Il était une fois des lesbiennes du passé...

Les femmes et hommes qui vous ont marqué...
Avatar du membre
AllegrA
Messages : 302
Enregistré le : sam. 19 avr. 2008 17:04
Localisation : Chicago

Re: Il était une fois des lesbiennes du passé...

Message par AllegrA »

AH je me souviens de cette histoire j'avais vu un documentaire sur la 2 très bien fait avec des reconstitutions et tout. J'avais trouvé ça trop intéressant, et je m'étais dit que j'étais quand même chanceuse d'être née maintenant et y'a pas 3 siècles lol
Home is where I plug-in my laptop

Avatar du membre
Bee
Messages : 546
Enregistré le : jeu. 20 nov. 2008 09:49
Localisation : Paris, France
Contact :

Re: Il était une fois des lesbiennes du passé...

Message par Bee »

Je continue, mais je change complètement de période... En avril 2007, ce sont les vacances de Paques et je suis dans le train. J'avais téléchargé une émission de radio et je l'écoutais en somnolant. Le thème de l'émission était sur les femmes, artistes et courtisanes du 19e au 20e siècle. Parmi les invitées, une historienne américaine qui parle un français à la fois impeccable et émouvant et qui raconte comment elle a découvert une correspondance privée qui l'a beaucoup troublée : celle d'Edith Thomas.
Image
Edith Thomas est surtout connue des historiens pour ses faits de Résistance. C'est une femme née en 1909 dans la couronne rouge de l'Île-de-France : à Montrouge. Lorsque la guerre éclate, elle a 30 ans. Elle a déjà une carrière: elle écrit des romans mais surtout des articles de grand reportage qu'elle vend à des revues (au temps où les grands reporters sont des demi dieux).
En 1942, elle entre dans la Résistance et au Parti communiste. Elle prend un pseudonyme masculin : Jean Le Guern, et elle publie de manière clandestine des nouvelles qui sont ensuite publiées après guerre aux Éditions de Minuit.
Après guerre, sa formation d'archiviste lui permet d'obtenir un poste prestigieux : celui de Conservateur aux Archives Nationales.

Bon, pour le moment, où est la femme ??? :?
Elle arrive : en 1949. Elle rencontre alors Anne Desclos, alias Dominique Aury, l'auteure sulfureuse d'Histoire d'O.
Image
L'historienne Dorothy Kaufmann a retrouvé la correspondance de ses deux femmes et a rencontré et interviewé Anne Desclos.
Pour en savoir plus, je conseille : Edith Thomas, passionnément résistante, de Dorothy Kaufmann, Ed. Autrement (2006)
http://clio.revues.org/index9142.html

Avatar du membre
Bee
Messages : 546
Enregistré le : jeu. 20 nov. 2008 09:49
Localisation : Paris, France
Contact :

Re: Il était une fois des lesbiennes du passé...

Message par Bee »

Je repars dans le passé, au XVIIIe siècle, en France. Le cas que je vais évoquer a été étudié depuis plusieurs années déjà et Marie-Jo Bonnet, dans son ouvrage classique (mais désormais un peu ancien quand même) cité par Michelle, y faisait déjà plus qu'allusion.
Il s'agit des années qui entourent la fin de l'Ancien Régime et des gens, notamment les femmes qui entourent Marie-Antoinette.

Retour sur ce que l'on sait : Marie-Antoinette est une jeune Autrichienne, élevée dans le magnifique château de Sissi, à Schönbrunn, qui arrive en France pour se marier avec le dauphin du royaume de France à l'âge de 14 ans. Elle arrive à Versailles dans une cour très différente de celle qu'elle a quitté et dont elle ne connaît ni les codes ni les subtilités. Son mari, timide et impuissant, fuit sa jeune épouse qu'il aime pourtant, la laissant seule apprivoiser Versailles. Quand Louis devient roi de France en 1774, elle reste isolée et sans beaucoup d'amis. Elle s'est entourée d'un petit groupe qualifié de favoris qui commence à faire jaser dès 1777. Parmi ces amis que la Cour jalouse, il y a la Princesse de Lamballe.
Image
C'est une Italienne, née à Turin, appartenant à la famille royale par mariage. Elle a rencontré la Reine à son arrivée en France. Marie-Antoinette avait 15 ans, la princesse en avait 21, et elle était veuve (déjà)...
La Princesse avait la fonction de « surintendante de la Maison de la reine », dont la charge consistait à organiser les plaisirs de la reine : elle sut se faire des ennemis.

