Oui Michelle, je voulais laisser mon cher binôme répondre sur ce point... Ce qu'elle va adorer lire tout ça quand elle aura le temps !
Cette image dénaturée du féminisme fait le jeu des sexistes. Chaque fois qu'une femme dément être féministe, elle partipe d'une certaine façon au maintient de l'idée reçue... Que j'ai même pas envie de décrire ici.
Mais si le féminisme de Virginie Despentes a une source dans un mouvement établi, c'est, comme elle l'explique dans King Kong Théorie, et j'imagine à travers son documentaire sur le propos (oui, oui, une production de VD que je ne connais pas personnellement, c'est possible !), c'est celui du féminisme prosexe des années 90. Toute la période pour laquelle on a été relativement privéEs de traduction.
Ainsi, il y a des clivages forts avec les tenantes du féminisme médiatisées en France.
Les travailleures du sexe sont loin d'être abolitionnistes. Or, de Bachelot à Osez le Féminisme, tout ce monde est abolitionniste, de la postitution, j'entends.
Et le discours d'Elisabeth Badinter a beau aller à l'encontre de celui qui domine, elle est encore en deça il me semble (ou c'est moi qui vire radicale.p

). En effet, elle dit que la sexualité est de l'ordre du privé et que l'Etat n'a donc pas à y intervenir.
Je suis d'un autre avis. Un tas de relations sont règlmentées à différents niveaux en l'état. Au hasard, je pioche le mariage. On ne peut choisir librement son partenaire et il s'agit bien d'une disposition légale à ce que je sache. Donc les pressions sociales implicites ou non, les usages culurels et tout ce qui peu inhiber les individus dans leur désir est bien lié, même de loin, à une forme d'orientation politique...
Oups, je me suis enflammée...