Couple(s) et vie affective

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AlexKidd
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Re: Couple(s) et vie affective

Message par AlexKidd »

Le souci c'est que dans le lot de ceux qui se présentent comme étant soit phobiques du couple, soit partisans de modes de vie moins conventionnels, il y en a qui (se) mentent. Des gens qui, au fond, ne rêvent que d'une chose : être en couple. Mais ils ne le disent pas à voix haute et clament le contraire, parce que :

• c'est la honte d'admettre que l'on voudrait être en couple, " ça fait ringard ".
• on n'y arrive pas, concours de circonstances ou manque de pot.
• à l'inverse, ça fait branché de revendiquer une conception différente
• on masque la douleur d'être seul(e)
• en lien direct avec l'article : par réponse à la pression sociale d'être en couple, l'envie de ne pas être regardé avec pitié parce qu'on est célibataire. On va faire semblant d'être heureux tout seul alors qu'on ne l'est pas.

Évidemment, il y en a qui vivent très bien le célibat, soit par choix, soit par concours de circonstance. Et qui le clament sans souci, parce que la démarche est sincère dans leur cas. Je rejoins assez Inconsciente à ce niveau. Mais du fait de personnes n'étant pas clairement positionnées ( sans dire non plus que le positionnement social est une obligation, en tout cas, en théorie ), certains partisans du couple ont du mal à intégrer que l'on puisse s'épanouir autrement que par la vision décrite dans l'article.

Typiquement, ici, ces personnes qui ne savent pas tenir une conversation sans fatalement demander " Et alors, tu as trouvé quelqu'un ? Ou tu es toujours célibataire ? ". Il y a également cette phrase horripilante, qui arrive de façon sinueuse : " Et les amours ? ". On le lance au pluriel, comme pour " anonymer " un peu la question, quand finalement la seule chose qui intéresse l'interlocuteur, c'est de savoir si oui ou merde tu es enfin casé(e).

J'ajouterais aussi la question de la pudeur, cette fois-ci. C'est un peu plus personnel comme perception, je le conçois. Mais à mon petit niveau, je sais que peu importe le fait d'être avec quelqu'un ou pas, j'ai tendance à ne pas le dire. Simplement parce que je n'ai pas envie de me retrouver avec les fameuses questions " Et c'est qui, et elle fait quoi, et vous vous êtes rencontrées comment, ça dure depuis longtemps, pourquoi tu n'en as pas parlé avant, elle est comment au lit, est-ce que tu l'aimes, etc... ".

Dans ces cas-là, je vous avoue que je mens comme un arracheur de dents. Parce que je trouve ça irrespectueux, intrusif. Dès lors, je renvoie l'irrespect en ne prenant pas la peine de dire la vérité. Je vais de plus tout faire pour que la personne se rende compte que je suis parfaitement consciente de mentir, en sortant des énormités de plus en plus absurdes au fil de ma réponse. Ceci pour qu'elle en prenne conscience d'elle-même, et qu'elle s'arrête.

Du fait de ne pas révéler le fait d'être avec quelqu'un ( qu'on le soit réellement ou non ), je ressens ici la pression sociale évoquée dans l'article ou que vous partagez dans vos réponses. Inévitablement, la question arrive derrière, peu importe la forme qu'elle prend. Pour ma part, j'y vois deux raisons. La première, c'est que beaucoup de personnes semblent avoir du mal à concevoir qu'il est possible d'être heureux sans être à deux. C'est assez répandu tout de même, mais il n'y a pas nécessairement de malice dans les intentions de ceux qui réagissent ainsi.

La seconde, c'est l'effet comparateur que l'auteure évoque dans l'article. La personne qui demande ( sans généraliser non plus, car je sais que certaines personnes le font par pur intérêt envers autrui ou parfois, juste pour meubler la conversation ) cherche à savoir si l'on est en couple afin de comparer son propre positionnement social : " Tu es célibataire, j'ai quelqu'un. Je suis plus heureux que toi, et ça me rassure. ". Il y a aussi le cas où, ces mêmes personnes ont pu vivre un célibat forcé quand ça n'a pas été le cas pour soi, et il y a une espèce d'attitude revancharde ou d'auto-satisfaction à venir constater que cette fois, c'est vous qui êtes seul(e). Ce raisonnement est d'autant plus absurde que dans ce cas-là, une projection monstre est effectuée sur vous. On préjuge énormément à ce niveau.

