Bandaged

Un film d'horreur fétichiste

Année de Production : 2009

Date de Sortie : 19 Novembre 2009

Réalisation : Maria Beatty

Scénario : Claire Menichi

Avec : Janna Lisa Dombrowsky (Lucille), Martine Erhel, (Ingrid), Hans Piesbergen (Arthur), Susanne Sachße (Joan Genova), Stefan Dickfeld (Conducteur de Taxi), Gisela Meinke (Grand-Mère), Sebastian Ellrich (Michael)

Nationalité : Allemande

Genre : Drame, Horreur

Durée : 1h 32 min.

Titre Original : Bandaged

Bandaged : Résumé

Arthur est un médecin étrange qui vit dans une maison à l’extérieur de la ville. Là il retrouve tous les soirs sa fille Lucille et la grand-tante dévouée de cette dernière. Les deux femmes sont prisonnières en ces lieux sans pour autant être malheureuses.

Mais un jour que Lucille explique à son père qu’elle souhaite se rendre à la faculté pour étudier la poésie, celui-ci se moque de ses aspirations en lui répondant que seule la médecine compte. Oppressée elle tente de se suicider et se défigure. Son père se met alors à la soigner et engage une infirmière pour l’aider.

Ingrid, l’infirmière et Lucille, sa jeune patiente, vont alors développer une relation entre fétichisme et masochisme…

Arthur est un médecin étrange qui vit dans une maison à l’extérieur de la ville. Là il retrouve tous les soirs sa fille Lucille et la grand-tante dévouée de cette dernière. Les deux femmes sont prisonnières en ces lieux sans pour autant être malheureuses. Mais un jour que Lucille explique à son père qu’elle souhaite se rendre à la faculté pour étudier la poésie, celui-ci se moque de ses aspirations en lui répondant que seule la médecine compte. Oppressée elle tente de se suicider et se défigure. Son père se met alors à la soigner et engage une infirmière pour…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Troublant et perturbant.

Note des lectrices : 2.57 ( 3 votes)
46

Franchement il est très difficile,  à mon sens de donner un avis sur ce film tant il explore différents genres et s’avère complexe et surprenant à souhait. Je ne dirais pas que je n’ai pas aimé, je ne dirais pas non plus que j’ai adoré, je dirais simplement que je me suis interrogée et que  j’ai essayé de comprendre ce que je ressentais.

L’histoire est oppressante et cette maison étouffante comme lieu unique fait tout pour nous faire partager l’enfermement de Lucille. Je reconnais qu’il y a de quoi devenir folle et l’on comprend d’autant plus aisément sa passion pour la littérature et principalement pour la poésie. On comprend aussi sa tentative de suicide. Le père de la jeune femme révèle après ce geste toute sa folie et sa démesure en soignant sa fille chez lui et en la gardant encore plus prisonnière, persuadé qu’il est de pouvoir parvenir à la guérir sans qu’elle conserve la moindre cicatrice.

Dès son arrivée, l’infirmière fait froid dans le dos. Son visage lisse sans expression, son détachement, le fait qu’elle ait euthanasié plusieurs patients (s’il y en a un, il y en a forcément d’autres) font un peu peur. Cela ne rassure pas d’autant plus que le père est un adepte du contrôle et qu’elle semble capable de lui succéder quand il est absent. Pour autant, l’arrivée de cette infirmière va être le début d’une manière de filmer plus fétichiste, notamment quand elle s’habille. Les vêtements, la coiffure, les chaussures… Et le film va sombrer dans quelque chose de très différent du film d’horreur qu’on croyait découvrir.

On se retrouve alors dans un tiroir, une suite où il va être question de ces personnes qui aiment d’autres personnes porteuses d’un handicap. Au départ Ingrid donne l’impression d’abuser de sa fonction d’infirmière pour obtenir ce qu’elle désire de Lucille, mais cela va plus loin à mon avis. Elle est séduite par ce physique abîmé de la jeune femme comme certains dévotées. Et la tendance ne fait que se confirmer quand ensuite Lucille prend le dessus en attachant Ingrid à son lit pour lui faire l’amour comme elle le désire, soit un peu violemment.

L’univers de ce film est donc surprenant et dérangeant, mais tout l’intérêt de cette œuvre réside dans la manière dont elle va entraîner la réflexion et la discussion. Parce que le film est si complexe et si réussi d’un point de vue esthétique et d’un point de vue scénaristique qu’il ne peut que fasciner tout en ayant un côté repoussant. On en parle sur le forum si cela vous intéresse.

Bandaged : Critiques Presse et Récompenses

Sélection Officielle au Festival International du Film Gay et Lesbien de Londres.
Sélection Officielle au Festival International du Film Gay et Lesbien de Los Angeles.
Sélection Officielle au Festival International du Film Gay et Lesbien de San Francisco.
Sélection Officielle au Festival International du Film Gay et Lesbien de Dublin.

Bandaged : Extraits

LUCILLE : Coucou papa ! Tu es enfin à la maison. Comment c’était à l’hôpital ?
ARTHUR : Comme d’habitude tu sais.
LUCILLE : Laisse-moi cinq minutes, ensuite prends tes affaires et viens dans le bureau.

ARTHUR : Si tu veux en apprendre plus, je peux te trouver un texte sur la météorologie. Pour ton dix-huitième anniversaire.
LUCILLE : Pour mon anniversaire ?
ARTHUR : Ce serait un cadeau très pratique.
LUCILLE : Oui mais…
ARTHUR : Pratique et éducatif. Bien loin de ta culture publicitaire télévisée.
LUCILLE : Ce que j’aimerais vraiment c’est aller au lycée. Ce serait éducatif d’apprendre la poésie.
ARTHUR : La poésie ?
LUCILLE : Oui, Oscar Wilde, Rimbaud, Baudelaire… Et la littérature aussi.
ARTHUR : À quoi sert d’apprendre la littérature et la poésie ? Tu peux lire seule et c’est suffisant. Oscar Wilde ne mérite pas toute l’attention que tu lui portes. Cet homme était un pervers et c’est très bien qu’il ait été emprisonné.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

Répondre