Isabelle B. Price

  • Guinevere Turner écrit et joue actuellement dans The L-Word; elle a également eu de nombreux rôles dans des films tels que Go Fish, Chasing Amy, Dogma, et American Pyscho (qu’elle a aussi écrit). Elle nous parle de The L-Word, de sa carrière, et ce qu’elle voudrait faire au bout du chemin.
    Quel est le plus grand défi lorsque l’on écrit et que l’on joue dans The L-Word ?
    Vraiment, je pense que la partie la plus dure est le stress de la sortie et l’inquiétude quand aux bonnes critiques des téléspectateurs et du fait qu’elle leur plaise. Et toute cette invariable critique émanant de la communauté lesbienne. Soyez toutes gentilles ! C’est un dur travail !
    Quel est votre personne dans The L-Word, et comment se lie-t-elle avec les autres personnages principaux de la série ?
    Je ne peux pas vous en dire beaucoup à son sujet parce que cela donnerait une partie de l’histoire. Son nom est Gabby. Elle est sortie avec l’un des personnages principaux. C’est tout ce que je peux vous dire !
    Il n’y a jamais eu de série télévisée comme The L-Word avant, centrée sur des lesbiennes ; est-ce que cela rend difficile ou facile le fait d’écrire pour la série ? Que faites-vous pour essayer de garder le sentiment que les histoires et les dialogues sont authentiques ?
    D’un côté, cela est plus facile parce que nous ne pouvons pas être accusées d’avoir volé beaucoup de choses et de contenu. D’un autre côté, c’est plus difficile à cause de la pression de bien faire et de rendre les lesbiennes et les non-lesbiennes réalistes et semblables donc cela pourra prendre une ou deux ou trois saisons. Pour maintenir les dialogues et les histoires authentiques, je parle personnellement à un grand nombre de lesbiennes dès que je le peux et je leur demande ce qu’elles attendent, ce qu’elles veulent voir, etc…
    Et, quelle que soit l’histoire, chacune provient toujours de l’expérience personnelle d’une scénariste ou d’une amie, ou d’une ancienne amante ou d’un amalgame des trois.
    Comment le sexe sera-t-il dépeint dans la série ? En quoi est-ce différent d’écrire ces scènes en opposition aux autres ?
    Si tout va bien, le sexe sera sexy ! Et vous savez, la devise du network est, après tout, “No Limits”, donc… il y a une abondance de sexe dans la série. Ecrire ces scènes est dur, parce que vous voulez être originale et sexy mais vous savez que les autres personnes dans l’équipe rédactionnelle et les acteurs vont lire ce que vous décrivez dans ces pages et cela me rend toujours un peu timide. J’essaie de le dépasser mais parfois, j’arrête et je pense “Attends, est-ce que je peux écrire ça ?”
    En outre, je travaille avec mon amie Rose Troche et nous ne sommes pas effrayées à l’idée de nous amuser l’une de l’autre, donc il y a cela aussi.
    Vous écrivez et apparaissez dans plusieurs épisodes de The L-Word, et vous avez écrit et joué dans de nombreux films ; avez-vous une préférence entre l’écriture et la comédie, et/ou entre la télévision et le cinéma ?
    J’aime autant jouer qu’écrire, les deux se complètent réellement bien car l’écriture est quelque chose de très solitaire et le métier d’acteur est très interactif. J’écris, je me sens seule, je joue, j’en ai marre des gens, c’est parfait.
    Quant à la télévision et aux films, j’ai seulement travaillé sur une seule série télévisée donc je ne peux pas trop généraliser. Mais en tant qu’auteur, à moins que vous ne soyez le créateur de la série, vous n’avez pas le dernier mot en ce qui concerne votre script, ce qui est nouveau pour moi mais intéressant. C’est un niveau différent d’investissement, parce que vous savez que cela peut toujours changer, ou que le network voudra changer quelque chose, donc vous faîtes du mieux que vous pouvez, mais vous vous préparez au fait que ce qui apparaîtra à l’écran sera différent. Quant au fait de jouer, c’est simplement plus rapide, moins de prises, moins de scènes, tout bouge vraiment vite.