Dans ce cas de figure, c'est encore pire si vous osez montrer que vous vivez parfaitement bien votre célibat. Pis encore si celui-ci a été provoqué, sciemment. On ne va pas comprendre que vous puissiez être heureux ainsi. Je vais pousser dans l'hypothèse, mais dans certains cas, j'y vois une forme de jalousie. Des personnes qui auraient voulu pouvoir être comme ça ( bien vivre le célibat ou le provoquer ), car derrière tout ça, j'y vois la capacité de pouvoir s'auto-suffire, de ne pas être dépendant d'autrui affectivement parlant.

Et quand on ne sait pas vivre autrement qu'en évoluant constamment dans le regard d'une personne avec qui l'on est / voudrait être, surtout lorsque ça ne se passe pas bien dans la relation, ça peut faire mal au derrière de constater que ça passe crème pour d'autres qui vivent seul(e)s. Dès lors, c'est l'effet inverse et on essaie de minimiser, voire dégrader dans certains cas, le mode de vie de celui qui vit différemment. Parce qu'au fond, il y en a qui auraient voulu pouvoir faire de même.

Du coup, je pense que le raisonnement peut aller dans les deux sens ( pro-couple, anti-couple ). Il y a ceux qui jalousent les personnes capables de vivre à deux car ils n'en ont pas les capacités pour x facteurs évoqués précédemment, et ceux qui jalousent les célibataires qui le vivent plus que bien car ils n'arrivent pas à s'affranchir d'autrui. Dans tous les cas, je constate qu'il est difficile de se préserver, tant nous sommes sans cesse interconnectés les uns aux autres.

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Pam
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Re: Couple(s) et vie affective

Message par Pam »

Je partage votre avis concernant la forme de cet article qui peut laisser à désirer, oui, mais ce n'est pas ce qui m'avait interpellée le plus lors de la première lecture. Soit dit en passant, ravie d'en avoir posté le lien ici, au vu des réactions suscitées.

Également d'accord avec AlexKidd au sujet des personnes "qui (se) mentent", et du reste de son post d'ailleurs (hormis la partie "perso" qui reste, de fait, purement personnelle, cela tombe sous le sens), suffisamment bien détaillé pour que je n'y ajoute rien. Juste, pour donner un autre exemple de "projection monstre", il y a aussi les réactions typiques qu'on a probablement tou-te-s observées lors de l'annonce d'une rupture : "Mais pourquoi ?! Vous alliez tellement bien ensemble...", ou "Mais ça va, tu tiens le coup ? Ça ne doit pas être facile de te retrouver seule...", jusqu'au "Non mais tu vas retrouver quelqu'un rapidement, je te fais confiance ; )"... u_u'
C'est là que j'ai compris que chacune de mes relations "3 semaines" n'avait pas besoin d'être annoncée à tout mon entourage. C'est limite culpabilisant d'être bien après une séparation ("comme si ça pouvait être un choix !"), ce genre de commentaires. On dirait que les gens réagissent davantage selon ce qu'ils éprouvent, et ce qu'on devrait ressentir après un tel échec, qu'en fonction de notre état d'esprit réel.

D'un autre côté, je vois la seconde ligne de ma signature (me semblait bien que la fin du post d'Inconsciente me disait quelque chose)...je sens comme un relent de conformisme sous-jacent, d'un coup.
"Tout comme une fleur ne choisit par sa couleur, nous ne sommes pas responsables de ce que nous sommes ; ce n’est qu’en prenant conscience de cela qu’on se libère. Et devenir adulte, c’est être libre."- Stoker
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Downtown
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Re: Couple(s) et vie affective

Message par Downtown »

Aux propos d'Alexkidd j'ajouterai aussi que dans les personnes qui (se) mentent il y a aussi les "faux célibataires" et pas par pudeur mais par peur de jugement.
J'entends par faux célibataires les personnes qui "cachent" leur couple soit par convention: Problème de religions, de couleurs, soit parce qu'elles n'assument pas la relation: différence d'âge, homosexualité, Transexualité, ne pas vouloir que ses enfants sachent qu'on refait sa vie... Le fameux placard donc
C'est limite culpabilisant d'être bien après une séparation ("comme si ça pouvait être un choix !"), ce genre de commentaires. On dirait que les gens réagissent davantage selon ce qu'ils éprouvent, et ce qu'on devrait ressentir après un tel échec, qu'en fonction de notre état d'esprit réel
.

Je pense qu'il y a aussi le côté que dans les séparations il y a 2 personnes et que on peut se mettre à la place de l'Autre qui ne vit peut-être pas aussi bien que toi la séparation. C'est juste une façon émotive de voir les choses si l'un est au 36 ème dessous parceque l'autre le quitte souriant en l'ayant trompé et en se fichant clairement de lui par exemple alors la oui c'est pas terrible d'être bien.
Tout dépend de sa personnalité et de comment on considère la personne avec qui on était.


