homme qui a marqué ma vie ...
Qui marque ma vie ...
Et qui je souhaite, la marquera encore longtemps ...
Hasta pronto ...
Qui marque ma vie ...
Et qui je souhaite, la marquera encore longtemps ...
Hasta pronto ...
... le temps s'absente ... et le souffle danse ... c'est peut être ça les vacances ... quand le temps m'attend ...
- Kat
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- Enregistré le : lun. 4 août 2008 17:01
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Re: Les femmes qui vous ont marquées ou ont marqué nôtre temps
Bon, puisque tout le monde se défile...
J'avais pas mal d'idées, en fait, mais l'actualité m'a un peu coupé l'herbe sous le pied... Donc, je vais commencer par ça (j'précise que j'ai eu trop la flemme, que j'ai trouvé un article potable dans Le Parisien..., promis, je me casserai plus le derche la prochaine fois
). Le seul truc, c'est qu'il est un peu long, désolé, et encore, j'ai taillé dedans
!
Soeur Emmanuelle (1908-2008)
NÉE le 16 novembre 1908 à Bruxelles d’un père français, chef d’une entreprise de lingerie, et d’une mère belge, Madeleine Cinquin devient soeur Emmanuelle (en hébreu, «Dieu avec nous ») à l’âge de 22 ans, le 10 mai 1931, jour où elle prononce ses voeux dans la congrégation Notre-Dame-de-Sion. Son enfance restera marquée par un drame : elle n’a pas 6 ans lorsque son père se noie sous ses yeux sur une plage de la mer du Nord. 90 ans plus tard, elle parlait de l’accident comme s’il avait eu lieu la veille : « En une seconde, sa tête a disparu dans l’écume blanche. La petite fille que j’étais a compris que, sur Terre, rien ne tient, tout nous glisse, la fuite est éternelle. Et que l’homme est tout petit. » Chahuteuse à l’école, la jeune Madeleine, qui évolue dans un milieu bourgeois entre Paris, Londres et Bruxelles, fume en cachette, apprécie les belles toilettes et aime aller au dancing, comme on disait dans les années 1920. En même temps, la jeune fille éprise d’absolu, qui va à la messe tous les matins, fait des études de théologie et de philosophie. Pascal, qu’elle découvre à l’âge de 15 ans au détour de sa célèbre formule : « L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant », restera tout au long de sa vie son maître à penser.
« Pauvre parmi les pauvres » au Caire
Selon la tradition des religieuses de Notre-Dame-de-Sion, soeur Emmanuelle enseignera les lettres pendant plus de 40 ans dans les collèges de son ordre, en Turquie 28 ans, puis en Tunisie 5 ans et en Egypte 8 ans. Il lui faudra donc attendre 1971 pour réaliser son rêve : à 62 ans, elle commence une nouvelle vie, « pauvre parmi les pauvres » dans la banlieue du Caire. S’installant dans une cabane de 4 m2 au milieu des chiffonniers du bidonville d’Ezbet el-Nakhl, où vivent 4 000 personnes sans eau ni électricité, la religieuse découvre toutes les facettes de la misère : des hommes qui boivent trop d’alcool aux jeunes filles qui enchaînent les grossesses, sans parler du tétanos qui tue les nourrissons. Blouse en nylon grise et cheveux blancs couverts d’un foulard, visage parcheminé illuminé d’un regard bleu pétillant, la « petite soeur des chiffonniers du Caire » crapahute en baskets entre les baraquements et les ordures. Avec une énergie incroyable, la sexagénaire se bat contre la misère pour faire construire une école, un dispensaire, unematernité, un jardin d’enfants…
Elle défie le pape
Dans sa lutte contre la pauvreté, elle ira jusqu’à s’affranchir des consignes officielles de l’Eglise en matière de contraception. Non sans écrire à Jean-Paul II « pour lui expliquer que le médecin de notre dispensaire donne la pilule à des filles mariées dès l’âge de 12 ans. La pilule, c’est une nécessité pour les femmes de certains pays pauvres où l’homme ne respecte pas son épouse et où les bébés naissent, en veux-tu en voilà ». Jamais le pape ne lui répondit. Cette action exemplaire, qui lui valut d’obtenir la nationalité égyptienne grâce à l’épouse du président Moubarak, sera le point de départ de l’association Asmae-soeur Emmanuelle qu’elle fonde en 1980. Forte de 250 bénévoles et d’une douzaine de salariés, cette organisation non gouvernementale (ONG) laïque et apolitique, dotée en 2007 d’un budget de 3,5 millions d’euros, vient aujourd’hui en aide à 74 000 enfants dans huit pays (Burkina Faso, Madagascar, Inde, Philippines…). Partant du principe qu’il faut aider les plus défavorisés à s’en sortir par eux-mêmes, l’association travaille toujours en partenariat avec la population locale en matière de santé comme d’éducation. Avec un objectif maintes fois rappelé par sa fondatrice qui récusait toute notion d’assistance : « Aider les enfants pour qu’ils deviennent des hommes debout. »
