Lady Gaga
Posté : jeu. 16 sept. 2010 17:40
Sauf erreur de ma part, il n'y avait pas de sujet sur le "personnage" Lady Gaga dans cette rubrique, donc je me lance.
Depuis le début du mois de septembre 2010, Lady Gaga alimente son twitter sur son engagement aux côtés de soldats américains qui font du lobbying pour que soit voté au Senat le retrait du « Don’t Ask Don’t Tell » (ou DADT) – c’est-à-dire de la loi tacite qui prévaut dans l’armée américaine et qui empêche les homosexuels de vivre au grand jour leur sexualité sous peine de se voir exclus de l’armée.
Site du lobby pour le rertait du DADT
Ce n’est pas la première fois que Lady Gaga prend fait et cause pour les droits des homosexuels aux États-Unis. En avril dernier, elle avait pris la défense d’un jeune adolescent de 15 ans qui s’était fait exclure du lycée parce qu’il portait un tee-shirt jugé provoquant « I love Lady Gay Gay ».

Le 16 janvier 2010, elle avait aidé les associations de défense du mariage homosexuel d’Atlantic City à récolter des fonds en déclarant à la presse : « Je suis très honorée de pouvoir continuer à sensibiliser l’opinion public et à rassembler des fonds pour ce combat. Les associations à l’origine de cette soirée travaillent tous les jours dans l’ombre pour que les hétérosexuels, les gays, les lesbiennes, les bisexuels et les transsexuels aient les mêmes droits. Les droits civils devraient être les mêmes pour tous ». Elle avait ainsi animée le grand gala de charité « Hands up for Marriage Equality ».
Enfin, dernier exemple (parmi d’autres) : elle avait pris la tête d’un cortège en tête d’une manifestation pour les droits au mariage des homosexuels en octobre 2009.
Rappelons que la carrière internationale de Lady Gaga a décollé il y a à peine deux ans seulement : son premier tube est « Just dance » sorti en avril 2008 aux États-Unis et devenu n°1 de presque tous les charts européens 5 mois plus tard, en septembre 2008. Son premier album, The Fame, est sorti en octobre 2008. Quant à ses clips, ils ont été visionnés des millions de fois sur internet.
La visibilité qu’elle donne à la question des droits des homosexuels aux États-Unis et dans le reste du monde n’est pas sans intérêt, au vu de son audience. Ce qui me frappe, c'est que plus qu’une mode ou qu'une façon de faire du buzz, c’est un combat important pour elle. Ellen Degeneres l’a bien senti en l’invitant régulièrement sur son plateau.
Évidemment, la sincérité n’exclut pas forcément le calcul… Ne soyons pas naïves.
Dans ses clips, Lady Gaga donne aussi de sa personne et se retrouve souvent dans les bras de jeunes femmes. Dans « Love Game », elle s’enferme dans une cabine avec un officier de police qui se transforme sous ses baisers en très jolie jeune femme au chignon un peu strict (voir à 2’34 et 2’42 et suivantes). L’attrait de l’uniforme bien sûr…
Love Game
Dans « Telephone » bien sûr, elle se retrouve d’abord en prison dans les bras protecteurs d’une vraie butch avant de sortir et de retrouver « Honey B. », sa chérie Beyoncé, avec qui elle vit une aventure façon Thelma et Louise en beaucoup plus trash. Sur youtube, le clip a été visionné plus de 81 millions de fois.
Version light
Dans la version plus explicite (à voir ici), il y a un clin d’œil aux rumeurs qui couraient sur son compte et qui en faisaient un travesti : on la voit donc nue, le sexe flouté, mais on entend une des gardiennes de prison dire « I told you, she didn’t have a dick » (je t’avais bien dit qu’elle n’avait pas de pénis).
Une rumeur qu’elle avait contribué à lancer ? Difficile à dire sur ce clip qui a été bien commenté sur le net.
Toutefois, la question ouverte d’une intervieweuse sur sa sexualité sur un plateau de télévision l'an dernier l'a plongé dans l’embarras, car si elle veut bien personnifier le monstre, prendre sur ses épaules ce fardeau afin d’en libérer les autres dans une sorte de crucifixion artistique et musicale, c’est toujours sous le masque du Poker face.
J’avoue que je suis une grande fan de Lady Gaga et que je trouve qu’elle apporte quelque chose de différent qui n’a rien à voir ni avec Madonna, ni avec David Bowie avec lesquels on la compare pourtant souvent. Pour moi, elle rend visible et presque insupportable la chosification des femmes artistes dans la musique pop américaine. Elle expose jusqu’à en faire vomir les impudeurs du show-biz et transforme les artifices en travestissements plus ou moins grotesques. Bref, je la trouve militante et engagée… mais aussi moins glacée que Madonna et plus impliquée sur le plan émotionnel. Je lui trouve un savant et étudié côté christique, traversant la Passion du Paparazzi. Elle va plus loin parce qu'on vit dans une société plus trash et plus clivée que dans les années 80.
