Les gender studies

Les articles qui vous ont plu ou déplu, ce que vous appréciez ou détestez…
Répondre
Silverring

Re: Les gender studies

Message par Silverring »

Il s'en passe des choses quand je suis pas là ! ça me donne presque envie de m'absenter plus souvent...

Tu nous raconteras Georges, hein ?

Qu'il s'agisse de la question d'Atta ou de ce qui a fait sourciller Méluzine, il me semble qu'on cela touche à nouveau sur la problématique de la définition de femme/fille, homme/garçon. Méluzine prend ses termes comme inséparables des stéréotypes et assignations associés. De ce point de vue, dire à un enfant : "tu as une vulve/un pénis" ou "tu es un garçon/une fille", sont loin d'être des équivalents.
Et en effet, on peut très bien avoir une anatomie, et un sexe déclaré à la naissance X, et choisir d'évoluer dans l'espace social en tant que Y, ou même Z. La donnée biologique ne fait pas le destin. Et comme l'a rappelé Méluzine, les nouveaux nés présentant des organes non conformes à la binarité ne sont pas si rares, et ce n'est pas avec les pollutions actuelles que cela va aller en se raréfiant. Je l'ai aussi évoqué par un autre biais, mais j'y reviens : c'est quoi être biologiquement mâl ou femmelle ? que considérez-vous comme critère prépondérant ? les organes visibles ? Le patrimoine génétique ?
Personnellement, je ne vois pas comment on peut être catégorique. J'en profite pour rappeler un lien que j'ai déjà ressorti il y a peu et qui s'intéresse à une population de sportifs, pas spécifiquement aux I de LGBTQIA...
http://yagg.com/2012/07/30/anais-bohuon ... e-femme/2/

Avatar du membre
fille1970
Messages : 52
Enregistré le : jeu. 29 mars 2012 13:58
Localisation : Nantes

Re: Les gender studies

Message par fille1970 »

Silverring a écrit : c'est quoi être biologiquement mâle ou femelle ? que considérez-vous comme critère prépondérant ? les organes visibles ? Le patrimoine génétique ?
Personnellement, je ne vois pas comment on peut être catégorique.
Encore une fois, je ne nies pas qu'il existe des particularismes dans la population humaine, et que ces exemples que tu cites peuvent aller croissant du fait de la pollution... pourquoi pas. :(

Mais tu pars de cas particuliers pour remettre en cause un postulat qui est vieux comme le monde (trop vieux sans doute, pourras-tu me dire :? ): l'être humain naît sexué, garçon ou fille.

Le nier, c'est nier une part d'humanité dans l'individu, je n'en démords pas.

Combattre les stéréotypes sexués de notre époque, c'est un autre combat que celui de nier l'identité d'un individu.

Ok avec Flemming pour dire que le regard qu'on porte sur un enfant, qu'il soit chargé d'amour ou de ce que l'on voudra, est porteur de sens. Alors, je veux bien entendre que lorsqu'on dit à Robert qu'il est un garçon, on a notre conception de ce qu'est un garçon, qui n'est pas tout à fait la même que celle de sa mère, ni celle de son instit', ni celle de sa copine Amandine, ni celle de...

Mais on lui dit que parce qu'il a un pénis , il est un garçon. On lui donne des outils de compréhension de son corps. Il en fera ce qu'il pourra , avec les adultes qui l'entoureront et lui donneront leur regard sur le monde. Et ensuite, il aura peut être une chance de trouver sa place dans la société, à partir de tout ce qu'il a reçu.

Ça sert à quoi de lui dire: "tu as un pénis." et de s'arrêter là, comme si en lui disant "tu es garçon" allait lui "polluer" la tête? :shock: De toute façon, par l'éducation qu'il va recevoir, il sera confronté à autant de représentation des genres que de personnes qu'ils rencontrera.

Alors, faire en sorte qu'il puisse se présenter comme "je suis un garçon", tout en lui donnant les outils pour se construire comme un être libre et pensant par lui-même, ben je pense qu'il en sortira plus fort (et je ne dis pas ça parce que c'est un garçon, idem pour une fille évidement :P ).
"Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons."
Entre nous soit dit, bonnes gens, Pour reconnaître
Que l'on n'est pas intelligent, Il faudrait l'être...