A partir de la fin des années 1770, les rumeurs commencent à circuler autour de la Reine et de la Princesse. La création du petit Trianon qui devient le refuge et le lieu des plaisirs de la Reine amplifie les rumeurs de liaison saphique entre les deux femmes. Liaison qui ne serait d'ailleurs pas exclusive : la Reine, détestée, est décrite comme volage et orgiaque : elle multiplierait les conquêtes auprès des deux sexes.

Sauf que les rumeurs dépassent le cadre de Versailles... En effet, Marie-Antoinette, feignant d'ignorer les rumeurs, soutient Françoise Raucourt, une actrice scandaleuse qui se dit ouvertement lesbienne et qui multiplie les conquêtes aussi. Des rumeurs circulent sur elle, qui en font la présidente d'une secte ou plutôt d'une loge maçonnique dite "Secte des Anandrynes" (c'est-à-dire des "sans hommes") qui mènerait un complot contre les hommes.
Évidemment, derrière cette secte, il y a une attaque en règle de la Reine et de ses favorites. Pour les favoris, l'attaque sera mené à travers le coup monté dite "l'affaire des colliers"...
Des pamphlets sortent à la veille de la Révolution française qui font de la Reine une nymphomane échevelée avide de sexe et du Roi (en miroir inverse) un imbécile impuissant et cocu.

Cette image et ces rumeurs ont joué leur rôle dans la Révolution. La Princesse de Lamballe, arrêtée avec la Reine, accusée d'espionnage et de fidélité envers la Reine (c'est-à-dire l'Autrichienne, l'étrangère, la traitresse), est livrée à la foule et son corps est atrocement mutilé, à dessein.

Image

Dans la mythologie révolutionnaire, ce sont les femmes de Paris qui s'occupent de la « la Sapho de Trianon ». On ne sait pas grand chose de fiable sur ce qui lui est vraiment arrivé. Mais la princesse de Lamballe a servi d'exemple aux aristocrates : son corps a été dépecé et sa tête a été promenée sur une pique dans les rues de Paris avant d'être mis sous le nez de la Reine pour qu'elle embrasse sa maîtresse. Son corps aurait été laissé sur un charnier avant d'être finalement enterré.

Que nous dit cette histoire ?
Pas grand chose de la sexualité de Marie-Antoinette, mais elle devient un symbole pour les lesbiennes de son temps. Deux indices permettent de le supposer : Mlle Caroline Wuïet, actrice lesbienne, conserve dans les années 1820 des cheveux de la Reine et parle d'elle avec attendrissement. Et à la fin du XIXe siècle, deux touristes anglaises croient voir dans le parc du Trianon le fantôme de Marie-Antoinette, or, pour les médecins qui les ont entendu et examiné, il s'agit d'un cas classique de visions inconscientes : elles n'ont pas vu Marie-Antoinette, leur inconscient leur a parlé de leur homosexualité latente :? :shock:

Le deuxième enseignement est que la Révolution française ouvre une période qui ne semble pas vraiment correspondre à une libération sexuelle.... :?

Merci d'avoir pris le temps de lire ce long texte... :D

Avatar du membre
Bee
Messages : 546
Enregistré le : jeu. 20 nov. 2008 09:49
Localisation : Paris, France
Contact :

Re: Il était une fois des lesbiennes du passé...

