Une lesbienne drague une hétéro enceinte

Article lié à la série Chroniques de San Francisco

Alors qu’elles prennent l’air après le défilé, DeDe et D’orothea parlent de San Francisco.

DEDE  : C’est un endroit tellement magique. J’ai l’impression qu’il y a un énorme aimant dedans qui m’empêche de partir.
D’OROTHEA  : Veux-tu partir ?
DEDE  : J’y pense. Mais quand on naît avec tout, on a nulle part où aller.
D’OROTHEA  : Tu as peut-être une ville à découvrir.
DEDE  : J’ai encore beaucoup de villes à découvrir. Athènes, Vienne.
D’OROTHEA  : Non, je veux dire ici. Il y a un nombre surprenant de gens dans cette ville qui ne sont pas ce dont ils ont l’air.

Lors de l’épisode 5, D’orothea raccompagne DeDe chez elle après le défilé. En voiture, alors qu’elle conduit, D’orothea demande à DeDe :

D’OROTHEA  : Où va-t-on accoucher ?
DEDE  : A l’hôpital St Sebastian. Merci pour le « on ».
D’OROTHEA  : Tu ne peux pas faire ça seule.
DEDE  : Je croyais y être obligée.

Une fois chez elle, DeDe apprend que son mari, Beauchamp est mort dans un accident de voiture. D’orothea reste pour soutenir la jeune femme dans cette terrible épreuve. Elles sont proches, complices et éclatent toutes les deux d’un fou rire nerveux en réalisant que les seuls objets personnels que le policier leur a remis est la boucle de ceinture en or de Beauchamp.

Plus tard, chez DeDe, les deux jeunes femmes discutent sur le canapé :

D’OROTHEA  : Tu ne m’as pas dit les noms. Pour les bébés. Tu as choisi ?
DEDE  : Edgar, s’il y a un garçon. Comme mon père. Et s’il y a une fille, ce sera Anna.
D’OROTHEA  : C’est joli. Pour quel raison ?
DEDE  : Papa me l’a demandé, avant de mourir.
D’OROTHEA  : Un prénom de famille ?
DEDE  : Il aimait ce prénom. Je ne sais pas pourquoi. Nul ne savait ce qu’il avait en tête. Il nous a caché qu’il allait mourir, jusqu’à la fin. Je regretterai toujours de ne pas l’avoir su. Il essayait tellement de nous protéger qu’il ne laissait rien deviner de ce qu’il était.
D’OROTHEA  : Ma pauvre chérie. Tu as un poids énorme sur les épaules. Tu ne veux pas te délester un peu ?

DeDe hoche la tête de manière affirmative.

Et puis, à la fin de l’épisode, DeDe est allongée sur le canapé, au milieu de la nuit. Elle prend le téléphone et appelle D’orothea qui dort profondément chez elle. Elle est réveillée par la sonnerie du téléphone et répond.

D’OROTHEA  : Oui, chérie ?
DEDE  : Tu as une âme de père ? Je viens de perdre les eaux. Maman est là, mais je préfère y aller avec toi.

Lorsque le dernier épisode débute, il présente DeDe et D’orothea aux portes de l’hôpital. D’Orothea soutient DeDe, porte son sac et l’aide à respirer. Elle est là, tout simplement. Une fois allongée sur un lit d’hôpital, DeDe déclare à son amie :

DEDE  : J’ai peur, D’orothea. Je crains d’être punie.
D’OROTHEA  : Pourquoi ?
DEDE  : Le père des enfants est chinois.
D’OROTHEA  : La belle affaire !
DEDE  : Facile à dire.
D’OROTHEA  : Je peux même le redire : la belle affaire ! Maman n’est pas au courant ? (DeDe hoche la tête de manière négative) Je m’en doutais. Voilà pourquoi tu l’as mauvaise, je parie.
DEDE  : En partie.
D’OROTHEA  : Et l’autre raison ?
DEDE  : Aucune de mes amies ne m’a appelée.
D’OROTHEA  : La roue tourne, alors.
DEDE  : Pourquoi ?
D’OROTHEA  : Je suis la première de tes nouvelles amies. Et on ne se débarrasse pas de nous facilement. Sauf pour les accouchements, ça nous fait peur. Mais je serai là, derrière la porte.

Avant de partir, D’orothea embrasse DeDe sur le front mais celle-ci prend le visage de son amie entre ses mains et l’oblige à un vrai baiser. D’orothea et DeDe s’embrassent ! Première victoire.

D’OROTHEA  : Tu veux que je l’annonce à ta mère ?
DEDE  : Je le lui dirai. Je t’aime, D’or.
D’OROTHEA  : Itou, petite.

Elles se sont avouées leur amour. Deuxième victoire.

Après l’accouchement, D’orothea est émerveillée par les enfants. Elle prend DeDe et ces derniers en photo et s’extasie devant les bébés contrairement à la mère de DeDe qui est sous le choc. Madame Halcyon ne peut pas croire que sa fille ait eu deux enfants d’un père chinois. DeDe l’explique à D’orothea, à l’hôpital.

Retour à la fiche de présentation Chroniques de San Francisco

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

Répondre