Georges Brassens

Silverring

Re: Les gender studies

Message par Silverring »

Ce que Méluzine ou moi continuons de citer à répétition montre que ceulles qui présentent un appareil génital ambigu au regard de la dichotomie ne sont pas si rares. Et quand bien même ? Si je suis ton raisonnement en le caricaturant à peine, si l'identité d'unE humainE devait se fonder sur le caractère binaire, ceulles qui ne peuvent matériellement s'y reconnaître sortiraient ils du groupe "humain" ?!
Participer à la transmission de l'assignation de genre permet en effet de fournir des outils pour grandir... grandir dans un espace sexiste.
Les mots sont en effet très importants par ce qu'ils autorisent et permettent d'advenir. Ce qui me chiffonne, c'est que trop souvent, ils précèdent ou supplantent l'expérience personnelle. Ainsi, on nous bourre de concept avant qu'on expérimente, ressente ce qu'ils sont censés recouvrir, et s'imposent sans être incarnés. Bref, ce créent des situation de normalisation, de conformisme, sans que cela soit pleinement agi, que les individus éprouvent ce que cela signifie pour leur cas particulier. Le discours scientifique (dur ou pas) dominant tend à considérer l'humain comme une machine chimique qu'on peut réguler à coups de médicaments, présentant un panel de besoin qui seraient dans les mêmes intensité/proportions pour touTEs. Ceulle qui présentent des volontés hors de cette grilles sont jugés marginaux, et quantité négligeable. Alors on pourra me répondre qu'avant c'était pire, que les désirs sortant de la norme étaient perçus comme anormaux et pathologiques, ben je suis désolée, l'amélioration relative ne me satisfait pas.

Je ne sais pas si c'est parce qu'en effet, on rencontre plus massivement les stéréotypes qu'autre chose, mais aujourd'hui, il est primordial sur moi de fonder mon identité sur le fait que je suis humainE, ou cyborg ;)
http://www.cyberfeminisme.org/txt/cyborgmanifesto.htm

Fleming

Re: Les gender studies

Message par Fleming »

bonjour bonjour! je reviens :mrgreen:
le but de ce post n´est pas de mettre tout le monde d´accord, mais je crois avoir compris quelque chose
et alors ce que je lis, je vais le recopier ici, mais ma conclusion est la suivante:
les Gender studies sont là pour servir la lutte contre les discriminations. Les discriminations reposent sur les rapports entre les individus, (et non sur celui de l´individu à lui-même). Je ne vois nulle part la négation du sexe biologique des hommes et des femmes, juste une ouverture aussi dans la pensée à d´autres formes de sexes.
Si les Genders studies luttent contre la discrimination, elle profite à tout le monde, mais son centre d´indérêt n´est pas de montrer que les mots homme et femme seraient éronnés, juste à les considérer autrement pour cesser les rapports de force, les préjugés les inégalités les pressions sociales fondées sur la différence des sexes biologiques.
Voici un extrait:
La notion de genre permet de se rendre compte de ces quatre dimensions: construction sociale, approche relationnelle, rapport de pouvoir, intersectionnalité.
Le genre peut ainsi être défini comme un système de bicatégorisation hiérarchisé entre les sexes (homme/femme) et entre les valeurs et représentations qui leur sont associées (masculin/féminin). Ceci appelle une précision terminologique importante: pour nous, le terme de genre désigne un rapport social et un diviseur.
P.S.: intersectionnalité=
simultanéité ou intrication des formes de domination de race, de classe et de sexe.

Avatar du membre
Lilium
Messages : 164
Enregistré le : jeu. 2 août 2012 19:44

Quelques lectures sur les études des genres

Message par Lilium »

En feuilletant un magazine, je suis tombé sur une sélection de livres abordant le thème de l'étude des genres, je vous faits donc partagé cette découverte. Ne les ayants pas lu, je ne sais pas ce qu'ils valent et ne peux donc pas donner mon avis sur ces livres.
Si vous faites l'acquisition de ces ouvrages ou que vous les possédez, n'hésitez pas à faire partager vos impressions ;)


Corps en tous genres de Anne Fausto-Sterling aux éditions La découverte. Prix: 32€
Résumé du site:
Plus d'infos sur ce livre

La querelle du genre de Christian Flavigny aux éditions PUF. Prix : 15,20€
Résumé site:
Plus d'infos sur ce livre

Le camion et la poupée de Jean-François Bouvet aux éditions Flammarion. Prix : 19€
Résumé du site:
Plus d'infos sur ce livre

Libre aux modératrices de changé ou modifié le titre du sujet si celui-ci ne paraît pas approprié...
"Si un jour tu tombes saches que je serais là". Le sol

(ô,ô)

Jabberwocky Ft Owlle - Ignition

lesbionic
Messages : 643
Enregistré le : sam. 26 juin 2010 11:16
Localisation : Paris

Re: Les gender studies

Message par lesbionic »

ouah quelles discussions ! J'avoue humblement ne m'être jamais posé ces questions sur le genre avec autant d'acuité que depuis que je lis ce topic. Merci à vous :idea: .

J'aimerais vous faire part de mon sentiment.