Message par Bee »

Actualité oblige, pourquoi ne pas parler de Selma Lagerlöf...
Selma Lagerlöf est née dans le Värmland, en Suède en 1858.
Elle a été élevée dans un milieu où les traditions orales occupaient une grande place et cela a influencé son écriture.
Elle a exercé le métier d'institutrice durant de nombreuses années.
Son œuvre la plus célèbre: Le Merveilleux Voyage de Nils Holgersson lui fut commandée pour enseigner la géographie de la Suède aux écoliers.
Selma Lagerlöf a été la première femme à recevoir le prix Nobel de littérature, en 1909, et la première, en 1914, à être élue à l'Académie suédoise.

Pendant les fêtes de Noël, la chaine suédoise SVT (la chaîne publique, propriété de l'Etat) diffuse une mini-série de deux épisodes sur Selma Lagerlöf... En quoi est-ce intéressant ?
Parce que cette mini-série s'appuie sur la correspondance de cette grande figure nationale de la littérature suédoise, or il se trouve que les deux grands amours de cette femme austère...

Image

... était des femmes : Sophie Elkan
Image
et Valborg Olander !!!


La Suède a donc droit à Noël à une histoire de triangle amoureux lesbien :shock:

Image

Comme je regrette de ne rien comprendre au suédois : j'aurai bien aimé vous en dire plus...

Avatar du membre
Bee
Messages : 546
Enregistré le : jeu. 20 nov. 2008 09:49
Localisation : Paris, France
Contact :

Re: Il était une fois des lesbiennes du passé...

Message par Bee »

Bon, cela fait un moment que je n'ai pas parlé des lesbiennes du passé. L'idée m'est venue, non pas de faire un portrait, mais de revenir sur les mots utilisés pour décrire les femmes qui aiment les femmes.

Comme je l'avais précisé dans un autre post, pendant très longtemps, il n'y a pas eu de mot pour décrire aussi bien l'amour d'une femme pour une autre que les caresses et la sexualité entre femmes. Cela ne veut bien évidemment pas dire que cela n'existait pas : juste que cela n'était pas considéré comme un crime ou comme quelque chose d'important. Il y a quelques traces qui subsistent, qui prouvent quand même que ces femmes étaient parfois visibles.
Ainsi, dans le Code d'Hammourabi, qui est le plus ancien code de loi connu et qui date de 1770 avant JC, nous apprenons que les Babyloniens parlaient de femmes-hommes (salzikrum) qui pouvaient se marier et adopter des enfants pour s'assurer une descendance. Nous connaissons bien sûr Sappho, habitante de l'île de Lesbos, qui vécut au VIIe siècle avant JC.
C'est la Bible qui rend condamnable les relations sexuelles entre hommes et qui bride la sexualité des femmes qui deviennent des figures de la sexualité débridée, démoniaque, c'est-à-dire, pour l'homme : la tentation du pêché. Alors qu'à partir de la Bible, le mot de sodomite va connaître un grand succès pour désigner les relations abominables entre hommes, aucun mot n'est créé à partir de Gomorrhe, l'autre ville détruite par Dieu au temps d'Abraham. Ce texte, ancien, est à la fois commun aux Juifs et aux Chrétiens.
Les sodomites sont considérés comme des sacrilèges et en tant que tels, ils sont condamnés au bûcher, les flammes étant purificatrices. Pour les femmes, c'est sans doute le viol qui les rétablit dans le droit chemin. Je suis un brin cynique ici, mais en fait, rappelons juste qu'au Moyen-Age, la règle est d'appartenir à la communauté des croyants. Il faut donc suivre les sept sacrements sous peine de vivre dans le péché et de risquer l'Enfer éternel (jusqu'à l'invention du Purgatoire, cette salle d'attente des jugements, au XIVe siècle). Parmi ceux-ci, figure le mariage. Un célibataire est très mal vu et presque excommunié de fait par sa communauté.
Je ne crois pas qu'il y ait de cas de femmes brûlées pour leurs mœurs dans la France médiévale et moderne. En revanche, il existe des décisions concilaires pour éviter de telles relations entre femmes dans les couvents et les monastères dès 1212.
Apparemment, Catherine de Médicis aurait importé la mode d'un certain libertinage entre femmes d'Italie en France au XVIe siècle. D'après un contemporain jaloux, Pierre de Courteille, elle aurait été à la tête d'un "Bataillon de femme". Le soupçon de lesbianisme devient un sujet d'accusation politique. Catherine de Médicis est une femme forte : il faut bien trouver un grief, un reproche à lui faire. Ne lui reproche-t-on pas d'être un peu sorcière, lorsqu'elle consulte Cagliostro, astrologue et alchimiste ?
Le terme de lesbienne serait utilisé pour la première fois en français par Brantôme.

