En te lisant Downtown voilà à quoi tu m'as fait penser, tu es la seule d'ailleurs, bravo.
http://www.youtube.com/watch?v=2XwlgFIsvCM
C'est elle qui a la classe, pas Mymy, d'ailleurs je la verrai bien sur un char.
C'est débat visibilité personnelle > bifurcation Gay pride alors.
Je viens d'effacer un long paragraphe sur ma non expérience Gay Pride que j'étais en train d'écrire, n'ayant jamais laissé trainer un orteil, à aucune, même pas un orteil multicolore parce que jamais eu l'occasion et jamais cherché à l'avoir, c'est vrai. Pause détartrage WC, plus diner, plus plus plus, entre temps. Bref Frui est en moi. Salutation.
Je voudrais simplement faire un méga raccourci de ce que j'ai écrit pour éviter d'alourdir le sac inutilement, mais je crois qu'il est important de considérer l'historique de la Gay Pride, les évènements qui ont amené à créer cette marche, le contexte, l'époque, mais aussi l'intensité et la force du/des message(s) partagés, ainsi que le positif que ça a pu apporter, pour nous, aujourd'hui, cette soi-disant provocation si négative et péjorative, qui a permis de se faire entendre à une époque où l'homosexualité était considéré comme un crime, une honte, une anomalie, une déficience, une calamité, une possession démoniaque, une contagion, etc etc etc etc poussant à ce que ce soit caché...
J'avais vu un documentaire sur arte, à ce sujet, ça remonte à quelques années maintenant, donc les souvenirs de la totalité du docu sont flous, mais ce que j'en ai retenu, c'est une réelle intensité, de réelles convictions mises en avant pour enjamber, piétiner, la honte que l'homophobie dominatrice voulait imposer aux personnes homosexuelles.
Le problème selon moi aujourd'hui, du moins à mes yeux, ce qui me gène un peu, c'est que la gay pride a un effet calendrier. J'ai l'impression à notre époque, dans notre calendrier, il y a un paquet de fêtes, comme par exemple LA JOURNEE DE LA FEMME, YOUPIIIIIII (fuck oui) et qu'on essaie de contenter tout le monde hypocritement. Tel jour, la femme sera comblée et elle a intérêt de savourer parce qu'après ta gueule la femme à l'année prochaine, tel jour suivant la ville, ça sera l'homo, tel jour, la mère, et le père, et le grand-père et grand-mère, et peut-être l'arrière grand-mère/père?? et sans parler des fêtes religieuses, et de ci et de ça, des anniversaires, etc etc etc... je n'y ressens plus vraiment une force de ce que j'en reçois depuis là où je suis de la gay pride actuelle. Je ressens comme un folklore, est honoré un anniversaire, mais un anniversaire qui a perdu d'un réel engagement, après sans douter une seconde qu'il est possible de faire des rencontres intéressantes, plaisantes, etc et que chacun doit vivre son expérience à sa manière suivant les pays aussi.
Enfin bref, je ne suis pas là pour dire, pour ou contre la gay pride! mais plutôt, ne pas oublier d'où la marche des fiertés a démarré, l'évolution, ce qu'elle a apporté dans notre histoire, je crois vraiment que ça a son importance.
Et sinon quelques petites réactions suite à de la lecture.
Snowball a écrit :
Je pense vraiment que la gay pride doit changer de nom et changer d'image. Çà ne devrait pas être un défouloir mais permettre d'ouvrir les yeux de ceux qui nous imaginent incapables d'assumer une famille. Pourquoi donner délibérément le bâton pour se faire battre? Moi, ça me dépasse. Nous vivons dans une société hétéro-normée, comment faire pour se faire entendre et comprendre? En permettant qu'il soit jeté à la figure des gens des images dont on sait pertinemment qu'elles les choqueront ou en essayant de leur montrer qu'ils ont tort de penser ce qu'ils pensent?
"Ils", ils sont qui exactement? et "ils" pensent quoi? faire attention à ce qu'autrui pense pour montrer qu'autrui a tort, je trouve que c'est en quelque sorte lui donner un réel pouvoir et aussi lui donner raison. : )
La marche des fiertés à la base, renverse le pouvoir, c'est conceptuel, intellectuel, cela vient titiller l'esprit au fond, c'est ce qui perturbe le plus au final je réalise, car il faut l'accepter tout en prenant la peine de réfléchir pour en extraire des messages, c'est l'intérêt, mais ceux qui sont butés, ne le feront pas, et prendront seulement ce qu'ils veulent prendre, voir. Essayer de se mettre à leur niveau en cherchant des images qui sembleraient leur paraître "sages", "posées", sans trop savoir quoi exactement d'ailleurs en plus, c'est toujours leur donner l'occasion de voir ce qu'ils ont seulement envie de voir et de prendre. Et ils ne prendront que le fait que "l'homo" est défaillant, quelque soit les fringues, la personnalité, etc de chacun. C'est vicieux, tourner en rond, un rond dans lequel il y aura soumission.
Alors je crois qu'il est surtout important d'exprimer ce qui peut vraiment bouillonner au fond de soi et non se préoccuper de ce qu'autrui pense et du politiquement correct, c'est une perte de temps.
Puis les gay pride ne sont pas là pour représenter une personne en particulier, je ne crois pas, je ne me sens pas en tout cas représentée par le mouvement de la gay pride, mais ce mouvement me semble surtout regrouper des personnes qui veulent y être quelques soient leur sexualité, personnalité, etc, c'est leur choix.
MilkyWay a écrit :Parce que oui avoir des gens qui s'habille à moitié à poils et danser sur des chars, j'appel pas ça milité.
Je ne suis pas une militante dans l'âme, je ne crois pas l'être en tout cas, mais il me semble qu'il n'y a pas une manière précise pour militer, mais diverses et la danse et le vêtement porté ou l'absence totale, peuvent en être une manière qu'on l'aime ou pas. : )
Après, c'est marrant, mais de tous les membres inscrits sur le forum, par exemple, pour imaginer un mini sondage, et qui ont pu aller à une gay pride, je me suis demandée, combien avaientt des plumes dans le derrière à poils en tortillant du cul, turlututu?! Pam, Georges, Fleming, d'aures, j'ai cru comprendre que vous y êtes allées... vos témoignages de vos tenues sont attendus! et que ça saute...
Perso, vous êtes en train de me donner envie d'y aller. ;D
Sinon, me concernant, par rapport à la question de base du sujet, pour essayer d'y répondre vu que je suis dans les parages, je dirais que je vis à mi chemin entre une forme de banalisation et d'ambiguïté, chambouler les repères peut m'intéresser et que les miens soient chamboulés va pouvoir m'attirer, car je trouve que c'est une invitation à voir de nouvelles horizons, ce qui me parait enrichissant et essentiel, puis après, si je me réfère aux avis d'amis, de proches, il semblerait que je vive à contre courant malgré moi.
J'aime la brume aussi, me sentir enveloppée, une brume qui contiendra un mélange de passion, de méditation, de remises en questions, de plein de choses rimant en "ion", où la sexualité n'a pas lieu d'être définie, mais plutôt d'être vécue, exprimée, où l'incertitude, l'inattendu sont roi, une brume où je me sens aveugle pour voir plus loin, et cette brume dans laquelle j'évolue, soit elle attirera, soit elle repoussera, mes nouvelles rencontres.