J'ai regardé les scènes avec Jenny et Emma sur une chaîne YT et les épisodes entiers grâce à la rediff sur le site de Sat1. Avec les traductions de Jemmainternational ça me permet de connaître l'histoire dans son intégralité. Mais, j'ai découvert Hah avec du retard (et grâce à vous) puisque quand j'ai commencé à regarder, cela faisait plus d'un an que la série avait été arrêtée.dana a écrit :Tu as regardé les épisodes pendant la diffusion sur Sat 1 ou après?
Oui, c'est bien celui là (la fin de l'épisode 176 et le début du 177).dana a écrit :L'extrait c'est celui quand elles s'embrassent devant tout le monde après avoir chanté avec le Stag?
Merci.....Liklaugh a écrit :Bienvenue dans le club Dorine ! Ici tu peux en parler tant que tu veux, ça ne gênera personne !
Difficile à dire. Je trouve Lucy jolie, elle joue bien et le personnage de Jenny est intéressant mais je préfère quand même Kasia et du coup, je trouve Emma trop craquante. Alors Je vais dire Emma/Jenny ex aequo et Kasia.Liklaugh a écrit :Alors Dorine, dis-nous... Jenny ou Emma ? Lucy ou Kasia ?
Je voudrais aujourd'hui écrire un post fleuve (encore, je sais, désolée...) sur la scène classée à la 3ème place de mon « Jemma top 10 ». Il s'agit de la scène qui suit « talking about a revolution », que je trouve brillamment interprétée d'ailleurs et qui se termine quand Emma part retrouver Hotte (Episodes 124/125). Contrairement aux classement des scènes proposé par les fans (merci pour le lien video Dana...), celle-ci n'est pas première de mon Top ten mais troisième... Mais ce genre de chose, c'est toujours très subjectif et je pense vraiment que c'est affaire de sensibilité, de vécu, d'interprétation.
Emma, en mode tête de lard, claque des dents. Évidemment, elle est frigorifiée, mais comme elle est en mode tête de lard (je le disais précédemment) elle a refusé la couverture que lui proposait généreusement Jenny. J'aime beaucoup l'amorce de cette scène, Jenny a l'air sincèrement peinée de la voir greloter comme ça. J'aime l 'idée des scénaristes dans l'approche de cette scène : la diversion. C'est une technique qui a fait toutes ses preuves depuis des générations. Un enfant fait une colère, on lui dit qu'un oiseau vient d'entrer par la fenêtre dans le salon, il s'arrête net de pleurer et commence à chercher l'oiseau... Et c'est un peu ce que fait Jenny. Elle pourrait dire à Emma : « viens donc sous la couverture, à défaut de mieux, je t'aurais au moins tout près de moi... » et probablement plonger Emma dans une panique totale... ce qui, inévitablement changerait la fin de cette scène et, vous en conviendrez, ce serait fort dommage...
Non, au lieu de ça, Jenny, qui sait qu'Emma aimerait vivre dans un monde merveilleux où tout le monde aime tout le monde, vit dans la paix et la sérénité et où les gentils gagnent toujours à la fin (Hah, est un spin-off d'Alice au pays des merveilles, avec Bea Vogel en petit lapin tout le temps en retard, Caro en Reine de coeur, Sophie en chenille qui fait manger des champignons hallucinogènes...). Au lieu de cela, donc, Jenny joue sur la corde sensible d'Emma en lui disant que personne ne peut dormir avec ses dents qui claquent. Et Emma, qui ne voudrait surtout pas troubler le sommeil de ses petits camarades, accepte sans broncher.
Je pense qu'en réalité Emma répond à la proposition que Jenny lui a faite sans la dire, à savoir, « viens près de moi ». En réalité, elle meurt d'envie de venir près d'elle. Mais Jenny lui offre l'inespéré : une bonne excuse.
