Mais je vous aime aussi vous qui êtes en pleine lecture !! On va essayer de ne pas trop en dévoiler.
Je peux te demander ce qui t'a "agacée" ?
Ah non, très chère, ce n'est pas pareil!!Silverring a écrit : Heu, sinon, moi j'ai un manteau vert. Ça compte ?
Oui, je trouve très fort qu'elle ait reprise cette attaque pour en faire un titre avec Les Jolies choses!! C'est l'art de la répartie ironique comme j'adore!Silverring a écrit : D'ailleurs, toi qui a commencé par l'essai, tu sais le pourquoi du titre du troisième avant de le lire. Ainsi que le sentiment de l'auteure sur le traitement du film par les prescripteurs. Alors ? Qu'en dis-tu à présent ?
Non, on ne décrit pas un auteur homme comme on le fait pour une femme. Personne n'a éprouvé le besoin d'écrire que Houellebecq était beau [...]. On aurait été extraordinairement violent avec lui, si en tant que femme il avait dit du sexe et de l'amour avec les hommes ce qu'il dit du sexe et de l'amour avec les femmes. A talent équivalent, ça n'aurait pas été le même traitement. Ne pas aimer les femmes, chez un homme, c'est une attitude. Ne pas aimer les hommes, chez une femme, c'est une pathologie. Une femme qui ne serait pas très séduisante et viendrait se plaindre de ce que les hommes sont infoutus de bien la faire jouir? On en entendrait parler de son physique, et de sa vie familiale, dans les détails les plus sordides, et de ses complexes, et de ses problèmes (King Kong théorie, p. 118).
Alors oui, Claudine ultra-féminine/Pauline l'inverse complet au début. La féminité comme construction culturelle donc. Pour le plaisir et parce que les clichés, c'est trop bon:Silverring a écrit : C'est sur un autre pan du propos que je souhaite t'emmener. Les jolies choses, outre sa génèse en réaction à l'accueil de Baise-moi, porte un propos super fort sur la diversité l'appréhension de "la féminité". Et ce, avec des personnages des plus proches, tant physiquement que sur le plan de l'éducation reçue ou des réalités rencontrées : il s'agit de jumelles.
Alors ?
Mais cette salope s'est carrément fait un look de gouine...y en a que rien ne dégoute (Les Jolies choses, p. 30)