Ruthie, mais "Jeunes filles en uniforme" c'était chez toiRuthieRikl a écrit :
Disons que là où j'étais en classe en Suisse et en Autriche, l'atmosphère était stricte. {...} (je n'ai eu que des femmes comme profs, j'étais en institution pour jeunes filles, cela peut etre fort, mais aussi prudent, maladroit et habituellement silencieux.
>http://www.youtube.com/watch?v=wA8t8P7tVeo
Seulement les regarder??Alors, j'ai toujours regardé les femmes et j'aime les regarder, à tout âge d'ailleurs.
Trêve de plaisanterie. Tu demandes si >
Pour >Est-ce que quelque chose de pareil s'est aussi produit pour l'une d'entre vous?![]()
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MMMh je réfléchis. Alors j'étais dans des établissements scolaires mixtes. Et je vais essayer de faire court pour ma petite histoire parce que sinon ça va finir en méga roman.Mais j'ai eu un cas special: une prof de philo a systématiquement fait tourner les filles dans la classes par rotation de semaines. Et elle ne voulait visiblement pas que je sois juste sous ses yeux. Mais le plus curieux c'est qu'elle me regardait dans les yeux même à chaque rotation.
Je ne suis pas tombée amoureuse de profs, je ne peux pas parler de sentiments non plus, disons que j'aimais avoir un contact avec certaines profs qui semblaient m'apprécier et du coup il est vrai que j'ai eu des rapports ambigus avec surtout des profs de langues, sans jeux de mot à la noix volontaire.
C'est venu naturellement.
J'étais assise au premier rang tout le long de mon lycée, tout simplement parce que c'est le rang où j'étais le plus en paix surtout pour observer.
Comme exemple > une année j'avais une prof d'espagnol que j'aimais regarder, appuyée sur son bureau debout les jambes croisées, avec son tailleur qui semblait dater d'une autre époque. Elle avait un look cul serré, étant assez froide, dans la retenue et ça ne me laissait pas du tout indifférente. Bref, j'aimais regarder plus que d'écrire. La prof a pu le capter à force, alors des fois j'avais droit à un retour pendant que les autres écrivaient, ou pendant des interros. D'autre fois, elle essayait de me rappeler à l'ordre pour que je me mette à écrire tout en pouvant être gênée, en parlant de la prof, ce qui était jubilatoire. D'autres fois, c'est une copine à côté qui me susurrer au creux de l'oreille que la prof était en train de mater vers nous sans cesse, ce qui restait assez drôle et en même temps assez particulier avec cette même copine avec qui j'avais des rapports ambigus d'ailleurs. Ou alors j'aimais la croiser dans les couloirs, la saluer, partager un grand sourire et la voir regarder dans tous les sens sauf vers moi en pouvant rougir. C'était mon petit plaisir avec cette prof là.
Une autre, elle m'appréciait ouvertement et me le disait assez souvent. Elle était plus petite que moi, des yeux bleus perçants qui me troublaient vraiment et j'aimais sa manière de me regarder, son regard qui se posait sur moi, sur mon corps, ma poitrine, mes jambes, bref, j'aimais et aussi lui causer à la fin des cours, ou même au début, ou même en se croisant à se sourire mutuellement à ne plus savoir pourquoi vraiment au départ il y avait discussion. Elle me faisait même des faveurs, enfin j'ai eu droit à une grosse que j'ai gardé pour moi. Bref, cette prof là, j'avoue qu'elle pouvait me troubler, il y avait un jeu mutuel, et ça me plaisait.
