Couple(s) et vie affective

Les articles qui vous ont plu ou déplu, ce que vous appréciez ou détestez…
Avatar du membre
Pam
Messages : 1109
Enregistré le : jeu. 19 nov. 2009 13:44

Re: Couple(s) et vie affective

Message par Pam »

"Tout comme une fleur ne choisit par sa couleur, nous ne sommes pas responsables de ce que nous sommes ; ce n’est qu’en prenant conscience de cela qu’on se libère. Et devenir adulte, c’est être libre."- Stoker
---
(Message subliminal)

Snowball
Messages : 274
Enregistré le : mar. 22 janv. 2013 21:31
Localisation : Pôle nord

Re: Couple(s) et vie affective

Message par Snowball »

Le point de vue véhiculé par ton article, Pam, est intéressant mais me semble totalement dénué de sens pour plusieurs raisons que j'évoquerai ici. Il semble d'ailleurs écrit par une personne un peu aigrie, voire gênée d'être célibataire. Il me fait penser à la chanson d'Anaïs "mon cœur mon amour" :lol: !

Je trouve dommage que des gens vouent ainsi leur vie à répondre à la pression sociale. Je ne comprends pas pourquoi la question posée du célibat la gêne autant. Après tout, si elle est heureuse ainsi, comme elle semble le dire, il lui suffit de répondre qu'elle est bien mieux célibataire. Je ne vois pas en quoi cela peut la gêner au point de devoir en écrire tout un pavé (qui plus est bourré de fautes :lol: ). C'est triste qu'à notre époque et dans un pays ouvert comme le notre, des personnes ne soient pas assez à l'aise avec elles-mêmes pour oser affirmer ce qu'elles souhaitent être ou ce qu'elles sont. C'est comme gâcher sa vie à vivre caché.

Le sens de l'argumentation de l'article m'échappe parfois, je n'ai pas compris ce que les manifestations sur le mariage pour tous avaient à voir dans l'histoire, ni pourquoi l'auteure fait ainsi un clivage entre les homos et les hétéros. Je pense, pour ma part que les raisons qui poussent une personne à se mettre en couple sont exactement les mêmes chez les homos que chez les hétéros. Ces raison, selon moi, se résument à l'amour, l'attachement et l'envie d'être ensemble, surement pas à la pression sociale et encore moins au "pansement". C'est certain qu'il faille être d'abord heureux et en paix avec soi-même avant de commencer une relation de couple quand on espère sincèrement que celle-ci fonctionne sur la durée, sinon c'est malhonnête.

En relisant le topic, je suis tombée sur un post que tu avais écrit il y a quelques temps, dans lequel tu expliquais que tes relations ne duraient pas plus de 3 semaines parce que tu te sentais enfermée dans une relation de couple. J'aimerais, du coup, savoir si tu partages l'avis de l'auteure de l'article et si tu peux expliquer, dans ce cas, l'argumentation qu'elle utilise? Visiblement nous n'avons pas du tout la même vision du couple, mais comme je suis ouverte à tous les modes de vie, je suis curieuse d'en apprendre un peu plus sur les autres manières de voir les choses, d'autant plus que tu sembles aujourd'hui amoureuse tout comme moi et si j'ai bien compris, apprécier la possessivité qui en découle.
"Il n'existe qu'un amour fidèle, et il convient de le garder toute sa vie. C'est l'amour propre." Anonyme

Loki

Re: Couple(s) et vie affective

Message par Loki »

@ Snowball: j ´ai aussi été parfois surprise de la réaction de certains potes quand ils commencaient une nouvelle aventure "amoureuse", je me souviens d´avoir été choquée une fois où la nouvelle copine était une de mes amies, et le copain me raconte comme ca "Ca y est, j´ai une copine", hyper fier, hyper... :? rassuré.
Alors bien sûr c´est une attitude qui m´est très éloignée, mais ca existe.

Avatar du membre
Pam
Messages : 1109
Enregistré le : jeu. 19 nov. 2009 13:44

Re: Couple(s) et vie affective

Message par Pam »

Peut-être devrais-je commencer par préciser que j'ai indiqué ici un lien vers cet article principalement parce qu'il me semblait correspondre aux questions soulevées dans ce sujet, et non parce qu'il pourrait faire écho à l'image que j'ai du "couple".

