Zonia a écrit :Merci à toi d´être à l´écoute

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Zonia a écrit :J´imagine que cela devait être difficile pour toi il y a une trentaine d´années
Difficile peut-être dans le sens où je ne comprenais pas ce qui clochait chez moi. J'étais un mystère pour moi-même. Pas de livres, pas de magazine, pas de films, pas de support d'identification. Un milieu familial où l'homosexualité n'existait tout simplement pas.
J'ai longtemps fermé aussi les yeux, mis un couvercle à en étouffer, mis du temps à m'autoriser à vivre ma sensibilité, à être et non pas à paraître.
Il me semble qu'avec le support d'internet, ce lent processus aurait été plus rapide...peut-être pas, je ne sais pas. Mais le fait de ne pas être seule dans ma coquille, dans mes ressentis, aurait sans doute changé des choses.
Zonia a écrit : Je commence aussi à regarder les garçons,
C'était justement ça qui clochait chez moi...je ne les regardais pas et je me pâmais devant l'une de mes profs. Aucune émotion ressentie au contact des garçons, avec lesquels j'aimais bcp être d'ailleurs, mais comme des amis, des compagnons d'aventure. Cette situation a souvent dérapé, a souvent provoqué un malaise intérieur vertigineux (Marguerite Radcliffe Hall décrit superbement bien ce malaise entre Stephen et David dans
Un puits de solitude) et j'ai mis longtemps à comprendre et à me positionner.
Zonia a écrit :car toutes les filles le font
Cette sensation m'a longtemps poursuivie aussi...entendre les filles que je pouvais côtoyer, parler sans retenue de ce qu'elles ressentaient et le sentiment de ne pas être du tout au même endroit, d'être ailleurs avec ce sentiment très net que ce que je ressentais était objet de raillerie (fatalement intériorisé) et qu'il ne m'était pas possible d'en parler, moi aussi, très ouvertement, sans être comme en danger.
Encore aujourd'hui (je pense à mon milieu professionnel entre autre), je suis le mouton avec une couleur différente, quand j'exprime, dans une conversation, mes propres ressentis. Ça ne va quasi jamais dans le sens général. Ça ne loupe pas. Mais là, je ne m'auto-censure plus

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C'est assez fort ce que tu écris, les mots que tu emploies.
Je n'ai vu aucun des films que tu cites

. J'ai encore du pain sur la planche

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Zonia a écrit :Le premier livre c´était « caresser le velours » de Sarah Waters. Le style d´écriture de cette femme est juste magnifique. Elle vous fait voyager dans votre propre imagination.
Celui-ci, je l'ai lu et je suis d'accord avec toi. J'aime bien son univers qui transporte dans un tout autre ailleurs.
Idem pour les adaptations filmographiques.
Zonia a écrit :Fan d´animé japonais, j´ai aussi regardé beaucoup de séries Shojo-ai et yuri. Et de là j´ai donc aussi lu beaucoup de fanfictions liées à ces animés.
Je découvre très partiellement cet univers

(animés japonais et fanfictions). Les fanfictions, parce que j'aimerais bien lire une suite digne de ce nom au film
Carol de Todd Haynes (l'as-tu vu ?). C'est avec ce film que j'ai creusé un peu plus le sujet...mais je ne suis encore qu'en surface.
Zonia a écrit :Oui c´est bien comme ça qu´il se prononce. Sauf qu´en choisissant le nom, j´ai pas pensé à une belle femme, mais plutôt à un alcool
Une notion de plaisir, au sens noble du terme, même si différentes, dans les deux cas

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Là, je pense aux djinns (les créatures)

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"
Gertrude", non, ça ne sonne pas mais ça ne m'étonnes pas que ça puisse tenter Free

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