Arizona

  • Lou Morin a écrit un nouvel article, Going Here il y a 10 ans et 6 mois

    Deux femmes prennent l’ascenseur. Au fur et à mesure que la cabine monte, leur désir fait de même jusqu’à la et la jouissance finale.

  • Crash Pad’s Guide to Fisting est la rencontre entre le porno queer et l’éducation sexuelle. Éducatif et sensuel, il sert de “guide filmé” du fist.

    • « Plus il y a de doigts, moins il y a de monde ! » vous m’avez fait mourir de rire ! En tout cas bravo les filles, quelle conscience professionnelle d’être restées jusqu’au bout ! Lol
      Cela dit j’imagine l’air détaché avec lequel vous avez scruté les cheveux et boucles d’oreilles des actrices, un vrai regard de pros ! 🙂

      • Je t’avoue qu’au bout du 5ème fist on avait déjà bien capté la technique, et comme le scénario ne demande pas énormément de réflexion non plus, on s’est concentrées sur d’autres détails : chaussures, tapisserie, cheveux, colliers, pansement au genou… 🙂

  • Vous souvenez vous de cette fille canon du lycée avec qui vous rêviez de sortir ? Pour ces quatre amies cette fille est Samantha et lors d’une soirée l’une d’entre-elles déclare s’en souvenir un peu mieux que les autres.

  • Lou Morin a écrit un nouvel article, The Foxy Merkins il y a 10 ans et 6 mois

    Les mésaventures d’une apprentie escort girl lesbienne qui se retrouve chaperonnée par une experte en la matière. Entre clientes bourgeoises qui tentent d’échapper à un quotidien ennuyant et fétichistes de tout […]

  • Lou Morin a écrit un nouvel article, Fuck Dolls il y a 10 ans et 6 mois

    Un porno subversif et met en scène des actrices joueuses et des poupées en plastique. Barbie va s’animer comme jamais !

  • Lou Morin a écrit un nouvel article, Just Dandy il y a 10 ans et 6 mois

    La narration d’une histoire d’amour fantasmée, drôle et déjantée entre une reine maléfique, des Playmobil et des pissenlits envahissants.

  • Lou Morin a écrit un nouvel article, Waiting il y a 10 ans et 7 mois

    Entre le jour et la nuit, entre la passion et la rupture, entre le début et la fin, entre l’espoir et le désespoir…

  • Des moments embarrassants, des épisodes courts et une héroïne frustrée sexuellement : voilà le tiercé gagnant de Little Horribles, une webserie amusante et douloureusement honnête lancée fin mai dernier. Créée et […]

  • Lou Morin a écrit un nouvel article, Little Horribles il y a 10 ans et 7 mois

    Little Horribles est une webserie américaine d’une saison de 12 épisodes, créée par Amy York Rubin et diffusée sur Youtube en 2013.
    L’histoire raconte les mésaventures d’Amy, une lesbienne trentenaire vivan […]

  • Alto est votre première réalisation mais vous travaillez dans le milieu du cinéma depuis plusieurs années déjà. Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours professionnel ?
    Je travaillais déjà en tant que mon […]

  • Aujourd’hui sort en toute gratuité le film de Stewart Thorndike, Lyle. Ce Rosemary’s Baby lesbien (comme la réalisatrice l’appelle elle-même) produit indépendamment et dans lequel joue l’actrice acclamée Ga […]