Jenny lui plait. C'est indéniable. Mais elle a une peur bleue de se lancer. Là aussi, au niveau réalisme, je dis chapeau. Vous toutes avez probablement connu ça. Etre amoureuse pour la première fois et en mourir de trouille. Sentir les paumes devenir moites, les joues qui chauffent, avoir le bide en vrac. On parle souvent de « papillons dans le ventre », personnellement, j'avais plus l'impression d'avoir héberger un éléphant tellement c'était énorme. Que l'on soit homo ou hétéro ne change rien, parce que quand l'amour nous prend par surprise, on se prend la même vague en pleine poire. La différence est dans le comportement des autres et la pression sociale rend la chose bien plus compliquée qu'elle ne devrait l'être.
S'en suit donc une phrase vide de sens. La jeune Emma a bien du mal à trouver les mots, mais elle le dit elle même, l'expression orale n'est pas son fort (d'ailleurs, il est souvent fait mention du bégaiement d'Emma. Comme je ne suis pas germanophone, je n'arrive pas à savoir si elle bégaye vraiment). Et comme elle se rend compte qu'elle est très mal engagée et qu'elle va surement finir par dire un truc vraiment stupide ou juste embarrassant, elle préfère faire ce dont elle rêve depuis (selon moi) une bonne trentaine d'épisodes. J'aime la réaction de Jenny, le petit sourire, le regard, le « qu'est ce qu'il m'arrive ? » pensé si fort qu'on l'entendrait presque. Et ce baiser. Selon moi, un des plus beaux de cette fiction. Tous personnages confondus.
Leur baiser est interrompu par un échange verbal d'une tendresse absolu. C'est ce qui fait que cette histoire est très réussie, leurs répliques et ce qu'elles en font. Encore une fois, je trouve que c'est vraiment très bien joué. Toute la malice et la tendresse de Jenny accompagne cette petite question toute simple : « tu as toujours froid ? ». Non Emma n'a pas froid, c'est évident, elle va même attraper un rhume si elle ne quitte pas son blouson parce qu'elle vient de subir une amplitude thermique d'une bonne quarantaine de degrés... Et pour le regard plein de bien-être, Kasia est juste parfaite (et le serum physiologique ne fait finalement qu'augmenter un peu l'effet « oeil qui brille »)
Et comme il fallait bien trouvé une façon de mettre fin à leur ardeur, c'est Hotte qui s'y colle. Ce passage me fait tellement rire, que je ne me lasse pas de le revoir. J'adore. Hotte qui reconnaît Emma, mais qui avant de dire « Jenny » chausse ses lunettes pour confirmer ce qu'il croit bien avoir vu dans un monde flou. Et qui a l'air tout retourné, mais qui insiste sur le fait qu'il va bien. Je ne sais pas ce qui le déboussole le plus : voir Emma, son amie de toujours, embrasser quelqu'un ? Que ce quelqu'un soit une fille ? Ou que cette fille soit Jenny ? Vous en pensez quoi ? Pourquoi est-il troublé à ce point ?
Et Jenny, égale à elle-même, dédramatise la situation pour ne pas qu'Emma soit encore plus mal à l'aise. J'aime le sourire plein de béatitude qui clôt cette scène. La façon dont Jenny se cale dans le fauteuil. J'hésite sur la teneur de ses pensées à ce moment là : « enfin » ou « je suis tellement heureuse » ?
La scène dont je voulais parler s'arrête là.
Celle qui suit, entre Emma et Hotte, est drôle. La pauvre Emma essaye de trouver tous les arguments possibles et inimaginables pour surtout, surtout, ne pas avoir à s'avouer (et à lui avouer) son homosexualité.
Un peu plus tard, Jenny, le regard plein d'amour, proposera un café à une Emma au réveil, troublée et complètement sous le charme. Et pourtant, de charme, elle n'en manque pas non plus Emma ! Je crois que le charme naturel de la comédienne est pour beaucoup dans le charme que peut dégager Emma. Tiens, ça me donne une idée de scène pour la prochaine fois, mes chères victimes.
* Ca soulage de pouvoir parler de Jemma, ça soulage*