Le Divan

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CuninaSpesStimula
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Re: Le Divan

Message par CuninaSpesStimula »

En fait j'me sens coupable car il y a quelques mois je lui ai donné de l'espoir bêtement et même si je suis rapidement revenue sur mes propos, je crois que le mal était fait, malheureusement. Mais du coup c'est quand même un peu (beaucoup) ma faute si ses sentiments sont revenus...
On risque de pleurer un peu si l’on s’est laissé apprivoiser. Antoine de Saint Exupéry.

DevotedT

Re: Le Divan

Message par DevotedT »

J'ai surtout l'impression, Cunini, que tu culpabilises, et que c'est toi que ça mine cette histoire, alors, même si je n'ai pas à donner de conseils, je pense que tu devrais te ressourcer, et voir arriver avec sérénité.
Après tout, c'est elle qui a mal interprété, bercée par des illusions, parce qu'elle est apparemment frustrée par son couple.
C'est à elle finalement de savoir ce qu'elle veut, et sincèrement, si elle tient à toi, surtout, si elle est amoureuse, d'ailleurs, elle se doit de respecter ta volonté, et prendre ce que tu lui offres, sans rien exiger de plus.
Si son couple est un leurre, il ne tient qu'à elle, et sa sa copine, de savoir où elles en sont, pas à toi, qui n'es coupable de rien. :)
Après, peut-être qu'elle ne veut que ton amitié, au fond?
C'est vrai que ce serait pas mal qu'elle joue franc jeu, pour te rassurer, peut-être? Et savoir où vous, vous en êtes?
Je crois que tu as besoin qu'elle te dise, en effet, ce qu'elle a sur le coeur, pour ne plus être dans le flou, mais en est-elle capable? A-t-elle besoin, elle, d'être un peu " bousculée" pour parler franchement?

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CuninaSpesStimula
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Re: Le Divan

Message par CuninaSpesStimula »

DevotedT a écrit : Après tout, c'est elle qui a mal interprété, bercée par des illusions, parce qu'elle est apparemment frustrée par son couple.
Et bien à un moment je lui ai donné de l'espoir, ça a été court et je suis vite revenue sur ce que j'ai pu dire mais c'était dit.
Donc si je suis quand même responsable...
DevotedT a écrit :
Après, peut-être qu'elle ne veut que ton amitié, au fond?
Euh non là par contre c'est sûr que non...
DevotedT a écrit :
Je crois que tu as besoin qu'elle te dise, en effet, ce qu'elle a sur le coeur, pour ne plus être dans le flou, mais en est-elle capable? A-t-elle besoin, elle, d'être un peu " bousculée" pour parler franchement?
Je crois qu'elle ne sait pas elle-même ce qu'il en est réellement, donc m'en parler est impossible à l'heure actuelle. Mais oui, elle aura certainement besoin que je fasse un peu de forcing pour m'en parler si je le veux vraiment, car elle sait ce qu'il en est de mon côté, mais je ne veux pas non plus l'obliger...Mais apparemment tou-te-s ses ami-e-s lui conseillent de prendre ses distances avec moi par respect pour sa copine, et vu qu'elle est très influençable, y a des chances qu'elle suive ces conseils, je crois. D'un autre côté je ne la sens pas de couper les ponts avec moi...

Bref je vais lui laisser encore un peu de temps pour qu'elle éclaircisse tout ça dans sa tête tout en continuant de parler d'autre chose, et on verra par la suite, mais je ne veux pas que ça dure trop si ça doit faire souffrir tout le monde.

Merci en tout cas :)
On risque de pleurer un peu si l’on s’est laissé apprivoiser. Antoine de Saint Exupéry.

Chrysalide

Re: Le Divan

Message par Chrysalide »

Je viens de mettre un mot sur des crises que je peux avoir, très brèves > déréalisation.