    Pensez-vous que le fait que votre homosexualité soit connue a eu un impact sur votre carrière (de manière négative ou positive) ? Est-ce plus facile d’être un acteur ‘out’ à Hollywood ?
    C’est impossible de savoir. Est-ce que cela a eu un impact sur The L-Word ? Bien sûr. C’est difficile de travailler à la télévision peu importe que vous soyez un auteur ou un acteur. Le fait que je sois gay est bon pour ma carrière dans le sens où j’ai une base de fans, simplement parce qu’il y a peu d’actrices lesbiennes connues. Ce qui signifie que l’on m’apprécie même si j’ai moins travaillé que d’autres auteurs ou acteurs.
    Je ne sais pas si c’est devenu plus facile d’être ‘out’ pour les acteurs, cela semble être pareil. Peut-être MINUSCULEMENT plus facile mais les mêmes vieux clichés persistent, principalement pour les hommes, c’est trop menaçant pour les hommes et trop distrayant pour les femmes de savoir que leur homme principal est vraiment gay. En outre, d’un autre côté, je pense que c’est très personnel et que le public ne peut pas toujours connaître les informations personnelles concernant les acteurs, cela enlève une partie de l’imaginaire, à moins que ce ne soit ce qu’ils souhaitent.
    Quelles sont les leçons les plus importantes que vous tirez de votre collaboration avec l’industrie ?
    Hmmmmm… Tout prend vraiment VRAIMENT beaucoup de temps, tout particulièrement obtenir votre chèque. Les gens qui ne travaillent pas pour l’industrie supposent toujours que vous êtes célèbre (et par conséquent vraiment riche) et les personnes de l’industrie vous ignorent parce que vous n’êtes pas suffisamment célèbre. Et après avoir été des deux côtés du processus, il y a TELLEMENT de facteurs que vous ne connaîtrez jamais à ce sujet concernant le fait qu’on ne vous choisira pas pour cette scène que vous ne devez pas le prendre personnellement.
    Bien que ce puisse être bien que vous soyez gros, vieux et talentueux, c’est probable que vous soyez l’opposé du gars que vous devez jouer et les producteurs décideront qu’ils veulent un blond à la dernière minute, ou la copine du réalisateur arrivera finalement à le convaincre de lui donner un rôle ou vous rappellerez au directeur de casting sa soeur qu’il déteste.
    Est-ce étrange d’être autant connue dans la communauté gay ou avez-vous eu assez de temps pour vous y faire ?
    Etrange signifie… Je ne pense pas que les jeunes savent qui je suis… Je ne me sens pas si connue que cela, excepté, peut-être, quand je suis à un festival gay ou quelque chose comme ça et alors c’est toujours amusant.
    Si vous pouviez faire n’importe quelle série ou film à la télévision dans le monde, que serait-ce ?
    Une famille queer (ce qui signifie des amis qui agissent comme une famille, pour le meilleur comme pour le pire) et en quoi ils sont dysfonctionnels (et amusant et sexy)…
    Quels sont les autres projets sur lesquels vous travaillez actuellement ?
    Faire un court métrage à la mi-septembre (tous les acteurs androgynes mignons veulent en faire parti ?) que j’ai écrit et dans lequel je vais jouer et que je vais également réaliser (avec beaucoup d’aide de mes amis expérimentés) et je vais essayer de réécrire le script de la série que je viens de mentionner… Et j’espère vraiment jouer plus assez rapidement.
    Traduction Isabelle B. Price
    Interview Originale sur le site Afterellen.com
    Guinevere Turner

