Une fois ça a même été un atout pour une embauche parce qu'en me posant la question de la situation familiale, j'ai dit que j'étais pacsée et quand elle a employé le "et IL fait quoi", j'ai corrigé en "ELLE", du coup elle a apprécié ma franchise
Comment vivez-vous votre homosexualité au travail ?
- Timinou
- Messages : 71
- Enregistré le : mer. 30 juin 2010 20:03
Re: Comment vivez vous votre homosexualité au travail?
Un peu comme la majorité d'entre vous, ni je cache mon homosexualité, ni je l'affiche. J'estime qu'au boulot, on n'a pas à étaler sa vie privée. Je suis assez pro au boulot et distante en général donc si ça vient dans la conversation je le dis et en général ça se passe bien (sinon je "fais ma tête des mauvais jours"
et on me fout la paix)
Une fois ça a même été un atout pour une embauche parce qu'en me posant la question de la situation familiale, j'ai dit que j'étais pacsée et quand elle a employé le "et IL fait quoi", j'ai corrigé en "ELLE", du coup elle a apprécié ma franchise
Une fois ça a même été un atout pour une embauche parce qu'en me posant la question de la situation familiale, j'ai dit que j'étais pacsée et quand elle a employé le "et IL fait quoi", j'ai corrigé en "ELLE", du coup elle a apprécié ma franchise
"The pain you feel is real you're not asleep but it's a nightmare
But you can wake up anytime
Oh don't lose your passion or the fighter that's inside of you"
But you can wake up anytime
Oh don't lose your passion or the fighter that's inside of you"
- Zahara
- Messages : 106
- Enregistré le : dim. 25 juil. 2010 19:33
- Localisation : France
Re: Comment vivez vous votre homosexualité au travail?
Actuellement célibataire, le problème ne se pose pas, je ne parle pas de ma vie privée au boulot et basta, ils ne risquent pas de croiser quelqu'un qui viendrait me chercher à la sortie...
Mais y'a un moment où je l'ai assez mal vécu.
C'était il y a quelques années déjà, quand j'étais en couple (oui bon ça date ;p). Je travaillais dans une école défavorisée de campagne, un coin assez arriéré, mon premier poste, et j'avais préféré ne pas parler de ma vie privée au boulot. Mes collègues ne me posaient pas de questions, j'étais tranquille. Avec mon amie nous ne nous affichions pas spécialement, mais nous ne nous cachions pas non plus.
Là où ça a basculé, c'est lorsque des parents d'élèves nous ont surpris en ville un week-end, main dans la main, en train de profiter des premiers jours ensoleillés de l'année.
Ca n'a pas loupé, dès le lundi, ils me regardaient tous bizarrement, élèves inclus. Bonjour l'ambiance ! Je n'ai jamais eu d'insultes (sauf un "sale gouine" de la part d'un élève, qui faisait toujours moins mal que le "vieille pute" balancé quelques semaines plus tôt ! ;p), je n'ai jamais eu vent des rumeurs même si je sais pertinemment qu'elles circulaient, par contre la communication avec la plupart des parents a été rompue. Je n'avais plus d'accompagnateurs pour les sorties scolaires, qu'on a dû finalement annuler. Je n'avais plus de réponses aux messages dans les cahiers, plus de rdv pour parler des difficultés de leurs enfants ou de leur comportement exécrable...
Comme si mon homosexualité avait remis en cause toutes mes compétences...
Ca m'a bien fait mal quand même, heureusement que la fin de l'année était proche et que la directrice m'a soutenue, mais il a fallu que je demande une mutation, je me voyais pas refaire une année avec une ambiance comme ça...
Le seul réconfort que j'ai trouvé cette fin d'année là, c'est avec les enfants, quand lors du cours sur la reproduction humaine nous avons dévié sur la sexualité et qu'ils ont timidement abordé le sujet de l'homosexualité. Je crois que j'ai jamais été aussi mal à l'aise en classe que ce jour là, mais finalement je pense qu'ils ont compris qu'il s'agissait d'amour et pas de perversité ou maladie dégénérescente...
