BD toujours, avec Un océan d'amour, en sélection officielle au festival d'Angoulême. Un vrai petit bijou, et le tout sans aucune parole. Un couple d'un certain âge mais toujours très amoureux va se retrouver séparé : un jour, le bateau de pêche de notre personnage va se retrouver bloqué dans les filets d'un gros cargo. Sa femme ne le voyant pas revenir va partir à sa recherche, Bigouden à forte personnalité, il va lui arriver plein d'aventures, en parallèle de celles de son mari qui tente de survivre dans l'océan, accompagné d'une mouette.
Très belle BD, qui se dévore, pleine de poésie, d'humour et d'amour évidemment!
J'ai commencé à lire Death Dealer, un roman de fantasy que m'a prêté un collègue. J'ai bien accroché au début, on verra si la suite est aussi bien.
Voici un petit résumé : Bien avant l’avènement de l’Atlantide, dans un monde sombre pétri de violence et de sorcellerie, la Terre tremble sous les sabots de la horde des Kitzakks tout-puissants.
Ils sont invaincus. Ils veulent conquérir le monde entier, et surtout cette vallée luxuriante qui, bien des siècles plus tard, deviendra la mer Méditerranée. Personne n’ose se dresser contre eux. Personne, sauf un homme : Gath de Baal. Afin de sauver le peuple de la forêt, il devra déjouer les ruses des dieux, et porter le heaume maudit, devenant ainsi l’incarnation de la Mort en personne, le Death Dealer.
Parce que nous sommes toutes les deux complémentaires. Parce que ton corps sait ce que ta raison ignore. Parce que si je te disais exactement ce qu’il en était, tu n’aurais pas toutes ces questions. Tu ne te sentirais pas aussi mal et si seule.
Eldian
J'ai bien aimé "Charlotte" de Foenkinos. Il a réussi à me toucher avec ce bouquin où il raconte la vie de Charlotte Salomon, très jeune peintre de la bonne société Berlinoise qui n'a pas pu échapper à la monstruosité nazie.
Foenkinos a eu deux prix avec ce roman (Renaudot et Goncourt des Lycéens), mais il a aussi essuyé quelques critiques négatives souvent justifiées, mais certaines, plus cinglantes, que je ne partage pas et c'est de celles-ci dont j'ai envie de parler !
- Ainsi, le fait qu'il écrit comme ça.
Avec des phrases courtes.
En revenant à la ligne à chaque fois.
Sorte de poésie en prose... Peut paraître à certains une coquetterie mais ne m'a pas déplu, car ce rythme singulier intensifie la tension de cette vie comme saccadée.
- Parce qu'il ne parle pas de la peinture de Charlotte Salomon (sous entendu, car il ne sait pas quoi en dire)... Peut importe, cela m'a rendue curieuse au contraire. j'ai eu envie de découvrir son œuvre, plus encore que si elle avait été décrite et commentée.
- Parce qu'il a suivi Charlotte jusque dans la chambre à gaz d'Auschwitz, et, peut-on écrire sur l'indicible, surtout quand on ne l'a pas vécu ? La question n'est pas récente... mais parle t'on jamais assez de la barbarie ? Et qui peut le faire d'autre, aujourd'hui, alors que les derniers survivants "s'éloignent" ?
Charlotte n'est peut être pas un roman d'une ampleur époustouflante, mais c'est un roman sensible, qui décrit bien la fascination que l'on peut ressentir pour certains artistes ou intellectuels, au point de vouloir connaître tout de leur vie et démonter le ressort de leur processus créatif. Un bel hommage.
Festayre33 a écrit :
Non je ne l'ai pas lu... Ça parle de quoi ?
Je réponds donc sur le topic approprié!
Donc Le pigeon de Süskind, plus connu pour avoir écrit Le parfum, que je n'ai pas encore lu^^
Quelqu'un m'a conseillé ce livre, et elle avait vraiment raison!
J'ai adoré la capacité de Süskind à nous faire comprendre et vivre les émotions de son personnage, en l'occurrence la "terreur mortelle" qui l'envahit quand il voit ce fameux pigeon! On s'y croit, on imagine vraiment ce qu'il ressent!