  • Née en Lituanie, Alanté Kavaïté a étudié aux Beaux Arts d’Avignon et de Paris où elle s’est spécialisée dans la photographie et la vidéo. Son premier long-métrage Écoute le Temps (Fissures) est sorti en 2007 (support de presse).
    Son dernier film, Summer, fera sa première au festival de films de Sundance le 22 janvier 2015.
    S’il vous plait, décrivez-nous votre film.
    Sangaile, 17 ans, est fascinée par la voltige aérienne. Elle rencontre une fille de son âge lors d’un spectacle aéronautique, un été, près de la villa en bord de lac de ses parents. Sangaile autorise Auste à découvrir son secret le plus intime et trouve en la personne de son amour d’ado la seule personne qui l’encourage réellement à voler.
    Qu’est-ce qui vous a poussée à écrire cette histoire ?
    Il y a quelques années, j’ai organisé plusieurs ateliers pour adolescents. J’ai beaucoup aimé travailler avec eux et par-dessus tout, j’ai aimé filmer avec eux. À 17 ans, au passage à l’âge adulte, tout semble possible. J’ai été grandement inspirée par l’ouverture d’esprit et la façon dont les adolescents profitent à fond des choses et s’expriment. J’ai été captivée par leur spontanéité, liberté et ingéniosité.
    Cette expérience m’a ramenée aux souvenirs de mon adolescence. Lorsque j’avais 17 ans, comme la plupart des adolescents, j’étais pressée de faire des choix tout en étant à la fois remplie de doutes et de peur. J’ai écrit Summer avec comme fil directeur l’idée qu’il suffit parfois d’une rencontre fortuite avec quelqu’un qui vous aide à vous voir sous un autre jour et à surmonter certaines difficultés. Je voulais que ce quelqu’un gentil et attentionné soit une fille du même âge que Sangaile, mais avec une personnalité diamétralement opposée à la sienne pour faire ressortir ses défauts et contradictions.
    Concernant l’écriture, j’avais envisagé un film gai et léger même s’il s’adressait aux adolescents perturbés et autodestructeurs. En parlant d’adolescence, je voulais faire un film très musical et avec une histoire d’amour qui aurait une dimension sensorielle, sensuelle et un fort impact émotionnel. Mettre de côté la question du genre tout en mettant en avant la symétrie des corps semblait indispensable pour réussir à se concentrer sur les êtres humains qui sont au cœur de l’histoire.
    J’ai passé mon adolescence en Lituanie, un pays qui a une relation particulière, presque obsessionnelle, avec l’aviation. Tous les étés, comme tout le monde, j’allais à beaucoup de spectacles aéronautiques. J’ai eu l’impression que ce passe-temps populaire en Lituanie serait la métaphore parfaite pour Sangaile. La voltige en tant que sport extrême requiert une vraie maitrise de soi et c’est justement ce dont Sangaile semble manquer le plus. Elle doit se battre pour réussir à se libérer et atteindre son rêve.
    Enfin, le film montre – d’une manière visuelle et allusive pour rester dans une vision des choses adolescente – le fossé qui existe entre la jeunesse lituanienne née dans un pays démocratique, et les parents élevés sous un régime totalitaire. Sans aucun vrai point de référence, cette [nouvelle génération] doit trouver ses propres réponses aux questions que pose le monde d’aujourd’hui. Mais je suis optimiste pour cette génération.