L'auteure ne m'a pas semblé être une célibataire aigrie (rien n'indique qu'elle soit célibataire tout court, d'ailleurs). Et son article ne critique pas les personnes qui sont heureuses et épanouies dans une relation de couple monogame, mais simplement la question récurrente "Et toi, alors tu as quelqu’un ?", et la pression sociale qui se cache derrière. Pour avoir longtemps été l'une des seules cousines de ma génération à toujours me rendre seule aux repas de famille, je peux témoigner que c'est hyper pesant de répondre que "non, aucun partenaire à vous présenter actuellement ; mais je le vis super bien hein, si jamais c'est de mon bonheur que vous vous préoccupez vraiment..." parce qu'arrivée à un certain âge, ce n'est pas "normal" d'être célibataire, pour ne pas dire triste (!). Bien évidemment, il faut avoir un projet professionnel bien élaboré et assurant une certaine sécurité, et une personne au bras, sinon on ne peut pas être épanoui(e). Et, surtout, ne pas dire qu'on ne veut pas d'enfant. C'est l'erreur fatale. Franchement, se complaire dans sa vie d'étudiante girouette sans attache sentimentale durable, ça fait tache, aux repas de famille.

En dehors de cette question, tu as choisi de ressortir un de mes messages remontant à environ dix-huit mois ; à l'époque, je ne pouvais concevoir l'idée d'être enfermée dans un couple, effectivement. Et ce n'était même pas une question de monogamie ou de polyamorie, mais simplement d'engagement envers quelqu'un(e). Parce que je ne supportais pas l'idée de n'être qu'une "moitié", de voir s'effacer le "elle et moi" au profit du "on". Mais oui, j'ai dépassé le stade des "trois semaines" depuis, et je peux enfin dire que je sais ce qu'est être amoureuse. Je n'estime néanmoins pas que la possessivité découle de ce sentiment, comme tu l'écris. On peut être amoureux sans être possessif, bien heureusement. Où serait la liberté, sinon ?
"Tout comme une fleur ne choisit par sa couleur, nous ne sommes pas responsables de ce que nous sommes ; ce n’est qu’en prenant conscience de cela qu’on se libère. Et devenir adulte, c’est être libre."- Stoker
---
(Message subliminal)

Snowball
Messages : 274
Enregistré le : mar. 22 janv. 2013 21:31
Localisation : Pôle nord

Re: Couple(s) et vie affective

Message par Snowball »

Quand tu dis dans un paragraphe que tu ne partages pas les idées de l'article et que tu écris un long second paragraphe qui le soutient, je ne comprends plus dans lequel des deux tu dis la vérité :lol: .

Je suis d'accord avec toi sur la possessivité, j'avais seulement l'impression à travers tes écrits que c'était ta manière de vivre la relation amoureuse. Au temps pour moi si je me suis trompée ;) .

La vie de couple est un sujet infiniment intéressant à débattre. Il doit exister autant de manières de la vivre que de couples!
"Il n'existe qu'un amour fidèle, et il convient de le garder toute sa vie. C'est l'amour propre." Anonyme

Loki

Re: Couple(s) et vie affective

Message par Loki »

t´en sais des choses sur Pam, Snowball :shock:
:? j´ai l´impression de ne plus rien capter moi :lol:

Avatar du membre
Pam
Messages : 1109
Enregistré le : jeu. 19 nov. 2009 13:44

Re: Couple(s) et vie affective

Message par Pam »

Je n'ai pas dit que je n'en partageais pas les idées, mais simplement que mon point de vue personnel n'était pas ma motivation principale pour publier ce lien ici ;)
"Tout comme une fleur ne choisit par sa couleur, nous ne sommes pas responsables de ce que nous sommes ; ce n’est qu’en prenant conscience de cela qu’on se libère. Et devenir adulte, c’est être libre."- Stoker
---
(Message subliminal)

Avatar du membre
AlexKidd
Messages : 1758
Enregistré le : sam. 14 mai 2011 15:22
Localisation : Midgar

Re: Couple(s) et vie affective

Message par AlexKidd »

Je te rejoins pour ma part, Pam.

J'avais un peu hésité à réagir suite à l'article que tu as posté, pour plusieurs raisons. D'abord parce que le ton de l'article ne me parlait pas trop, en ceci je rejoins Snowball. L'auteure m'a effectivement donné l'impression d'être assez.. radicale dans son approche. Elle utilise également, trop souvent, le " nous ". Pour moi, ça a un effet fédérateur qui n'est pas toujours forcément indiqué et par là-même, elle prend le risque de tomber dans le travers qu'elle dénonce pourtant mais à l'envers cette fois-ci, à savoir l'imposition d'une vision unilatérale de ce que devrait être " un couple ". Plus simplement, elle ne m'a pas spécialement donné envie d'adhérer à son article, et pourtant je partage assez la vision de Pam.

