Canal a eu une politique ambitieuse ces dernières années concernant les séries, la chaine les traite comme des oeuvres à part entière et renouvelle pas mal le genre, au niveau des scénarios et des moyens...
Le battage autour de la série fut énorme, on allait voir LA série de l'année !
Votre site préféré, alléché par la pub énorme faite autour de cet évènement, vous annonçait :
Dire que c'est une déception serait un doux euphémisme, on frôle plutot le bide.11/10/10 – Il y a une semaine jour pour jour, débutait sur Canal Plus la nouvelle série de la chaîne, Maison Close. Lancée en grandes pompes, cette dernière se déroule dans le Paris des années 1800.
Nous sommes en 1871. La guerre entre la France et l’Allemagne vient de s’achever. Le Paradis est un bordel où travaillent trois jeunes femmes, Rose (Jemima West), Véra (Anne Charrier) et Hortense (Valérie Karsenti). Trois femmes très différentes au passé complexe et à l’avenir plus qu’incertain.
C’est le personnage d’Hortense, la patronne de ce bordel qui nous intéresse. Cette dernière est lesbienne et éperdument amoureuse de Véra. Tellement amoureuse qu’elle va tout faire pour que cette dernière qui sent arriver la fin de sa carrière, ne parte pas…
Pour celles qui ont la chance d’être abonnées à Canal Plus, la série est diffusée tous les lundis soirs à raison de deux épisodes à la fois à partir de 20h50.
Tout est mauvais, mal traité : les personnages, les dialogues, la musique, l'intrigue.
Les méchants grimacent méchamment tandis que les pauvres filles apeurées écarquillent les yeux, sur un scénario et des dialogues délicats comme une chaine de forçat. Savoir si les acteurs et actrices sont bons, on ne saurait dire, en tous cas on les plaint !
Tout le monde parle comme en 2010, court partout en hurlant ou inaudible.
C'est filmé par une caméra qui donne le mal de mer, l'ensemble est "rythmé" par une musique américaine surgissant avec autant de finesse que dans un porno soft des années 70.
Manier l'anachronisme demande talent et culture, il ne suffit pas de plaquer du contemporain sur de l'ancien : épargnez nous les guitares électriques et soignez les dialogues et la bande-son !
Inutile de dire que les scènes de sexe sont aussi loupées que le reste, le contexte historique grossièrement dépeint, les histoires individuelles convenues et ennuyeuses...
Que sauver de ce nauvrage ? les décors, les costumes, le travail sur la lumière, parfois même trop visible et maniéré. Même pour une série historique, c'est fort peu.
D'un concept intéressant, dans un cadre historique qui n'est pas sans rappeler l'époque actuelle, d'un sujet qui pose de vraies questions, le scénariste et le réalisateur ont fait un navet triste et sans goût, une série racoleuse qui vous fait lorgner vers la zapette ou votre montre.
Le public ne s'y est pas trompé : record d'audience pour les 2 premiers épisodes, dégringolade sévère la semaine suivante.
Les critiques sont unanimes, c'est un beau gâchis !
Et non, je ne vous commenterai pas la suite !