Le Divan

Pour parler de tout et de rien.
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hoof

Re: Le Divan

Message par hoof »

Personnellement, on a longtemps pensé que j'inventais des maladies, à commencer à l'école: pour ne pas faire de gym, ( surtout de piscine), alors que j'étais soi-disant faite pour ça, le sport, pour échapper aux sorties scolaires, ou éviter les exposés.
En outre, si j'étais capable d'exceller dans une matière, pour ne pas dire laplupart des matières, j' étais capable d'un coup de décrocher, pour reprendre mon excellence, de plus belle: on me qualifiait alors de " petit génie qui se la joue."
Aujourd'hui, on appellerait ça de la phobie scolaire, j'imagine.
Plus tard, idem pour le travail: impossible d'intégrer un poste à responsabilités, ne supportant pas les rétributions: du moment que je suis bénévole, ça va, si on parle argent, c'est la catastrophe.

Et puis, on m'a trouvé une maladie, dernièrement, à laquelle les spécialistes attribuent désormais toutes mes "particularités".

Mais, maintenant, je me demande un truc: et si j'avais développé cette maladie, au contraire, à cause de mes " particularités"?, dues surtout à mon incompétence à l'intégration, et la crainte de ne pas être à la hauteur?

Chrysalide

Re: Le Divan

Message par Chrysalide »

Ce que tu questionnes hoof me fait penser à un questionnement que j'ai pu avoir dans ma vie.
Je me dis qu'il y a à la fois un lien entre chaque élément et un isolement de chaque élément qui nous construit, nous tous à part et dans la foule dans notre parcours, c'est ce qui fait notre engrenage, avec des roues qui s'ajoutent au fur et à mesure que le temps passe, surtout au fur et à mesure que des rencontres ont lieu, et que des prises de conscience germent, sans oublier l'inconscient qui a une grande place en chacun d'entre nous.

Et ça fait dix milliards de fois que j'édite ce post, mais sérieux, je nous vois comme une enveloppe humaine qui contient un engrenage en chacun d'entre nous, en constante évolution, un peu comme une grande roue avec plusieurs petites roues qui tournent en circuit fermé, qui s'agrandit. : )

PS: je me casse avant de vouloir éditer encore! ahah.

Aacryl

Re: Le Divan

Message par Aacryl »

ce n´est pas là que je voulais poster.... et on ne peut pas effacer

hoof

Re: Le Divan

Message par hoof »

J'ai vécu, en trente huit ans, plus que certains vieillards: mon parcours dépasse de loin tout ce que beaucoup peuvent imaginer, et même le scénariste à l'imagination la plus échevelée n'oserait poser sur papier la moitié de ce que j'ai connu, de peur de passer pour un auteur de romans improbables.

Des expériences traumatisantes ont donc jalonné ce chemin sinueux, mais ce qui me serre le coeur, encore aujourd'hui, et qui sûrement est tombé dans l'oubli pour d'autres, lesquels ont construit leur propre existence, et c'est normal, c'est le suicide de mon institutrice, avec son bébé, laquelle, de plus, était ma voisine (un truc qui ne m'amusait guère d'ailleurs, d'autant que cette personne ne m'était pas particulièrement sympathique).

Un matin, la classe apprit donc ce que moi je savais déjà depuis la veille, mais que j'avais gardé pour moi. Des pleurs, de l' incompréhension, des questionnements éclatèrent dans la salle de classe.
Le directeur et l'institutrice ( il n'y avait pas de cellule psychologique à l'époque) qui nous l'annoncérent prirent soin de remplacer le mot de suicide par accident.
Mais moi, je savais, toutefois, je ne dis rien, comme toujours.

Les autres trouvèrent que j'étais vraiment insensible, décidément pas normale, parce que rien ne transparaissait de mes sentiments.

Pourtant, trente ans plus tard, j'ai toujours la photo de classe avec cette femme toujours triste, juste à côté de moi: je ne peux pas me résoudre à me débarrasser de ce cliché, pour ne pas l'oublier, entretenir sa mémoire.

Seulement, peut-être est-ce temps de classer tout cela dans un tiroir, et le verrouiller?

hoof

Re: Le Divan

Message par hoof »

Mon véritable problème: déroger à mes propres principes, et manquer de lucidité, en m'accrochant à des chimères, m'évertuant à croire aux belles paroles, juste dites pour se jouer de moi.
Comment puis-je être assez crédule pour oser penser que quelqu'un peut s'intéresser à moi?

Je suis une incroyable ingénue, de surcroît persuadée d'avoir un destin, une sombre idiote, prétentieuse et naïve, toujours prête à croire , malgré ce que la vie m'a appris.