    Quel a été la plus grosse difficulté à surmonter pour réaliser ce film ?
    Ma plus grande inquiétude était de trouver les actrices parfaites, mais nous avons eu de la chance et avons trouvé Julija [Steponaityte] et Aisté [Dirziute] très rapidement. Cependant, ma plus grosse difficulté a été de filmer les avions de voltige avec un emploi du temps serré et un budget restreint.
    Que voulez-vous que les gens retiennent en sortant du cinéma ?
    Je veux que mon public quitte le cinéma avec des émotions positives suite à ce voyage sensoriel dans le monde précieux et fragile de la beauté adolescente. Et aussi avec l’idée que les difficultés que nous devons surpasser nous révèlent.
    Quel conseil donneriez-vous à d’autres femmes réalisatrices ?
    Je ne me considère pas vraiment comme « femme réalisatrice » et je ne veux pas non plus le faire pour d’autres femmes. Les réalisatrices sont juste des réalisateurs comme les autres.
    Quelle est la fausse idée la plus répandue que l’on se fait à votre sujet et au sujet de votre travail ?
    La fausse idée la plus répandue concerne sûrement celle de mon pays de naissance, la Lituanie, à cause du manque de connaissance sur ce pays, mais aussi sûrement à cause du lobbying contre la construction européenne. Il y a une grande différence entre ce que j’entends dans les médias français, par exemple, et ce que je connais vraiment de ce pays et de ces habitants.
    Concernant mon travail, mon premier film Écoute le Temps (Fissures), a été vendu par les distributeurs comme un thriller parce qu’ils pensaient que ça se vendrait plus facilement. Mais c’était sans nul doute une erreur puisque ces spectateurs-là n’ont pas mordu à l’hameçon et que l’on a ainsi désintéressé le public potentiellement visé, celui que je rencontre dans les festivals et dans diverses conférences de presse et qui semble apprécier ce genre de film d’art et d’essai mélangeant les genres.
    Comment avez-vous réussi à financer votre film ? Partagez-nous votre vision des choses sur la façon dont vous avez réussi à réaliser ce film.
    C’est sûr que nous n’avions pas notre propre studio et le cinéma européen ne compte pas encore beaucoup sur le crowdfunding. On l’a donc principalement financé grâce aux systèmes de soutien nationaux et européens, puisque le film se présente comme une production lituanienne, française et hollandaise.
    Plus spécifiquement, Summer a été développé en France, où je vis, avec le soutien du programme MEDIA de l’Union Européenne. Concernant la Lituanie, les fonds sont en grande partie venus du Centre lituanien de la cinématographie. Et nous avons alors pu postuler au financement Eurimages. Nous avons aussi reçu de l’argent de la Sofica Cofinova (une sorte de niche fiscale française) grâce à la maison de production Films Distribution. Nous avons également obtenu des financements de la Netherlands Film Fund. Et puis, le reste vient surtout des fonds propres de mon producteur français et de quelques reports de paies, y compris la mienne.
    Interview Originale sur le site Indiewire.com