>
La déréalisation (DR est parfois employé) est une altération de la perception ou de l'expérience du monde extérieur qui apparaît étrange, irréel, comme si on venait d'y atterrir. Suivant les cas, les éléments normalement ancrés dans la personnalité comme la notion d'existence peuvent être par exemple remis en question. La déréalisation est en quelque sorte une expérimentation d'un doute métaphysique de manière concrète.
C'est exactement ce qui peut me prendre, ça me le fait depuis que je suis enfant. Enfant ça me faisait flipper méga bien comme il fallait n'ayant plus aucun repère sur le monde qui m'entourait à me demander ce qui m'arrivait, où j'étais, si je n'étais pas soudainement parachutée dans une fiction ou un monde qui m'était étrangement inconnu tout en reconnaissant les personnes qui m'entouraient. Très particulier. En grandissant, c'est toujours aussi déstabilisant, mais j'ai comme réussi à prendre un certain recul. Et quand ça peut me prendre, ça démarre comme une sorte d'oppression dans la tête et soudainement les perceptions et sensations changent et j'attends que ça passe tout en faisant autre chose, ou en me concentrant sur des repères bien précis.

Enfin voilà, c'est tout. : )

Chrysalide

Re: Le Divan

Message par Chrysalide »

Il y a une réflexion que je voulais partager, par rapport aux fictions.
Je trouve que dans pas mal de fictions, donner un ou des troubles psychologiques bien précis, quoi que ça puisse être, à un personnage, qui sera le genre super asocial du coup, ça a tendance à participer à rendre le personnage "glamour" je trouve, limite dangereusement attirant, et même à un devenir un modèle.
Mais par contre, dans la vie de tous les jours, là ça devient autre chose! :p
Par exemple, sur un site de rencontres, j'ai un doute que dépeindre ses troubles psychologiques va attirer foule! Ou alors je me trompe? : )
Enfin, c'est un truc qui m'est venu à l'esprit et qui peut bcp me questionner... notamment sur une cohérence.

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CuninaSpesStimula
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Re: Le Divan

Message par CuninaSpesStimula »

J'suis complètement d'accord pour les fictions.
Je pense surtout à Perception, série dans laquelle le personnage principal est schizophrène, et c'est vrai qu'il a beaucoup d'atout. Ou encore dans Esprits criminels, ici l'un des personnages principaux, Spencer, est atteint d'autisme Asperger. Leur troubles les rendent touchants en fait.
Mais il ne faut bien sûr pas oublier qu'entre fiction et réalité il y a une marge (je ne parle pas de ces deux troubles en particulier hein, je parle de manière générale).

Après en ce qui concerne les sites de rencontres ou même les rencontres tout court, je pense que tout dépend des troubles annoncés déjà, et évidemment de la personne en face.
On risque de pleurer un peu si l’on s’est laissé apprivoiser. Antoine de Saint Exupéry.

Chrysalide

Re: Le Divan

Message par Chrysalide »

CuninaSpesStimula a écrit :Mais il ne faut bien sûr pas oublier qu'entre fiction et réalité il y a une marge
c'est certain, c'est ce qui participe à me questionner. : )
Par exemple, la plupart des superhéros sont bourrés de prob psychologiques, notamment trouble de l'identité de ce que j'ai à l'esprit là tout de suite, et bon, là il est certain qu'on est dans la fiction où tout est permis et donc le réalisme on s'en fout. Mais bon la base qui construit la psychologie des superhéros, ce sont des troubles, un profond malêtre qui varie d'un héros à un autre. Je pense à Batman par exemple, s'il est devenu Batman, c'est parce qu'il est mal dans sa peau, il est super sombre, a besoin de s'isoler dans sa caverne et a un certain besoin de vengeance au fond. Mais ce qui est super mis en avant c'est le côté glamour de Bruce Wayne/Batman au final, à limite fantasmer de la part des fans, de ce que j'ai pu découvrir, son mode de vie.
Je ne sais pas si j'exprime très bien mon idée, mais je trouve vraiment que dans certaines fictions, il y a volonté d'exploiter des troubles pour vraiment glamouriser un héros, et le positionner en mode idole, icône, modèle et perso je peux ressentir un décalage qui me questionne entre ce qui peut être idolâtré dans la fiction et ce qui peut être rejeté dans le réel.