Je suis maladivement encline à croire, malgré mes doutes fondés, et me demande s'il existe un remède à ma connerie?

hoof

Re: Le Divan

Message par hoof »

Que j'aime m'installer ici, y déposer mes états d'âme, il y a quelque chose de de surréaliste en ce lieu. C'est net, quiet, mais trop silencieux peut-être, on devrait y installer un petit haut -parleur, duquel s'échapperait quelque fond sonore.
Le divan est trop dur, sans doute trop neuf, mais ça va.
C'est très épuré comme style, je ne félicite pas la décoratrice: elle a dû installer ce cabinet dans la hâte?
Mais là-bas, ne serait-ce pas un miroir sans tain?
Une analyse, mais pas de psychanalyste: plus de doute, celle qui a installé ce bureau a travaillé bizarrement, faisant tout en dépit du bon sens.
La fenêtre est toujours ouverte, sur la rue, avec ce courant d'air?
En plus, le néon du sexshop d'en face clignote, c'est énervant.
C'est non-fumeur ici? De toute façon, je ne fume pas.
Par contre, je me permets de me servir un verre: j'ai en effet piqué une coupe et une bouteille de Champagne au bistrot: il n'y avait personne, aussi, le forfait me fut aisé.

Me voilà installée, ou presque.
Il y a un ressort qui me rentre dans le ..., enfin, bref, qui m'est inconfortable.

Bon, commençons: je manque cruellement d'imagination, et d'autodérision, et ça me freine dans ma vie de tous les jours: suis-je la seule dans ce cas? :mrgreen:

Sans rire, j'ai une fâcheuse tendance à être trop sérieuse, prendre les choses trop à coeur, et succomber trop facilement aux belles sirènes. Si quelqu'une à un remède contre l'amour, et l'état d' imbécilité qu'il engendre, qu'elle me fasse signe.

Aacryl

Re: Le Divan

Message par Aacryl »

je glisse ma tête par l´entrebaillement de la porte et remarque un changement dans ce lieu, quelque chose de sympathique, et je lis ces mots inscrits quelque part
hoof a écrit :Si quelqu'une à un remède contre l'amour, et l'état d' imbécilité qu'il engendre, qu'elle me fasse signe.
je connais un bon remède, celui de ne pas offrir de résistance. Quand on est souple et fluide comme l´eau, glissant, "l´ennemi" n´a rien pour s´agripper, pour frapper, il a alors cette impression d´un combat dans le vide, perd son équilibre et quitte le champ.

Après, on a soi-même l´impression d´être seul dans le vide, des fois, il nous est plus agréable de combattre ;)

hoof

Re: Le Divan

Message par hoof »

En effet, Aacryl, il y a du changement entre ces murs, mais, bon, il y a encore beaucoup de travaux à effectuer: il manque des tableaux, des plantes vertes, et je ne sais quoi encore: espérons que d'autres membres apporteront une touche personnelle, pour le rendre encore plus sympathique. ;)
Tiens! Le gérant du sexshop a remplacé le néon qui menaçait de griller: il clignote toujours, mais autrement, et c'est marrant, et le courant d'air est finalement tiède et fort agréable.

Sur le chemin, j'ai trouvé un chaton abandonné, un peu agressif et farouche, j'ai bataillé pour l'emmener jusqu'ici, pour le mettre à l'abri. J'avais justement de la nourriture pour mon chaton dans mon panier à commissions: il refuse les câlins, mais pas de manger, en tout cas. :D

Pour l'instant, il ronronne sur le divan.
J'espère seulement que personne n' est allergique aux minous, par ici. :)
Au Japon, certains payent pour passer du temps avec des petits félins, alors pourquoi pas des séances d'analyses, avec un petit chat, certes pas trop apprivoisé, pour l'instant, sur les genoux?

A part ça, merci pour le remède. ;)

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CuninaSpesStimula
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Re: Le Divan

Message par CuninaSpesStimula »

Aacryl a écrit :
hoof a écrit :Si quelqu'une à un remède contre l'amour, et l'état d' imbécilité qu'il engendre, qu'elle me fasse signe.
je connais un bon remède, celui de ne pas offrir de résistance. Quand on est souple et fluide comme l´eau, glissant, "l´ennemi" n´a rien pour s´agripper, pour frapper, il a alors cette impression d´un combat dans le vide, perd son équilibre et quitte le champ.

Après, on a soi-même l´impression d´être seul dans le vide, des fois, il nous est plus agréable de combattre ;)
Je ne suis pas complètement d'accord avec ce que tu écris Aacryl ; pour moi, justement, si tu n'offres pas de résistance, si tu te laisses aller, alors c'est laisser la place aux sentiments, et donc à l'amour, et à toutes les souffrances qu'il peut engendrer. Pour moi au contraire, si tu veux lutter contre l'amour, et ne pas te laisser aller à avoir des sentiments, il faut parfois combattre, ou fuir, pour être sûre. Mais peut-être ai-je mal compris ce que tu voulais dire...
On risque de pleurer un peu si l’on s’est laissé apprivoiser. Antoine de Saint Exupéry.

Aacryl

Re: Le Divan

Message par Aacryl »

j´ai décrit l´idée de base du Tai-Chi, et je peux t´assurer que le Tai-Chi est un art martial très efficace.
Après, c´est sûr, faut de l´entraînement.
Dis, tu ne voudrais pas aller écrire une petite présentation pour que j´aie une petite idée de la personne à qui je m´adresse?

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