[Film] A Marine Story
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Silverring
Re: [Film] A Marine Story
Ah ! Bah voilà la bonne raison pour laquelle je renonce !!!
T'façon j'imagine mal Dreya m'émouvoir autant que dans Everyghing's relative...
T'façon j'imagine mal Dreya m'émouvoir autant que dans Everyghing's relative...
- bulle
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- Enregistré le : dim. 3 mai 2009 13:06
- Localisation : plus ou moins en France, vers Paris
Re: [Film] A Marine Story
Ta-daaa !
On en parlait depuis plusieurs jours et on l’a fait ! Au festival du film de Toulouse, Des images aux mots, passait en Avant Première française, s’il vous plait, le film A Marine Story. Isa s’en réjouissait d’avance, les esprits s’échauffaient concernant ce nouveau film prometteur…
Bulle&Pam ©, une parisienne et une vampiro-psychopathe toulousaine, envoyées spécialement au pays du cassoulet, tout un programme. Mon objectif était de rester en vie après 1h33 de film pour pouvoir vous narrer mes impressions.
Et grande surprise
, mes doigts sont intacts pour pianoter, c’est donc que je suis en vie
: Hourra, Vive le Roi Richard
!
Le film était programmé au cinéma ABC , à 22h.
A 22h05, je suis toujours dans ma voiture, en panique
, ne sachant où aller : cinéma introuvable, sans nouvelles de Pam, qui seule à mon numéro... je me voyais déjà me pendre dans ma pauvre chambre étudiante d’avoir failli à mon devoir.
Heureusement, je reçois un texto de Pam : « je serais en retard »…Ouf, on sera deux à se pendre.
Ni une ni deux, je pars la rejoindre, me gare à la Ace Ventura pas loin du cinoche et nous y voilà.
Nous avons manqué les 5 premières minutes, mais rien de grave.
La critique de A Marine Story est prête !
Nous suivons le parcours d’Alex Everett. Elle rentre retrouver sa grande maison familiale, vide depuis plusieurs années. Elle porte son énorme sac sur le dos sous un soleil de plomb, sac qui contient tout ou presque de sa vie. Sur son bras, un tatouage de la Marine.
Elle retrouve des vieux cartons dans son garage qui lui remémorent sa vie d’avant, s’installe dans sa maison en rangeant ses costumes aux multiples décorations puis s’attèle à réparer sa vieille Mustang. Plus tard, un shérif lui ramène une fille qu’elle a vu faire des conneries tantôt (scène que l'on n'a pas vu). Le shérif demande à Alex d’aider à préparer la jeune fille, Saffron, au Boot Camp, car si elle échoue, elle ira en prison.
Alex retrouve aussi ses anciens amis, et essaie tant bien que mal d’évoquer les raisons de son retour inattendu.
Je n’avais jamais vu de films sur le sujet comme les Galons du silence ou encore le parcours de Tasha dans TLW.
Je ne savais pas trop quoi à m’attendre. J’avais quand même en tête l’histoire d’une romance entre instructeur/élève, sur fond de muscles et de sueur…il n’en est rien.
Ce film n’est pas une comédie romantique mais bien l’histoire d’une femme qui se bat et doit faire face à une loi absurde dans le milieu militaire...(il y a quand même de quoi se réjouir dans certaines scènes
)
Bon, on ne va pas tourner autour du pot, c’est un très bon film.
Et vue l’ambiance dans la salle et les applaudissements à la fin, nous n’avons pas été les seules à avoir apprécié du début à la fin.
Comme je suis bien contente d’avoir réussi à trouver ce ‘tain de cinéma à temps...
Dreya Weber donne de suite le ton. On a affaire à un officier de la Marine qui en a vu. Elle a un physique à s’arracher son propre t-shirt de rage, avec un visage très féminin. Elle est juste dans son rôle et on s’attache à cette femme et à ce qu’elle endure. Elle en prend plein la gueule, mais se relève toujours.
On sent qu’Alex est très attachée au corps de la Marine, et son tatouage montre bien qu’elle lui restera fidèle malgré tout. C’est toute sa vie. Elle a dû cacher, mettre en suspens sa vie sentimentale, et même mentir pour sauvegarder sa réputation et pouvoir servir son pays.