Une autre prof, alors elle s'était sacrément drôle. Elle s'inquiétait à chaque cours des vêtements que je portais, que selon elle j'étais trop habillée, qu'il vallait mieux que je me découvre en classe, vu la chaleur du radiateur, pour ne pas attraper un rhume ensuite en sortant avec le changement de température, puis elle aimait me causer après les cours, un peu de tout, même de choses personnelles, en même temps je trainais trois heures pour sortir de la classe. Et je ne sais pas si c'est parce que je l'avais croisée à un concert de classique dans un conservatoire, mais elle m'avait proposé une sortie avec elle pour un concert justement et je ne sais plus si c'était de classique ou de jazz, mais un des deux. Enfin pour résumer, cette prof aimait me voir en petit haut, me causer de choses personnelles et me proposer des sorties. Elle me faisait rire, d'autant plus que son nom de famille, je ne vais pas le citer, mais il se rapprochait de l'idée d'un soutien-gorge.
Après, là ce n'était pas une prof, mais une pionne, et je crois qu'elle je ne l'ai jamais comprise. Soit elle me matait sans cesse comme si j"étais de la viande à bouffer étant accompagnée ou seule, jusqu'à venir vers moi pour me dire que j'avais des fringues osées tout en me complimentant maladroitement, soit elle m'envoyait bouler sans aucune raison, comme ça lui prenait.
Et une copine avec qui je trainais presque tout le temps, était elle-même mal à l'aise d'être avec moi tellement cette pionne mater avec insistance, se sentant observer constamment à me demander de chercher un coin isolé pour être tranquilles. On a eu des bons fous rires en tout cas parce que cette pionne était juste lunatique à ne pas la comprendre.
Après il y avait une prof de littérature, que j'ai eu tout le lycée, qui elle était très attentionnée avec moi, m'appréciait prenant souvent de mes nouvelles, même une fois je me souviens, ma roue arrière de vélo était crevée, j'étais sous la pluie comme une imbécile. Elle voulait me ramener chez moi et comme je n'habitais pas si loin du lycée, j'avais refusé. Du coup, elle était prête à me passer du fric pour que j'aille réparer ma roue dans un commerce de cycles à proximité. Bref, toujours généreuse avec moi, c'était touchant, mais jamais aucune ambiguïté, son regard était purement de l'affection, elle ne me regardait pas avec désir comme les autres. J'appréciais en tout cas son attention, tout le long de mon lycée.
Enfin voilà en gros pour les quelques histoires qui restent gentilles. : )
Sinon, je crois que là où ça m'a le plus gêné en parlant d'une réelle ambiguïté, c'était au collège, ma fin de collège, une prof avait un regard qui se posait sur moi qui me m'était mal à l'aise, vraiment. Elle me fixait sans cesse pendant les cours, puis en dehors, un peu avec provocation, et démontrait une réelle fascination me concernant, commentant ma personnalité patati et patata, qu'elle aimait bcp, etc, et m'avouait aussi qu'elle rêvait de me voir frapper dans la balle avec passion et puissance, comme je faisais pas mal de compétitions de tennis à une époque. Et j'avoue que sa manière de me le dire, de désirer me voir frapper dans la balle comme si elle allait me sauter dessus, me refroidissant énormément, puis elle voulait savoir si je l'aimais etc, enfin c'était étrange, je prenais comme ça venait, je gardais pour moi, mais je n'étais pas pressée de la retrouver et je pense aussi qu'elle ne me plaisait pas du tout. Elle était très mystique et ça ne me branchait pas je crois à l'époque.
Et je l'ai eu deux ans, c'était chouette.
Mais au fond, je crois que l'ambiguïté je l'aime et je l'aimerai toujours, mais je constate aussi, que ça dépend des personnes et des situations, préférant une certaine clarté avec certaines connaissances et amis. Ca dépend, je crois de toute manière que tout s'installe naturellement suivant autrui, ça s'est toujours passer ainsi pour moi en tout cas. Enfin bref, passons. : )
Voilà Ruthie, je ne sais pas si ce que j'écris répond en quelque sorte à ta question et peut-être que d'autres ont vécu ce genre de situations, je ne sais pas, je passe tout simplement le micro à qui veut dans l'assitance.
Juste un dernier ajout avant de filer. Pour ma part, pas de problématiques, c'est surtout resté la plupart du temps un jeu dans le domaine scolaire.