En tout cas, après ça ils étaient beaucoup plus cool avec moi
Ceci dit je sais qu'à l'avenir je ferais très très attention par rapport à mon boulot et, dans la mesure du possible, je ne traîne pas dans les villages ou villes où j'enseigne. Si je sors ou si je veux rencontrer du monde, je préfère me taper 45mn de route que de risquer de tomber sur des parents !
Mais y'a un moment où je l'ai assez mal vécu.
C'était il y a quelques années déjà, quand j'étais en couple (oui bon ça date ;p). Je travaillais dans une école défavorisée de campagne, un coin assez arriéré, mon premier poste, et j'avais préféré ne pas parler de ma vie privée au boulot. Mes collègues ne me posaient pas de questions, j'étais tranquille. Avec mon amie nous ne nous affichions pas spécialement, mais nous ne nous cachions pas non plus.
Là où ça a basculé, c'est lorsque des parents d'élèves nous ont surpris en ville un week-end, main dans la main, en train de profiter des premiers jours ensoleillés de l'année.
Ca n'a pas loupé, dès le lundi, ils me regardaient tous bizarrement, élèves inclus. Bonjour l'ambiance ! Je n'ai jamais eu d'insultes (sauf un "sale gouine" de la part d'un élève, qui faisait toujours moins mal que le "vieille pute" balancé quelques semaines plus tôt ! ;p), je n'ai jamais eu vent des rumeurs même si je sais pertinemment qu'elles circulaient, par contre la communication avec la plupart des parents a été rompue. Je n'avais plus d'accompagnateurs pour les sorties scolaires, qu'on a dû finalement annuler. Je n'avais plus de réponses aux messages dans les cahiers, plus de rdv pour parler des difficultés de leurs enfants ou de leur comportement exécrable...
Comme si mon homosexualité avait remis en cause toutes mes compétences...
Ca m'a bien fait mal quand même, heureusement que la fin de l'année était proche et que la directrice m'a soutenue, mais il a fallu que je demande une mutation, je me voyais pas refaire une année avec une ambiance comme ça...
Le seul réconfort que j'ai trouvé cette fin d'année là, c'est avec les enfants, quand lors du cours sur la reproduction humaine nous avons dévié sur la sexualité et qu'ils ont timidement abordé le sujet de l'homosexualité. Je crois que j'ai jamais été aussi mal à l'aise en classe que ce jour là, mais finalement je pense qu'ils ont compris qu'il s'agissait d'amour et pas de perversité ou maladie dégénérescente...
En tout cas, après ça ils étaient beaucoup plus cool avec moi
Ceci dit je sais qu'à l'avenir je ferais très très attention par rapport à mon boulot et, dans la mesure du possible, je ne traîne pas dans les villages ou villes où j'enseigne. Si je sors ou si je veux rencontrer du monde, je préfère me taper 45mn de route que de risquer de tomber sur des parents !
"Le bonheur ça s'trouve pas en lingots, mais en p'tite monnaie..."
-
lesbionic
- Messages : 643
- Enregistré le : sam. 26 juin 2010 11:16
- Localisation : Paris
Re: Comment vivez vous votre homosexualité au travail?
oui je pense que cela traduit la différence qu'il y a quand on a affaire au public (les parents d'élèves dans ce cas) et donc, français lambda, qui tolère les gays de loin (et là encore il faut séparer le public impersonnel d'une grande ville à la promiscuité d'un village de campagne), et les métiers où ses interlocuteurs sont simplement des collègues de travail.
Autant de comportement différent...
Autant de comportement différent...
J'ai rêvé, j'ai eu foi, j'ai tellement aimé
Que je ne suis plus de ce monde
Que je ne suis plus de ce monde
- beerandkiwi
- Messages : 23
- Enregistré le : mer. 25 août 2010 14:00
- Localisation : toulouse
Re: Comment vivez vous votre homosexualité au travail?
