Caligula

Une débauche de sexe, de torture et de violence

Année de Production : 1979

Date de Sortie : 02 Juillet 1980

Réalisation : Tinto Brass

Scénario : Gore Vidal, Roberto Rossellini

Avec : Malcolm McDowell (Caligula), Teresa Ann Savoy (Drusilla), Guido Mannari (Marco), Peter O’Toole (Tibère), John Gielgud (Nerve), Helen Mirren (Caesonia)

Nationalité : Américano-Italienne

Genre : Drame

Durée : 2h 15min.

Titre Original : Caligula

Caligula : Résumé

Au premier siècle de notre ère, Caligula est convoqué à Capri par son grand-père adoptif, Tibère, l’empereur de Rome. Il est accompagné de son meilleur ami, Macro, commandant de la Garde Prétorienne.

Craignant pour sa vie, le petit-fils répond à toutes les exigences de Tibère. Puis, alors que le vieil homme se repose, il demande à Macro de le tuer. Caligula hérite alors de la couronne et s’empare du pouvoir.

Nouvel empereur de Rome, le jeune homme fait de Gemellus, le petit-fils de Tibère, son fils héritier. Il s’empresse de se débarrasser de Macro qui devient gênant et continue à entretenir des relations incestueuses avec sa sœur, Drusilla. Celle-ci lui conseille d’épouser une Romaine respectable mais Caligula choisit Caesonia, une prêtresse d’Isis aux mœurs légères.

Au premier siècle de notre ère, Caligula est convoqué à Capri par son grand-père adoptif, Tibère, l'empereur de Rome. Il est accompagné de son meilleur ami, Macro, commandant de la Garde Prétorienne. Craignant pour sa vie, le petit-fils répond à toutes les exigences de Tibère. Puis, alors que le vieil homme se repose, il demande à Macro de le tuer. Caligula hérite alors de la couronne et s'empare du pouvoir. Nouvel empereur de Rome, le jeune homme fait de Gemellus, le petit-fils de Tibère, son fils héritier. Il s'empresse de se débarrasser de Macro qui devient gênant et continue à…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Du sexe et de la violence à profusion.

Note des lectrices : Soyez la première !
51

Ce film, plus érotique et pornographique qu’historique, conte la vie de Caligula lorsqu’il devint Empereur de Rome. Il aborde sa relation incestueuse avec sa sœur Drusilla, son accession au pouvoir, sa folie meurtrière et sa paranoïa. Lors de sa sortie en salle en 1980, ce long-métrage fit scandale et encore aujourd’hui, il sent le soufre.

Je dois avouer que j’ai eu beaucoup de mal à apprécier ce film. Peut-être parce qu’il s’agit en majorité de pornographie gratuite, peut-être parce que certains aspects de la vie de Caligula ont été oubliés, peut-être parce que les scènes de tortures sont extrêmement réalistes. Sûrement pour toutes ces raisons et plusieurs autres encore.

À ce titre, la scène du viol lors du mariage de Proculus est difficilement supportable. Caligula ne se contente pas de violer la femme de Proculus qui est vierge, il viole également Proculus et déclare ensuite que leur mariage est béni par César en personne. C’est horrible et cruel à vous glacer les sangs. Il y a d’autres passages de ce type qui sont de la folie pure et de la violence gratuite comme l’assassinat du même Proculus et la mise à mort de Macro. La fin, avec le meurtre de Caligula, de sa femme et surtout de sa petite fille que l’on tue en la jetant sur les marches du palais est également terrible et perturbante.

Caligula comporte plusieurs scènes homosexuelles qu’elles soient masculines ou féminines. Seulement les scènes lesbiennes donnent avant tout le sentiment d’être là pour satisfaire le public et lui en donner pour son argent. La scène d’amour saphique montée en parallèle de la scène d’amour entre Caligula, Drusilla et Caesonia en est une preuve flagrante. Pourquoi ne pas se suffire de ce passage et rajouter du sexe gratuit et sans valeur. Le poids de la relation incestueuse entre Caligula et sa sœur en perd tout son poids comme la relation entre Drusilla et Caesonia.

Bien que ce film ait souffert de nombreux conflits de direction et de réalisation, il faut reconnaître qu’il est plus à classer dans la catégorie pornographie que dans la catégorie film historique. Vous n’avez jamais autant vu de sexe, d’orgie, de torture et de violence dans un seul et unique long-métrage. À vous de juger.

Caligula : Critiques Presse et Récompenses

« En tournant l’histoire de l’empereur romain fou, Caligula, adapté très librement d’un scénario original de Gore Vidal (le scénariste de Ben-Hur), Tinto Brass, Giancarlo Lui et Bob Guccione réalisèrent pour la première fois avant Romance X de Catherine Breillat, l’alliance impossible et inespérée du cinéma traditionnel et du cinéma pornographique. Servi par un casting de prestige (Malcom Mac Dowell, Helen Mirren, Peter O’Toole, Teresa Ann Savoy et John Gielgud) qui n’était certainement pas au courant de toutes les prises de vue explicites rajoutées, Caligula est le chef d’ouvre du porno. Décors et costumes flamboyants, grandes musiques, ambiance onirique et très érotique, images gores, crues et explicitement sexuelles, un nombre impressionnant de figurant : tout a été mis en ouvre pour montrer la réalité (historique ou imaginée ?) qui se cachait derrière la grande Rome. On peut, avec Caligula, parler véritablement de vision cinématographique (contrairement à la plupart du cinéma X) et définir Tinto Brass (le vrai réalisateur du film) comme un auteur à part entière. » (Dvdrama.com)

« En l’état actuel, Caligula est donc un film légèrement abîmé, qui souffre sans aucun doute de certains des inserts ajoutés par Guccione. Il ne s’agit pas là d’une critique prude (certains passages “hards” passent très bien dans la grotte de Tibère), mais de la constatation que les écarts qualitatifs entre les réalisations de Brass et de Guccione ne passent pas du tout inaperçus. Malgré ce reproche, Caligula reste un spectacle délirant, unique, une rencontre illuminée entre le porno, l’Old Vic theater et le cinéma italien le plus baroque ! » (Devildead.com)

Caligula : Extraits

CALIGULA  : J’existe depuis le matin du monde et je ne m’éteindrai qu’à la chute de la dernière étoile. Bien que j’aie revêtu la forme de Caius Caligula, je suis tous les hommes sans en être aucun. Donc, je suis un Dieu.

TIBÈRE  : Nerva fronce le sourcil. Aide-moi Nerva. Aide-moi à transformer ce jeune barbare en un véritable César.
NERVA  : Rome a été gouvernée par trois Césars. Jules, Auguste et toi-même. Lequel veux-tu qu’il soit ?
TIBÈRE  : Le meilleur !
NERVA  : Le meilleur fut ton père. César Auguste.
TIBÈRE  : Tu vois, Caligula, on me jette des infamies à la face.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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