La différence entre hommes et femmes tient à la conception médicale du rôle des deux sexes dans la procréation. Depuis très longtemps, la femme est considérée par les médecins comme un simple vase : un ventre passif qui reçoit la semence de l'homme qui seule est active. La semence de la femme est vue comme passive : la femme est pénétrée, est fécondée, est enceinte. Elle subit en quelque sorte sa maternité. La perte de sa semence est certes fâcheuse, mais elle est moins grave aux yeux des médecins, que la perte de la semence masculine, aussi bien dans la masturbation que dans la sodomie ou la fellation (l'onanisme : péché d'Onan).
Une lesbienne ne peut donc faire de mal. Elle se trompe de voie, c'est tout. Il lui faut trouver un bon mari.

Au XIXe siècle, l'organe jugé responsable de la nymphomanie féminine et de son hystérie est bien sûr son utérus dont les secousses ébranleraient ses nerfs. Quant à celui qui serait responsable du lesbianisme, le coupable désigné et dont j'ai déjà parlé est le clitoris. La solution est donc toute trouvée : pour guérir les femmes de leur maladie qui épuise leurs nerfs et fait perdre leur semence, les médecins préconisent une résection du clitoris !!!

La suite... une prochaine fois :?

Avatar du membre
Bee
Messages : 546
Enregistré le : jeu. 20 nov. 2008 09:49
Localisation : Paris, France
Contact :

Re: Il était une fois des lesbiennes du passé...

Message par Bee »

Depuis le milieu du XVIIIe siècle, les femmes dites galantes sont particulièrement surveillées et tous leurs faits et gestes étaient consignés dans des registres qui ont évolué en fonction de la législation française sur la prostitution. C'est la police spéciale des mœurs qui a cette mission délicate : les filles galantes sont celles qui échappent aux maisons closes et celles qui ne racolent pas non plus dans la rue. Elles repèrent leurs clients dans des bals, dans les coulisses des théâtre, dans celles de l'Opéra et elles imposent leurs tarifs, le plus souvent chez elles ou dans des appartements que mettent à leur disposition leurs riches amants. Ce "demi-monde" de femmes galantes est très hiérarchisé et il est dominé par les grandes horizontales : celles qui ont inspiré le personnage de Nana à Zola...

Bon, j'en viens à mon histoire. Les registres de police consignent les noms, les lieux, les dates et surtout la sexualité de ces femmes qui sont souvent dénoncées par des rivales de maisons closes, des pères de famille qui voient leurs fils s'endetter ou des concierges indisposés. Ces notices ont été éditées en 2006 et présentées par l'historienne Gabrielle Houbre dans Le Livre des courtisanes qui est une mine incroyable d'informations sur bien des hauts dignitaires de la société française de la fin du Second Empire et du début de la Troisième République.
Or, il se trouve qu'un certain nombre de ces notices mentionnent soit des "pratiques tribades" (c'est-à-dire lesbiennes) pour émoustiller les clients, soit des relations durables entre femmes. C'est très émouvant...

Voici quelques exemples :

Marie-Henriette Lasseny, née à Paris en 1845, est une "cocotte" très riche qui grâce à ses riches amants a pu s'acheter un hôtel particulier près du Bois de Boulogne. Mais ses affaires sentimentales sont plutôt avec des femmes : en 1868, elle entretient une longue liaison avec Léonide Leblanc, une actrice bien en vue dont le registre policier affirme "elle avait la passion des femmes". En 1872, la préfecture de police note qu'elle entretient et subvient entièrement aux besoins d'Armandine Bissier qui est alors en train de suivre un traitement pour un cancer au sein.