Comment cet événement, si banal pour certain(e)s, peut-il autant bouleverser la vie d'un homme? En quoi sommes-nous donc si influencé(e)s par les événements qui nous arrivent?
C'est un roman court mais prenant, qui fait réfléchir sur la psychologie humaine.
Je vous laisse le résumé, en espérant vous avoir donné envie de le lire! "Lorsque lui arriva cette histoire de pigeon qui, du jour au lendemain, bouleversa son existence, Jonathan Noël avait déjà dépassé la cinquantaine, il avait derrière lui une période d'une bonne vingtaine d'années qui n'avait pas été marquée par le moindre événement, et jamais il n'aurait escompté que pût lui arriver rien de notable sauf de mourir un jour. Et cela lui convenait tout à fait. Car il n'aimait pas les événements, et il avait une véritable horreur de ceux qui ébranlaient son équilibre intérieur et chamboulaient l'ordonnance de sa vie."
Le musée du silence, de Yoko Ogawa. Le livre porte bien son nom, il est très silencieux...dit comme ça c'est un peu étrange, mais je sors de chaque lecture calme et apaisée. On dirait que ce livre a le pouvoir de faire taire le vacarme, intérieur comme extérieur. Résumé: Un jeune muséographe vient d'entrer en fonction dans un manoir aux confins du monde. Sous la direction d'une vieille dame plutôt étrange, il devra recenser, agencer, mettre en scène une véritable collection d'objets, de reliques du quotidien, de vestiges d'une intimité disparue et pourtant soutirée depuis des années aux défunts du village voisin. Car ces objets ont un seul point commun: ils furent tous volés quelques heures après la mort de leur propriétaire...
Empreintes du temps qui passe, variations autour de la mémoire, accumulations, obsessions: la mission de cet homme est complexe car le musée du Silence devra être à la hauteur des souvenirs de la vieille dame.
Le récit est mené à la première personne par le jeune muséographe. L'écriture est calme mais pas plate ni ennuyeuse: peu de ponctuation expressive, mais des tournures de phrases qui surprennent. Les descriptions sont admirablement menées, et les dialogues aussi. Le roman commence comme la chronique des activités du jeune muséographe, mais, peu à peu, viennent s'ajouter quelques éléments du roman policier... Dernier détail: le lecteur ignore le nom des personnages.
J'avais lu L'Annulaire, de la même auteure, il y quelques années, et je retrouve ici la même atmosphère feutrée, apaisante et, pourtant, légèrement inquiétante.
"un vent fou siffle dans ta tête" Georges Bataille
Ah! laisse-moi te rappeler comment tu étais, quand tu n'existais pas encore Neruda
Toi, que défendais-tu ? Ciel insensible et pur
Tremblant tu m’abritais. Eluard
Je ne sais pas pourquoi je m'entête a lire du Pancoll alors que je sais pertinemment que je serai déçue... Peut être parce que comme est très connue dans le monde littéraire je me dis que j'arriverai à apprécier ses ouvrages... En fait, c'est surtout ses fins moi qui me gênent... Comme une impression de pas fini...
Enfin, tout ça pour dire qu'en ce moment je lis Les yeux jaunes des crocodiles... J'avais déjà lu le tome 2 (La valse lente des tortues) (oui je sais je fais les choses a l'envers mais on me l'avait offert...) je verrai bien si j'achète le tome 3...
Pour celles qui poseraient la question, je n'ai pas lu que ça d'elle (vu de l'extérieur, dernière danse.. ) xd
La défaite ce n'est pas de tomber mais de ne jamais se relever
Je lis "Mes mauvaises pensées" de Nina Bouraoui. Mon premier livre de cette auteure. Ses phrases sont super longues mais elle utilise très bien la ponctuation pour ne pas embrouiller la lecture. Ca donne une grande fluidité à ces pensées. J'aime cette plongée, qui frise l'apnée, dans son esprit. Trop tôt pour parler plus de mes impressions.