Glaukopis a écrit :
Un survol de quelques thèmes auxquels je pense et qui seraient englobés dans ce sujet: tatouages, mastectomie, prothèses, scarification, chirurgie esthétique, transhumanisme, cyborgs. A quoi pensez-vous?
comme il est tard je vais réduire mon premier post à une histoire

Après m´être cassé le poignet j´ai dû subir une opération pour la pose d´une broche. Le chirurgien m´a montré.... la broche en titane "bleu métallique" qu´il allait me fixer sur l´os, et je l´ai trouvée magnifique! Après l´opération je l´imaginais sur mon os, et ce n´était pas pour me déplaire

Je l´ai portée six mois. J´aurais aimé la garder tout le temps, mais les dégâts qui pouvaient se produire alors si je tombais de nouveau ne m´ont pas fait hésiter une seconde, fallait enlever la broche.

C´est depuis ce jour je crois que j´ai flashé sur le titane, au fait, ca y est, j´ai changé mon piercing au tragus, je porte du titane bleu
Les chirurgiens semblaient être désolés pour la cicatrice que j´allais avoir, "mais on ne peut pas y échapper... on fait de notre mieux pour qu´elle soit la plus discrète possible..."
Ils y sont parvenus. Cependant, je n´ai aucun problème avec ma cicatrice, elle ne m´a jamais dérangée, elle fait partie intégrante de mon corps, je ne la considère pas comme "étrangère" à moi.
J´ai pris tout plein de photos des différentes étapes de son évolution, de quand j´avais encore les agraffes sous l´atèle jusqu´à la guérison et l´allure plutôt lisse de cette cicatrice.
J´ajoute une toute petite histoire à celle-ci? pour expliquer mon rapport peut-être aux cicarices. J´ai grandi avec une petite cicatrice au front qui intriguait beaucoup mes camarades d´école, et ce depuis toujours vu que je l´ai eue à deux ans. Me parler de cette cicatrice c´était comme me parler de la couleur de mes yeux ou de la forme de mon nez, elle faisait partie intégrante de mon histoire, de mon physique.
C´est comme ca que je vois les cicatrices.
Je suis fascinée par le mélange du métal et de la chaire, du cartilage et des os. Sans doute ont-ils un rapport à la structure. Comme un échafaudage.
Alors ce n´est pas étonnant si dans le domaine du tatouage c´est surtout le style biomécanique qui m´attirait, avant de découvrir d´autres styles plus modernes.
Je m´arrête là pour ce soir
Demain je viendrai sans doute poser des questions
édit: si je n´ai pas encore réagi aux propos échangés entre Georges et toi Glaukopis, c´est que ta réponse me paraît un peu confuse, c´est sans doute à cause de l´heure à laquelle je la lis.
Dessiner le motif, l'ancrer (aaah le joli choix de terme) dans la peau. En cela je trouve ça radicalement différent de la scarification
Si l'on parle vraiment de scarification et non d'auto-mutilation, je ne vois plus une très grande différence entre se scarifier et s'auto-tatouer
alors deux choses qui ne sont pas claires pour moi: quelle différence fais-tu entre auto-scarification et auto-mutilation? est-ce que c´est dans
l´intention qui conduit le geste que se trouve cette différence? quelle serait, d´après toi, l´intention dans le premier cas, et quelle serait l´intention dans le second?
et pourquoi dis-tu l´inverse dans le deuxième post que dans le premier au sujet du tatouage et de la scarification: radicalement différent, ou pas grande différence?
J´ai relu et relu, je crois bien que tu parles d´auto-tatouage et d´auto scarification déjà dans le premier post, donc de la même chose que dans le 2ème post, donc je ne comprends pas
