Je comprends parfaitement ton point de vue
Luck , d'autant que j'ai moi même longtemps prôné le respect de soi même pour obtenir le respect des autres vis à vis de soi.
Mais je comprends aussi pourquoi certains préfèrent jouer le jeu du bouffon , aux clochettes accrochées aux orteils, malgré l'amputation qui menace par manque d'oxygénation des organes trop souvent méprisés .
C'est en effet plus vivable de lâcher prise , que de lutter sans cesse, observer, ne plus agir.
C'est sûrement lâche, mais tellement moins anxiogène.
Pour revenir à
Jean Fi ( non non, je ne suis pas amoureuse

), un truc m'a interpelée sur lui, dans l'émission de
Ruquier ( un autre homosexuel qui aime à plaisanter de son homosexualité et de ses origines modestes ) ,
Les Grosses Têtes de RTL, au sujet de son père.
Loin du personnage de
folle quasie analphabète qu'on lui connaît, et qui le fait vivre, il expliquait que ses parents à la retraite avaient acquis une fermette dans le Sud, succombant à l'héliotropisme, eux aussi, mais que le mal du pays pesait trop.
Et là, l'animateur s'est presque insurgé de le voir quitter le personnage que tout le monde aimait.
Jean-Philippe, reprit alors son rôle , mais n'oublia pas malgré tout de rappeler qu'il n'était pas
Cosette tout de même, et que si en réalité ses parents étaient des
petites gens qui ont toujours travaillé dur, pour garder la tête hors de l'eau, c'est le fantasme collectif qui a fait d'eux des nordistes au vocabulaire approximatif, bouffés par les préjugés, l'oisiveté et l'alcoolisme.
Un portrait attachant de misérabilisme , surtout avec un fils gay en couple avec un musulman qui ne parle qu'allemand , et une fille lesbienne.
Tout ça pour dire qu'au final, de qui doit on rire?