  • Seconde Chance est le premier roman lesbien écrit par Marie Parson. Elle y dresse avec finesse et humour le portrait de femmes à la fois fortes et maladroites.
    Alexia Tyler, actrice américaine de renommée int […]

  • Ellen Page s’est fixé un nouveau but et ne lui dites surtout pas qu’elle est courageuse.
    Huit ans après que son rôle à succès dans Juno a fait d’elle l’une des plus jeunes nommées à l’Oscar de la meilleure actric […]

  • Alors que cette saison de Rookie Blue touche à sa fin, nous avons eu la chance de discuter avec Noelle Carbone, une scénariste lesbienne qui travaille sur la série depuis cinq saisons. Nous avons discuté avec elle […]

  • Lesbian on the Loose (LOTL) a rencontré les personnes clefs du dernier court-métrage de Laura Nagy, We Will. Tous ensemble faisons en sorte que ce magnifique court-métrage fasse le buzz – à l’échelle intern […]

  • Lou Morin a écrit un nouvel article, M comme Martha il y a 10 ans et 8 mois

    Hélène et Martha sont en couple. Elles passent quelques jours dans la maison de vacances des parents de Martha en Pologne… puis se séparent.

    • Alors, comment dire…. J’avais vu ce court-métrage en juillet et j’ai essayé à nouveau de le regarder. Sait-on jamais ? Des fois, on a des phases d’intérêt comme de désintérêt. Mais bon rien à faire, je me suis ennuyée à mourir les deux fois !! A me donner envie de regarder n’importe quel Twilight ou Hunger Games et crier au génie, c’est dire… En fait, c’est tout ce que j’aime pas dans le cinéma dit d’auteur : de l’ennui, pas un brin d’inventivité, une réalisation aussi plate que la Beauce, un ton monocorde et tellement joyeux, à vous donner envie de vous pendre ou de devenir hétéro… Bref, rien à sauver pour moi…

  • Si vous avez regardé la série Complications sur la chaîne USA cet été, vous savez déjà à quel point l’infirmière Gretchen Polk déchire. Pour ceux qui ne l’auraient pas regardée, Gretchen est la complice super cool […]

