J'aime beaucoup cette notion de
fluidité de la sexualité comme je l'ai déjà dit quelque part... Je viens de lire les avis ici et tout le monde a sa propre définition de ce que c'est. C'est intéressant : c'est assez loin de l'idée que je m'en fais.
L'idée générale dans les quatre pages est celle-ci :
En bref, la fluidité sexuelle, c'est l'idée selon laquelle l'orientation sexuelle d'une personne — lesbienne, gaie, bisexuelle, hétérosexuelle — peut changer avec le temps. Une idée qui se base sur
l’échelle de Kinsey.
LadyM a écrit :Donc moi je crois qu on est tous predispose a craquer pour l un ou l autre, je pense que tout est possible!
Je ne partage pas ces avis. Je ne pense pas que la fluidité de la sexualité concerne tout le monde. En tout cas, ça ne me concerne pas, puisque dans certains cas, il convient de parler pour soi... Je me considère comme n'étant attirée que par les femmes. Pourtant l'article du lien qui se trouve au dessus affirme que "la fluidité sexuelle, c'est l'idée selon laquelle l'orientation sexuelle d'une personne
lesbienne [...] peut changer". Je garde lesbienne" car c'est mon cas. Et donc ce serait cela la fluidité de la sexualité. Pour caricaturer et grossir les choses de manière intentionnelle, cette affirmation c'est un peu comme dire que tout le monde est au fond bisexuel. Qu'il n'y a pas d'hétéro ni de lesbienne et de "gaie".
Pour moi la fluidité de la sexualité, c'est se dire que rien n'est figé... (gros problème déjà puisque je pense que je suis attirée par les femmes et que cela ne risque pas de "changer" donc ce sera toujours fixe). Mais "rien n'est figé" en ce qui concerne quoi, qui ? C'est ça la question (après je n'ai pas envie de faire des vérités générales comme l’échelle de Kinsey) mais il me semble que rien n'est figé pour la personne qui veut que ce soit ainsi. Je m'explique (car je ne veux pas dire par là que certaines personnes choisissent leur orientation sexuelle) : Ce que je veux dire c'est que parfois on critique les gens qui se cherchent, ne savent pas où ils se situent, sortent indifféremment avec des hommes et des femmes, etc. Parfois certaines personnes se disent lesbiennes et pourtant ont été attiré par un homme (l'article que j'ai posté dit que c'est un cas de fluidité de la sexualité, la personne continue de se dire lesbienne malgré tout) on critique donc ces personnes en voulant absolument qu'elles
choisissent un camp , du genre "bon écoute je suis désolée, mais ça ne va pas, tu me dis que tu es lesbienne, mais tu étais attirée par un homme la semaine passée, tu vois bien qu'il y a un problème quelque part"... Il y a des personnes chez lesquelles rien n'est figé.
Je suis donc d'accord sur ce point avec l'article lorsqu'il est question de se dire qu'il faut laisser aux autres la possibilité de
décrire ce qu'ils sont. D'accepter que leur sexualité n'est pas figé. D'accepter qu'ils se définissent ainsi ou de cette manière. Parfois certaines personnes ne savent pas et c'est un peu dur de leur tomber dessus pour ça, d'autres ne veulent pas savoir, d'autres encore s'en fichent et ne font pas attention à ce genre de choses. Parfois j'entend qu'il
faut se définir pour le bien de la visibilité, parce que des gens se sont battu pour ça, parce que ne pas le faire veut dire qu'on assume pas etc.
Bon sinon tous les avis n'étaient pas les mêmes et je rejoins celui-ci :
Snowball a écrit :Au risque de paraître homocentrée ou hétérosexiste, j'affirme que je ne suis pas du tout d'accord avec cette notion de fluidité de la sexualité si elle renferme l'idée que tout le monde est potentiellement bisexuel. Parce que je me sens complètement lesbienne et je n'imagine pas un jour ressentir une attirance sexuelle pour un homme, c'est purement impossible, je me connais. Pire, j'ai essayé. Et il n'y aura jamais dans mon cas de "le bon", il n'y a que "la bonne".
Je suis d'accord avec ceci.
Snowball a écrit :Il y a autre chose qui me gêne dans l'idée de fluidité de la sexualité, c'est l'idée que "l'identité sexuelle" (si tant est qu'elle existe) se formerait au fur et à mesure de la vie et des expériences, parce que moi, d'aussi loin qu'il m'en souvienne, je n'ai toujours craqué que pour des filles, sans forcément pouvoir identifier ce que je ressentais, mais jamais pour un gars.
D'accord avec ceci également. Ah l'expérience... cette idée rependue "comment saurais-tu que tu es lesbienne, tu n'as jamais rien fait avec le sexe opposé".