Tous ses amis l’estime beaucoup, et on sent même de vieux sentiments sous jacents. On voit aussi les fêlures d’Alex, qui se laisse rattraper facilement par son addiction à la Téquila. De part son métier, elle est plus que susceptible de devoir supporter les attaques sexistes qui veut qu’une femme n’a pas sa place dans l’armée mais dans un secrétariat
. Elle cogne comme personne, elle descend des bouteilles, et elle nous fait rire. Bref, le personnage d’Alex est hyper attachant.
En comparaison, Saffron est une tête à claque punk et grave paumée, mais elle s’accroche également, car elle n’a rien dans sa vie. Son traumatisme, dû à la perte de ses parents, est encore très présent. Son copain, un paumé notoire, est très porté sur la drogue et l’incite à prendre part à des mauvais coup. Cela va sans dire que la nouvelle voie que Saffron décide de suivre ne lui plaire guère...
La complicité entre Alex et Saffron fait plaisir à voir. Les répliques fusent et sont toujours très drôles. J’ai pouffé à plusieurs moments et la salle était assez très réactive.
C’est un film intelligent qui sait s’amuser avec le spectateur, notamment, par une mise en scène bien maitrisée. La photo est bien travaillée et très ensoleillée. On se n’ennuie pas une seule seconde.
Le film est avant tout une critique de la loi militaire Don’t ask don’t tell. Alex semble même plus traumatisée par les accusations de ses chefs et de ce qu’elle a dû faire pour remédier à ces accusations que par ce qu’elle a vu pendant la guerre. Et pourtant elle restera fidèle aux Marines, jusqu’à former une potentielle remplaçante. On voit notamment qu’elle est menacée d’être jugée par la cour militaire, qu’elle doit sans cesse se justifier sur des faits personnels et elle ne peut pas connaitre l’accusateur en question. On apprend également que la pratique de libérer un Marine de son engagement en cas de soupçon d’homosexualité est monnaie courante, car la peur de devoir passer devant la cour pousse nombre d’entre eux à accepter cette démobilisation soudaine...et on doit le dire, humiliante. Ils sont privés de leurs indemnités de retraite, et donc doivent retrouver au plus vite un autre travail, mais aussi faire face aux rumeurs dûes à leur retour inopiné.
Ce film est une vraie leçon. Alex nous apprend que, ce qui importe, c’est de continuer à se battre.
Elle cite une phrase (que j’ai pas retenu par cœur, toutes mes excuses) , qui résume bien le film : « L’échec n’est pas quand on chute, mais quand on ne veut plus se relever ».
Un film que je conseille !! Comment vous devez être trop dégoutées de ne pas être venues avec nous
En spoiler, mes scènes préférées :
- quand elles s’entrainent et qu’elles s’envoient des crasses durant leurs entrainements physiques
- quand Alex joue au billard bourrée et qu’elle s’endort sur la table puis ensuite sur le bord de route et qu’elle s’imagine sur un champ de tir
- évidemment, quand Alex se met sous le jet d’eau froide après avoir vu Saffron se déshabiller…jubilatoire
- quand Alex et sa pote comptent leurs marques de paintball sur leurs corps respectifs et qu’elles sont rondes comme des pelles...excellent
On en parlait depuis plusieurs jours et on l’a fait ! Au festival du film de Toulouse, Des images aux mots, passait en Avant Première française, s’il vous plait, le film A Marine Story. Isa s’en réjouissait d’avance, les esprits s’échauffaient concernant ce nouveau film prometteur…
Bulle&Pam ©, une parisienne et une vampiro-psychopathe toulousaine, envoyées spécialement au pays du cassoulet, tout un programme. Mon objectif était de rester en vie après 1h33 de film pour pouvoir vous narrer mes impressions.
Et grande surprise
Le film était programmé au cinéma ABC , à 22h.
A 22h05, je suis toujours dans ma voiture, en panique
Heureusement, je reçois un texto de Pam : « je serais en retard »…Ouf, on sera deux à se pendre.
