(je viens de voir que Michelle avait posté entre temps, mais j'ai la flemme de refaire mon post, il va donc y avoir des points similaires
L’instinct de survie animal ancestral… je trouve l’excuse facile. Regardons les animaux dans la nature puisque c’est de ça dont il s’agit.
Prenons un putois.
Il copule joyeusement avec une putois(e ?) et hop, née de cette sublime union une foule (sentimentale) de bébés putois. La famille est heureuse, le clan ravi, on célèbre ça avec des coupes de champagne comme le veut la tradition et le temps se passe.
Au bout d’un certain temps, on découvre que le petit numéro 3 a des attirances pour un autre du clan du même sexe (l’homosexualité chez les animaux existe à toutes les échelles). Croyez-vous que papa et maman putois vont faire un patacaisse au gamin ? Non. Ils s’en foutent royalement comme de la première branche qu’ils ont escaladée (enfin je dis ça, mais ils y accordent peut être une valeur sentimentale particulière… bref, ce n’est pas le débat). Eux ils ont procréé, et ça leur suffit.
Après on pourrait objecter que l’humain réfléchit et donc voit plus loin que sa progéniture (donc descendance à un cran plus bas que la leur et survie de l’espèce), concept que l’on ne retrouve pas chez les autres animaux. Tout ça à cause (ou grâce) à la raison (toujours à fourrer son nez là où il faut pas celle la). Mais voilà, c’est cette même raison qui, dans un élan commun, a créé l’idée foireuse de « normalité ». Et ça, on ne le retrouve pas non plus chez les autres animaux. (impossible de parler de l’histoire du vilain petit canard, c’est une invention humaine encore)
En clair, de mon point de vue, tout ceci n’est qu’une excuse primaire d’intolérance.
Que les parents (ou les autres personnes d’ailleurs) aient du mal à comprendre les différences avec leurs propres repères c’est une chose. Qu’ils ne les cautionnent pas quand est en jeu le bonheur de la personne possédant ces fameuses différences, ça en est une autre à quelques fossés du premier.
Les parents ont vécu leur vie et ont construit leur propre bonheur. Pourquoi donc se mêler du bonheur des enfants tant que celui-ci n’est pas quelque chose de mauvais ni pour lui ni pour les autres (entendez par « mauvais » : « un argument valable »)?
C’est égoïste de leur part de vouloir contrôler celui des êtres qu’ils ont engendrés. Ce ne sont pas des poupées.
Ce genre de discours cache autre chose, le coup de l'anguille (ou de la famille d'anguilles (homosexuelles ?
Excuse d’autant plus bidon que l’adoption existe. Pour une fois, la raison pourrait appuyer du bon côté de la balance, il y a un nombre incalculable de gamins sans parent et sans famille qui n’attendent que ça.
Et si le problème est « le patrimoine génétique et la persistance de la pensée », si c’est pour voir persister dans le temps une pensée d’intolérance… mwé… j’évite tout commentaire mais vous voyez où je veux en venir.
Enfin, que se passe-t-il si des enfants hétéros ne souhaitent pas avoir de gamin ? On en revient au même cas de figure puisque pas de continuité dans la lignée, question homo en moins (mais qui ne devrait pas se poser si on exclue la thèse de l’homophobie). Mais bizarrement, ce genre de débat, on n'en trouve pas... (encore un coup de l'anguille ! sale bestiole !
Donc oui, essayer de comprendre la réaction des parents c’est bien, la compassion n’a jamais fait de mal à personne, et les discussions sont parfois nécessaires pour démystifier un sujet. Ceci dit il faut que ça soit réciproque, parce que la raison proprement humaine dit, au-delà des réactions animales (je continue à appeler comme ça pour une question de cohérence avec le propos que tu as cité, mais je n’en suis toujours pas convaincue), que ce que les parents veulent c’est le bonheur de leurs enfants. Et si jeter le gamin à la rue parce qu’il est, oooh damnation suprême, homosexuel, c’est une preuve de cette volonté… va falloir m’expliquer parce que je dois être un tantinet abrutie sur les bords pour ne pas comprendre.
Cependant, pour nuancer un peu le propos tout de même, les témoignages des parents sont importants aussi pour parler, pour prévenir des craintes qui n’ont pas lieu d’être (on parle de l’instinct de survie, mais m’est d’avis que le problème est tout autre quand l’intolérance résonne chez quelqu’un, et sur ce point je rejoins ton propos d'un de tes posts précédant le dernier Fremonette
ps : je n'ai rien contre les anguilles... sait-on jamais...