CuninaSpesStimula a écrit :
Après en ce qui concerne les sites de rencontres ou même les rencontres tout court, je pense que tout dépend des troubles annoncés déjà, et évidemment de la personne en face.
Petite anecdote! :p
Quand j'ai tenté la petite expérience inscription sur site de rencontres, dont j'avais parlé dans le sujet adéquat l'année dernière, une des nanas qui est venue me causer en chat, dans son profil, je ne sais plus comment elle l'avait formulée exactement, en gros elle avait écrit que les "détraquées du bocal" de passer leur chemin. Sa formulation, m'avait fait clairement marrer et du coup, quand elle est venue me parler, je lui avais demandée comment elle pouvait savoir si je n'étais pas une "détraquée du bocal". Puis bref, on a discuté et je lui ai demandée ce que ça voulait vraiment dire pour elle son expression et du coup, elle m'a fait le listing des cas très particuliers qu'elle avait croisés! donc j'avais l'impression de parler à une nana traumatisée par les cas tordus qu'elle avait pu croiser sur le chat. Enfin bref, des fois, ya des trucs, c'est tellement absurde que c'est à se tordre de rire.

Sinon pour revenir là dessus et développer un truc que je voulais développer :
Chrysalide a écrit :Je viens de mettre un mot sur des crises que je peux avoir, très brèves > déréalisation.

>
La déréalisation (DR est parfois employé) est une altération de la perception ou de l'expérience du monde extérieur qui apparaît étrange, irréel, comme si on venait d'y atterrir. Suivant les cas, les éléments normalement ancrés dans la personnalité comme la notion d'existence peuvent être par exemple remis en question. La déréalisation est en quelque sorte une expérimentation d'un doute métaphysique de manière concrète.
C'est exactement ce qui peut me prendre, ça me le fait depuis que je suis enfant.
je suis tombée par hasard sur ce mot, en ayant employé le terme "dépersonnalisation" , en me disant que j'allais peut-être un peu fort et un peu loin surtout dans l'emploi de ce terme et en tombant sur un article de wikipédia, le mot "déréalisation" a attiré mon attention. Etant curieuse, j'ai farfouillé et BAM je tombe sur cette explication qui me frappe. Personnellement, ce n'est pas tant mettre un mot sur des crises qui m'intéresse ou provoque une émotion toute particulière chez moi, mais de voir ce qui est développé autour de ce terme, et les découvertes qu'il permet d'approfondir.
J'ai tenté quand j'étais enfant d'expliquer ce qui pouvait me prendre à ma mère par exemple, quand ça me prenait, mais en vain... tellement c'était difficile à pouvoir expliquer une telle crise même si brève. Par exemple, dire à sa mère "j'ai l'impression soudainement que mon esprit est parachuté dans mon corps et je ne comprends pas ce qui m'arrive", aujourd'hui en tant qu'adulte, je peux développer ainsi "j'ai l'impression soudainement que mon esprit est parachuté dans ce corps qui est mien, dans un monde qui m'est soudainement étranger, mais pas tout à fait tout en sachant qui je suis (situant mon nom, mon prénom, les données de ma carte d'identité), tout en reconnaissant les gens (leur nom prénom, données de l'identité) qui m'entourent, comme si au final les données m'avaient simplement été imprimées dans l'esprit, mais sans qu'elles n'aient un sens véritable, à me demander si j'existe vraiment et si mon esprit n'est pas condamné à y rester ou à bifurquer vers un ailleurs", en face c'est un peu ................... ce genre d'effet car ça ne lui parlait pas et je peux comprendre. Du coup, étant autant désemparée que la personne en face qui ne situe pas de quoi je parle, j'ai abandonné les explications depuis bien bien longtemps et j'ai pris comme ça venait quand ça venait. Dans mon cas, ça reste assez bref, peut-être une minute, peut-être un petit peu plus, peut-être un petit peu moins, je ne peux pas dire.
Pour des exemples, je me souviens, que vers 11 ans, une chanson qu'on avait appris en anglais, quand une crise me venait, je la chantais dans ma tête en boucle en boucle en boucle en boucle sans interruption les yeux fermés jusqu'à ce que la sensation désagréable et flippante passe. Ou alors plus tard, je pinçais fort ma peau pour que mon attention soit sur cette douleur et pour me sentir maintenue sur la terre ferme. Je tentais de trouver des petits trucs comme ça.
Je me souviens une fois ado, j'avais eu un moment de mal être à un moment précis à cause d'une situation à la noix, j'étais avec ma soeur ainée, à me trouver entre larmes et une crise déstabilisante. J'ai tenté de lui expliquer à ma soeur ne comprenant pas ce qui m'arrivait. Je me souviens de sa réaction, en m'ayant dit que son copain qui est un ex maintenant, lui en avait déjà parlé, que ça pouvait lui prendre à lui aussi, donc ça m'avait un peu "rassuré" car même si elle ne pouvait pas situer concrètement ce qui me prenait, elle pouvait le rapprocher à quelqu'un d'autre intime.
Par la suite, je me concentrais sur un prénom qui me renvoyait un certain réconfort et maintenant je suis un peu comme dans l'acceptation d'un lâcher prise.
Bref, tout ça pour dire que soudainement tomber sur une formulation bien claire et précise, par hasard, qui correspond exactement à ce que je tentais d'expliquer à des personnes autour de moi ya bien longtemps, ou à ce que je tentais de m'expliquer à moi-même pour une espèce d'auto-analyse intime, c'est une émotion toute particulière soudaine, juste rassurante, en se disant que ce que je tentais d'expliquer n'était si barré.
Bref, voilà, des fois, ce que la découverte d'un mot, plus son approfondissement, peut permettre.