Ni une ni deux, je pars la rejoindre, me gare à la Ace Ventura pas loin du cinoche et nous y voilà.
Nous avons manqué les 5 premières minutes, mais rien de grave.
Nous suivons le parcours d’Alex Everett. Elle rentre retrouver sa grande maison familiale, vide depuis plusieurs années. Elle porte son énorme sac sur le dos sous un soleil de plomb, sac qui contient tout ou presque de sa vie. Sur son bras, un tatouage de la Marine.
Elle retrouve des vieux cartons dans son garage qui lui remémorent sa vie d’avant, s’installe dans sa maison en rangeant ses costumes aux multiples décorations puis s’attèle à réparer sa vieille Mustang. Plus tard, un shérif lui ramène une fille qu’elle a vu faire des conneries tantôt (scène que l'on n'a pas vu). Le shérif demande à Alex d’aider à préparer la jeune fille, Saffron, au Boot Camp, car si elle échoue, elle ira en prison.
Alex retrouve aussi ses anciens amis, et essaie tant bien que mal d’évoquer les raisons de son retour inattendu.
Je n’avais jamais vu de films sur le sujet comme les Galons du silence ou encore le parcours de Tasha dans TLW.
Je ne savais pas trop quoi à m’attendre. J’avais quand même en tête l’histoire d’une romance entre instructeur/élève, sur fond de muscles et de sueur…il n’en est rien.
Ce film n’est pas une comédie romantique mais bien l’histoire d’une femme qui se bat et doit faire face à une loi absurde dans le milieu militaire...(il y a quand même de quoi se réjouir dans certaines scènes
Bon, on ne va pas tourner autour du pot, c’est un très bon film.
Et vue l’ambiance dans la salle et les applaudissements à la fin, nous n’avons pas été les seules à avoir apprécié du début à la fin.
Comme je suis bien contente d’avoir réussi à trouver ce ‘tain de cinéma à temps...
Dreya Weber donne de suite le ton. On a affaire à un officier de la Marine qui en a vu. Elle a un physique à s’arracher son propre t-shirt de rage, avec un visage très féminin. Elle est juste dans son rôle et on s’attache à cette femme et à ce qu’elle endure. Elle en prend plein la gueule, mais se relève toujours.
On sent qu’Alex est très attachée au corps de la Marine, et son tatouage montre bien qu’elle lui restera fidèle malgré tout. C’est toute sa vie. Elle a dû cacher, mettre en suspens sa vie sentimentale, et même mentir pour sauvegarder sa réputation et pouvoir servir son pays.
Tous ses amis l’estime beaucoup, et on sent même de vieux sentiments sous jacents. On voit aussi les fêlures d’Alex, qui se laisse rattraper facilement par son addiction à la Téquila. De part son métier, elle est plus que susceptible de devoir supporter les attaques sexistes qui veut qu’une femme n’a pas sa place dans l’armée mais dans un secrétariat
En comparaison, Saffron est une tête à claque punk et grave paumée, mais elle s’accroche également, car elle n’a rien dans sa vie. Son traumatisme, dû à la perte de ses parents, est encore très présent. Son copain, un paumé notoire, est très porté sur la drogue et l’incite à prendre part à des mauvais coup. Cela va sans dire que la nouvelle voie que Saffron décide de suivre ne lui plaire guère...
La complicité entre Alex et Saffron fait plaisir à voir. Les répliques fusent et sont toujours très drôles. J’ai pouffé à plusieurs moments et la salle était assez très réactive.
C’est un film intelligent qui sait s’amuser avec le spectateur, notamment, par une mise en scène bien maitrisée. La photo est bien travaillée et très ensoleillée. On se n’ennuie pas une seule seconde.
Le film est avant tout une critique de la loi militaire Don’t ask don’t tell. Alex semble même plus traumatisée par les accusations de ses chefs et de ce qu’elle a dû faire pour remédier à ces accusations que par ce qu’elle a vu pendant la guerre. Et pourtant elle restera fidèle aux Marines, jusqu’à former une potentielle remplaçante. On voit notamment qu’elle est menacée d’être jugée par la cour militaire, qu’elle doit sans cesse se justifier sur des faits personnels et elle ne peut pas connaitre l’accusateur en question. On apprend également que la pratique de libérer un Marine de son engagement en cas de soupçon d’homosexualité est monnaie courante, car la peur de devoir passer devant la cour pousse nombre d’entre eux à accepter cette démobilisation soudaine...et on doit le dire, humiliante. Ils sont privés de leurs indemnités de retraite, et donc doivent retrouver au plus vite un autre travail, mais aussi faire face aux rumeurs dûes à leur retour inopiné.