  • Que vous l’adoriez ou la haïssiez, nul doute que Sara Harvey a eu un gros impact dans cette saison de Pretty Little Liars. Après s’être échappée de la maison de poupée en même temps que les Menteuses, elle a emménagé avec Emily et elles ont débuté une relation. Dans l’épisode de cette semaine, Sara déménage de la maison des Fields pour pouvoir sortir convenablement avec Emily. Mais, qui est réellement cette fille ? Travaille-t-elle pour A/Charles ?
    J’ai pris un moment pour interviewer Dre Davis, l’actrice et mannequin qui interprète Sara, afin d’en savoir plus sur les intentions de Sara, sur sa sexualité et afin de savoir pourquoi elle voudrait bien se retrouver seule sur une île déserte avec Nina Garcia.
    Étant donné l’épisode d’hier soir, il est maintenant clair que Sara veut sortir avec Emily. Pensez-vous qu’elle soit homo ou bien, apprécie-t-elle simplement le confort et la sécurité que lui procure Emily ?
    C’est une question très intéressante, et j’y ai déjà réfléchi. Elle n’a que 17 ans et se découvre encore. Je pense qu’à 17 ans tout le monde est encore en train de se découvrir, mais il est très important de se rappeler qu’elle a vécu à l’écart de la société pendant deux-trois ans. En gros, et par rapport aux autres, elle a été toute seule, donc je pense que tout ça est nouveau pour elle. Elle se découvre à travers Emily, mais elle s’éloigne aussi de quiconque la touche… ne serait-ce que lorsque l’on pose un doigt sur elle, elle tremble, donc, vous voyez, c’est délicat. Je pense qu’elle est lesbienne, mais ce n’est pas quelque chose qu’elle a eu besoin de se dire tout de suite, elle devait d’abord savoir ce que cela faisait d’être touchée tout court par quelqu’un d’autre.
    Lorsque vous avez signé pour jouer dans Pretty Little Liars, saviez-vous que vous auriez une relation romantique avec Emily ?
    Je savais qu’il y aurait une relation avec Emily parce que dans l’une des deux des scènes que j’ai passées pour l’audition, il y a avait un baiser, donc le morceau était lâché !
    Oui, j’imagine. La majeure partie de vos scènes sont avec Shay Mitchell. Comment est-ce de travailler avec elle ?
    C’est super. Elle est très drôle et très gentille. Elle est à fond sur le plateau. Ce sont tous des pros, ils font ce métier depuis des années et moi je suis nouvelle à la télé. J’ai surtout fait du mannequinat et du théâtre, qui est un média complètement différent de la télé. Donc, en gros, j’apprends en les regardant. Shay est géniale parce qu’elle est vraiment épanouie sur le plateau et elle me guide progressivement. Elle a été merveilleuse. Ils sont tous super cool en fait.
    L’un de vos premiers boulots fut ce rôle de mannequin dans la saison 8 de Projet Haute Couture. Je dois donc vous demander : si vous étiez coincée sur une île déserte, avec qui préfèreriez-vous vous retrouver : Heidi Klum, Nina Garcia ou Michael Kors ?
    Nina Garcia. Elle a l’esprit vif et est honnête. Enfin, ils le sont tous, mais j’ai eu l’impression qu’elle était assez intelligente et qu’elle savait résoudre les problèmes.
    J’ai l’impression que Nina ferait avancer les choses, genre elle construirait un super abri.
    Michael Kors pourrait construire un abri puisqu’il est créateur de mode, mais je choisirais Nina, par instinct. C’est une femme qui a les pieds sur terre.
    Et donc, est-ce qu’on reverra Sara après le grand saut dans le temps suivant le final de l’été ?
    Vous me verrez, oui. Sara sera là.
    Pretty Little Liars a une base de fans énorme et enragée sur les réseaux sociaux. Il y a beaucoup de fans très passionnés. Comment avez-vous vécu cela ?
    Oh mon Dieu ! Lorsque j’ai commencé, mon nombre de fans s’est envolé ! J’étais stupéfaite de la réaction des fans face à la série, et de voir à quel point ils l’aiment et aiment interagir avec les acteurs. J’ai reçu beaucoup de messages et de commentaires, pour la plupart incroyablement gentils. Limite trop ! Pas dans le mauvais sens du terme, c’est juste que tout le monde a été extrêmement gentil. Bien sûr, il y a eu quelques réactions négatives, mais c’est normal. Puisque j’ai une relation avec Emily, il y a forcément des fans qui n’apprécient pas ! Mais j’ai été vraiment surprise des réactions que j’ai eues !
    Les fans d’Emily sont parfois un peu fous.
    Ce sont des fans d’Emison que j’ai reçu le plus de nouvelles.
    Parlons un peu de ces tatouages que Sara s’est fait faire avec Emily. Sur une échelle de 1 à Lauren Conrad [ndlt : Lauren Conrad est une actrice et styliste américaine], à quel point le tatouage « courageux » d’Emily était basique ?
    [Rires] Que représentent les nombres entre les deux extrêmes ? Je ne sais pas répondre à cette question. Je peux dire 5 ? Ça pourrait être n’importe quoi si Lauren Conrad peut être un chiffre. Je crois que je vais rester sur 5.
    Ça semble juste. Il est maintenant temps de passer à l’exercice de survie Pretty Little Liars ! Vous êtes enfermée dans la maison de poupée de Charles et vous tombez sur une table. Il y a trois objets que vous pouvez choisir pour vous défendre : une jambe de mannequin, une vieille poupée flippante qui crache des flammes ou une chope à bière remplie à ras bord de biscuits à l’herbe. Quel objet choisissez-vous ?
    Ah, c’est difficile. Je dirais le deuxième parce que ça ressemble à une arme, mais le troisième… ah, je n’aime pas le fait qu’il y ait de l’herbe dedans parce que je ne veux pas fumer de l’herbe, mais j’ai besoin de nourriture. Donc, bon, je vais choisir les biscuits à l’herbe. Je crois que c’est le choix le plus pragmatique.
    Je ne considère pas la troisième option comme une arme… je la considère comme un dîner. Je plaisante.
    J’ai besoin de manger et j’aime les biscuits !
    Bon d’accord.
    Interview Originale sur le site Afterellen.com

