Elles sont toujours pas croyables ! : Quatrième de Couverture
Travailler pour un serveur minitel n’est pas toujours une sinécure. Carole, qui chasserait plus volontiers la biche dan les bars et backrooms de la capitale, en sait quelque chose. Pourtant, subsistance oblige, la voilà en grande prêtresse des claviers, à baratiner les filles égarées sur le 3615 Amazonia, un serveur spécialisé dans les amours saphiques. Une banale histoire de chiens disparus va la mener sur la piste d’une étrange communauté où on ne badine ni avec la plastique ni avec la mythologie.
Après Elles sont pas croyables !, paru en 1996 dans la collection Canaille/Revolver, voici la suite des aventures de Carole, l’héroïne un brin machote, toujours cernée de créatures, pour qui enquêter sur les turpitudes de ses contemporains est devenu une seconde nature.
Elles sont toujours pas croyables ! : Avis Personnel
Carole, l’héroïne lesbienne politiquement incorrecte par excellence reprend du service. Elle est toujours sans emploi et vit de petites combines. Là, elle décroche un job pour un serveur minitel lesbien puis décide de retrouver un chien en échange d’une forte récompense. Jamais à cours d’idée, elle découvre accidentellement une secte et des lesbiennes radicales complètement folles.
Le tout est compté avec humour et autodérision. Le problème c’est que le livre vieilli mal. A l’heure d’internet, le minitel passe pour ringard comme la moitié du vocabulaire, jeune et dans le vent en 1999 mais aujourd’hui passablement démodé. Enfin, l’héroïne est une butch loin d’être désagréable ce qui est déjà, en soit, une raison de lire le livre.
A vous de juger.
Elles sont toujours pas croyables ! : Extraits
« J’étais morte de désir inassouvi et voilà qu’elle bondissait vers la salle de bain. Aux entrechocs de boîtes à maquillage et de verre à dents, je compris qu’elle se désintéressait de mon sort. Je ne poussai pas la déraison jusqu’à la harceler pendant ses ablutions ; elle était vraiment en retard. Je débusquai un sachet de céréales rassises que j’arrosai du lait sur-vitaminé censé favoriser la croissance de Fanfan-l’Orchidée. Il me dédia un oil terne voilé de renvois de houblon puis se lova dans une serviette effilochée qui avait échappé à mes manoeuvres de fée du logis. » (Page 29)
« Pas question de se contenter de la charité d’Amazonia. Et puis je sens que je vais vite me lasser.
Je pique droit sur l’agence d’intérim censée assurer ma royale existence, déprimée par avance à l’idée du job miteux qui va m’être proposé et de la sensation misérable qui en découlera telle une bile amère. » (Page 35)
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