Ce que je crois, ce qui sort de moi, de ma vie et de mon instinct (je ne suis ni sociologue ni biologiste ni éducatrice ni spécialiste!), c'est qu'il y a plusieurs grilles qui se superposent et qui nous construisent:

- une grille biologique qu'on aimerait croire binaire (spermatozoïde vs ovule, organes sexuels féminins vs masculins) et qui résulte d'un patrimoine génétique. Ce patrimoine marche par essai-erreur. Donc ce n'est pas entièrement binaire: il y a des "accidents" de parcours (au sens statistiques qui s'écartent du modèle binaire dominant). L'avantage du modèle binaire c'est qu'il est simple et rassurant et qu'il est plus facile de nier les écarts que de les accepter (un petit acte chirurgical à la naissance par exemple peut donner l'illusion que tout rentre dans le rang). Oui, l'espèce humaine fonctionne (se reproduit) sur un mode sexué binaire. Simplement, nous pouvons être l'un, l'autre, les deux à la fois - hermaphrodite - ou aucun. Il n'y a aucun moyen aujourd'hui de quantifier sa part de femme vs d'homme en soi (en tout cas pas tant que nous ne disposerons pas de l'ensemble de notre patrimoine génétique). La seule chose qui peut nous renseigner est de regarder dans son miroir ses organes génitaux (ou plutôt de les toucher quand on découvre son corps à la petite enfance et de vérifier/se rassurer que nous ressemblons bien à 9x% de nos petit(e)s camarade(e)s).

- une grille sociale que la théorie du genre essaye de décrire. L'intérêt de la théorie du genre à mes yeux est sa nouveauté (une théorie de la 2nde partie du siècle dernier). Ainsi cette notion de continuum mise en avant par Silverring qui me paraît à la fois crédible et qui devient peu à peu socialement acceptable même si il fait débat (le relativisme et la complexité qui en découle étant également à l'oeuvre dans bien d'autres développements scientifiques récents). Pour ce que je comprends, il me semble que cette théorie du genre est une théorie biologico-sociologique (donc complémentaire des théories socio-culturelles ?). Donc, si j'ai bien compris, il s'agit de repartir de nos connaissances en biologie (point du dessus) et de plaquer cette grille continuum (parce que notre patrimoine génétique est d'une telle richesse qu'il offre forcément une "infinité" de solutions) sur une grille qui décrit notre corps social ? Dis comme ça, cela me parait lumineux et je ne vois pas trop où sont les enjeux ? En tout cas autre que culturels ?

L'avantage de cette théorie c'est que dans "notre monde en déglingue où personne ne met plus de magie au fond de sa seringue", c'est rassurant d'avoir une théorie sous le coude: ça fait sérieux! Je crois quand même que c'est tous les jours au quotidien que ce combat doit être mené. Et que les enjeux sont les mêmes hier comme aujourd'hui: être reconnue pour ce que nous avons décidé d'être.

ps: je n'avais pas lu le dernier post de Fleming et son "les Gender studies sont là pour servir la lutte contre les discriminations". Comment ne pas être d'accord avec elle ?
J'ai rêvé, j'ai eu foi, j'ai tellement aimé
Que je ne suis plus de ce monde

Avatar du membre
fille1970
Messages : 52
Enregistré le : jeu. 29 mars 2012 13:58
Localisation : Nantes

Re: Les gender studies

Message par fille1970 »

Fleming a écrit : Si les Genders studies luttent contre la discrimination, elle profite à tout le monde, mais son centre d´indérêt n´est pas de montrer que les mots homme et femme seraient éronnés, juste à les considérer autrement pour cesser les rapports de force, les préjugés les inégalités les pressions sociales fondées sur la différence des sexes biologiques.
Voici un extrait:
Le genre peut ainsi être défini comme un système de bicatégorisation hiérarchisé entre les sexes (homme/femme) et entre les valeurs et représentations qui leur sont associées (masculin/féminin).
[/quote]

alors, je reprends le fil de ce poste. :)

L'idée qu'on reste avec "un système de bicatégorisation" homme/femme, étant entendu qu'il y a des exceptions à cette règle générale, me va bien.

Quant aux "valeurs et représentations qui leur sont associées (masculin/féminin)", ça a fait "tilt" chez moi :o

Je me retrouve beaucoup mieux dans cette terminologie: autant il me semble important de pouvoir dire à un enfant "tu es un garçon" ou "tu es une fille" qu'il me semble inepte de dire "tu es masculin" ou "tu es féminin"

Là, je suis d'accord :) je pense pas qu'on soit toutes sur la même longueur d'onde, et c'est très bien -c'est ce qui fait la richesse du débat. Mais ça me rassure aussi de pouvoir appréhender ces notions sans avoir à renier des points qui me semblent être des fondamentaux.

Donc, si on remplace les mots "garçon/fille" par "masculin/féminin" dans les précédents échanges, ça me va tout à fait! :mrgreen:
"Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons."
Entre nous soit dit, bonnes gens, Pour reconnaître
Que l'on n'est pas intelligent, Il faudrait l'être...

