Kaboom

Un film fort et très réussi signé Gregg Araki

Année de Production : 2010

Date de Sortie : 06 Octobre 2010

Réalisation : Gregg Araki

Scénario : Gregg Araki

Avec : Haley Bennett (Stella), Thomas Dekker (Smith), Chris Zylka (Thor), James Duval (Le Messie), Andy Fischer-Price (Rex), Nicole LaLiberte (La rousse), Kelly Lynch (La mère), Brennan Mejia (Oliver), Carlo Mendez (Milo), Roxane Mesquida (Lorelei), Jason Olive (Hunter), Juno Temple (London)

Nationalité : Américaine

Genre : Comédie, Drame, Fantastique & Science-Fiction

Durée : 1h 26min.

Titre Original : Kaboom

Kaboom : Résumé

Smith a 18 ans et vient d’entrer à l’université. Sa vie sur le campus s’écoule tranquillement auprès de sa meilleure amie lesbienne, Stella, de son colocataire Thor, un surfeur blond sans grande intelligence et de London, son coup d’un soir.

Mais, à la veille de ses 19 ans et après avoir pris de la drogue dissimulée dans des biscuits lors d’une soirée, Smith assiste au meurtre d’une fille rousse par des hommes à masques d’animaux. Persuadé qu’il n’a pas halluciné, il se met à faire des recherches sur la jeune femme et découvre des secrets qui auraient mieux fait de ne pas être déterrés…

Smith a 18 ans et vient d’entrer à l’université. Sa vie sur le campus s’écoule tranquillement auprès de sa meilleure amie lesbienne, Stella, de son colocataire Thor, un surfeur blond sans grande intelligence et de London, son coup d’un soir. Mais, à la veille de ses 19 ans et après avoir pris de la drogue dissimulée dans des biscuits lors d’une soirée, Smith assiste au meurtre d’une fille rousse par des hommes à masques d’animaux. Persuadé qu’il n’a pas halluciné, il se met à faire des recherches sur la jeune femme et découvre des secrets qui auraient mieux fait de…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Un film plus qu'étrange.

Note des lectrices : 2.88 ( 4 votes)
56

Kaboom est un film totalement surprenant qui commence comme l’histoire potache d’un jeune adulte qui refuse de grandir. Il est accompagné de ses amis et connaissances qui entretiennent, comme lui, le culte de ce que les psys nomment l’adulescence. L’ouverture sur la scène de masturbation de Smith et le coloc qui arrive avec sa petite amie d’un soir et qui la baise en fanfare en sont les parfaits exemples. Tous les codes du genre sont respectés. Et puis tout bascule et Gregg Araki nous entraîne là où il le désire.

On a ensuite l’impression de tomber dans un film d’horreur qui met les nerfs à rude épreuve avec ces space cookies qui font halluciner et ces hommes à masques d’animaux qui commettent des meurtres sordides et sanglants dont personne ne parle. Smith s’intéresse à ces histoires et met sa propre vie en danger quand il devient la cible à abattre. Seulement ce n’est pas le film d’horreur simpliste ancré dans la réalité puisqu’à côté de ça, Stella, la meilleure amie de Smith depuis le collège, couche avec une sorcière lesbienne psychopathe. Elle a des pouvoirs surnaturels et les utilise pour son propre plaisir…

Problèmes d’adolescence, horreur, science-fiction, fin du monde sont autant de sujet que l’auteur explore avec plaisir et visiblement avec jouissance faisant de son film une œuvre inclassable. C’est rythmé, pop, dynamique et on comprend aisément que ce long-métrage ait reçu la Queer Palm l’année dernière.

Pour en revenir à nos moutons, Smith se qualifie d’indéfini au niveau sexuel, il couche aussi bien avec des hommes que des femmes. Un choix pas toujours évident pour un héros mais qui passe très bien et se comprend parfaitement ici. Stella, elle, est ouvertement lesbienne. Elle tombe sous le charme de Lorelei et est prête à tout pour la séduire. Mais Lorelei est elle aussi intéressée et leur histoire débute sur les chapeaux de roue. Pourtant, rapidement, Stella réalise que Lorelei est loin d’être la femme qu’elle avait imaginée. Elle est possessive, égoïste, dure et perturbée sur le plan psychologique. Lorsque Stella le réalise, elle rompt mais il est déjà difficile de se séparer d’une femme équilibrée alors d’une psychopathe avec de supers pouvoirs… Le tout rend l’histoire vraiment très intéressante et Stella, malgré ses nombreux défauts est un personnage très attachant.

En clair Kaboom est un film plus que réussi qui a le mérite de montrer les jeunes adultes sous un autre jour notamment au niveau de la sexualité. Ne boudez pas votre plaisir et foncez découvrir ce film.

