Je me suis sentie plongée dans une forme de mutisme, que ce soit au début, face à la colère ressentie par la petite, que par la suite, face aux sentiments troublants ressentis par la pianiste. Tout est intériorisé et c'est la sensation d'y être quelque part bloqué dans cette intériorisation et complice et de même se sentir désemparée je dirais. D'ailleurs ce qui me plait dans la réalisation, c'est de ressentir toute l'activité, toute l'agitation autour d'elles, autour de leur connexion comme un décor, un second plan, comme une sorte de bruit de fond. Et un moment qui m'a marqué, c'est lorsque finalement la pianiste affronte ses sentiments en paroles, lorsque que son amie et partenaire dans le groupe comprend ce qui se passe. C'est le seul moment où elle extériorise réellement ses sentiments par des mots et c'est un moment qui m'a vraiment marqué et au fond touché.
Et ce que j'ai trouvé intéressant, c'est d'être dans cette position à la fin: à qui peut-on en vouloir au final? à la pianiste au début manquant d'un respect le plus total dans le jury, ou à la gamine qui a grandi voulant aller au bout de sa vengeance?
J'ai vraiment trouvé ce film intéressant à travers la réalisation, le jeu des actrices et puis l'intrigue, comme ça a été dit plus haut.
Et puis Catherine Frot, je l'ai trouvée brillante, mais je ne sais pas trop si je suis très objective, étant facilement sous le charme de cette actrice.