Ce film est une vraie leçon. Alex nous apprend que, ce qui importe, c’est de continuer à se battre.
Elle cite une phrase (que j’ai pas retenu par cœur, toutes mes excuses) , qui résume bien le film : « L’échec n’est pas quand on chute, mais quand on ne veut plus se relever ».
Un film que je conseille !! Comment vous devez être trop dégoutées de ne pas être venues avec nous
En spoiler, mes scènes préférées :
- quand elles s’entrainent et qu’elles s’envoient des crasses durant leurs entrainements physiques
- quand Alex joue au billard bourrée et qu’elle s’endort sur la table puis ensuite sur le bord de route et qu’elle s’imagine sur un champ de tir
- évidemment, quand Alex se met sous le jet d’eau froide après avoir vu Saffron se déshabiller…jubilatoire
- quand Alex et sa pote comptent leurs marques de paintball sur leurs corps respectifs et qu’elles sont rondes comme des pelles...excellent
Il est poli d'être gai.
La vie c'est comme une boîte de chocolats, ceux au kirsch sont pas très bons.
La vie c'est comme une boîte de chocolats, ceux au kirsch sont pas très bons.
- clarice
- Messages : 500
- Enregistré le : sam. 12 févr. 2011 18:22
- Localisation : Montpellier
Re: [Film] A Marine Story
Beau résumé Bulle ! Merci ! Ce film a-t-il une chance de passer au Diagonal à Montpellier ?! Espoir mince mais espoir quand même ! 
-
Michelle Paris
- Messages : 546
- Enregistré le : sam. 19 avr. 2008 21:32
Re: [Film] A Marine Story
Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaa Merci pour le résumé et vos impressions, les envoyées-spéciales-toulousaines !!
Un détail cependant : le pays du cassoulet c'est Castelnaudary, pas Toulouse !
Encore une bonne raison de fréquenter les festivals : c'est la seule occasion de voir ces films, de les soutenir, et qu'il y en ai d'autres qui passent les frontières et les océans !!
Personnellement j'avais beaucoup aimé The Gymnast, que j'avais trouvé subtil et bien fait, moins manichéen que la production US habituelle... je suis donc impatiente de voir A marine story, encore plus maintenant qu'on a eu une critique si positive de la Toulouse-team, vous assurez les filles
Je n'aime pas les tatouages mais sur Debra je ferai un effort, je pense
Un détail cependant : le pays du cassoulet c'est Castelnaudary, pas Toulouse !
Encore une bonne raison de fréquenter les festivals : c'est la seule occasion de voir ces films, de les soutenir, et qu'il y en ai d'autres qui passent les frontières et les océans !!
Personnellement j'avais beaucoup aimé The Gymnast, que j'avais trouvé subtil et bien fait, moins manichéen que la production US habituelle... je suis donc impatiente de voir A marine story, encore plus maintenant qu'on a eu une critique si positive de la Toulouse-team, vous assurez les filles
Je n'aime pas les tatouages mais sur Debra je ferai un effort, je pense
- Isabelle B. Price
- Administrateur du site
- Messages : 1916
- Enregistré le : sam. 21 juin 2008 18:03
- Localisation : France
- Contact :
Re: [Film] A Marine Story
Rhaaaaaaaaa Bulle, tu m'as trop donné envie de le voir !!!
C'est pas possible. J'attends jusqu'à Mars qu'il sorte en dvd chez Wolfe Video et je me l'achète directement importé des USA.
J'ai vraiment envie de voir ce film !!!
C'est pas possible. J'attends jusqu'à Mars qu'il sorte en dvd chez Wolfe Video et je me l'achète directement importé des USA.
