Fleming a écrit :
Je me demande aussi pourquoi on a à la base l´idée que l´autre ne va pas le dire, si quelque chose le dérange. Je crois que c´est là une mentalité. A Berlin j´ai constaté que ce n´était pas de mise de s´inquiéter pour l´autre, parce que chacun est sensé faire attention à soi, et donc sensé dire si quelque chose ne va pas. Du coup, tant que l´autre ne dit rien, il n´est pas d´usage de se faire du souci pour lui.
Des fois c´est excessif, un peu d´attention fait plaisir aussi

Mais je trouve aussi qu´à trop vouloir plaire à l´autre et à trop être attentif à l´autre... on n´en oublie d´être centré, d´être en soi... et j´ai pu observer que beaucoup de situations s´envenimaient parce qu´en fait personne n´agissait plus selon ses propres besoins et désirs. Ah tiens! ca me rappelle une super pièce de théâre de Sacha Guitry je crois, je vais essayer d´en retrouver les coordonnées.
Intéressant ta réflexion, l'attention porter à autrui.
Je pense que si quelqu'un ne dit rien, ça ne veut pas forcément dire que tout va bien, y en a beaucoup qu'y ne disent rien et garde beaucoup de choses pour eux soit par peur de déranger, de pas ne faire s'inquiéter les autres pour eux ou tout simplement parce qu'il n'on pas l'habitude de parler de se qui ne va pas parce qu'il ne trouvent pas forcément les mots.
Y a des gens comme ça, qui dès qu'il y a quelque choses qui ne va pas le dise et d'autres que si tu vas pas vers eux, ils ne disent rien. Perso je sais que je fait partie de cette catégorie de personnes qui garde tout et ne dit rien. Sincèrement c'est vraiment pas facile à vivre, quand d'autres ne comprènes pas pourquoi cette réaction de "renfermement de soi" .
Alors, oui c'est peut-être un tout entre de manque de confiance en soi, d'inquiétude par rapport aux autres etc ..
Je trouve que l'attention que chacun apporte à autrui faut savoir l'équilibrer et la doser après tout dépends de son caractère des caractères des autres, et surtout de la situation. Je pense qu'il faut savoir faire au mieux pour s'adapter et d'une grande tolérance pour comprendre ce genre de réaction, (pas forcément contrôler, négative) pour pas que ça s'envenime, comme tu dit.
Glaukopis a écrit :De tous ces gens qui voient toujours chez les autres un éclat, même infime, que personne d'autre ne devine ou ne prend le temps d'observer ? On dit parfois que les plus belles qualités chez les gens sont celles dont ils n'ont même pas conscience, non ? J'ai vraiment du mal avec cette question parce que je manque d'expérience. Je ne remets pas en question l'importance de se respecter, déjà parce que notre monde est empli de gens avec de mauvaises intentions, parce qu'on se fera toujours marcher dessus, mais dire que, de fait, il n'est pas possible qu'on nous aime, c'est nier d'une part qu'il existe des gens fondamentalement bons, et d'autre part qu'il existe des gens qui ont besoin que l'autre dépende d'eux (estime, confiance en soi, projets...), ou sans parler de besoin, à qui ça plaît, et qui s'épanouissent dans de telles situations où ils sont le "sauveur", le soutien à toute épreuve, le révélateur.
J'aime beaucoup ton raisonnement Glaukopis et je suis totalement d'accord avec toi.
Et que oui les plus belles qualités chez les gens sont celles dont ils n'ont même pas conscience et que d'autre personnes les voient et leurs en fait prendre conscience, c'est là où, je pense, que les gens qui manque d'estime, confiance en soi, retrouve quelque chose de biens à travers ces personnes qui leurs montrent un facette d'eux qu'ils ont cacher, délaisser... au profits de quelque chose de plus négatif et c'est là où commence ces sentiments d'attachement, de "besoin" de l'autre pour se sentir meilleur, et d'avancement de soi.