Elle tutoie tout le monde
Après 62 ans passés dans trois pays musulmans, sœur Emmanuelle, à la demande de ses supérieures, fait ses adieux à l’Egypte en 1993 et rentre en France où elle s’accorde enfin, à 85 ans, un peu de repos dans une maison de retraite du Var, à Caillan, avec vue sur le massif des Maures. Elle se dit « frappée par la solitude des gens, par le nombre de sans-abri, parfois très jeunes et par la tête des gens dans le métro qui font tous des têtes d’enterrement ». Et d’ajouter : « Quel contraste avec les bidonvilles du Caire où les chiffonniers sont contents et légers alors qu’ils vivent dans les ordures ! » Promue officier de la Légion d’honneur en 1996, puis commandeur en 2002, cette petite femme à la silhouette frêle, qui tutoyait tout le monde, avait continué à voyager pour son association. Dans le Var, elle s’était engagée aux côtés des sans-papiers et elle rendait régulièrement visite aux détenus de la prison de Draguignan. Mais lorsqu’on lui demandait de se situer politiquement, elle répondait invariablement : « Nulle part ! Je ne suis ni de droite ni de gauche. Je me bats pour qu’il y ait moins d’injustice. » Quant à la polémique franco-française sur le foulard à l’école, elle qui pendant plus de 40 ans avait enseigné loin de chez nous à des élèves voilées—« et ça ne me gênait pas », précisait-elle—avouait ne rien y comprendre.
Agatha Christie pour les nuits d’insomnie
Rebelle, la religieuse au franc-parler proverbial passait très bien à la télévision. En deux minutes, elle savait faire comprendre son message, avec un sens des formules bien rodé. Sans jamais faire la morale. Soeur Emmanuelle, qui aimait lire Agatha Christie les nuits d’insomnie, avait aussi le sens de l’humour, répondant lorsqu’on lui demandait quel était le secret de sa forme : « Tous les matins, je mets de la luzerne dans mon thé. Et le soir, jemange un carré de chocolat. » Avant de reprendre, plus sérieusement : « Mais surtout, je suis animée de cette conviction : la vie est passionnante. Le bonheur, c’est du matin au soir donner aux autres ne fût-ce qu’un sourire et marchermain dans la main. Tu veux être heureux ? Occupe-toi des autres, ne regarde pas ton nombril. »
Philippe Baverel
Vous noterez au passage l'absolu raccolage des titres choisis par la rédaction, ça m'insupporte au possible
J'avais pas mal d'idées, en fait, mais l'actualité m'a un peu coupé l'herbe sous le pied... Donc, je vais commencer par ça (j'précise que j'ai eu trop la flemme, que j'ai trouvé un article potable dans Le Parisien..., promis, je me casserai plus le derche la prochaine fois
Soeur Emmanuelle (1908-2008)
NÉE le 16 novembre 1908 à Bruxelles d’un père français, chef d’une entreprise de lingerie, et d’une mère belge, Madeleine Cinquin devient soeur Emmanuelle (en hébreu, «Dieu avec nous ») à l’âge de 22 ans, le 10 mai 1931, jour où elle prononce ses voeux dans la congrégation Notre-Dame-de-Sion. Son enfance restera marquée par un drame : elle n’a pas 6 ans lorsque son père se noie sous ses yeux sur une plage de la mer du Nord. 90 ans plus tard, elle parlait de l’accident comme s’il avait eu lieu la veille : « En une seconde, sa tête a disparu dans l’écume blanche. La petite fille que j’étais a compris que, sur Terre, rien ne tient, tout nous glisse, la fuite est éternelle. Et que l’homme est tout petit. » Chahuteuse à l’école, la jeune Madeleine, qui évolue dans un milieu bourgeois entre Paris, Londres et Bruxelles, fume en cachette, apprécie les belles toilettes et aime aller au dancing, comme on disait dans les années 1920. En même temps, la jeune fille éprise d’absolu, qui va à la messe tous les matins, fait des études de théologie et de philosophie. Pascal, qu’elle découvre à l’âge de 15 ans au détour de sa célèbre formule : « L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant », restera tout au long de sa vie son maître à penser.