J'ai vraiment envie de voir ce film !!!
« Rien de ce que je pourrai dire ne changera quoi que ce soit à ce que vous pensez. Et rien dans votre réaction ne changera quoi que ce soit à ce que je prévois de faire. Alors je préfère ne rien dire. » Dr House
- Pam
- Messages : 1089
- Enregistré le : jeu. 19 nov. 2009 13:44
Re: [Film] A Marine Story
Après m’être fait taper sur les doigts et rappelée à l’ordre par Bulle, je m’empresse de venir poster moi aussi ma critique (Elena Undone a grillé mes neurones, alors j'ai eu besoin de temps pour m'en remettre, toutes mes confuses !!).
Je pense que l’avez déjà compris, A Marine Story est un bon film. Très bon même. Toutes ses qualités vous ayant déjà été présentées par ma collègue d’un soir, je vais éviter les redondances et vous dire ce que je n’ai pas aimé.
...
[intense réflexion ; cherche désespérément des points négatifs à souligner]
...
Je n’ai pas aimé manquer le début. Ah, et je n’ai pas été conquise par la fin…mais je ne peux malheureusement pas développer ce point sans vous spoiler, donc je vais m’abstenir.
Malgré le sujet traité, on arrive à avoir des scènes fraîches, des situations qui font sourire, des répliques amusantes ou touchantes. Un problème grave traité avec légèreté, ce qui est toujours appréciable.
Je retiendrai que :
¤ "Les Marines ne pleurent pas ; leurs yeux transpirent !"
¤ les mecs peuvent être très rancuniers
¤ la tequila nuit sérieusement à la santé, à consommer avec modération
Difficile de vous faire une bonne critique après celle de Bulle. Tout a été très bien résumé et je pense que vous avez déjà toutes très envie de voir ce film. Je ne vais donc pas remuer le couteau dans la plaie et me contenter de vous souhaiter bon courage pour l'attente !
Je pense que l’avez déjà compris, A Marine Story est un bon film. Très bon même. Toutes ses qualités vous ayant déjà été présentées par ma collègue d’un soir, je vais éviter les redondances et vous dire ce que je n’ai pas aimé.
...
[intense réflexion ; cherche désespérément des points négatifs à souligner]
...
Je n’ai pas aimé manquer le début. Ah, et je n’ai pas été conquise par la fin…mais je ne peux malheureusement pas développer ce point sans vous spoiler, donc je vais m’abstenir.
Malgré le sujet traité, on arrive à avoir des scènes fraîches, des situations qui font sourire, des répliques amusantes ou touchantes. Un problème grave traité avec légèreté, ce qui est toujours appréciable.
Je retiendrai que :
¤ "Les Marines ne pleurent pas ; leurs yeux transpirent !"
¤ les mecs peuvent être très rancuniers
¤ la tequila nuit sérieusement à la santé, à consommer avec modération
Difficile de vous faire une bonne critique après celle de Bulle. Tout a été très bien résumé et je pense que vous avez déjà toutes très envie de voir ce film. Je ne vais donc pas remuer le couteau dans la plaie et me contenter de vous souhaiter bon courage pour l'attente !
"Tout comme une fleur ne choisit par sa couleur, nous ne sommes pas responsables de ce que nous sommes ; ce n’est qu’en prenant conscience de cela qu’on se libère. Et devenir adulte, c’est être libre."- Stoker
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(Message subliminal)
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(Message subliminal)
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chamallow35
Re: [Film] A Marine Story
Je sens que je vais regarder ce film ce soir
) et lire toutes vos critiques me donne encore plus hâte!
- Isabelle B. Price
- Administrateur du site
- Messages : 1916
- Enregistré le : sam. 21 juin 2008 18:03
- Localisation : France
- Contact :
Re: [Film] A Marine Story
Vous ne devinerez jamais ! J'ai vu "A Marine Story" !!! Enfin !!!
Holàlàlàlà, j'avoue, comme c'était le dvd, j'ai pas raté le début moi (pas comme certaines) et je dois vous dire que j'ai totalement adoré ! Je suis sous le charme.
