Photos
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Griottesurlegateau
Re: Photos
Je disais donc autour de cette symbolique, cette photo dont je n'ai pas trouvé l'auteur(e) mais dont j'aime vraiment l'occupation de l'espace des pattes aux articulations très cassées, le corps du personnage qu'on pourrait prendre pour celui de l'arachnide et cette interrogation sur l'appartenance des pattes.

Auteur(e) non trouvé(e) également.
Là, j'aime le clair-obscur dans lequel est pris le visage et son morcellement à travers la toile.

Dora Maar qui a semblé utiliser cette symbolique par rapport au temps qui passe.
J'y vois davantage l'enfermement de l'esprit, la perte d'identité.


Auteur(e) non trouvé(e) également.
Là, j'aime le clair-obscur dans lequel est pris le visage et son morcellement à travers la toile.

Dora Maar qui a semblé utiliser cette symbolique par rapport au temps qui passe.
J'y vois davantage l'enfermement de l'esprit, la perte d'identité.

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Griottesurlegateau
Re: Photos
J'ai oublié celle-ci que j'aime bien dans son surréalisme...

A partir de Man Ray, une autre direction qui est celle de Lee Miller, femme au parcours de vie étonnant.
Elle est déjà repérée pour sa beauté.



Avec Tanja Ramm



Elle s'affranchit de cette position d'objet et devient sujet de ses propres photographies.
Elle tend à morceler ce corps avancé comme un modèle de la perfection féminine jusque là.

Ce travail me rappelle celui de Chrys un peu plus haut, similaire dans la recherche d'effets visuels dans un corps dont on ne voit pas tous les éléments.
Lee Miller devient la seule femme photographe reporter dans l'armée américaine en 39-45 pour Vogue.
Elle débarque sur le front de Normandie en juillet 1944.
Pendant dix mois, elle suit la guerre en soldat, portant treillis et casque, jetant bas tous les signes ordinaires de la féminité.
Elle connaît les souffrances du front, la boue et le sang, la puanteur et la proximité.
Elle se lave dans son casque, se nourrit au hasard des combats.

La guerre est pour elle une manière d’épouser la virilité du guerrier et de s’émanciper enfin du piège de la beauté et du désir des hommes.
De tout cela, ses images portent la marque.
Ancrées dans l’univers des combattants, rudes, violentes, elles restent à l’écart d’un courant qui s’impose depuis les années trente : celui d’une photographie de compassion, dominée par la figure de la victime.
Elle entre dans les camps.
Dans leur iconographie, la figure des gardiens reste marginale.
Or, elle occupe une place centrale dans le travail de Lee Miller.
Enfin, à partir de Man Ray, j'ai retrouvé une photo qui était, fut un temps, l'avatar d'Aacryl.
Autour du chat, celle-ci également.


A partir de Man Ray, une autre direction qui est celle de Lee Miller, femme au parcours de vie étonnant.
Elle est déjà repérée pour sa beauté.



Avec Tanja Ramm



Elle s'affranchit de cette position d'objet et devient sujet de ses propres photographies.
Elle tend à morceler ce corps avancé comme un modèle de la perfection féminine jusque là.

Ce travail me rappelle celui de Chrys un peu plus haut, similaire dans la recherche d'effets visuels dans un corps dont on ne voit pas tous les éléments.
Lee Miller devient la seule femme photographe reporter dans l'armée américaine en 39-45 pour Vogue.
Elle débarque sur le front de Normandie en juillet 1944.
Pendant dix mois, elle suit la guerre en soldat, portant treillis et casque, jetant bas tous les signes ordinaires de la féminité.
Elle connaît les souffrances du front, la boue et le sang, la puanteur et la proximité.
Elle se lave dans son casque, se nourrit au hasard des combats.

La guerre est pour elle une manière d’épouser la virilité du guerrier et de s’émanciper enfin du piège de la beauté et du désir des hommes.
De tout cela, ses images portent la marque.
Ancrées dans l’univers des combattants, rudes, violentes, elles restent à l’écart d’un courant qui s’impose depuis les années trente : celui d’une photographie de compassion, dominée par la figure de la victime.
Elle entre dans les camps.
Dans leur iconographie, la figure des gardiens reste marginale.
Or, elle occupe une place centrale dans le travail de Lee Miller.
Enfin, à partir de Man Ray, j'ai retrouvé une photo qui était, fut un temps, l'avatar d'Aacryl.

Autour du chat, celle-ci également.

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Griottesurlegateau
Re: Photos
arthémis a écrit :merci pour la petite biographie de Lee Miler, c'est sympa d'apprendre...
Envie de m'évader dans des univers pluvieux...


J'aime bcp ces atmosphères prises dans les grandes villes...

Celle-ci me rappelle cette chanson Barbara chantée par Yves Montant :
Un homme sous un porche s'abritait
Et il a crié ton nom Barbara !
Et tu as couru vers lui, sous la pluie,
Ruisselante, ravie, épanouie.
Et tu t'es jetée dans ses bras,
Rappelle-toi cela Barbara

Pour la beauté éphémère et apaisante d'un instant cueilli dans le paysage



Pour la beauté apaisante du lien, de la confiance, de l'abandon


- Aumai77
- Messages : 688
- Enregistré le : lun. 31 août 2015 14:00
Re: Photos
Superbes photos, surtout le set "éphémères" ... Merci!
- Aumai77
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Re: Photos
C'est pas faux Arthémis ... quoi que ... celle que je préfère dans les éphémères, c'est le bateau, la géométrie de la composition m'interpelle ...
Et pour la petite histoire, je préfère faire des photos de bâtiments en ville
Et pour la petite histoire, je préfère faire des photos de bâtiments en ville
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Griottesurlegateau
Re: Photos
Alors pour toi, Aumai, cette autre image lunaire, moins spéctaculaire que la précédente mais dans des couleurs et une ambiance différentes...

Et pour toi Arthémis, cette photo de Lexington Avenue Manhattan NYC...

Et toujours autour de ces ambiances pluvieuses...



Ce N&B de Montmartre

Cette "Prière" de Man Ray

Cette élégance équine

Ces courbes fluides humaines


Et pour toi Arthémis, cette photo de Lexington Avenue Manhattan NYC...

Et toujours autour de ces ambiances pluvieuses...



Ce N&B de Montmartre

Cette "Prière" de Man Ray

Cette élégance équine

Ces courbes fluides humaines

- Aumai77
- Messages : 688
- Enregistré le : lun. 31 août 2015 14:00
Re: Photos
Merci. De superbes images, ma foi 