« Pauvre parmi les pauvres » au Caire
Selon la tradition des religieuses de Notre-Dame-de-Sion, soeur Emmanuelle enseignera les lettres pendant plus de 40 ans dans les collèges de son ordre, en Turquie 28 ans, puis en Tunisie 5 ans et en Egypte 8 ans. Il lui faudra donc attendre 1971 pour réaliser son rêve : à 62 ans, elle commence une nouvelle vie, « pauvre parmi les pauvres » dans la banlieue du Caire. S’installant dans une cabane de 4 m2 au milieu des chiffonniers du bidonville d’Ezbet el-Nakhl, où vivent 4 000 personnes sans eau ni électricité, la religieuse découvre toutes les facettes de la misère : des hommes qui boivent trop d’alcool aux jeunes filles qui enchaînent les grossesses, sans parler du tétanos qui tue les nourrissons. Blouse en nylon grise et cheveux blancs couverts d’un foulard, visage parcheminé illuminé d’un regard bleu pétillant, la « petite soeur des chiffonniers du Caire » crapahute en baskets entre les baraquements et les ordures. Avec une énergie incroyable, la sexagénaire se bat contre la misère pour faire construire une école, un dispensaire, unematernité, un jardin d’enfants…
Elle défie le pape
Dans sa lutte contre la pauvreté, elle ira jusqu’à s’affranchir des consignes officielles de l’Eglise en matière de contraception. Non sans écrire à Jean-Paul II « pour lui expliquer que le médecin de notre dispensaire donne la pilule à des filles mariées dès l’âge de 12 ans. La pilule, c’est une nécessité pour les femmes de certains pays pauvres où l’homme ne respecte pas son épouse et où les bébés naissent, en veux-tu en voilà ». Jamais le pape ne lui répondit. Cette action exemplaire, qui lui valut d’obtenir la nationalité égyptienne grâce à l’épouse du président Moubarak, sera le point de départ de l’association Asmae-soeur Emmanuelle qu’elle fonde en 1980. Forte de 250 bénévoles et d’une douzaine de salariés, cette organisation non gouvernementale (ONG) laïque et apolitique, dotée en 2007 d’un budget de 3,5 millions d’euros, vient aujourd’hui en aide à 74 000 enfants dans huit pays (Burkina Faso, Madagascar, Inde, Philippines…). Partant du principe qu’il faut aider les plus défavorisés à s’en sortir par eux-mêmes, l’association travaille toujours en partenariat avec la population locale en matière de santé comme d’éducation. Avec un objectif maintes fois rappelé par sa fondatrice qui récusait toute notion d’assistance : « Aider les enfants pour qu’ils deviennent des hommes debout. »
Elle tutoie tout le monde
Après 62 ans passés dans trois pays musulmans, sœur Emmanuelle, à la demande de ses supérieures, fait ses adieux à l’Egypte en 1993 et rentre en France où elle s’accorde enfin, à 85 ans, un peu de repos dans une maison de retraite du Var, à Caillan, avec vue sur le massif des Maures. Elle se dit « frappée par la solitude des gens, par le nombre de sans-abri, parfois très jeunes et par la tête des gens dans le métro qui font tous des têtes d’enterrement ». Et d’ajouter : « Quel contraste avec les bidonvilles du Caire où les chiffonniers sont contents et légers alors qu’ils vivent dans les ordures ! » Promue officier de la Légion d’honneur en 1996, puis commandeur en 2002, cette petite femme à la silhouette frêle, qui tutoyait tout le monde, avait continué à voyager pour son association. Dans le Var, elle s’était engagée aux côtés des sans-papiers et elle rendait régulièrement visite aux détenus de la prison de Draguignan. Mais lorsqu’on lui demandait de se situer politiquement, elle répondait invariablement : « Nulle part ! Je ne suis ni de droite ni de gauche. Je me bats pour qu’il y ait moins d’injustice. » Quant à la polémique franco-française sur le foulard à l’école, elle qui pendant plus de 40 ans avait enseigné loin de chez nous à des élèves voilées—« et ça ne me gênait pas », précisait-elle—avouait ne rien y comprendre.
Agatha Christie pour les nuits d’insomnie
Rebelle, la religieuse au franc-parler proverbial passait très bien à la télévision. En deux minutes, elle savait faire comprendre son message, avec un sens des formules bien rodé. Sans jamais faire la morale. Soeur Emmanuelle, qui aimait lire Agatha Christie les nuits d’insomnie, avait aussi le sens de l’humour, répondant lorsqu’on lui demandait quel était le secret de sa forme : « Tous les matins, je mets de la luzerne dans mon thé. Et le soir, jemange un carré de chocolat. » Avant de reprendre, plus sérieusement : « Mais surtout, je suis animée de cette conviction : la vie est passionnante. Le bonheur, c’est du matin au soir donner aux autres ne fût-ce qu’un sourire et marchermain dans la main. Tu veux être heureux ? Occupe-toi des autres, ne regarde pas ton nombril. »
Philippe Baverel
Vous noterez au passage l'absolu raccolage des titres choisis par la rédaction, ça m'insupporte au possible
Marche comme ton coeur te mène et selon le regard de tes yeux