  • Alors que Gail Peck de Rookie Blue peut être une vraie peau de vache, Charlotte Sullivan, son interprète, est absolument adorable. Dans la dernière saison, Gail est tombée amoureuse d’Holly (interprétée par Aliyah O’Brien) et s’est fait briser le cœur. Dans cette saison-ci, Gail s’implique corps et âme dans une histoire d’adoption et de drame familial, et, oui, elle est encore lesbienne.
    En prévision de l’épisode final de Rookie Blue diffusé mercredi prochain au Canada, Charlotte nous a parlé du forcing qu’elle a dû faire pour que son personnage soit homosexuel, de ce qu’elle pense du couple Holly/Gail, de l’intrigue concernant son personnage dans cette saison et de ses fans gays géniaux.
    J’ai eu le plaisir de discuter avec Tassie Cameron [ndlt : l’une des créatrices et scénaristes de la série] il y a quelque temps. Elle m’avait dit que vous aviez toujours cru que Gail était lesbienne. Est-ce vrai ? Vous avez toujours su quelque part ? Et si oui, pourquoi ?
    C’était il y a quoi, 5 ans, j’ai dit un truc du genre « Tassie, est-ce que je suis lesbienne ? ». Elle m’a répondu « Non », et j’ai continué « Tu en es sûre ? ».
    J’avais l’impression de voir des indices faisant allusion à sa sexualité. Et puis, ça ne faisait aucun doute qu’elle avait du mal à interagir correctement avec les garçons – non pas que vous deviez interagir correctement avec les hommes pour être hétérosexuelle –, mais c’était un ressenti. J’avais même l’impression qu’il y avait des blagues, genre « Est-ce qu’ils sont en train de se moquer de ma sexualité ? Qu’est-ce qu’il se passe ? » Elle m’a dit « Pas du tout. Ce n’est pas ce que l’on avait prévu pour toi ». Et puis, quelque part, elle a gardé ça en mémoire et elle a fini par adorer l’idée.
    Le truc qui m’énerve dans ce genre de série télé, c’est qu’ils se sentent toujours obligés de rappeler au public que le personnage est gay. Je ne parle pas de Gail Peck, je parle en général. Les personnages homosexuels ont toujours besoin d’avoir cet espèce de coming-out dans le scénario et j’ai juste l’impression que ce n’est pas… je veux dire, c’est normal, ce n’est pas hors du commun, alors pourquoi en faire tout un plat ? Moi-même en tant qu’hétérosexuelle je n’ai pas eu besoin de faire de coming-out et de déclarer mon hétérosexualité à mes amis et ma famille. Alors pourquoi une personne homosexuelle devrait avoir à le faire ? Du coup, j’admire vraiment la façon dont Rookie Blue a approché les choses. On n’a pas eu ce grand moment de coming-out à tout le monde.
    Il y a beaucoup de scénaristes homos sur la série et j’ai trouvé qu’ils ont géré ça d’une très jolie manière. Ce que je n’aime pas avec la plupart des séries qui parlent de la sexualité de leurs personnages c’est qu’ils vous le martèlent à longueur de temps. Ils rappellent tout le temps au public que ce personnage-là est gay. Pourquoi une personne ne pourrait-elle pas juste être une personne ? C’est une espèce de grande claque dans la figure pour la communauté gay, je trouve. Laissez-les être homo à la télé, qu’est-ce qu’on s’en fiche ?
    Mais je trouve aussi très important le fait d’être représenté à la télévision et c’est pour ça que j’étais très heureuse de pouvoir le faire. Ça ajoute de nouvelles profondeurs à mon personnage. La vache, ça la rend encore plus sympathique à mes yeux.
    Vous avez également mis un terme définitif à la question de l’homosexualité de Gail en lui donnant une coupe de cheveux très gay. Mais j’ai entendu dire que vous vous êtes coupé les cheveux parce que vous en aviez réellement besoin, c’est vrai ?
    Ça n’avait rien à voir avec l’homosexualité de Gail. C’est juste que j’ai eu les cheveux peroxydés pendant trop longtemps et qu’ils ont fini par tomber. Pour de vrai !
    Ça vous va bien. Et coïncidence, c’est allé de pair avec la transformation de Gail.
    C’est un peu bizarre tout ça.
    Il faut que je vous interroge sur Holly et Gail. Qu’avez-vous pensé de leur relation ?
    Tout d’abord, j’adore Aliyah O’Brien. C’est une personne vraiment formidable. J’ai une très belle relation avec elle. Pouvoir travailler avec elle a été merveilleux. Et j’adorais leur relation. Je veux dire, il est évident que Gail prend toujours la fuite, c’est une fuyarde et oui, c’est sûr, j’aurais aimé que l’on ait plus de temps pour approfondir cette relation.
    Nous n’avons pas pu nous concentrer sur cette relation et nous plonger totalement dedans parce qu’Aliyah habite à Vancouver et nous tournons à Toronto. C’était juste une histoire de logistique, ce qui est un peu un crève-cœur. Mais oui, j’aurais vraiment aimé que leur relation continue encore et encore. J’aurais adoré !
    Du coup, voudriez-vous que Gail se trouve une autre petite-amie, ou est-ce que, comme beaucoup d’entre nous, attendez-vous qu’Holly revienne ?