  • Il y a quelques années de cela, si je mentionnais le nom “Jane Lynch” à quelqu’un, vous pouviez avoir un gros blanc. Mais après sa performance en tant que propriétaire lesbienne d’un chien (avec Jennifer Coolidge) dans Best in Show et la mielleuse avocate Joyce Wischnia dans The L-Word, vous êtes maintenant plus à même d’obtenir un « Je l’adore ! ». Les performances comiques de Lynch (en la prenant également en compte dans For Your Consideration et A Mighty Wind) sont aussi sèches, subtiles et dignes d’un bourdonnement qu’un bon martini.
    J’ai récemment chatté avec Lynch concernant le fait d’être sexuellement inappropriée, de faire son coming-out à Hollywood et de pourquoi Joyce Wischnia n’a pas de petite amie.
    Comment était-ce de tourner Spring Breakdown, votre film à venir avec Rachel Dratch, Amy Poehler et Parker Posey ?
    Ca a été un très bon moment de tourner ce film, et nous étions beaucoup sur la plage. C’est juste un grand trio. Ce sont vraiment des filles amusantes.
    A propos de quoi est-ce ?
    C’est à propos d’un groupe de filles qui étaient du genre nerd (ringard) au lycée et ils disent toujours « Oh, votre temps viendra quand vous serez plus âgées. » Et bien sûr, cela ne vient pas, donc elles décident de revenir et de changer pour elles. Je joue la boss de Parker Posey.
    Etiez-vous une ringarde quand vous étiez à l’école ?
    Non, non, non. Je peux m’infilter de manière très facile. Je me mêlais aux enfants populaires et aux enfants ringards parce que j’aimais le théâtre et j’aimais chanter dans les choeurs et j’aimais également les soirées. Donc je pouvais facilement glisser des uns aux autres.
    Vous participez à tellement de nombreuses séries télé différentes c’est encore un peu comme ça aujourd’hui.
    Ca l’est, ça l’est ? Ca y ressemble beaucoup mais c’est plus sous le titre de la « comédie » mais je suis un peu partout.
    Peu d’autres peuvent dire qu’ils étaient à la fois dans The West Wing et Family Guy.
    Oh. Exact. [Rires] Je parie qu’ils ne peuvent pas.
    Est-ce que le fait d’être gay entre toujours en ligne de compte quand vous auditionnez pour un rôle ?
    Non, j’en doute vraiment. Je pense que les temps ont changé, et je pense que nous pouvons remercier Ellen [DeGeneres] pour ça, pour avoir fait son coming-out de cette manière il y a plus de dix ans.
    Quel conseil pouvez-vous donner à de jeunes acteurs gays ?
    Soyez un acteur en premier et un gay en second, troisième, quatrième, cinquième… L’une des choses que j’adore à propos de T.R. Night de Grey’s Anatomy c’est que quand il dit « J’espère que vous ne trouverez pas que ma sexualité est la chose la plus intéressante me concernant. » je fais écho à cela. [En tant qu’acteur] votre travail est d’expérimenter un grand nombre de personnes, différents styles de vie, diverses histoires, donc vous devez faire attention à ne pas vous étiqueter vous-même. Ne vous inquiétez pas que la société vous étiquette ou que Hollywood vous étiquette. Ne vous étiquetez pas vous-même. Restez ouvert.
    Si l’on fait exception de Best in Show où Jennifer Coolidge et vous interprétez un couple de lesbiennes propriétaires d’un chien, vos personnages ont rarement une vie amoureuse.
    Je sais. Je suis toujours celle qui est réellement sexuellement inappropriée.
    Pas que je sache quoi que ce soit à ce sujet…
    [Rires] J’ai joué un grand nombre de personnages qui recherchent simplement l’amour aux mauvais endroits et n’en sont absolument pas conscients. Ils sont juste inconscients du fait que leur charme n’opère pas.
    C’est ce qui me plait à propos de Joyce Wischnia dans The L-Word. Je ne sais pas si c’est l’écriture ou la manière dont vous l’interprétez si parfaitement. Joyce est une telle narcissique.
    Très bien ; c’est narcissique. Elle est le poster du narcissisme pour les enfants.
    Qu’en est-il de l’utérus géant sur le mur du bureau de Joyce ?
    [Rires] Elle s’enveloppe toute seule dans les secrets de son identité, vous savez, et le fait d’avoir un énorme utérus sur le mur va avec son identification d’elle-même en tant que grande sauveuse des femmes.
    Joyce a besoin d’une petite amie.
    Hé bien, regardez la saison entière. Vous verrez quand vous serez à la fin. Quelque chose de très joli arrive à Joyce.
    Vraiment ? Qu’est-ce qu’il se passe ? Je ne dirai rien à personne, je le promets.
    Je ne veux pas le trahir. C’est probablement mieux d’attendre, mais ça arrive à la toute fin. C’est comme le début de quelque chose qui pourrait grandir.
    Juste un indice ?
    Joyce ne fait pas de confidence.
    Traduction Isabelle B. Price
    Interview Originale sur Afterellen.com
    Jane Lynch