C'est un tabou et je le cache
disons que mon métier est un métier assez masculin et macho et sur ce plan la je craint vraiment le regard des autres. Je sais que par exemple dans mon établissement beaucoup de mes camarades le prendrai mal car nous sommes un petit groupe très proche et que je sais leur avis la dessus. Après je défend l'homosexualité devant eux mais parle des amies a moi ou de la famille etc.. je pense que jamais je ne leur dirai, sauf aux camarades qui sont devenue des amies proches, mais l'heure n'est pas venue encore je pense vue qu'ils sont tout les deux tombées amoureux de moi!
et dans mon entreprise c'est archi moooooort! c'est une entreprise qui parle beaucoup, qui tue le temps avec les ragots et tout ça, donc je n'est pas envie d'être le sujet de l'entreprise ^^
et dans mon entreprise c'est archi moooooort! c'est une entreprise qui parle beaucoup, qui tue le temps avec les ragots et tout ça, donc je n'est pas envie d'être le sujet de l'entreprise ^^
-
Presy
- Messages : 6
- Enregistré le : lun. 7 déc. 2009 07:32
Re: Comment vivez vous votre homosexualité au travail?
Je suis plutot du genre : plutôt discrète, vous n'abordez pas le sujet, mais vous ne l'évitez pas non plus.
Mais au boulot ca pose aucun problème.
Mais au boulot ca pose aucun problème.
- Zoe B.
- Messages : 48
- Enregistré le : dim. 1 mars 2009 16:01
- Localisation : Paris
Re: Comment vivez vous votre homosexualité au travail?
Un peu comme beerandkiwi, milieu masculin et macho, de plus un de mes collègues est une vrai petite langue de ****
Je soupçonne lourdement mon directeur d'etre misogyne. Alors pas question, car je risquerais même ma place.
Je soupçonne lourdement mon directeur d'etre misogyne. Alors pas question, car je risquerais même ma place.
- WEST_INDIES972
- Messages : 13
- Enregistré le : lun. 11 oct. 2010 14:41
- Localisation : Martinique
Re: Comment vivez vous votre homosexualité au travail?
Salut à toutes,
Je suis nouvelle sur ce forum et j'ai lu tout les posts précédents, car le sujet m'interpelle. Il m'est difficile d'intégrer qu'on puisse obliger des personnes se positionner dans leur vie professionnelle d'après leur vie amoureuse. A l'ère du 21ème siècle où l'homme se déclare comme plus intelligent que jamais auparavant, je ne digère pas qu'on puisse avoir de tels comportements primaires !!
Pour ma part, ça n'a jamais été mon délire, en dépit de mon éducation religieuse. Je crois que j'aime assez l'idée que la diversité fait la richesse. Je découvre et partage des horizons différents, des sensibilités , des cultures etc... Faudrait être vraiment narcissique pour qu'il en soit autrement.
Ma contribution à la lutte contre de tels comportements est de parler librement avec les ados que j'encadre ; de toutes les discriminations. Les amener à réaliser qu'eux-mêmes pourraient en faire les frais. Nous essayons de les pousser à réfléchir pour se faire leur propre opinion ! Je leur rappelle qu'être mis au ban à cause de ce qu'on est intrinsèquement peut entrainer de telles douleurs que la vie semble ne pas valoir la peine d'être vécu, surtout lorsqu'on est un adolescent !
Je suis nouvelle sur ce forum et j'ai lu tout les posts précédents, car le sujet m'interpelle. Il m'est difficile d'intégrer qu'on puisse obliger des personnes se positionner dans leur vie professionnelle d'après leur vie amoureuse. A l'ère du 21ème siècle où l'homme se déclare comme plus intelligent que jamais auparavant, je ne digère pas qu'on puisse avoir de tels comportements primaires !!
Pour ma part, ça n'a jamais été mon délire, en dépit de mon éducation religieuse. Je crois que j'aime assez l'idée que la diversité fait la richesse. Je découvre et partage des horizons différents, des sensibilités , des cultures etc... Faudrait être vraiment narcissique pour qu'il en soit autrement.
Ma contribution à la lutte contre de tels comportements est de parler librement avec les ados que j'encadre ; de toutes les discriminations. Les amener à réaliser qu'eux-mêmes pourraient en faire les frais. Nous essayons de les pousser à réfléchir pour se faire leur propre opinion ! Je leur rappelle qu'être mis au ban à cause de ce qu'on est intrinsèquement peut entrainer de telles douleurs que la vie semble ne pas valoir la peine d'être vécu, surtout lorsqu'on est un adolescent !
Ce n'est pas égoïste de vivre pour soi-même. Une personne qui n'a pas l'amour de soi ne peut donner de l'amour aux autres.