Déjà du scénariste et réalisateur Ned Farr qui fait partie de ces hommes (au même titre que Joss Whedon, le papa de Buffy) que je rêverai de rencontrer. Ils ont l'air hyper ouverts et intéressants ces hommes. Et qu'est-ce qu'il maîtrise ! Du début à la fin. Le scénario est en béton armé avec ce qu'il faut d'humour, de drame, de retournement de situation et tout et tout et la réalisation, pfff, que dire ? L'image est magnifique, le désert est sublimé tout comme le ciel et la luminosité. On sent qu'en plus, il aime les acteurs avec lesquels il travaille.
Ensuite, du côté de l'histoire, ce n'est pas une histoire romantique. Je veux dire, ce n'est pas du "Loving Annnabelle" ou la femme qui se sait lesbienne mais qui n'assume pas va succomber au charme d'une fausse rebelle en culotte courte. Non, ça va bien au delà de ça et c'est ce qui est intéressant. J'ai d'ailleurs adoré le fait que Saffron soit hétéro et surtout qu'il ne se passe rien entre les deux femmes.
Le film traite des conséquences stupides de la loi "don't ask, don't tell" sur les êtres humains et de combien le mensonge et la tricherie peuvent détruire des vies. Le versant politique est certes abordé mais ce que j'ai aimé c'est le fait qu'on prenne la vie d'une personne et qu'on montre l'impact sur elle avant tout. Elle ne se bat pas pour abroger la loi, elle ne devient pas un exemple, elle essaie de se cacher et surtout de vivre sa vie, tout simplement. Elle n'est pas une héroïne et c'est ce qui fait tout le charme du personnage d'Alexandra.
Et il y a même de la baston et ça fait super vrai ! Et il y a une explosion aussi ! Et il a des corps dénudés et des abdos mes amies ! Les miens ont eu mal du peu de sport que je leur inflige en regardant ceux de Dreya Weber. Et mes bras se sont sentis totalement ridicules et sont allés se recoucher juste après le bras de fer du début.
Un film à ne pas manquer en tout cas, je vous le conseille vivement. Critique en ligne demain sur le site !
Holàlàlàlà, j'avoue, comme c'était le dvd, j'ai pas raté le début moi (pas comme certaines) et je dois vous dire que j'ai totalement adoré ! Je suis sous le charme.
Déjà du scénariste et réalisateur Ned Farr qui fait partie de ces hommes (au même titre que Joss Whedon, le papa de Buffy) que je rêverai de rencontrer. Ils ont l'air hyper ouverts et intéressants ces hommes. Et qu'est-ce qu'il maîtrise ! Du début à la fin. Le scénario est en béton armé avec ce qu'il faut d'humour, de drame, de retournement de situation et tout et tout et la réalisation, pfff, que dire ? L'image est magnifique, le désert est sublimé tout comme le ciel et la luminosité. On sent qu'en plus, il aime les acteurs avec lesquels il travaille.
Ensuite, du côté de l'histoire, ce n'est pas une histoire romantique. Je veux dire, ce n'est pas du "Loving Annnabelle" ou la femme qui se sait lesbienne mais qui n'assume pas va succomber au charme d'une fausse rebelle en culotte courte. Non, ça va bien au delà de ça et c'est ce qui est intéressant. J'ai d'ailleurs adoré le fait que Saffron soit hétéro et surtout qu'il ne se passe rien entre les deux femmes.
Le film traite des conséquences stupides de la loi "don't ask, don't tell" sur les êtres humains et de combien le mensonge et la tricherie peuvent détruire des vies. Le versant politique est certes abordé mais ce que j'ai aimé c'est le fait qu'on prenne la vie d'une personne et qu'on montre l'impact sur elle avant tout. Elle ne se bat pas pour abroger la loi, elle ne devient pas un exemple, elle essaie de se cacher et surtout de vivre sa vie, tout simplement. Elle n'est pas une héroïne et c'est ce qui fait tout le charme du personnage d'Alexandra.
Et il y a même de la baston et ça fait super vrai ! Et il y a une explosion aussi ! Et il a des corps dénudés et des abdos mes amies ! Les miens ont eu mal du peu de sport que je leur inflige en regardant ceux de Dreya Weber. Et mes bras se sont sentis totalement ridicules et sont allés se recoucher juste après le bras de fer du début.