Et vous ? Qu'en pensez-vous si vous en pensez quelque chose ?
Depuis le début du mois de septembre 2010, Lady Gaga alimente son twitter sur son engagement aux côtés de soldats américains qui font du lobbying pour que soit voté au Senat le retrait du « Don’t Ask Don’t Tell » (ou DADT) – c’est-à-dire de la loi tacite qui prévaut dans l’armée américaine et qui empêche les homosexuels de vivre au grand jour leur sexualité sous peine de se voir exclus de l’armée.
Site du lobby pour le rertait du DADT
Ce n’est pas la première fois que Lady Gaga prend fait et cause pour les droits des homosexuels aux États-Unis. En avril dernier, elle avait pris la défense d’un jeune adolescent de 15 ans qui s’était fait exclure du lycée parce qu’il portait un tee-shirt jugé provoquant « I love Lady Gay Gay ».

Le 16 janvier 2010, elle avait aidé les associations de défense du mariage homosexuel d’Atlantic City à récolter des fonds en déclarant à la presse : « Je suis très honorée de pouvoir continuer à sensibiliser l’opinion public et à rassembler des fonds pour ce combat. Les associations à l’origine de cette soirée travaillent tous les jours dans l’ombre pour que les hétérosexuels, les gays, les lesbiennes, les bisexuels et les transsexuels aient les mêmes droits. Les droits civils devraient être les mêmes pour tous ». Elle avait ainsi animée le grand gala de charité « Hands up for Marriage Equality ».
Enfin, dernier exemple (parmi d’autres) : elle avait pris la tête d’un cortège en tête d’une manifestation pour les droits au mariage des homosexuels en octobre 2009.
Rappelons que la carrière internationale de Lady Gaga a décollé il y a à peine deux ans seulement : son premier tube est « Just dance » sorti en avril 2008 aux États-Unis et devenu n°1 de presque tous les charts européens 5 mois plus tard, en septembre 2008. Son premier album, The Fame, est sorti en octobre 2008. Quant à ses clips, ils ont été visionnés des millions de fois sur internet.
La visibilité qu’elle donne à la question des droits des homosexuels aux États-Unis et dans le reste du monde n’est pas sans intérêt, au vu de son audience. Ce qui me frappe, c'est que plus qu’une mode ou qu'une façon de faire du buzz, c’est un combat important pour elle. Ellen Degeneres l’a bien senti en l’invitant régulièrement sur son plateau.
Évidemment, la sincérité n’exclut pas forcément le calcul… Ne soyons pas naïves.
Dans ses clips, Lady Gaga donne aussi de sa personne et se retrouve souvent dans les bras de jeunes femmes. Dans « Love Game », elle s’enferme dans une cabine avec un officier de police qui se transforme sous ses baisers en très jolie jeune femme au chignon un peu strict (voir à 2’34 et 2’42 et suivantes). L’attrait de l’uniforme bien sûr…
Love Game
Dans « Telephone » bien sûr, elle se retrouve d’abord en prison dans les bras protecteurs d’une vraie butch avant de sortir et de retrouver « Honey B. », sa chérie Beyoncé, avec qui elle vit une aventure façon Thelma et Louise en beaucoup plus trash. Sur youtube, le clip a été visionné plus de 81 millions de fois.
Version light
Dans la version plus explicite (à voir ici), il y a un clin d’œil aux rumeurs qui couraient sur son compte et qui en faisaient un travesti : on la voit donc nue, le sexe flouté, mais on entend une des gardiennes de prison dire « I told you, she didn’t have a dick » (je t’avais bien dit qu’elle n’avait pas de pénis).
Une rumeur qu’elle avait contribué à lancer ? Difficile à dire sur ce clip qui a été bien commenté sur le net.
Toutefois, la question ouverte d’une intervieweuse sur sa sexualité sur un plateau de télévision l'an dernier l'a plongé dans l’embarras, car si elle veut bien personnifier le monstre, prendre sur ses épaules ce fardeau afin d’en libérer les autres dans une sorte de crucifixion artistique et musicale, c’est toujours sous le masque du Poker face.
J’avoue que je suis une grande fan de Lady Gaga et que je trouve qu’elle apporte quelque chose de différent qui n’a rien à voir ni avec Madonna, ni avec David Bowie avec lesquels on la compare pourtant souvent. Pour moi, elle rend visible et presque insupportable la chosification des femmes artistes dans la musique pop américaine. Elle expose jusqu’à en faire vomir les impudeurs du show-biz et transforme les artifices en travestissements plus ou moins grotesques. Bref, je la trouve militante et engagée… mais aussi moins glacée que Madonna et plus impliquée sur le plan émotionnel. Je lui trouve un savant et étudié côté christique, traversant la Passion du Paparazzi. Elle va plus loin parce qu'on vit dans une société plus trash et plus clivée que dans les années 80.
Et vous ? Qu'en pensez-vous si vous en pensez quelque chose ?