- Panda Seven
- Messages : 11
- Enregistré le : ven. 29 oct. 2010 21:09
Re: Comment vivez vous votre homosexualité au travail?
Je le vis très bien, j'ai la chance d'avoir des collègues superbes qui ne me jugent pas & qui m'apprécient pour ce que je suis ...
" La vie est un mystère qu'il faut vivre, et non un problème à résoudre ... Gandhi "
- Liklaugh
- Messages : 1523
- Enregistré le : sam. 30 oct. 2010 14:59
- Localisation : Au gré du vent
Re: Comment vivez vous votre homosexualité au travail?
@ Tikiwy : Huhu, tu m'étonnes que ça coupe l'élan ce genre de déclarations.
Ce que je trouve aberrant quand on aborde le sujet de l'homosexualité avec quelqu'un qui a un problème avec ça (pas forcément un collègue), c'est qu'il puisse donner son avis si franchement sans même savoir s'il parle à quelqu'un qui est homo.
Pour répondre au sujet : je fais partie de la 3e catégorie
Complètement dans le placard depuis 3 ans. La raison principale est que je suis entrée dans la boîte en tant qu'apprentie et que je n'ai pas voulu risquer ma place, étant donné le mal de chien que j'ai eu à trouver une entreprise. L'autre raison est que je n'aime pas du tout l'ambiance à mon job qui consiste à s'envoyer des réflexions cinglantes à longueur de journée, et à déblatérer sur le dos des uns et des autres. Imaginez-vous, l'un de mes collègues est gay mais je ne l'ai pas appris par lui. Je me souviens encore du sourire carnassier de la personne qui ma révélé 'la chose'.
Je passe donc ma vie privée en sourdine, parlant de tout et de rien, et -ne me lapidez pas- transformant les 'elle' en 'il' quand je n'ai vraiment pas le choix (en général je m'arrange pour ne pas dire de pronom personnel
). Donc me voilà à présent employée, mais je me vois mal dire de but en blanc que je leur mens. Je préfère encore attendre que ça se sache autrement.
La seule personne au courant est ma chef directe, qui est à peine plus âgée que moi et surtout arrivée après moi dans l'entreprise. Elle m'a interrogée dès le départ sur ma vie privée en révélant la sienne, du genre : ''[prénom de son copain] et moi on a fait ça, et toi, t'as un copain ?'' et moi de répondre idiotement ''oui, oui'' pour ne pas passer pour célibataire quand même. Puis est venue la question cruciale : ''t'as une photo ?'' à laquelle j'ai évidemment répondu non. Le truc pas suspect du tout. Puis à force de harcèlement (gentil hein), et de pizzas mangées ensemble chez elle quand son copain bossait tard, j'ai fini par devoir l'inviter chez moi... A l'époque j'habitais 'chez' ma meilleure pote temporairement, et ce fameux soir ma chérie était là ! Donc j'ai lâché le morceau, et elle a rit en disant le mythique : ''je m'en doutais tu sais, j'ai un ami gay''.
Mais au boulot, elle reste toujours discrète quand on discute de nos vies privées. Voili voilou.
D'ailleurs, j'ai du mal à trancher la question suivante : faut-il mieux dire qu'on a un ''copain'' ou que l'on a personne ? Je penche pour la première solution : ça permet d'écarter les plans dragues au moins !
Ralala, j'adore raconter ma vie moi.
Ce que je trouve aberrant quand on aborde le sujet de l'homosexualité avec quelqu'un qui a un problème avec ça (pas forcément un collègue), c'est qu'il puisse donner son avis si franchement sans même savoir s'il parle à quelqu'un qui est homo.
Pour répondre au sujet : je fais partie de la 3e catégorie
Complètement dans le placard depuis 3 ans. La raison principale est que je suis entrée dans la boîte en tant qu'apprentie et que je n'ai pas voulu risquer ma place, étant donné le mal de chien que j'ai eu à trouver une entreprise. L'autre raison est que je n'aime pas du tout l'ambiance à mon job qui consiste à s'envoyer des réflexions cinglantes à longueur de journée, et à déblatérer sur le dos des uns et des autres. Imaginez-vous, l'un de mes collègues est gay mais je ne l'ai pas appris par lui. Je me souviens encore du sourire carnassier de la personne qui ma révélé 'la chose'.
