Celui qui ne prend pas les gens ( à mettre dedans tous ceux qui ne pensent pas comme eux ) à la gorge pour y fourrer tout un ramassis d'informations de façon totalement indigeste avec la plus grande délicatesse du monde. Celui qui comprend que pour pouvoir discuter avec autrui, il faut déjà accepter que l'autre puisse avoir un avis différent et qu'il va peut-être vouloir le conserver sans pour autant considérer ça comme un affront suprême à sa personne.tetxisk a écrit :Et tu as des exemples de ce que tu considères comme "mauvaises féministes" ou "mauvais féminisme", et du coup de ce que serait son pendant, le "bon féminisme"?
Ce n'est même pas une question de tort ou de raison, c'est une question de procédé. Et ça ne s'applique pas qu'au féminisme ( bon ou mauvais ), c'est que de manière générale je n'aime pas l'idée de forcing de point de vue, aussi juste, noble, pertinent soit-il.
C'est, pour moi, un féminisme beaucoup plus intelligent.
Quant aux exemples, j'imagine que tu n'as pas dû lire que Le Monde ou Gameblog, que tu connais et fréquentes l'univers du jeu vidéo depuis longtemps, que tu n'en ignores pas les ficelles et que tu connais les intervenant(e)s les plus influent(e)s de ce milieu qui n'ont pas besoin de publicité supplémentaire pour être nommé(e)s, dans un sens comme dans l'autre. Ou alors, tu t'es trompée de topic.
Mais j'imagine que non, puisque tu devais également être présente dans ce topic quand j'ai soulevé à maintes reprises le problème de l'image de la femme dans le jeu vidéo. Mais en fait, tu sais, je réalise à la lecture et à l'écriture de mon message que la mauvaise féministe finalement, c'est moi. Parce que je ne suis pas à la lettre ( c'est le cas de le dire ) les préceptes du Sacro Saint Féminisme Immémorial.
Peut-être qu'un jour, j'arriverai à comprendre à quel point je suis dans l'erreur ( je dois fréquenter trop d'hommes, ou de mauvaises féministes voir pire, des filles non féministes du tout ). Et je me laisserai pousser les poils des bras en signe contestataire ( ou les poils tout court, standard beauté féminin à combattre oblige ), je mettrai des E à chaque fin de mot ( commE çaE, pourE êtrE sûrE quE jE suisE bienE féministE commE ilE lE fautE ), je féminiserai chaque mot aussi ( " à chaque mote " d'ailleurs, je peux déjà commencer ? ) et j'irai haranguer chaque personne qui ne parlera pas comme je l'entends ou qui me regardera de manière que je jugerai non respectable en ma qualité de femme ( je suis femme avant d'être un être humain, voyez ). C'est à dire tout ceux qui ne sont pas féministes.
Et là, enfin, j'aurai le droit à mon badge féministe tant convoité. Parce que, sans tout ça, on ne peut évidemment pas sympathiser avec la cause féministe, non.. ce n'est pas possible, pas envisageable.
Cette façon de penser me fatigue, sincèrement. Au point où on ne peut même plus parler sans être repris constamment. Peut-être que ce n'était pas ton intention tetxisk, mais je t'avoue que le hold-up de la pensée me lasse.