Previously, on AMC..
The Walking Dead nous plonge dans le monde cauchemardesque de Rick Grimes
(Andrew Lincoln), sheriff de son état et accessoirement héros de la série. Suite à une arrestation qui a mal tourné, Rick, blessé par balle, se retrouve à l'hôpital. Lorsqu'il se réveille, il comprend immédiatement que quelque chose ne va pas : le temps semble avoir passé. Plusieurs jours, semaines, mois ? L'hôpital a été déserté par le personnel soignant, et des bruits inquiétants proviennent de salles fermées à double tour. Rick s'enfuit et découvre alors une ville totalement déserte, jonchée de cadavres, où toute forme de vie semble avoir disparu. Enfin, presque, car les morts reviennent à la vie et rôdent partout..
Pour ceux et celles qui connaissent les schémas classiques des univers zombies, il s'agira pour Rick d'apprendre à survivre et surtout de retrouver les siens. Le principal intérêt de la série réside dans la psychologie des personnages : comment garder la tête froide lorsque l'on ne peut même plus se permettre de fermer l’œil 5 secondes, par peur de se faire dévorer en pleine nuit ? Par méfiance envers son voisin qui n'est peut-être pas si amical que ça et n'hésiterait pas une seule seconde à se servir de vous comme bouclier humain ? Où et comment se nourrir ? Comment se défendre ? Où dormir, avec qui, combien de temps, comment ? Où aller, et par quel biais s'y rendre ? D'où viennent les morts, et comment s'en débarrasser ? A-t-on davantage de chances de survivre avec un groupe de survivants conséquent, ou est-ce au contraire plus facile d'éviter les querelles d'ego et autres jalousies dans un groupe plus restreint ?
Le deuxième intérêt de la série, c'est sa violence. Et à ce niveau, ça tape assez fort. Si vous n'aimez pas le gore, passez votre chemin. Dans Walking Dead, c'est un festival constant de tripes, d'intestins qui volent, de têtes éclatées, et de cerveaux embrochés. Mais plus que la violence visuelle, c'est la violence morale qui ressort le plus. Au vu de l'univers apocalyptique dans lequel évoluent les personnages, conserver ne serait-ce qu'une part d'humanité relève quasiment de l'impossible, tant les cartes distribuées sont critiques. Les personnages feront constamment face à des choix horribles : doit-on tuer la petite fille à coups de tronçonneuse ou simplement la laisser agoniser et s'étouffer dans son sang jusqu'à ce que mort s'en suive ? Doit-on abandonner sur la route un homme et sa famille car trop de bouches à nourrir et pas suffisamment de bras à disposition ? Exit les poids morts ? Mais surtout, les personnages devront doublement survivre, à la fois aux zombies mais également aux autres survivants parfois prêts aux pires atrocités pour atteindre l'objectif commun à tous : survivre.
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Vous l'aurez compris, je suis cette série avec beaucoup d'intérêt ( bon, c'est un peu parce que j'adore les univers de zombies : ). Nous en sommes à la saison 4 désormais, le break de mi-saison ayant eu lieu récemment. En toute honnêteté, la série n'est pas constante sur chaque saison ( je pense notamment à cette saison 2 qui m'aura fait hurler à la lune tant je n'en pouvais plus d'attendre que l'on passe à autre chose ). Par contre, les personnages valent le détour. Il n'y a pas tant de scènes d'action que ça, hormis durant la première saison et une partie de la troisième. L'accent est surtout mis sur la psychologie des intervenants, et c'est assez bien ficelé. Attention, ne vous attachez pas trop à eux car l'espérance de vie est souvent moindre dans cette série : )