Le Centre du Monde

On ne joue pas avec les sentiments

Année de Production : 2001

Date de Sortie : 25 Juillet 2001

Réalisation : Wayne Wang

Scénario : Wayne Wang, Miranda July, Paul Auster, Siri Hustvedt

Avec : Peter Sarsgaard (Richard Longman), Molly Parker (Florence), Jason McCabe Calacanis (Pete), Carla Gugino (Jerri), Balthazar Getty (Brian Pivano)

Nationalité : Américaine

Genre : Drame, Erotique

Durée : 1h 27min.

Titre Original : The Center of the World

Le Centre du Monde : Résumé

Dans Le Centre du Monde, Richard Longmann est un jeune ingénieur en informatique qui, après des placements réussis, vient de devenir très riche grâce à la nouvelle économie. Obnubilé par le travail et les jeux vidéo, il passe ses jours et ses nuits assis à son bureau devant ses écrans d’ordinateur. Il ne vit que pour son pc au point de n’avoir aucune vie sociale.

Mais un jour, Richard rencontre Florence, une belle et énigmatique jeune femme batteuse dans un groupe de rock. Cette dernière gagne sa vie comme strip-teaseuse au Pandora’s Box, un club branché de la côte ouest.

Attiré et intrigué par la jeune femme, Richard lui propose 10 000 dollars pour qu’elle l’accompagne en vacances durant 3 jours à Las Vegas. Florence commence par refuser puis fait machine arrière et émet une longue liste de conditions. Elle s’oppose à ce qu’il y ait entre eux le moindre sentiment, le moindre baiser et la moindre pénétration.

Richard accepte immédiatement toutes les revendications de Florence et cette dernière l’accompagne à Las Vegas. Seulement au fil des jours leur relation s’approfondit et ils deviennent de plus en plus proches, apprenant qu’on ne joue pas impunément avec le sexe et les sentiments.

Dans Le Centre du Monde, Richard Longmann est un jeune ingénieur en informatique qui, après des placements réussis, vient de devenir très riche grâce à la nouvelle économie. Obnubilé par le travail et les jeux vidéo, il passe ses jours et ses nuits assis à son bureau devant ses écrans d'ordinateur. Il ne vit que pour son pc au point de n'avoir aucune vie sociale. Mais un jour, Richard rencontre Florence, une belle et énigmatique jeune femme batteuse dans un groupe de rock. Cette dernière gagne sa vie comme strip-teaseuse au Pandora's Box, un club branché de la côte ouest.…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Deux prostituées se rapprochent...

Note des lectrices : 4.8 ( 1 votes)
43

Un film provocateur, érotique, surprenant et captivant. On se laisse séduire par les deux protagonistes, leurs vies, leurs rêves et par-dessus tout, l’évolution de la relation. Ils avaient établi des règles strictes et précises malheureusement plus le temps passe, plus ils apprennent à se connaître et plus ils se rapprochent.

L’intimité se crée entre eux, renforcée par leurs petits jeux sexuels et ils se retrouvent bientôt piégés par leurs sentiments, qu’ils refusent de reconnaître et de ressentir. Une belle réussite, deux beaux portraits de personnages hors du commun.

Ce long-métrage abordant le sexe, la jouissance et le désir, il y a de nombreuses scènes déshabillées et puis il y a ce fantasme masculin par excellence, ce baiser entre deux femmes et cette invitation explicite à les rejoindre.

Lorsque Florence lui dit qu’elle a rendez-vous avec une amie, Richard est surpris. Il ignorait qu’elle avait des amies à Las Vegas. Il décide de l’accompagner et fait la connaissance de Jerri (sublime Carla Gugino, comme d’habitude). Ils passent tous les trois un bon après-midi, sans plus. Le lendemain, Florence reçoit un appel de Jerri et celle-ci débarque bientôt à l’hôtel, battue et en pleurs. Elle vient de se faire maltraiter par son « petit ami » et ce dernier lui a volé tout son argent. En Prince qu’il est, Richard lui fait immédiatement un virement sur son compte afin qu’elle puisse aller voir son fils.

Pendant qu’il fait le virement, Florence et Jerri sont assises côte à côte sur le lit et Florence réconforte son amie. Celle-ci se rapproche et embrasse la jeune femme en lui disant qu’elle a besoin d’elle. Il est clair qu’elle veut faire l’amour avec Florence et qu’elles l’ont déjà fait. Pourtant, Florence la repousse rapidement en essayant de ne pas la blesser mais Richard est déjà revenu dans la pièce et les observe. Jerri s’avance alors vers le jeune homme et lui propose une partie à trois. Finalement Richard et Florence refusent et Jerri s’en va, en colère.