Ca me fait penser aussi qu'il y a une certaine cohérence dans la plupart des troubles que je peux avoir, quel que soit leur degrés, tout est dans le dissociatif, et du coup, ça répond et reprend ce que j'avais écrit ici :
Chrysalide a écrit :J'ai un trouble de dissociation qui rode aussi, esprit et corps qui peuvent se mettre à lutter l'un contre l'autre, en apparaissant un peu comme une angoisse. Ca va ça vient. C'est un trouble plaque tournante qui se manifeste de diverses manières et donnant donc formes à divers autres petits troubles chez moi, avec un profond besoin de m'isoler de temps à autre. Mon comportement peut créer des malentendus dans des relations intimes, mais je ne peux pas toujours m'expliquer sur le pourquoi du comment de la chose, car je ne maîtrise pas tout, tout simplement. J'essaie d'être la plus honnête possible, mais ça ne fonctionne pas toujours. Je me sens dans mon propre labyrinthe et j'ai besoin d'explorer, d'expérimenter, de me questionner, de me tromper, de tituber, d'avancer dans mon obscurité, de donner le meilleur que j'ai, de secouer, de me diriger vers ma vérité, il n'y a que comme ça que je me sens entière, en phase avec moi-même et j'ai bien conscience que ce n'est pas toujours évident de me suivre.
J'essaie de m'en servir comme atout niveau imagination, observation, réflexion, partage,...
Puis, j'ai envie de conclure : on fait avec ce qu'on a.

shoes

Re: Le Divan

Message par shoes »

Qd je lis ce qui précède, regardant cs tps-ci ds vidéos qui
vraiment m'interrogent je ne peux m'empêcher de penser
à Shadow play ( remake) & Shadow play (original)

shoes

Re: Le Divan

Message par shoes »

De toute façon, la réalité n'existe pas, puisqu'elle
N'est Jamais la même pour tout le monde. :D

cricridhumour

Re: Le Divan

Message par cricridhumour »

J'ai toujours eu une crainte : atterrir en prison.
Aussi, je me suis toujours tenue à carreaux, une vraie lèche-bottes blues singer, néanmoins, je craignais d'être victime d'une erreur judiciaire, à l'instar du personnage de Kafka .
Et à force de reconstruire le puzzle de ma vie et sans psy. J'ai trouvé d'où ça me vient cette phobie.

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