Sur la notion de couple je dirai qu'en considérant le couple comme Deux personnes animées d'un même sentiment, d'une même volonté, ou que des intérêts, des affinités, des caractères rapprochent.
J'ai du mal à voir comment on peut être pro ou anti.

On peut être pour ou contre, le pacs, le mariage

et être pour ou contre une vie commune (et être marié si! si!) . J'ai un couple d'amis qui depuis quelques années vivent à 2 rues l'un de l'autre. L'important c'est qu'ils soient bien dans leur relation et leur couple donc.

Etre contre le sexe et pour le couple platonique.

Mais être contre le couple ça veut dire quoi? Pourquoi être contre ou combattre le couple. pauvr' pti' couple qui ne demande rien à personne :mrgreen:

Si on est contre le couple ça veut dire que ne pense pas être amoureux ou éprouver de sentiments envers quelqu'un un jour: faut être psychopathe ou pervers narcissique :| :|

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Inconsciente
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Re: Couple(s) et vie affective

Message par Inconsciente »

Je pense qu'il y a aussi le côté que dans les séparations il y a 2 personnes et que on peut se mettre à la place de l'Autre qui ne vit peut-être pas aussi bien que toi la séparation. C'est juste une façon émotive de voir les choses si l'un est au 36 ème dessous parceque l'autre le quitte souriant en l'ayant trompé et en se fichant clairement de lui par exemple alors la oui c'est pas terrible d'être bien.
Tout dépend de sa personnalité et de comment on considère la personne avec qui on était.
Être bien c'est un état d'esprit, ce n'est finalement pas quelque chose que tu peux contrôler.
Pourquoi s'en vouloir d'avoir fait un choix qui au final te rend plus heureux(se) ? Être bien après une séparation ne veut pas dire que tu te fiches de ce que l'autre ressent, simplement la démonstration que tu as peut-être fait le bon choix.
La personne délaissée crie souvent au scandale que l'autre ne ce soit pas mis à sa place ; "pourquoi moi je souffre et pas toi ?", "Et si c'est moi qui avait pris cette décision, comment te sentirais-tu ?". Mais à ce moment là, il ne faut pas oublier que ça va dans les deux sens, et qu'il faut aussi se mettre à la place de la personne qui a pris la décision.
C'est normal qu'au début il y ait ce petit "jeu" mais jusqu'où ça doit aller pour que ce soit réellement constructif et que ça ne tourne pas à de la pitié ou au ridicule ?

Pour en revenir au sujet de l'article, je ne pense pas qu'il s'agisse d'être pro couple ou anti. Simplement que certaines personnes se complaisent dans le célibat', qu'il soit durable ou non, et que être heureux(se) seul(e) oui c'est possible et que de devoir toujours le justifier peut être rapidement agaçant.

Après je suis d'accord qu'il y a les célibataires qui se mentent (et je dirais même qui mentent tout simplement) et préfèrent couper rapidement court à tout débat en affirmant qu'ils sont bien seul(e)s et ainsi éviter la petite tape sur l'épaule avec la phrase type "ton tour viendra" qui en rien ne te conforte et toutes les conneries qui vont avec.

Sur ces derniers mots, je pense que je vais m'arrêter là parce que ce serait reprendre des choses qui ont été dites par plusieurs d'entres vous et que je partage, ce qui n'a en soi peu d'intérêt que je les répète.

Merci pour l'article !
- Ne prenez pas la vie au sérieux, de toute façon vous n'en sortirez pas vivant -
...

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Pam
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Re: Couple(s) et vie affective

Message par Pam »

Downtown a écrit :...parce que l'autre le quitte souriant en l'ayant trompé et en se fichant clairement de lui par exemple...
Je trouve intéressant que tu prennes cet exemple justement parce que, là encore, c'est un cas où un des membres du couple quitte l'autre pour une tierce personne. Comme si on ne pouvait pas envisager qu'une rupture puisse survenir simplement parce que l'une des parties ne souhaite plus être en relation amoureuse avec son +1, ou ressent le besoin d'être seule. C'est fou quand même ! L'attrait éventuel du célibat et le bien-être qui en découle sont encore une fois exclus, comme s'il était impossible de se complaire dans cette situation.
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Loki

Re: Couple(s) et vie affective

Message par Loki »

Pam a écrit : Je trouve intéressant que tu prennes cet exemple justement parce que, là encore, c'est un cas où un des membres du couple quitte l'autre pour une tierce personne.(...)
ce n´est pas comme ca que j´avais compris les propos de Downtown, j´avais compris qu´une personne quittait l´autre et était bien, tout simplement, je n´ai pas vu où il était question d´une tierce personne. Je viens même de relire. Mais peut-être que quelque chose m´échappe.

