Voilà c'est (vraiment) fini, 8 ans ont passé. Le dernier épisode de la série a été diffusé dimanche dernier aux États Unis...
Mad men est une série majeure, une des meilleures que j'ai pu voir, finement psychologique, habilement observatrice de la société américaine des années soixante. Sans violence physique, sans scène de torture racoleuse, sans cliffhanger, avec son rythme a la fois lent et foisonnant, elle m'aura jusqu'au bout captivée...
Quant à ce final :
Don Draper ne s'est pas finalement pas jeté par la fenêtre d'un quelconque bureau de Madison avenue, comme pouvait nous le faire craindre le générique, mais, en tombant dans le vide d'une crise existentielle, après nous avoir, pendant quelques dizaine d'étages/ une dizaine d'années, fait nous demander s'il allait définitivement se désintégrer en touchant le sol/le fond, Don, toujours aussi touchant qu'énigmatique, se régénère une nouvelle fois (pour une troisième vie ?), en ayant compris que « Tu passes ta vie à penser que tu ne reçois pas d’amour, qu’on ne t’en donne pas, et tu réalises qu’ils essaient. Mais que tu ne sais même pas toi-même ce que c’est. »
Seul personnage de ce final avec une fin ouverte.
Betty prend cher et de façon plutôt injuste, avec ce terrible cancer du poumon sorte de tribut payé par la série aux milliards de clopes envolées au cours de ces 7 saisons et, avec les adieux téléphoniques à Don, nous offre une scène poignante et triste...
Les autres personnages nous quittent avec beaucoup plus de légèreté : Joan dépassant définitivement son destin de femme aux énormes avantages physiques, doublement cataloguée pour cette raison dans ce monde profondément sexiste, choisit l'épanouissement professionnel à l'amour d'un homme qui l'aurait de toutes façons contrainte à ne pas être totalement libérée.
Peggy en revanche, enfin "émancipée" de et par Don, lâche son destin d'Exécutive woman pour aller vers l'amour avec Stan, ce qui lui manquait le plus dans sa vie. Finalement, toute déception bue qu'elle n'ait pas accepté la proposition professionnelle de Joan, c'est quand même ce qu'on pouvait souhaiter.
Roger Sterling entame ce "dernier chapitre de sa vie" avec générosité et apaisement, oubliant ainsi son cynisme pour ne conserver que le meilleur de lui même.
Pete, personnage tête à claques, devenu sympathique et (globalement) honnête, nous joue l'Américan way of Life parfaite.
Et à la fin, c'est Coca cola qui gagne ?
"Magnifique", ce vrai spot qui fait suite au sourire béat de Don et le met ainsi en perspective (se pourrait-il qu'il reprenne son ancien métier ?).
Il rappelle à quel point la série a été par le biais du monde publicitaire qu'elle a si bien dépeint, une critique politique de la société tout autant qu'elle a suivit l'évolution psychologique et singulière des personnages.
Allez, une dernière fois, pour toi Chicoutimi et pour d'autres forumeuses qui auront aussi aimé MM : Mad Men
Ce dernier épisode, qu'en as-tu/qu'en avez-vous pensé ?
Je ne connais pas du tout Absolutely comme je te l'avais dit ailleurs sur ce forum, mais qui sait, peut-être qu'un jour ma curiosité me donnera envie de regarder la première saison pour commencer dans l'ordre des choses. :p
En tout cas, sorry, je sais ce que ça fait de devoir dire bye bye à une série tant aimé par soi-même. :£
matorie a écrit :
Tu sais que tu n'as pas essayé de me recruter pour cette série mais m'as donné envie quand même..?
Je comptais m'y mettre cet été...
Je ne savais pas non Matorie! ahah, bon, ben tu vois, ça ne sert à rien de vouloir recruter. :p
Alors bon visionnage quand tu commenceras. D'ailleurs, la saison 3 ne va pas tarder à arriver.
Voilà c'est (vraiment) fini, 8 ans ont passé. Le dernier épisode de la série a été diffusé dimanche dernier aux États Unis...
Mad men est une série majeure, une des meilleures que j'ai pu voir, finement psychologique, habilement observatrice de la société américaine des années soixante. Sans violence physique, sans scène de torture racoleuse, sans cliffhanger, avec son rythme a la fois lent et foisonnant, elle m'aura jusqu'au bout captivée...
