J’ai eu la joie d’assister à l’avant-première de « Qui a peur de Vagina Wolf » et je n’ai qu’un conseil (ordre ?) : allez-y !
De base, je ne suis pas très friande des films lesbiens, je dois avoir un palmarès de 3 ou 4 films ; mais lorsque j’ai vu cette bande-annonce présentant cette nouvelle comédie lesbienne, je n’ai pas hésité un seul instant.
Après un cheesburger avalé sur le pouce, direction la petite salle intime du Nouveau-Latina. Bien installée dans mon fauteuil, première surprise : Océane Rose Marie est assise à quelques mètres. Au moins, si le film n’est pas à la hauteur de la BA, je pourrais toujours prétendre avoir fait un ciné avec elle
La salle se remplie, et quelques instants plus tard la réalisatrice Anna Margarita Albelo dite « La Chocha » fait son entrée très remarquée dans son charmant costume brandissant une pancarte « I love PMA ».
Le ton est donné
Après une présentation (en français, merci !) et la BA du court métrage « Vagina is the warmest color » C’est parti pour le lancement du film…
… 1h30 plus tard : la claque. Dire que j’ai adoré serait un doux euphémisme. C’est un bijou.
Ce film raconte donc l’histoire d’Anna, cinéaste, qui a toujours mis en avant sa carrière sans jamais toucher les étoiles.
Après une soirée, « légèrement » arrosée, pour ses 40 ans ; le bilan est sévère : elle vit dans le garage d’une amie, elle a perdu l’inspiration pour l’écriture depuis pas mal d’années et n’a qu’un lointain souvenir de l’amour. A chaque anniversaire, ses résolutions restent les mêmes : avoir une copine, perdre 20 kilos et réaliser un film. Mais cette fois-ci, c’est décidé, elle allait les accomplir !
C’est alors qu’une rencontre va bousculer sa vie, lui permettre de retrouver l’inspiration et commencer la réalisation de son film avec trois fois rien.
Cette comédie tourne donc principalement autour de la vie d'Anna et de la réalisation de son remake underground lesbien de « Who’s afraid of Virginia Woolf ? »
On y fait la rencontre de 5 personnages principaux, tous différents mais attachants : il y a évidemment Anna, une femme qui s’amuse de la vie mais au final complètement larguée ; les deux copines, l’une totalement perchée et l’autre son opposé très sûre d’elle limite hautaine. Puis Katia, la jolie brune qui deviendra sa muse et enfin Julia, la bombe que personne ne remarque.
C’est un film complet à la fois drôle, émouvant, burlesque. Le rôle d’Anna est touchant, attachant ; de par ses mésaventures que par ses rêves. On s’y retrouve, s’identifie et on se laisse embarquer dans le bordel de sa vie avec l’espoir que ça s'améliore. De spectateurs, on devient facilement acteurs.
« Qui a peur de Vagina Wolf » m’a réconcilié avec le cinéma lesbien. J’ai souri, j’ai ri, j’ai été touché. Et je ne vous parle même pas des morceaux de musique qui sont juste top !
Je vous invite à aller voir ce film qui ne vous prendra qu’à peine 1h30 de votre temps ; perso j’y retournerai avec grand plaisir ! Passer un bon moment et en plus soutenir le cinéma d’art et essai indépendant afin que d’autres films puissent voir le jour ; c’est tout bénef !