
Film de François Favrat avec Laurent Laffite et Mélanie Laurent. 2014
adapté du roman éponyme de Tatiana de Rosnay, 2009.
Synopsis : Antoine, 40 ans est hanté par la mort de sa mère morte noyée sur l'ile de Noirmoutier quand il avait 10 ans. Harcelant sa sœur cadette, Sarah sur ses souvenirs, celle-ci l'incite le temps d'un week-end à retourner sur l'île et à parler à leur père. mais dans la famille Rey évoquer le passé ou même le présent ne vient à l'idée de personne, . Sarah ne veut entendre parler de rien et considère sa belle mère comme sa mère, le père ne parle jamais du passé, la grand mère paternelle non plus, et il n'y a même aucunes photos de Clarisse, la mère de Sarah et Antoine.
Antoine voit sa vie s'écrouler persuadé qu'on lui cache des vérités sur la mort de sa mère, il découvre aussi que le silence le tue, a tué son mariage et est en train de tuer sa relation avec sa fille aînée Margot, déjà adolescente.
Il découvre aussi, grâce à une thanatopracticienne, que dire n'est pas aussi insurmontable et permet entre les êtres de vivre sereinement, ce que ne lui apporte pas les non-dits.
Le film aborde les thèmes du secret de famille, des non-dits qui détruisent les relations.
Il aborde aussi celui de la tolérance, du mensonge, de l'amour, qu'il soit fraternel, paternel, maternel ou amoureux.
Il est clair que Margot aime sa meilleure amie, elle le cache à son père, le dire changera-t-il quelque chose ?
J'ai beaucoup aimé ce film, même si les thèmes parfois peuvent être rabattus, même si vers son milieu le film semble convenu puis prend un nouveau souffle. Il y a une intensité dans l'histoire, dans le jeu des acteurs qui émeut beaucoup.
Il y a aussi beaucoup de naturel, les rapports humains sont intenses et très crédible. Et jusqu'au bout je me suis demandé si Antoine viendrait à bout de sa sœur récalcitrante, qui prend pour excuse à son manque d'intérêt pour l' histoire de sa mère l'innocence de ses cinq ans quand celle-ci est morte.