Salut Baleine, sous gravillon.
Alors faudra que je le retrouve, ou du moins la traduc. C'était un poème de Rumi sur lequel je suis vraiment tombée par hasard grâce à l'écoute de ce morceau, celui-ci :
http://www.youtube.com/watch?v=KsMEBEcxzYA
Pour ce qui est du vieux romantisme cliché, je ne sais pas ce que c'est, sorry.
Par contre, je voudrais expliquer un peu plus ma perception, surtout concernant "l'âme", l'union, ce que j'essayais de présenter. Ok, ça ne va pas être évident par des mots, mais je vais quand même essayer.
L'âme, pour moi, est ce qui ne peut pas être attrapé, ça n'a rien avoir avec le corps, justement c'est ce qui est libre et immatériel.
Michele, marie son corps à ce pharmacien musicien, mais elle ne marie pas son âme à lui. Elle apprécie ce pharmacien musicien, elle ne l'aime pas, il le sait lui aussi. Son âme, son amour est auprès de celui de Naomi, ce qui est représenté pour moi par ce code de couleur commun qu'elles portent toutes les deux à la fin, au moment du mariage de Michele.
Leur corps à toutes les deux sont des paysages, des portraits, qui n'ont pas le même horizon, n'ayant pas pris la même direction, mais leur amour qui fait parti de leur âme et donc immatériel, n'est pas brisé, il reste en vie, ne fait qu'un, il reste une réalité... après oui, c'est la vie, ça arrive, c'est douloureux de pouvoir se séparer corporellement de la personne aimée, mais sans la quitter spirituellement.
C'est ce symbolisme là que je ressens à travers cette histoire, personnellement... qui peut être perçu comme un pur délire, mais j'y crois.
Baleine a écrit :Mais j'ai aimée découvrir que dans le judaïsme aucune règle, aucune loi "empêche" deux femmes de s'aimer, avoir une relation intime. C'est peut-être pour ça que Naomie a su se donner à fond sans trahir sa religion, sa croyance.
Je ne pense pas que ce soit aussi simpliste que ça du côté de Naomi, car elle a quand su la "trahir" sa croyance de départ en refusant le mariage, qui fait parti des traditions, qu'il lui était imposé et préparé par sa famille. Chose que n'a pas fait Michele.
Agir par amour d'un côté, agir par peur de l'autre, deux portraits, deux paysages bien différents, mais un amour qui est vaisseau, qui les relie.
PS: me revoilà. Bon, je ne retrouve pas la page avec le poème d'origine en persan suivi de la traduc que j'avais trouvé à la base, mais j'ai cette proposition là sur ce site:
http://www.poemhunter.com/poem/you-and- ... l-of-rumi/