Je passe donc ma vie privée en sourdine, parlant de tout et de rien, et -ne me lapidez pas- transformant les 'elle' en 'il' quand je n'ai vraiment pas le choix (en général je m'arrange pour ne pas dire de pronom personnel
La seule personne au courant est ma chef directe, qui est à peine plus âgée que moi et surtout arrivée après moi dans l'entreprise. Elle m'a interrogée dès le départ sur ma vie privée en révélant la sienne, du genre : ''[prénom de son copain] et moi on a fait ça, et toi, t'as un copain ?'' et moi de répondre idiotement ''oui, oui'' pour ne pas passer pour célibataire quand même. Puis est venue la question cruciale : ''t'as une photo ?'' à laquelle j'ai évidemment répondu non. Le truc pas suspect du tout. Puis à force de harcèlement (gentil hein), et de pizzas mangées ensemble chez elle quand son copain bossait tard, j'ai fini par devoir l'inviter chez moi... A l'époque j'habitais 'chez' ma meilleure pote temporairement, et ce fameux soir ma chérie était là ! Donc j'ai lâché le morceau, et elle a rit en disant le mythique : ''je m'en doutais tu sais, j'ai un ami gay''.
Mais au boulot, elle reste toujours discrète quand on discute de nos vies privées. Voili voilou.
D'ailleurs, j'ai du mal à trancher la question suivante : faut-il mieux dire qu'on a un ''copain'' ou que l'on a personne ? Je penche pour la première solution : ça permet d'écarter les plans dragues au moins !
Ralala, j'adore raconter ma vie moi.
- Pam
- Messages : 1089
- Enregistré le : jeu. 19 nov. 2009 13:44
Re: Comment vivez vous votre homosexualité au travail?
Pour ma part ça dépend du contexte. Ayant fait pas mal d'intérim et de jobs saisonniers, j'ai rencontré plusieurs cas de figure.
En usine, merveilleux monde dans lequel la préoccupation principale (en dehors du rendement) est de cracher sur le dos des autres, je garde certains détails pour moi. Donc soit c'est "Je suis célibataire" (à éviter, surtout avec les morts de faim qu'on rencontre parfois), soit je leur sert la version boyfriend.
Le plus mythique ça a été cet été. Premier jour en temps que serveuse dans un snack, entourée exclusivement de collègues masculins (c'est là qu'on se dit que la saison va être longue), questions d'usages...arrive le "T'as un copain ?". "Non". "Une copine ?". (
) "Euh...oui". "Cool ! Vous êtes ensemble depuis longtemps ? Elle a quel âge ? Elle habite où ? ...".
Ben ça, c'est fait ! En même temps, ça ne les a pas empêchés de me faire de rentre-dedans, me proposer des plans à 3 (et plus si affinités) et de me dire qu'une fille ne pouvait pas procurer autant de plaisir qu'un homme, qu'eux c'étaient "des vrais mecs", que je n'avais pas rencontrer le bon, bla bla bla...et me présenter toutes les saisonnières lesbiennes de la côte ! Ces mecs...
En usine, merveilleux monde dans lequel la préoccupation principale (en dehors du rendement) est de cracher sur le dos des autres, je garde certains détails pour moi. Donc soit c'est "Je suis célibataire" (à éviter, surtout avec les morts de faim qu'on rencontre parfois), soit je leur sert la version boyfriend.
Le plus mythique ça a été cet été. Premier jour en temps que serveuse dans un snack, entourée exclusivement de collègues masculins (c'est là qu'on se dit que la saison va être longue), questions d'usages...arrive le "T'as un copain ?". "Non". "Une copine ?". (
Ben ça, c'est fait ! En même temps, ça ne les a pas empêchés de me faire de rentre-dedans, me proposer des plans à 3 (et plus si affinités) et de me dire qu'une fille ne pouvait pas procurer autant de plaisir qu'un homme, qu'eux c'étaient "des vrais mecs", que je n'avais pas rencontrer le bon, bla bla bla...et me présenter toutes les saisonnières lesbiennes de la côte ! Ces mecs...