La deuxième raison, c'est que ses exemples ne m'ont pas semblé bien probants. Voire pas du tout. Je n'ai pas compris le lien avec Ross et Rachel de F.R.I.E.N.D.S, ou l'insistance plutôt, car elle reprend ce même exemple deux fois pour illustrer son propos. Elle emprunte également la métaphore de Phoebe sur le fait que Rachel " soit le homard de Ross " et vice-versa, et cite également Lois et Clark (?!).

Si je comprends bien le côté " il faut croire au destin, chaque personne est promise à une autre de façon sûre et figée " dont elle se départit clairement, malgré l'exemple du homard de Phoebe, Ross et Rachel ne constituent pas ( pour moi ) l'exemple le plus flagrant non plus. Même si l'idée est de dire qu'ils finiront par se retrouver car ils sont destinés à être ensemble de toute façon, pour qui connaît un minimum la série, leur parcours est loin d'être une ballade de santé.

Et surtout, ils ont connu d'autres amours, chacun de leur côté. Avant, pendant ( " mais on avait ROMPU ! " : p ) et après leurs relations entrecoupées. Ces personnes, ils les ont d'ailleurs réellement aimées. Alors, dans cette optique, que viennent faire Ross et Rachel dans cette illustration ? Ils entrent plutôt en pleine contradiction avec son propos, pour rappel :
Il suffit également de voir les séries TV dans lesquelles le fil rouge reste la grande histoire d’amour (hétéro, évidemment) : Ross et Rachel dans FRIENDS, Lois et Clark etc. De nombreux montages sur Youtube regroupent les histoires d’amour au fil des saisons et expriment cette fascination pour l’âme sœur, ou le homard (cf Pheobe Buffay dans FRIENDS raconte que chacunE à son homard, c’est à dire sa moitié et uniquement une unique moitié à vie).
Alors s'il "suffit" de regarder les séries TV, autant choisir les bonnes aussi. Parce qu'il y en a certainement une pelletée qui auraient mieux illustré son propos, à mon sens. De plus, merci la véracité : des montages YouTube. La plupart étant fanmade, on peut leur faire dire un peu n'importe quoi dans la mesure où ces " regroupages ", pour reprendre son expression, ne sont pas forcément effectués dans le bon ordre, ni orientés dans le sens initial de la série qu'ils concernent. La seule manière d'éviter les raccourcis, c'est encore de s'en référer à l’œuvre de base. Pas à des appréciations ou des interprétations libres trouvées sur YouTube.

Je vois bien que ce qui la titille, c'est l'aspect déterministe qu'elle oppose à la liberté finalement. Je vois bien qu'elle galère avec l'idée de l'âme sœur, ou plus précisément, " la fascination pour l'âme sœur " comme elle le dit. Et je vois bien qu'elle dénonce le fait que la culture populaire valorise davantage les mœurs du couple ( sur le schéma âme sœur - couple - mariage - enfants ) plutôt que tout autre mode de vie différent. En cela, je ne pense pas qu'elle ait tort, vu qu'il y a un lien avec la construction même de la société hétéro patriarcale. On revient encore au modèle de la famille, et j'imagine que c'est pour ça qu'elle a évoqué le mariage pour tous.

Bon, pour me décoller un peu de cet article ( mais finalement pas tellement : p ), dans une vision plus personnelle, je rejoins Pam. La question de la liberté est essentielle, car c'est vrai que parmi les phobiques du couple, on va souvent retrouver cette peur de se retrouver " enfermé ", d'être restreint par autrui dans sa liberté individuelle d'exister sans amputation de sa personne. Il est peut-être davantage question de se retrouver avec une personne sachant accepter l'autre comme il est, sans vouloir le changer, plutôt qu'une question de maturité ?

