Ah, mais justement je te rejoins là-dessus. Je n'emploie pas souvent cette expression mais ça peut m'arriver de lancer un " hello les filles " ou encore, " on va chez les filles ce soir ? ". En dépit de l'âge, ceci dit je ne connais pas de couple octogénaire. Mais pour en revenir à ce que tu dis, c'est justement parce que je ne renvoie pas les gens à leur apparence physique que je ne le fais pas ( salut les vieilles / femmes / etc ), ou si je devais le faire, ce serait dans l'humour ( en partant du principe que l'humour soit partagé et thanks god mes amis pratiquent l'autodérision ). Par exemple : " Hello les noiches ! " ( parce que je ne dis jamais " salut " d'ailleurs, et donc " hello les chinois(e)s " pour la traduction ).clarice a écrit :"Salut les vieilles", "salut les femmes", "salut les filles"...ça n'est jamais que ton ressenti à toi, AlexKidd !
Et si les vieilles avaient toujours 20 ans intérieurement et souhaitaient qu'on les appelle "les filles" ...
Je ne me permettrais pas de saluer des personnes que je connais peu / pas du tout de cette façon, je dirais simplement bonjour ( car en plus, j'ai du mal à mémoriser les prénoms donc pour éviter de vexer, juste " bonjour, comment vas-tu ? " ). C'est plutôt familier comme expression ( pour moi ), donc à employer dans un certain contexte évidemment.
Et si les personnes lâchement ciblées par cet horrible " les filles " me le disent ( qu'elle n'aiment pas ça ou qu'elles aimeraient plutôt qu'on les appelle comme ça, peu importe ), eh bien j'adapte le discours. Ça ne me semble pas être un problème intense d'interlocution. Si l'autre est gêné, j'adapterai en fonction de lui / d'elle puisque ça ne me dérange pas, dans un sens ou dans l'autre.
Il suffit juste de le dire ? Après, c'est sûr que si vous tombez sur des gens relou qui veulent creuser et savoir pourquoi vous ne voulez pas qu'on vous appelle "les filles", et qui insistent à le faire parce que pour eux ça ne semble pas si méchant que ça, etc etc.. c'est autre chose ( et vous avez des amis relous : ).
Je pense que tu as raison, Clarice. De fait, il ne m'est jamais arrivé de rester suffisamment longtemps avec une fille / femme pour m'entendre dire ce fameux " les filles " ( parce que, dans ma tête, j'imagine bien que vous parlez de cas où il s'agit de couples de longue date ? ), donc je dois avouer que je n'ai pas eu à " subir " l'appellation ( ça me fait un peu bizarre de prendre tant de précautions sur deux petits mots qui me paraissaient innocents : ). Je dois donc en conclure que je ne sais pas ce que ça " peut faire ", et je pars sur de l'hypothétique ( mise en situation ).clarice a écrit :En lisant tous nos commentaires, je me dis qu'au fond, c'est aussi (et surtout peut-être) une question de rapport à soi.
Mais je pense, personnellement, être à l'aise avec le fait d'être une fille. J'aime être une fille, j'adore ça, donc si on me renvoie au fait de l'être, ça ne me dérangerait pas je pense ( hypothétiquement parlant, toujours ). Je me rappelle d'une fois où j'étais avec une personne asiatique, on se baladait et on a été interceptées par un relou ( ils sont partout : ). Étant moi-même à moitié asiatique, il n'a pas vu d'autres façons de nous "saluer" que de sortir un " Salut les filles ", puis de demander si je voulais manger des nems ou du canard laqué : p
Je cite cette petite anecdote pour y marquer la différence d'intention que j'y vois ( entre le fait de renvoyer quelqu'un à des stéréotypes, et le fait de le dire par rapport à ce qu'on sait d'autrui ). Puis je me dis aussi que, idéalement, le regard ou l'appellation d'autrui ne me détermine pas, je suis ce que je veux être et les autres percevront uniquement ce que je montrerai. Ceux qui persisteront à y voir autre chose en dépit de ce que je peux leur dire / expliquer, je ne m'attarderai pas et ferai une croix sur eux dans ma tête.
Donc si les gens persistent à vous appeler " les filles " en sachant pertinemment que ça vous ennuie, ça devient effectivement un autre débat.