Antoinette Berger, dite "La Nitou", originaire de la région d'Aurillac, s'installe dès 1872 avec sa maîtresse : une certaine Gabrielle, qui s'habille en homme pendant la période du Carnaval. Elles sont inséparables et fréquentent le "milieu" lesbien de l'époque à Paris.

La comédienne Blanche d'Antigny, maîtresse des plus grandes fortunes de France, multiplie les conquêtes féminines. La fin de sa vie est moins glorieuse : elle la termine à 34 ans chez une amie auprès de qui elle repose encore aujourd'hui au cimetière du Père-Lachaise.

Image

Si ces aperçus vous donnent envie d'en apprendre davantage, je conseille la lecture du livre présenté par Gabrielle Houbre :D

Avatar du membre
Bee
Messages : 546
Enregistré le : jeu. 20 nov. 2008 09:49
Localisation : Paris, France
Contact :

Re: Il était une fois des lesbiennes du passé...

Message par Bee »

Je reviens sur ce sujet auquel je tiens pour vous donner quelques nouvelles du tournage de la prochaine série de la BBC dont il a déjà été question en "news", à savoir The Secret Diaries Of Miss Anne Lister.

Dans le journal local de la ville d'York, le passage des acteurs en costume d'époque fait sensation.

http://www.yorkpress.co.uk/news/4780075 ... a_in_York/

Image

L'actrice qui doit jouer Anne Lister est une jeune femme blonde qui ressemble assez peu au modèle original, mais on s'en fiche...

Image

Maxine Peake, puisque c'est son nom, est une actrice qui milite pour l'équité dans le monde de la télévision et qui souhaite plus de rôles féminins titres. Elle en a décroché ici un beau.

évidemment, certains journaux à scandale en font leur chou gras comme le Daily Mail qui le 5 décembre faisait cette présentation du tournage et du sujet.

http://www.dailymail.co.uk/femail/artic ... drama.html

Vous noterez que la série L-word est présentée comme un tournant dans la représentation lesbienne destinée à un large public.

Avatar du membre
manousmile
Messages : 559
Enregistré le : ven. 18 avr. 2008 14:41
Localisation : Marseille

Re: Il était une fois des lesbiennes du passé...

Message par manousmile »

je te l'ai jamais dit mais:
merci bee j'addore ta rubrique!!! Image

keep going please!!!! :mrgreen:
"On est belle, on est fière, on est lesbienne!!!!" 8-) (Pourquoi pas moi)

kitsuneshane1
Messages : 97
Enregistré le : jeu. 10 déc. 2009 14:37
Localisation : Quelque part en France

Re: Il était une fois des lesbiennes du passé...

Message par kitsuneshane1 »

Corrigez moi si je me trompe mais j'ai lu dans un livre que la femme du frère de Marie Antoinette (l'empereur Joseph) était amoureuse de sa belle soeur. (l'une des soeurs aînées de Marie-Antoinette).
Faudrait que je regarde dans un des bouquins que j'ai chez moi. A confirmer
"Son nom commence par une caresse et fini par un coup de cravache" (Karl-Erich Remarque pour Marlene Dietrich)
whatever is left on me, whatever I'am, I'm yours

kitsuneshane1
Messages : 97
Enregistré le : jeu. 10 déc. 2009 14:37
Localisation : Quelque part en France

Re: Il était une fois des lesbiennes du passé...

Message par kitsuneshane1 »

Trouvé!!!!!

Il s'agit de Marie-Isabelle de Bourbon-Parme qui tomba amoureuse de sa belle soeur, l'archiduchesse Marie-Christine. Amour réciproque mais jamais "consommé". Les deux jeunes femmes s'écrivirent des lettres que Marie-Christine donnera à son frère quand son épouse décèdera de la petite vérole.
"Son nom commence par une caresse et fini par un coup de cravache" (Karl-Erich Remarque pour Marlene Dietrich)
whatever is left on me, whatever I'am, I'm yours

Répondre