Fleming a écrit : ce n´est pas réaliste de croire qu´on peut dire à un enfant qu´il est un garcon ou un fille sans y ajouter un autre "contenu" que ces mots "qui constatent". Donc, étudier les genres, révéler les conditionnements de nos pensées, aide juste à prendre conscience des idées que nous véhiculons malgré nous.
ok, je veux bien croire que notre discours n'est jamais neutre. Ce faisant, il y a autant de discours, autant de manière d'aborder l'autre, que d'individu.
Donc, pour répondre à la question d'Atta, je ne pense pas que le constat qu'une personne est homme ou femme (quand c'est possible, je parle en générale sans nier l'existence de certaines personnes ayant d'autres attributs biologiques que la majorité des gens) soit réducteur.
Pour moi , c'est un constat. Point. Qu'il soit accompagné d'un discours plus ou moins conscient sur l'image d'un homme ou d'une femme que tout à chacun porte en soi (je veux dire l'éducateur porte en lui une certaine image de ce qu'est un homme/une femme et il le transmet à l'enfant) c'est effectivement réaliste.
Donc, le boulot à faire n'est pas de dire : "mon p'tit Robert, vous êtes né avec un pénis, c'est un fait. Mais en grandissant, vous choisirez si vous êtes un homme ou une femme".
C'est réaliste ça???
Alors, qu'est-ce qu'on lui dit à Robert?