Quant à ce final :
Don Draper ne s'est pas finalement pas jeté par la fenêtre d'un quelconque bureau de Madison avenue, comme pouvait nous le faire craindre le générique, mais, en tombant dans le vide d'une crise existentielle, après nous avoir, pendant quelques dizaine d'étages/ une dizaine d'années, fait nous demander s'il allait définitivement se désintégrer en touchant le sol/le fond, Don, toujours aussi touchant qu'énigmatique, se régénère une nouvelle fois (pour une troisième vie ?), en ayant compris que « Tu passes ta vie à penser que tu ne reçois pas d’amour, qu’on ne t’en donne pas, et tu réalises qu’ils essaient. Mais que tu ne sais même pas toi-même ce que c’est. »
Seul personnage de ce final avec une fin ouverte.
Betty prend cher et de façon plutôt injuste, avec ce terrible cancer du poumon sorte de tribut payé par la série aux milliards de clopes envolées au cours de ces 7 saisons et, avec les adieux téléphoniques à Don, nous offre une scène poignante et triste...
Les autres personnages nous quittent avec beaucoup plus de légèreté : Joan dépassant définitivement son destin de femme aux énormes avantages physiques, doublement cataloguée pour cette raison dans ce monde profondément sexiste, choisit l'épanouissement professionnel à l'amour d'un homme qui l'aurait de toutes façons contrainte à ne pas être totalement libérée.
Peggy en revanche, enfin "émancipée" de et par Don, lâche son destin d'Exécutive woman pour aller vers l'amour avec Stan, ce qui lui manquait le plus dans sa vie. Finalement, toute déception bue qu'elle n'ait pas accepté la proposition professionnelle de Joan, c'est quand même ce qu'on pouvait souhaiter.
Roger Sterling entame ce "dernier chapitre de sa vie" avec générosité et apaisement, oubliant ainsi son cynisme pour ne conserver que le meilleur de lui même.
Pete, personnage tête à claques, devenu sympathique et (globalement) honnête, nous joue l'Américan way of Life parfaite.
Et à la fin, c'est Coca cola qui gagne ?
"Magnifique", ce vrai spot qui fait suite au sourire béat de Don et le met ainsi en perspective (se pourrait-il qu'il reprenne son ancien métier ?).
Il rappelle à quel point la série a été par le biais du monde publicitaire qu'elle a si bien dépeint, une critique politique de la société tout autant qu'elle a suivit l'évolution psychologique et singulière des personnages.
Allez, une dernière fois, pour toi Chicoutimi et pour d'autres forumeuses qui auront aussi aimé MM : Mad Men
Ce dernier épisode, qu'en as-tu/qu'en avez-vous pensé ?
Cette saison, je pense qu'elle va énormément m'intéresser car j'ai le sentiment qu'il va y avoir moyen d'en apprendre plus sur la vie d'Hannibal et c'est ce que j'attends de plus en plus.
Oui, c'est bien la Victoria de "Lost and Delirious" qui faisait tant souffrir Paulie (Piper Perabo).
Surnommée "La dépouilleuse" (par moi même !), depuis cet épisode 9 de la S7, dans lequel elle disparaît en emportant ses désillusions et tout le contenu de l'appartement, à l'initiative de sa mère vengeresse.
Un deux un deux, est-ce que quelqu'un regarde "Hannibal" ici?
Je n'ai pas encore regardé la reprise. J'attends d'abord d'en arriver à la fin de la saison 3 de "The OC".
J'ai donc un peu le temps.
J'ai beaucoup aimé les deux premières saisons d'Hannibal, et le dernier épisode laissait sur un beau suspense (ou un gros "Quoi quoi! Mais ça ne peut pas se finir là dessuuuuuuuuuuuuuuuuus!!!!!!!!!!!!!???")
Bref, j'attends cette saison 3 avec impatience et curiosité. Par contre j'aime bien attendre d'avoir plusieurs épisodes sous la dent avant de m'y mettre, je suis trop frustrée sinon. Donc je ne viendrai sans doute pas donner mes impressions tout de suite non plus.