    Et bien, je crois qu’il n’y a rien de mal à s’amuser un peu, à sortir et voir les opportunités qu’il peut y avoir à l’extérieur. Mais au final, je crois que, pour moi, c’était Holly la bonne. Je le pense. J’ai vraiment aimé cette relation.
    Il y a des vols intra Canada, au sein du pays des Grands Froids. Pensez-vous que quelque chose pourrait être arrangé avec Aliyah ? Avez-vous des infos quelconques ?
    Pour être honnête, comme nous sommes basés à Toronto, d’après les contrats nous devons embaucher des locaux. C’est vraiment bizarre, mais ça a un rapport avec les incitations fiscales. Au final, c’est juste des questions d’argent, ce qui est horrible parce qu’on préfèrerait évidemment que ce soit une question de talent.
    N’y a-t-il aucun moyen – et je me joindrais à vous avec plaisir si besoin était – de convaincre Aliyah d’intégrer la bergerie torontoise ? Ce n’est pas si mal que ça ici.
    C’est tellement vrai. Absolument. Je crois que si elle avait vécu et déménagé ici, le scénario aurait été totalement différent. Mais elle a aussi une vie à Vancouver. Elle a sa famille là-bas, il y a donc vraiment quelque chose qui la retient dans cette partie du monde.
    Ok, ok.
    Vous avez essayé !
    J’ai essayé. Bon, pour en revenir à la question sur les relations. D’accord pour que Gail fasse ses premières frasques, mais voudriez-vous qu’elle ait une autre relation sérieuse avec une femme ? Je sais que Gail part dans beaucoup de directions différentes en ce moment.
    Ah, mais bien sûr. En ce moment, elle gère ce problème d’adoption.
    Ah ça, pour l’instant, dans cette saison, l’intrigue de l’adoption a pris le dessus sur la vie amoureuse de Gail. À votre avis, pourquoi cela représente-t-il autant pour Gail d’adopter Sophie ? Surtout que pour elle ça veut dire le faire seule, en tant que mère célibataire. Et en étant policière en plus.
    En y réfléchissant bien et en nous considérant tous les cinq [les cinq nouvelles recrues du début de la série], Gail n’a jamais vraiment été amie avec qui que ce soit. Même quand on faisait les photos de promos de la série ou de simples photos pour la série, ils nous disaient « Ok, enlacez-vous les uns les autres », et je leur répondais « Mais Gail, déteste ces personnes ». Il y a toujours eu cette étrange dynamique, un peu limite, avec elle. Elle ne déteste pas ces gens, elle les aime en réalité, mais elle n’aime pas le montrer et elle n’a jamais vraiment fait partie du groupe. Et je crois qu’elle a besoin de retrouver cet instinct maternel qui est en elle, pour contrebalancer le fait que les gens n’aient pas confiance en elle, même en tant qu’officier de police. Elle a besoin de croire en elle, de croire qu’elle puisse être chaleureuse, tendre et aimante, et ce même avec cette carapace incroyablement dure probablement faite de goudron vous voyez ce que je veux dire ? Elle veut se prouver qu’elle est une femme et qu’elle peut être maternelle.