Encore ce bon vieux fantasme masculin.

Le Centre du Monde : Critiques Presse et Récompenses

Présentation Officielle Hors Compétition au Festival de Cannes en 2001.

« C’est beau comme un premier baiser, fort comme un orgasme, provocateur sans être racoleur, bigrement percutant. » Gwen Douguet (Ciné Live)

« Wayne Wang s’approche des corps et de leurs frémissements, dévoile des âmes qui rechignent à se laisser déshabiller. Le ballet qu’il filme, envoûtant, érotique, masque à peine la tristesse du propos. Insidieuse et tenace comme un crachin glacé. » Isabelle Danel

« (…) rien de bien joyeux dans cette histoire où l’on apprend que l’argent ne fait pas le bonheur et que les cours ne s’achètent pas aussi aisément que les corps. » Gilbert Louis (Le Nouvel Observateur)

« (…) la chair qu’il filme est triste, impression renforcée par le format plat du digital. Seule la voluptueuse Carla Gugino arrive à insuffler un peu de sensualité au film. » Juliette Michaud (Studio Magazine)

« Tourné en vidéo avec deux acteurs peu ou pas habillés, il (le film) prétend quand même parler un peu de la grande solitude de la vie moderne. En fin de compte, il n’arrive à délivrer qu’une pile de banalités insipides dans un décor déprimant. » Gérard Delorme (Première)

« Sa façon de filmer les scènes de «baise non-baise» distille un malaise très peu sensuel, peut-être intentionnel. (…) . On n’en tire pour tout profit qu’un goût de cendre froide et de chair triste. » François Gorin (Télérama)

« (…) un film très ennuyeux, bavard et vain, prétendument provocant (…) mais au final plus pudibond que soft jusqu’à en être gênant de vacuité, étouffant ce qu’il a à dire sous des cache-sexe faussement transparents. » Jean-Philippe Tessé (Urbuz.com)

« (…) le résultat n’est pas à la hauteur des espérances, même si l’image DV et une excellente bande originale donnent au film un côté « branchouille » (…) » Jean-Luc Brunet (MCinéma.com)

« (…) la déception est à la mesure de l’espoir suscité pour un spectateur venu regarder le film érotique de l’été. » Samuel Blumenfeld (Le Monde)

Le Centre du Monde : Extraits

RICHARD  : Bonjour, je m’appelle Richard, Richard Longman.
FLORENCE  : Salut Richard.
RICHARD  : Vous vous appelez ?
FLORENCE  : Florence.
RICHARD  : Florence comment ?
FLORENCE  : Juste Florence.
RICHARD  : Qu’est-ce que vous faites dans la vie ?
FLORENCE  : Je passe mon temps à faire du bruit.
RICHARD  : Ah oui ?
FLORENCE  : Je joue de la batterie.
RICHARD  : Dans un groupe ?
FLORENCE  : Hum, hum.
RICHARD  : Et vous avez sorti un CD ?
FLORENCE  : Non, pas vraiment en fait mais on essaye d’en sortir un.
RICHARD  : Quand vous aurez enregistré le CD, il faudra penser à faire un mp3. Excusez-moi (il éteint son téléphone portable). C’est important pour les groupes qui cherchent à se faire connaître, le mp3.
FLORENCE  : Oui, je sais. On y a pensé.
RICHARD  : Alors comme ça tu vis de ta musique ?
FLORENCE  : Non. Non. Tu rigoles ou quoi ?
RICHARD  : Tu fais quoi comme boulot ?
FLORENCE  : Je fais des strip-teases.
RICHARD  : Non !?! Tu ressembles pas à une strip-teaseuse.
FLORENCE  : Non ? Une strip-teaseuse ça ressemble à quoi ?
RICHARD  : Je sais pas, j’ai pas la moindre idée. En tout cas, ça te ressemble pas. Où est-ce que tu travailles ?
FLORENCE  : Au Pandora, c’est une boîte. À un de ces jours.

FLORENCE  : Je peux pas aller à Las Vegas avec toi. Faut que je bosse. Merci quand même.
RICHARD  : Je sais qu’y a ton boulot qu’il faut que tu bosses. Mais je te dédommagerai, tu sais.
FLORENCE  : Je suis désolée, je fais pas ce genre de choses.
RICHARD  : Quoi ? Quel genre de choses ? Tu pars jamais en vacances ?
FLORENCE  : Arrête. Je couche pas pour du fric.
RICHARD  : Qu’est-ce qui te prends de dire ça !?!
FLORENCE  : Richard, je suis sûre que ça plairait à pas mal de filles de partir en voyage avec toi.
RICHARD  : Et si je te payais. Si je te donnais 10 000 dollars ?

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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