Un film à ne pas manquer en tout cas, je vous le conseille vivement. Critique en ligne demain sur le site !
« Rien de ce que je pourrai dire ne changera quoi que ce soit à ce que vous pensez. Et rien dans votre réaction ne changera quoi que ce soit à ce que je prévois de faire. Alors je préfère ne rien dire. » Dr House
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lesbionic
- Messages : 643
- Enregistré le : sam. 26 juin 2010 11:16
- Localisation : Paris
Re: [Film] A Marine Story
Un super film vraiment avec tout ce qui me fait aimer un film. D’abord des personnages épais, dont on ne sait finalement pas grand-chose, l’absence de facilité (non, les deux femmes ne coucheront pas ensemble, c’est pas parce qu’on est lesbienne qu’on saute sur toutes les femmes qui passent) et surtout le fait qu’on ne s’identifie pas si immédiatement que ça à cette marine, musclée et forte tête.
Au fur et à mesure du film, on comprend qu’elle s’est faite flouée avec cette loi non écrite du « don’t ask don’t tell ». Ce qui est bouleversant, c’est que cette femme, dont toute la vie pourrait s’écrouler devant nos yeux, qui n’est jamais rentrée dans un bar lesbien, qui visiblement n’a jamais partagé l’intimité d’une autre femme sans avoir eu la peur au ventre, reste droite dans ses bottes. C’est aussi un super film politique qui nous montre à quel point l’armée US, en guerre dans de si nombreux fronts, n’est plus en phase avec l’Amérique. Car, contrairement à ses craintes, cette marine rejetée par ses pairs est très bien accueillie dans sa ville natale. Toutes les angoisses, les mensonges n’ont plus lieu d’être (bon ok, il faut assurer au billard, descendre la tequila au litre et pouvoir relever les défis au bras de fer, rien que le standard de n’importe quel bled des Rocheuses quoi !). Et la fin du film montre bien qu’elle pourra rester fidèle (semper fi) à ses valeurs patriotiques et ne pas renier sa sexualité (dans le même genre, la scène avec le mari est vraiment impressionnante dans son économie de moyens et arrive à faire passer une belle émotion comme si le fait de sortir de cette chambre de motel tirait un trait sur son passé). Donc un film très positif qui m’a fait réfléchir. Les paysages sont superbes et très doux, ce qui donne une belle couleur à ce film et les gens sont sympas (hommes et femmes confondus).
Au fur et à mesure du film, on comprend qu’elle s’est faite flouée avec cette loi non écrite du « don’t ask don’t tell ». Ce qui est bouleversant, c’est que cette femme, dont toute la vie pourrait s’écrouler devant nos yeux, qui n’est jamais rentrée dans un bar lesbien, qui visiblement n’a jamais partagé l’intimité d’une autre femme sans avoir eu la peur au ventre, reste droite dans ses bottes. C’est aussi un super film politique qui nous montre à quel point l’armée US, en guerre dans de si nombreux fronts, n’est plus en phase avec l’Amérique. Car, contrairement à ses craintes, cette marine rejetée par ses pairs est très bien accueillie dans sa ville natale. Toutes les angoisses, les mensonges n’ont plus lieu d’être (bon ok, il faut assurer au billard, descendre la tequila au litre et pouvoir relever les défis au bras de fer, rien que le standard de n’importe quel bled des Rocheuses quoi !). Et la fin du film montre bien qu’elle pourra rester fidèle (semper fi) à ses valeurs patriotiques et ne pas renier sa sexualité (dans le même genre, la scène avec le mari est vraiment impressionnante dans son économie de moyens et arrive à faire passer une belle émotion comme si le fait de sortir de cette chambre de motel tirait un trait sur son passé). Donc un film très positif qui m’a fait réfléchir. Les paysages sont superbes et très doux, ce qui donne une belle couleur à ce film et les gens sont sympas (hommes et femmes confondus).
J'ai rêvé, j'ai eu foi, j'ai tellement aimé
Que je ne suis plus de ce monde
Que je ne suis plus de ce monde