  • Sugar Rush - Article 01Sugar Rush - Article 02Sugar Rush - Article 03
    Sugar Rush est une série britannique apparue sur les écrans en 2005. Initiée par la chaîne Channel 4, elle est basée sur le roman éponyme de Julie Burchill et est produite par Julian Murphy, un spécialiste des séries adolescentes Outre-Manche. Composée de 20 épisodes partagés en deux saisons, elle a un format sitcom de 25 minutes.
    Pour information, le titre signifie littéralement « Affluence de Sucre ». Un jeu de mot qui correspond tout à fait à la série et démontre déjà l’omniprésence de l’humour. La dépendance de Kim à sa meilleure amie apparaît de manière flagrante et le spectateur se demande à juste titre jusqu’où cela va la mener.
    En effet, l’histoire est contée par Kim qui a 15 ans lorsque la série débute. Elle vient de quitter Londres avec ses parents et son frère pour emménager à Brighton et « passer du temps en famille » selon les dires de son père. Malheureusement, tout n’est pas aussi simple. Nathan est un homme faible constamment dans la lune qui n’a aucune idée de ce qui se déroule sous ses propres yeux. Sa femme, Stella, s’ennuie et le trompe avec le décorateur. Elle ne s’intéresse pas à ses enfants et fuit toute responsabilité parentale. Matt, le petit frère de Kim se promène avec un bocal à poisson sur la tête et crie à tue tête qu’il vient d’une autre planète.
    Perdue au milieu de cette famille aussi dysfonctionnelle qu’originale, Kim croise un jour Maria Sweet dite Sugar. Elle tombe immédiatement sous le charme de cette adolescente décomplexée et franche qui vient de voler des sous vêtements et de la faire arrêter par la même occasion. Sugar se moque des conséquences de ses actes et déjà, on comprend que Kim va volontairement se laisser entraîner dans des histoires dont elle ne sortira pas indemne…
    Sugar est une adolescente forte et sûre d’elle. Elle a conscience du pouvoir qu’elle a sur les hommes. Elle n’hésite pas à se vêtir de manière provocante pour les allumer et change de petit ami comme de culotte. Elle se défonce très régulièrement à l’alcool et au tabac allant même jusqu’à prendre de l’ecstasy. Elle fait ses propres expériences et entraîne Kim avec elle.
    Totalement sous le charme de Sugar, Kim la suit sans se poser de question. Rêvant de s’évader de cette vie qui ne lui apporte aucune satisfaction, elle recherche également un plaisir éphémère dans l’alcool. Jamais aucune série n’a à ce point montré la dérive des jeunes avec l’alcool. Lorsqu’elles boivent, Kim et Sugar ont l’intention de se défoncer. Elles souhaitent oublier et se perdre. Les auteurs ne jugent pas et ne tentent pas d’atténuer cet aspect. Au contraire, ils montrent cette répétition de manière sombre et réaliste en prouvant que Sugar est à chaque fois totalement défoncée quand elle couche avec un garçon. Au point de ne pas se souvenir de ce qui s’est déroulé le lendemain matin.
    De ce point de vue là, la prise d’ecstasy est plus anecdotique même si elle tient une place importante dans les deux saisons. Il s’agit d’une expérience pour se déchirer encore plus. Le premier comprimé que partage Kim et Sugar les sépare au lieu de les rapprocher. La seconde fois que Kim se drogue, seule, c’est pour oublier qu’elle vient de tromper Saint. Le plaisir ne vient pas et elle se retrouve à l’hôpital après une overdose.
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    Sugar Rush ose flirter avec le danger et n’hésite à présenter l’adolescence comme une période difficile où l’on se pose de nombreuses questions et où l’on fait ses propres expériences. Kim s’interroge sur ses sentiments, sur sa sexualité et en même temps n’est pas prête à assumer les réponses à ces questions. Sugar refuse de se projeter dans l’avenir et de s’imaginer comme sa mère. Elle est à la recherche de plaisir et de sensations fortes au risque de se mettre en danger.
    Alors que la première saison est encrée de plein pied dans l’adolescence de Kim qui, à15 ans, découvre les poussées d’hormones et le désir, la seconde est beaucoup plus adulte. Kim a 17 ans. Et même si le premier épisode commence de la même manière que le pilot de la série, c’est-à-dire par un fantasme de Kim qui se masturbe avec sa brosse à dents, l’histoire évolue de façon plus adulte.
    Sugar refuse toujours de mûrir. Elle s’oppose avec véhémence à cette idée et souhaite continuer à mener une vie insouciante et légère. Pourtant, après sa sortie de prison, elle est bien obligée d’affronter la réalité. Elle prend conscience qu’elle doit entrer dans le système si elle veut continuer à vivre. Elle doit trouver un logement et un emploi et ne plus dépendre de cette mère qui l’a abandonnée.
    L’apparition du personnage de Saint est également significatif d’une évolution dans cette direction. Saint est plus âgée que Kim et Sugar. Du haut de ses 25 ans, elle a déjà cumulé pas mal d’expérience. Elle vit seule dans un appartement et travaille dans un sex shop. La question de l’argent se pose également plus souvent dans cette seconde saison. Comment le gagner, comment le dépenser, comment le voler, comment le récupérer.
