... Puisque c'est elle qui est venue te demander ... il fallait qu'elle y soit déjà préparée un minimum je pense, sinon elle aurait pas lancé le sujet elle-même
De mon côté, le fameux "coming-out", ça s'est soldé par un petit échec. Enfin ... très peu de monde est au courant autour de moi, il faut bien l'avouer. J'ai pas pu m'empêcher de le dire à ma cousine il y a un an quand je l'ai entendue sortir cette phrase mythique, "oh non les gays ça va, j'ai rien contre eux, mais les lesbiennes elles me font peur". C'était ridicule.
On avait passé notre pré-adolescence à parler mecs, évidemment, et elle n'avait toujours pas décollé de ce stade, elle continuait à me gaver avec nuit et jour. Mais ... l'eau avait coulé sous les ponts me concernant
J'étais chez elle pour les vacances. Je lui ai dit un soir, pratique, quand elle pouvait pas voir mon visage (je suis trèèès courageuse). Sa première réaction c'est de me dire "mais non, c'est pas possible, rappelle toi machin dont t'étais amoureuse au collège, tu peux pas dire que les mecs c'est pas ton truc ..." ... je m'efforçais d'y aller avec le dos de la cuiller mais j'ai plus vraiment eu le choix.
Elle a eu l'air de l'assimiler à peu près, sur le coup. Elle m'a sorti "ah, en fait c'est pour ça que t'aimes pas quand je les traite". Et moi de lui expliquer que c'était comme insulter les noirs parce qu'ils sont noirs par exemple, c'est censé paraître intolérable aux yeux de
tout le monde. Là c'était bon, elle a même réussi à me dire que comme j'étais sa cousine je ne lui faisais pas vraiment peur.
Mais depuis on dirait qu'elle prend bien soin d'oublier. Elle me raconte ses déboires avec tout un tas de mecs, elle me les décrit physiquement, leur comportement, et vient la question fatidique "toi tu serais sortie avec ou pas ?" (ouais, y a toujours un petit côté enfantin ...). Je me vois pas trop lui expliquer et lui réexpliquer à chaque fois, tant pis, laissons la où elle est.
C'était follement intéressant