    Gail n’a pas de relation amoureuse cette saison-ci, mais nous l’avons vue exprimer son intérêt envers les femmes à sa façon. Donc, même si l’expression de sa sexualité dans cette saison est un peu différente, comment était-ce d’interpréter la Gail lesbienne ?
    J’adore jouer Gail Peck. Vraiment. Elle est géniale. J’adore inclure des parties de moi dans son interprétation et peu importe son orientation sexuelle, c’est une créature vraiment intéressante. C’est un personnage profond, bizarre, étrange et beau, d’une manière un peu chelou et noire. On joue aux policiers et aux voleurs et on est payés pour le faire. On n’a pas à se plaindre. C’est formidable. Et mon personnage est mon préféré.
    Elle est ma préférée aussi, mais je suis extrêmement biaisée. En parlant de ça, qu’est-ce qui vous a le plus touchée dans la réaction des fans face à… appelons ça, la révélation sexuelle de Gail ?
    Je suis toujours touchée par les fans. Ils ont été vraiment magnifiques. Mais au moment où cela s’est produit, quelque chose a changé. C’est comme si une fois que j’avais commencé à soutenir la communauté gay, la donne avait changé. Ils ont été merveilleux avec moi. Genre, vraiment incroyables.
    Malheureusement, j’ai aussi reçu des courriers haineux. Mais je défendrai la communauté homosexuelle jusqu’au bout, donc si quelqu’un doit recevoir du courrier haineux, allez-y, je suis votre cible. Je m’en fiche, je suis contente de chercher des noises à ces personnes. Ça m’intéresse toujours de savoir pourquoi les gens réagissent négativement à ces histoires. Certaines personnes l’ont mal pris juste par ignorance ou par manque d’ouverture d’esprit.
    Je suis canadienne, l’homosexualité est répandue chez nous, et c’est normal. Et quand ce n’est pas la normalité de certaines personnes, elles trouvent cela bizarre. En tant qu’artiste, c’est mon travail de parler de cela comme d’une chose normale. Et c’est pour ça qu’il est si important de représenter tout le monde, toutes les cultures, toutes les orientations sexuelles, parce que c’est normal. Les fans ont été… les fans homos sont les meilleurs.
    Ils vous suivront jusqu’au bout du monde.
    Génial. Ça ne ressemble à rien de ce que j’avais connu avant. Je suis fière, je suis plus que fière de les représenter à la télévision.
    Si une nouvelle saison est confirmée, savez-vous ce que deviendra votre personnage ?
    Je suis dans le flou. Ils n’aiment pas nous dire les choses parce qu’ils savent que je vais vous parler par la suite. Mais, en me basant sur le dernier épisode, je ne dirai rien précisément, mais… il y a quelque chose de différent qui se prépare pour Gail. C’est tout ce que je dirai.
    Bon, je vais commencer à planter les germes de cette idée et vous allez être la troisième personne de la série avec qui j’aurais partagé ça. Et si ça se fait, j’en réclamerai les droits ! J’ai récemment vu Rachael Ancheril, qui joue Marlo Cruz dans la série, dans le film Tru Love, où elle interprète une lesbienne de manière très convaincante, même si assez brièvement. Je me disais, d’un point de vue budgétaire, au lieu de devoir embaucher une nouvelle actrice et créer de nouvelles histoires…
    Je vois où vous voulez en venir.
    … ne serait-ce pas une super idée si Marlo et Gail finissaient ensemble ? Tout particulièrement maintenant, vu qu’il y a ce nouveau bébé et que Gail est carrément obsédée par les enfants.
    C’est une idée géniale. Je ne sais pas pourquoi je n’y ai pas pensé. Est-ce que je peux en réclamer les droits ?
    On peut les partager si vous voulez.
    C’est une idée de génie. Vraiment.
    C’est une idée qui m’est passée par la tête.
    C’est logique comme idée. Et ça installerait sans aucun doute une dynamique très intéressante entre Andy et moi, encore une fois.
    Et Gail adore Andy.
    Oui, et elle adore l’embêter aussi. Donc ça serait assez parfait. Et, je serais la belle-mère ?
    Oui, et elle serait la belle-mère aussi.
    Exact. Donc on pourrait en découdre sur le sujet si on voulait. Du genre « C’est moi la meilleure belle-mère ! ».
    En tout cas, je veux voir Gail lesbienne.
    Ça ne changera pas. Certaines personnes m’ont demandé « Oh, est-ce que ça veut dire que vous allez devenir bisexuelle ? » Non, pas du tout. Elle est lesbienne. Et je trouve que ce serait de mauvais goût d’en quelque sorte retourner sa veste. C’est une chose que j’ai vraiment respectée chez les scénaristes. Ils m’ont dit « Non, une fois que tu as fait ça, tu ne reviens pas en arrière. Ça n’arrivera pas. » Ça été quelque chose de vraiment fort pour moi.
    Interview Originale sur le site Afterellen.com

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