Parfois cela passe inaperçu tant Jennifer Lopez n'intervient que très rarement pour parler de la série, mais elle reste bien la productrice de The Fosters. La première fois que je l'avais entendu parler de la série, c'était dans le Ellen Show, elle était là (entre autre) pour présenter et promouvoir la série. Elle avait déjà parlé de sa tante à l'époque, donc cette histoire ne m'est pas étrangère. J'ai donc voulu partager son message ici, j'en ai fait une traduction personnelle. Je le poste ici car il concerne directement la série, mais ce qu'elle dit est un message un peu plus universel concernant les représentations positives et ce que ces représentations représentent pour nous.Lorsque je vivais encore dans le Bronx, je pensais que ma tante Myrza était la plus cool. Elle vivait à New York et voulait être actrice. J'aimais aller dans cette ville et passer du temps avec elle et l'entendre parler de ses espoirs et de ses rêves. Je voulais être juste comme elle. Ce que je n'avais pas réalisé ce qu'elle était en conflit avec son homosexualité. A cette époque, les familles ne s'assaillaient pas à table en parlant de la tolérance et du fait d'accepter les autres. La vie était différente et cela me brise le cœur d'y penser aujourd'hui. Les gens que ma tante regardait à la télévision ne représentaient pas les personnes qui lui ressemblaient. Elle pensait qu'elle était seule. Lorsque l'opportunité de produire The Fosters s'est pour la première fois présenté à moi, j'ai un peu hésité. Je savais que la série ferait polémique. Etre sous le regard du public, ce genre de choses vous trottent l'esprit. Mais alors j'ai pensé à Myrza. Cela pouvait être cette série qu'elle n'avait pas lorsqu'elle était jeune. Une série qui serait le miroir de la société et qui montrerait le reflet de ce à quoi l'amour ressemble. La "race" ou l'orientation sexuelle n'ont aucune importance. L'amour c'est l'amour. Il se trouve que j'avais raison. The Fosters est sur le point de fêter son 100e épisode. Myrza n'est plus parmi nous, mais j'aime imaginer qu'elle est fière de moi de là haut... De la même manière que je l'ai toujours perçue aussi, avec fierté.

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En effet, cinq ans plus tard, Jennifer qui ne s'exprime pas beaucoup sur la série (à ma connaissance en tout cas) revient sur son expérience, sur les raisons qui l'ont poussé à accepter de produire The Fosters. Et je dois dire qu'elle m'a vraiment touchée. Des meilleures séries que The Fosters, il en existe énormément. Et si je place 24 heures chrono comme étant la meilleure série que je n'ai jamais vu de ma vie (scénario parfait, personnages bien construits, acteurs excellents, tension maximale, action omniprésente, compassion pour les personnages, romance en arrière plan, ... ) et d'autres séries probablement mais The Fosters a quelque chose de particulier - Chrysalide disait de "Hannibal" qu'elle mettait cette série à part - et moi je pense que j'en suis au même point. C'est une série à part, et la différence avec l'excellent 24 heures chrono est que c'est la seule série qui me donne envie de dire "merci". Merci à ses créateurs (Peter et Bradley) de l'avoir créée. Merci à Jennifer Lopez de l'avoir produite. Du coup je comprends vraiment bien son message.
The Fosters m'a beaucoup appris. Stef et Lena en plus d'être touchantes et de toujours me donner le sourire, elles montrent ce qu'est le véritable amour (envers ses enfants) et ce que c'est que de les aimer sans condition. Mais vraiment sans condition. Deux choses comptent beaucoup pour moi dans cette série. La notion de famille, si solide qu'ils ont réussi à mettre en place. Ensuite, le couple que jamais rien ne pourra briser que forme Stef et Lena. C'est la seule série avec un réel couple lesbien qui s'aime, se dispute, se ment, se prend la tête, mais se réconcilie toujours. Ce n'est pas une illusion ni quelque chose d’éphémère ni encore rien d'artificiel. Je ne suis pas sûre (j'attend toujours) de voir un tel couple un jour.
Quand Jennifer Lopez dit "cela pouvait être la série dont Myrza n'avait pas lorsqu'elle était jeune." (Parce que non, personne avant The Fosters n'a pu grandir en voyant ça à la télévision). Quand elle dit "Une série qui serait le miroir de la société et qui montrerait le reflet de ce à quoi l'amour ressemble". (Non ce n'est pas la réalité et la société n'est pas comme cela, The Fosters montre pour moi le reflet de ce que l'amour "devrait" être, en ce sens, la série m'a beaucoup appris. The Fosters m'a appris ce qu'est véritablement la famille. C'est vrai qu'ils se perdent parfois avec les pères et mères biologiques, mais la notion de famille est importante ici car elle met la lumière sur un véritable amour. Celui que Stef et Lena portent à leurs enfants. Si j'avais pu voir cette série étant enfant ou adolescente, elle m'aurait aidé non pas seulement à cause de la sexualité de Stef et Lena, mais grâce à l'amour qu'elles portent à leurs enfants. C'est aussi important cette facette de la série. En fait The Fosters est une série ou la tolérance est banalisée. Les frontières n'existent pas "La "race" ou l'orientation sexuelle n'ont aucune importance" Mais oui car Stef et Lena s'aiment et leur différence de peau, on y pense même pas cela n'a aucune importance comme dit JL, The Fosters a su banaliser tout cela. Mariana, Jesus, Callie, Jude sont traité par Stef et Lena comme si s'étaient leurs enfants biologique. Je dis cela, ça n'a aucun sens, mais c'est dire, il n'y a aucune différence. Lena l'avait dit elle même à Mariana "je ne t'aurais pas aimé plus si tu étais sortie de moi".
The Fosters est une utopie. La série est une allégorie de la tolérance.