Car à l'inverse, c'est vrai que l'on oppose souvent aux phobiques du couple qu'ils sont immatures, qu'ils ne sont pas prêts à être en couple car ça nécessiterait une certaine maturité en terme de projection ( on revient encore sur la question des " projets " finalement, peu importe la forme qu'ils prennent ? ). Il faut avouer que cette tendance, même si celle-ci peut s'avérer vraie dans certains cas, peut être assez agaçante et réductrice. En plus, il y a également la question non moins négligeable de ceux rangés dans la catégorie " autres " ? Qu'en est-il de ceux et celles qui conçoivent des modes de vie totalement différents, comment s'y retrouvent-ils en terme de positionnement social ?

Bon, voilà. Je pense que c'est dommage d'avoir employé un ton aussi tranché ( enfin, je l'ai ressenti comme tel ), ça donne moins envie de chercher à comprendre ce qu'elle veut faire passer comme message alors même que c'est intéressant.

Avatar du membre
Downtown
Messages : 575
Enregistré le : dim. 24 févr. 2013 19:42

Re: Couple(s) et vie affective

Message par Downtown »

Ce que je trouve étrange dans l'article initiale c'est l'utilisation d'exemples douteux et la constante contradiction qui en découle. L'auteure à l'air d'être une fan inconditionnelle de Friends et des nouvelles aventures de Lois et Clark. Elle regarde même des fanvidéo sur youtube. Donc ce graal du couple idéal elle le cultive, elle le vit plus qu'elle ne le combat.

Elle reste coincée dans les relations idéalisées de son enfance sans avoir trouvé, je suppose, une personne avec qui les vivre.
Elle parle d'engagement à tout bout de champs sans jamais définir ce qu'il est si le couple n'en est pas un ou pas le seul du moins.

Si je suis amoureuse, que je suis bien pour moi la suite logique c'est d'être en couple avec la personne vers qui vont mes sentiments, de vivre avec elle, de ne pas se regarder dans le blanc des yeux tout le temps mais de regarder dans la même direction.

L'auteure enferme l'idée du couple et la résume à une bulle opaque idéalisée et nombriliste. Alors qu'on peut être très libre dans un couple. J'ai la chance d'être en couple (oui j'ose le mot :mrgreen: ) avec quelqu'un que je laisse libre et qui me laisse libre. Et aux vues de mes nombreuses ( :lol: ) sorties hebdomadaires c'est extra 8-) .
J'ai l'exemple de mes beaux parents mariés depuis dès lustres (plus de 30 ans) et qui s'aiment toujours autant, qui se bécotent... Et j'ai l'image d'un de mes cousins d'une 40 aine d'année qui n'a jamais ramené qui que se soit aux réunions de famille. Et bien vous savez quoi? tout le monde s'en fout! Personne ne lui dit rien (société individualiste ou on s'en fout de qui baise avec qui sauf si c'est de la tromperie, des piailleries ou des ragots d'entreprises)

Avatar du membre
Inconsciente
Messages : 109
Enregistré le : dim. 25 mars 2012 15:57

Re: Couple(s) et vie affective

Message par Inconsciente »

L'article s'éparpille parfois mais certains paragraphes répondent bien à la problématique de celui-ci, à savoir "si tu es célibataire, ce n'est pas normal".

La société actuelle cherche à tout prix à nous caser, il suffit de tomber sur certaines pubs à la con dans les journaux ou à la télé pour le comprendre. A croire que si tu ne marches pas à deux, tu as raté ta vie.

Que ce soit un choix ou non, le célibataire à l'impression de devoir justifier sans cesse l'absence de "moitié" parce qu'au final, être seule "ce n'est pas normal". Parce qu'on veut absolument te faire rentrer dans une case, parce que depuis toute petite on t'a dit "et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants".

J'ai eu la chance également d'assister à des repas de famille en étant la seule célibataire et à un moment où un autre, tu es forcément la cible des couples : "Alors, quand est-ce que tu nous ramènes quelqu'un ?", "Oh mais ça finira bien par arriver" ; tout ça accompagné d'un regard de compassion ou de pitié qui te donne limite envie de gerber.
Parce qu'aujourd'hui, il est difficile de comprendre qu'une personne est célibataire par choix et non par défaut. Avant ma dernière rencontre, je ne pouvais envisager de me poser dans le temps avec quelqu'un, non pas parce que j'étais "trop difficile" comme j'ai pu l'entendre et je n'étais pas non plus malheureuse et l'expliquer l'est tout autant difficile parce que depuis toujours on te dit que la vie c'est mieux à deux.
- Ne prenez pas la vie au sérieux, de toute façon vous n'en sortirez pas vivant -
...

Répondre