Je ne comprends pas ce que tu veux dire par "Qui a prit soin de l'autre en premier".
Je suis d'accord sur le fait que le milieu médical a perdu en humanité peut-être dû à un système de formation qui s’essouffle et un manque drastique de moyen.
De manière générale mon cadre professionnel n'est pas du tout "Ultraviolent", à contrario du système de soin "médicalisé", j'ai plus de temps pour écouter, analyser, comprendre et expliquer mes gestes (et heureusement, car une profession manuelle où l'on ne dirait mots n'aurait pas beaucoup de sens).
Ce que je souhaite dire par cette petite phrase, c'est qu'il a pris le temps, de t'expliquer sa démarche, qu'il ne s'est pas mis nu devant toi, sans verbaliser les choses. Je veux dire que ce n'est pas que son corps qu'il te montre, c'est aussi
son mode de vie Pour le côté ultraviolent que j'ai cité, je ne parlais pas de toi en particulier puisque je n'ai pas eu la chance que tu t'occupes de mes cervicales

. Mais je fais le chameau au propre comme au figuré, ce qui m'aide à détendre mes muscles masticateurs et à me marrer devant ma glace le matin, bref c'était une aparté !
Ce qui m'inquiète, et là je m'adresse à tout le monde, c'est qu'un catalogue de termes péjoratifs fuse, j'ai lu : harcèlement, exhibitionniste, sexiste, violence. Le simple constat que tu dresses au départ, en exposant juste ton état de perplexité face à ce genre de situation, déclenche une avalanche
à charge du patient que tu as reçu, sans que tu l'aies demandée, ce qui est dingue. Dois je rappeler que nous sommes souvent catégorisées en tant que lesbiennes, comme des êtres déviantes par des personnes qui fantasment sur notre compte. Et voir la rapidité et la facilité qu'il faut pour que nous tombions dans les mêmes travers, me désole. Mais c'est pas grave, et ce qui me rassure c'est que tu es dans un questionnement, donc merci à toi de m'avoir répondu.