Georges Brassens

Fleming

Re: Les gender studies

Message par Fleming »

:D je n´ai pas le temps là d´approfondir mais juste de réagir rapidement au post de fille1970.
Je continue de lire le manuel qui m´a été prété... il y est écrit noir sur blanc que les auteurs ont des partis-pris, ils les nomment, ce que je trouve très pratique ;) et évoquent parfois des avis différents au sein même des "chercheurs/chercheuses" en la matière... alors c´est comme partout, tu vas trouver des pensées qui s´opposent ou du moins qui ne s´accordent pas...
je reviendrai, c´est un sujet très intéressant :mrgreen:

ZKXNLZLKNRLEKZ

Re: Les gender studies

Message par ZKXNLZLKNRLEKZ »

Je ne vais pas apporter grand chose au débat, mais pour moi ce sujet est je dirais le premier sujet ici sur ce forum à travers lequel je me sens vraiment concernée et malgré tout, je ressens un réel blocage pour y apporter quoique ce soit.
Ca même était une découverte troublante je dirais parce qu'à travers mon regard depuis gamine, dans ma propre évolution et mon propre ressenti de ma personne, j'ai toujours eu le sentiment d'évoluer loin de la notion "garçon", "fille", je me suis toujours sentie en réel décalage, je me suis toujours sentie un peu comme plongée dans une sorte d'hermaphrodisme, mais sans jamais pouvoir l'expliquer et sans connaître l'existence des études sur le genre.
Même si d'une manière générale je préfère utiliser les mots "personne", "individu", "humain", je peux employer les mots "fille" et "garçon", "homme" "femme" et pourtant je ne m'y sens pas inclue et c'est là où j'ai du mal à l'expliquer.

Une anecdote: à la maternelle, pour la photo de classe, les maîtresses voulaient séparer "les filles" et "les garçons", c'était leur idée, faire deux groupes. On était tous assis et elles ont demandés alors de former ces deux groupes et "aux filles" de se lever et aller se mettre sur l'autre banc. Je suis restée assise et les maîtresses insistaient en disant "TOUTES les filles doivent se lever et rejoindre le banc", et comme je ne me levais pas, une est venue vers moi pour savoir ce que je fabriquais et je lui ai répondue que je n'étais pas une fille, avec mon minois de petite réservée. Au final elle est allée en parler à mes parents en pensant que c'était peut-être problématique que je ne me considère pas comme "une fille". ;D
Et plus tard, quelques années après, au primaire, un camarade un peu crétin mais pas bien méchant me taquinait et me coinçait en me disant que j'aurai voulu être un garçon. Je lui répondais que non, j'en étais convaincue, parce que ça n'avait pas de sens pour moi et il ne voulait pas me lâcher tant que je ne lui donnais pas la réponse qu'il voulait entendre. Et tout ça parce que j'aimais jouer au foot et que mes copines m'appelaient Ronaldinette.
Et je me souviens aussi gamine, je faisais des rêves avec un dédoublement de personne. Deux personnes, mon moi le mien de mien avec mon aspect extérieur à moi, qui se mettait en position d'observateur et qui regardait évoluer une autre personne en tentant de la représenter comme ce qu'on pouvait considérer comme un garçon, mais sans pouvoir malgré tout pouvoir réellement le voir comme un garçon et en fait je m'apercevais que c'était moi, avec le même état d'esprit, mais que j'essayais de représenter différemment corporellement pour voir ce que ça pouvait donner. Pendant longtemps j'ai fait des rêves de ce genre. Et juste un rêve dont je me souviens, ce double de moi, se sentait dans une position de faiblesse et dominer par les personnes qu'il rencontrait, c'est un rêve qui m'a beaucoup marqué. C'était peut-être mes premiers signes de masochisme.
Enfin voilà en gros pour des petites anecdotes et expériences personnelles.

Et quand je te lis Fille1970, j'ai le sentiment que pour toi les mots sont un repère et une vérité et qui peuvent aider à s'y retrouver. Je les ressens plus comme des mensonges, des accessoires, une généralisation mensongère. Ce n'est pas un reproche, mais une manière d'expliquer tant bien que mal une autre manière de regarder autour de soi plus loin et se ressentir dans un monde où on veut trop tout définir, qualifier et classer et où finalement les données sont très erronées et où on exclu beaucoup.
Puis là en écrivant je pense à ce tableau de Magritte, "La trahison des images", que j'aime beaucoup par ce qu'il montre, dit, et même ne dit pas, par ce que chacun peut capter comme message. Et j'ai envie de le poster pour conclure ce que j'étais en train d'écrire plus haut.

Image

et je vais m'arrêter là.

Méluzine

Re: Les gender studies

Message par Méluzine »

Ton témoignage me touche Z, merci de partager ça avec nous. ;)

Répondre