    D’un point de vu relationnel, le téléspectateur sait pertinemment, durant la saison 1, que Kim et Sugar n’ont aucun avenir ensemble. Il s’amuse de leurs disputes, de leurs réconciliations et de l’évolution de leur relation. Cela tout en sachant que le happy end final n’est qu’un rêve. Au vu de la personnalité de Sugar, une liaison sur le long terme ne pouvait être envisagée.
    Et encore une fois, l’arrivée de Saint remet cette dynamique en question. La jeune femme plait tout de suite à Kim et l’attirance est réciproque. Après une rencontre accidentelle et plusieurs rendez-vous manqués, Saint et Kim finissent par se rapprocher et s’embrasser. Elles ne se retrouvent pas tout de suite au lit et prennent le temps de se découvrir. Lorsque enfin elles font l’amour pour la première fois, l’idée est montrée de manière amusante avec les fantasmes habituels de Kim.
    La liaison entre les deux jeunes femmes est dépeinte d’une manière extrêmement réaliste et naturelle. Elle évolue lentement, sensiblement par étapes. Kim et Saint se rapprochent, s’éloignent, se blessent, se disputent, se font du mal, se réconcilient et leur histoire prend une importance considérable. Elle devient une vraie romance complexe et intéressante. Elle tient le spectateur en haleine jusqu’à la fin. Vont-elles finir ensemble ou se séparer définitivement ? Pourront-elles apprendre à se faire confiance ? Vont-elles parvenir à dépasser leurs peurs ? Autant de questions habituellement abordées par les couples hétéros mais complètement ignorées des relations homosexuelles.
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     La visibilité atteint son paroxysme en privilégiant la vie de Kim avec Saint à la vie de Kim en compagnie de Sugar. Ce n’est plus l’histoire d’une ado raide dingue de sa meilleure amie hétéro c’est l’histoire d’une jeune qui tombe amoureuse entre dans le monde des adultes et en vient à se projeter dans l’avenir. Alors que les séries nous habituent à aborder tout de suite l’homoparentalité lorsque deux femmes sont en couple, Saint s’amuse habilement de cette idée en déclarant à Kim « Dis-moi, j’ai réfléchi… Quel est ton sentiment sur les mères porteuses ? Faut qu’on réfléchisse à qui va porter les enfants. Je sais que c’est rapide, mais je suis un peu plus âgée que toi. » Kim est estomaquée et bégaye qu’elle n’y avait pas encore songé. A 17 ans, en même temps, on ne lui en demande pas tant. Et soudain Saint éclate de rire et l’adolescente comprend qu’elle s’est faite piégée et que Saint se moquait d’elle.
    En effet, leurs problèmes et préoccupations sont plus ordinaires. Elles doivent apprendre à se faire mutuellement confiance. Saint essaie d’apprendre à se confier et à partager ses sentiments alors que Kim essaie de ne pas devenir parano et jalouse dès qu’une fille croise le regard de Saint. Et toutes les deux s’interrogent sur la question de l’engagement et de ce que cela implique.
    Comble de la visibilité, l’aspect sexuel n’est jamais ignoré. Au tout début, Kim est paniquée à l’idée de coucher avec Saint. Elle n’a eu que deux expériences précédentes et à la trouille de ne pouvoir satisfaire la fille du sex shop. Puis les deux jeunes femmes sont montrées à plusieurs reprises au lit après avoir fait l’amour. Elles se réveillent ensemble, s’embrassent, se dépêchent de rentrer pour pouvoir s’envoyer en l’air… Elles traversent même une grave crise de libido !
    Alors que la sexualité féminine est mise en avant depuis quelques années seulement à travers les séries télévisées comme Sex and The City, la sexualité lesbienne est malheureusement toujours aussi ignorée. The L-Word a certes créé une brèche, seulement peu de séries osent s’y engouffrer réellement. Et il faut reconnaître que de ce point de vue là, Sugar Rush est plus tendre et moins trash que The L-Word. La série est plus sensuelle, amusante et inventive que son aînée.
    En deux saisons, Sugar Rush a énormément évolué. Le succès auprès du public ne se dément pas et de nombreux fans se plaignent de l’absence d’une troisième saison. J’avoue que l’idée est extrêmement tentante et séduisante mais je préfère voir la série s’arrêter ainsi en plein succès et avec une représentation aussi positive que de la voir tourner en rond et nous resservir des vieux poncifs éculés.
    En restant une mini série innovante et novatrice, Sugar Rusha énormément apporté à la représentation lesbienne adolescente. Pas de coming-out désespérant de mièvrerie, pas de dramatisation à outrance et une romance inédite et rafraîchissante. Un incontournable à découvrir d’urgence !
    En bonus, il faut rajouter la présence d’une bande originale exceptionnelle composée de chansons qui collent parfaitement aux différents moments clés de la série. Les musiques sont agréables et marquantes telles le générique, et ont données lieu à la sortie d’une compilation.
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    • fofolle a répondu il y a 12 ans