Je pense qu´il y a tout un tas de raison de se sentir bien après une rupture. Pas forcément non plus parce qu´on se réjouit du célibat, mais parce qu´on a derrière soi des temps difficiles, et de prendre la décision de rompre fait déjà du bien, prendre une décision soulage du doute et de toutes les questions et angoisses qui assaillent l´esprit avant. Sans compter qu´on sort de l´aire du couple qui était peut-être devenue irrespirable. On prend l´air donc, ca fait toujours du bien, quoiqu´il arrive après.

Vous parlez de la pression sociale au sujet du couple, mais au niveau de l´individu, en donnant l´exemple de mon copain plus haut et de son soulagement d´avoir une copine, j´ai réalisé que pour lui il ne s ´agissait pas forcément d´être soulagé d´être en couple mais surtout d´être rassuré que quelqu´un l´aime.
C´est un thème qui joue un grand rôle aussi je crois dans cette question de couple/célibat, l´amour, non?
Je ne crois pas me tromper de beaucoup si j´avance qu´une personne célibataire qui tombe amoureuse et forme alors un couple avec la personne qu´elle aime se sent plus heureuse qu´avant. Etre amoureux, ca donne des ailes, non?
Alors au départ, dans les cercles familiaux, qui sont censés être composés de personnes qui nous sont proches et qui nous veulent du bien :twisted: :lol: leur question part peut-être d´un bon sentiment, ils veulent notre bonheur (et là je ne trouve pas de smailes... tout plein de petits coeurs :D )
C´est pareil pour tout, tout le monde a des idées de comment l´autre doit être heureux et le lui dit, c´est à l´autre de ne pas le prendre comme une menace de son propre équilibre mais de savoir lui-même ce qu´il veut, alors il peut sourire et remercier pour l´attention et puis c´est tout, sans en faire un plat.
Et si on me dit: oui mais tout le monde n´est pas toujours sûr de soi et la pression sociale tout ca... ben c´est ca la vie, une école, on apprend.

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AlexKidd
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Re: Couple(s) et vie affective

Message par AlexKidd »

Downtown a écrit :Sur la notion de couple je dirai qu'en considérant le couple comme Deux personnes animées d'un même sentiment, d'une même volonté, ou que des intérêts, des affinités, des caractères rapprochent.
J'ai du mal à voir comment on peut être pro ou anti.
Mh, pour moi c'est davantage une question de dénomination. Parce que, de ce que j'observe dans mon petit entourage, tout le monde n'entend pas forcément la même chose par " couple ". Est-ce une paire, un partenariat, un duo, une entité à deux têtes ( oui, ça existe ! ), un échange de bons procédés entre les deux individus en présence, etc.. ? Selon la conception que l'on a, ce qui peut nous venir à l'esprit à l'évocation du mot " couple ", ça change déjà tout pour moi en terme de postulat de départ. Parce que ça peut vouloir dire qu'on ne va pas forcément débattre de la même chose, d'emblée.

Ici, je me plaçais dans une vision personnelle. Je l'avoue, ma vision du couple tend davantage vers le négatif, pour des raisons évoquées précédemment. Quand je parle d'anti-couple, c'est ce que je traduis par " les phobiques du couple ". Mais en fait, j'aurais pu aussi dire " les phobiques du mot couple ", parce que bien souvent, ces personnes n'ont pas forcément peur d'être avec quelqu'un. Pour une personne qui aurait une vision du couple comme étant celle d'un duo, ces phobiques n'auraient pas du tout de problème avec le fait d'être en couple. Alors, peut-être que dans " couple ", il y a la notion d'engagement qui peut soit faire peur, soit ne pas intéresser, tout simplement. Et pourtant, d'autres formes d'engagement que celui décrit dans l'article ( maison, chihuahua etc.. ) existent et peuvent être pratiquées par des personnes dites phobiques du couple / de l'engagement.

Alors est-ce qu'il ne s'agirait pas au fond d'un problème d'appellation plus qu'autre chose ?

