Pourquoi accepte-t-on plus de choses chez les autres qu'envers soi-même? D'abord parce que toute personne normalement constituée à tendance à se remettre en question en permanence. Il paraît plus simple de faire avec les défauts des autres que d'être confronté 24h/24 à nos propres défauts, sans bien-sûr que ceux-ci ne deviennent une obsession.
http://www.psychologies.com/Moi/Se-conn ... e-parfaite Cette analyse de Christophe André (auteur que j'apprécie beaucoup) est pertinente, surtout cette dernière phrase:
"Soyez toujours gentille et bienveillante avec vous: vous irez plus loin encore, et plus confortablement! Et posez-vous la vraie question: c’est une vie performante que vous désirez, ou une vie heureuse?" Une personne dont j'estime beaucoup l'intelligence me faisait d'ailleurs remarquer ce week-end qu'au delà de l'image que l'on renvoie, il y a celle que l'on croit renvoyer, qui modifie celle que l'on souhaite renvoyer et celle que les autres reçoivent...
Il en va de même à mon sens pour le rapport au corps. On est souvent plus exigent envers soi-même, plus pudique pour soi-même. Çà me rappelle une émission que j'avais regardée tard dans la nuit il y a quelques temps et qui mettait en scène des personnalités narcissiques qui aimaient leur corps et passaient beaucoup de temps à s'entretenir, se venter et s'admirer ne comprenant pas que les autres ne s'extasiaient pas autant qu'eux. Tous les interrogés s'accordaient pour dire que ce comportement était "anormal" et peu commun.
J'aime mon corps dans sa globalité, il y a pourtant une partie que je déteste, et étonnement c'est une partie que les mains de madame ont l'air d'apprécier

. Je me demande bien pourquoi j'en fais tellement un complexe. Ce n'est donc pas le regard de l'autre qui me complexe, même si mon rapport au corps est très liée au regard de l'autre, mais bien le regard que je porte moi-même sur ma propre personne.
"Il n'existe qu'un amour fidèle, et il convient de le garder toute sa vie. C'est l'amour propre." Anonyme