Kaboom : Critiques Presse et Récompenses

« L’emballement de n’est pas si arbitraire, son délire est une ligne droite : au début, Smith se branle, et à la fin c’est le film qui a joui. On aura compris que cette extase est, largement, communicative. » Jérôme Momcilovic (Chronic’art.com)

« Apocalyptique et virtuose. » La rédaction (Le Figaroscope)

« Mariage frappadingue de campus movie, de film d’horreur, de théorie du complot et autre délire apocalyptique, c’est l’ovni de la semaine. » Marie Sauvion (Le Parisien)

« (…) Araki dépose des indices rappelant que tout est amené à dépérir, à mourir, et teinte son film d’une gravité secrète, tout en réaffirmant la possibilité du sensuel. » Jacky Goldberg (Les Inrockuptibles)

« L’affaire de Kaboom est drôle et le film carbure éperdument sur une registre de punchlines qui forment son incroyable énergie. » Olivier Séguret (Libération)

« (…) la futilité apparente cache un discours pour le moins iconoclaste. » Gilles Esposito (Mad Movies)

« La Comédie de jeunes prend un grand coup de pied dans les roubignolles avec Kaboom de Gregg Araki. » Caroline Vié (20 Minutes)

« Un film épique, mystérieux et fun qui serait une pyramide typiquement arakienne avec un beau saupoudrage de David Lynch et de John Waters. » Eric Coubard (Brazil)

« Kaboom est une déflagration de 1 h 26. C’est une affirmation, pas un paradoxe. Déflagration visuelle, rythmique, comique, sexuelle absolument constante. » Florence Maillard (Cahiers du Cinéma)

« Avec son final totalement délirant au point de suspecter le réalisateur de l’avoir écrit sous l’effet d’une substance inconnue, Kaboom est une jolie profession de foi envers le cinéma en donnant au fantasme (sexuel ou non) le pouvoir des utopies politiques. » Clément Graminiès (Critikat.com)

« Un film de fin du monde où les ados hésitent entre sexe, bad trip et mélancolie, avec la peur au ventre de mourir avant d’avoir 20 ans. » Romain Le Vern (Excessif)

« (…) on ne boudera pas son plaisir devant cette teen-Comédie complètement barrée, sexuellement décomplexée et fourmillant de répliques croustillantes. D’autant que le final s’avère comme souvent chez Araki proprement monumental. » Elodie Leroy (Filmsactu)

« Une mise en scène pop et des dialogues spirituels ajoutent au charme acidulé de l’entreprise. » Thomas Sotinel (Le Monde)

« Drôle, halluciné et tiré par les cheveux du surnaturel, ce film sexy est un peu le contre-pied au cul de Twilight. Et ça fait du bien. » Alain Spira (Paris Match)

« Sexy et hilarant (…). » Adrien Gombeaud (Positif)

« (…) un hédonisme pur, une quête du plaisir sans garde-fous. » Mathieu Carratier (Première)

« Tel un néo-John Waters (…), Araki filme la jouissance comme l’ultime chaos, fait rimer orgasme et fin du monde. » Jérémie Couston (Télérama)

C’est un peu n’importe quoi, mais il y a du spectacle et on s’amuse énormément (…).Héléna Villovitch (Elle)

« Gregg Araki signe une Comédie délirante qui s’affranchit des conventions avec jubilation. » Stéphanie Belpêche (Le Journal du Dimanche)

« Avec Kaboom, Gregg Araki signe une peinture décalée de la jeunesse américaine. » Jérôme Vermelin (Metro)

« (…) une histoire de disparition à la Twin Peaks revue à sa sauce, sexy et hallucinogène (…) Un snif de liberté, foutraque et drôlement jouissif. » Nicolas Schaller (TéléCinéObs)

Kaboom : Extraits

SMITH : C’est toujours le même rêve. Je déambule, nu, dans cet étrange labyrinthe de couloirs. Et je sens monter en moi un sinistre pressentiment. Comme si un malheur devait arriver. Je passe devant mon coloc, ma mère, ma meilleure amie Stella, tous ceux qui comptent dans ma vie. Et ils m’observent comme si j’étais une pièce de musée dans une vitrine. Puis je vois deux inconnues. Une femme mystérieuse à la beauté irréelle et cette fille rousse. Et toutes deux m’invitent à avancer dans le couloir. C’est là que je remarque… une porte noire. J’ignore pourquoi, mais il faut que je sache ce qu’il y a derrière. Alors, j’étreins la poignée, j’ouvre la porte et je découvre… une poubelle. Je fais ce même rêve à la con depuis mon arrivée sur le campus la semaine dernière.

SMITH : Maintenant, je suis bien réveillé. Et, comme j’ai 18 ans et perpétuellement la trique, chaque fois que j’ai cinq minutes, ma main droite prend automatiquement les commandes, comme si elle avait sa volonté propre.

STELLA : Bref, la fête ce soir. Tu viens ! Lorelei, le canon du cours d’art émotif, m’a invitée.
SMITH : Lorelei ? Comme la sirène qui attire les marins à la perdition ?
STELLA : Je sais. Elle est sublime et il me faut un ailier. Tu es enrôlé.
SMITH : Pour la brancher et me planter 5 secondes après ?
STELLA : En gros.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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