Snowball
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Re: Couple(s) et vie affective

Message par Snowball »

Le couple, comme toute notion, pourrait revêtir autant de formes qu'il existe de personnes, cependant, j'imagine mal comment on peut débattre d'une notion si chacun reste sur sa vision "personnelle" de la chose. C'est pour ça qu'on en fait une définition, pour que le mot puisse être compris par tous. En l'occurrence, la sociologie commune définit le couple ainsi: "ensemble de deux personnes liées par une volonté de former une communauté affective et matérielle". Du coup, je ne comprends pas non plus en quoi on peut être pro ou anti couple. :? A la rigueur, on peut vouloir expressément ne pas former de couple par dédain d'intérêt pour la vie à 2. Après tout, je sais qu'il existe des personnes qui préfèrent rester seules parce qu'elles trouvent une relation à 2 compliquée à gérer. Ça "obligerait" à tenir compte de l'autre et à ne plus penser uniquement à soi-même. On peut dire que c'est une perte de liberté ou plus honnêtement avouer qu'on a une personnalité à tendance égoïste (je précise qu'une personnalité égoïste est tout aussi acceptable que toute autre personnalité, je n'émets ici aucun jugement de valeur.) Quoi qu'il en soit, je suis persuadée que quand tout se passe bien dans une relation amoureuse, il n'y a rien à gérer, les choses se font d'elles-mêmes. Pire! On a envie de tenir compte de l'autre et de faire attention à cet autre, qui normalement le rend bien en échange.
"Il n'existe qu'un amour fidèle, et il convient de le garder toute sa vie. C'est l'amour propre." Anonyme

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Downtown
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Re: Couple(s) et vie affective

Message par Downtown »

Pam a écrit :comme s'il était impossible de se complaire dans cette situation.
Je trouve ça intéressant que tu utilises le verbe se complaire qui est habituellement utilisé de manière négative. Comme s'il était négatif d'être heureux dans son état de célibat...

Lapsus Révélateur? :lol:
Se plaire, se délecter en soi-même, en ses productions, en ses ouvrages, y mettre sa satisfaction, son plaisir. — Note d’usage : En ce sens, il se prend presque toujours en mauvaise part.

Varia
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Re: Couple(s) et vie affective

Message par Varia »

Pour répondre à la question initiale, je dirai que les célibataires sont souvent jugés parce que justement: célibataires. C'est triste car cela fait partie des clichés propres à notre société. Tante Josette cherche toujours à caser Suzon avec Jean Marie.
Personnellement, je m'en cogne comme de l'an 40 que l'un de mes amis soit célibataire et enchaine les conquêtes ou les coups d'un soir. Tant que cela reste dans l'honnêteté et la sincérité. On peut très bien fonctionner ainsi sans que cela se fasse dans un bain de sang.

Après, j'avoue avoir un petit côté espiègle et curieux avec mes Amis. Mais j'attends toujours que l'on me dise "Ah je me suis rapprochée de machin", "Ah je suis avec elle". Je trouve cela tellement bien que j'ai tout de suite envie de savoir si la personne est quelqu'un de bien. Mais je ne vais pas particulièrement insister. La plupart du temps, je déconne beaucoup car cela est propre à ma personnalité. Donc dès que je suis à la limite du débordement, je m'arrête. Mais il est vrai que je joue énormément sur l'ironie. Je pense que mes amis ont appris à me connaître et à savoir quand est-ce que je rigole et m'amuse d'une situation (non méchamment) pour dédramatiser. Je suis la première à utiliser l'auto dérision.

Pour la conception du couple en lui-même, je pense que j'ai appris avec le temps à vivre pleinement en couple, sans pour autant me poser de questions. Et par nature, je suis quelqu'un d'extrêmement affectueux. J'ai besoin de savoir que l'autre est proche. Je pense être faite pour vivre en couple et je suis très heureuse ainsi. Je conçois qu'il y ait également le contraire, c'est à dire des personnes plus indépendantes, qui n'ont pas forcément la nécessité de vivre conjointement (cela ne veut pas dire qu'elles ne s'aiment pas). C'est juste une histoire de configuration qui leur convient.

Si le modèle du couple stable revient si souvent, c'est que les gens doivent, quelque part, aspirer à cette conception = être heureux avec quelqu'un, cela fait rêver.
L'important n'est pas de suivre un modèle prédéfini car peu importe la façon dont est configuré votre couple, tant que vous êtes heureux. On peut l'être également en étant célibataire.
Chaque chose en son temps (je dis ça mais je suis extrêmement impatiente :mrgreen: ).
Je m’arrête un moment sur l’herbe de la rive, entre les arbres nus, puis je marche, j’avance sous les nuages, et je vis avec ma jeunesse.

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