      franchement j’ai adoré… bon déjà j’aime la tv brittanique car ils ont un humour bien à eux que je kiffe, alors là je suis servie.

      entre les voix-off, les scènes où Kim s’imagine des scénarios différents, la famille complètement barge 😀

      sinon, Sugar…. c’est un cas elle! enfin elle atteint son apogée en saison 2…
      saison 1, tu voyais déjà que c’est une manipulatrice mais alors la saison 2 😯

      et puis pour rebondir sur le sujet de la sexualité de Sugar, perso je la vois comme hétéro qui joue avec les gens

      et vraiment dommage qu’il n’y ait pas eu de saison 3 😥

      • Joanna26 a répondu il y a 11 ans

        WAOU!! Cette série est totalement géniale, j’ai adoré! Pour rebondir sur ce qu’a dit Fofolle je vois Sugar comme une “homo frustrée” pour moi je suis certaine qu’elle aime et est attirée par Kim. Mais peut-être qu’elle n’ose pas traverser le pont…
        Mais bon en même temps je ne suis pas vraiment objective puisque le schéma est étrangement ressemblant…

        ET oui vraiment dommage qu’il n’y ait pas eu de saison 3, la fin de la saison 2 est frustrante!!!! 🙁

  • Tom est le fils des voisins gays de la famille Daniels. Il tombe amoureux de Kim dès le premier regard. Timide, introverti et maladroit, il essaie de l’aborder sans succès. Il tente alors de l’impressionner en lu […]

  • Amélie Mauresmo est née le 05 Juillet 1979 à Saint-Germain-en-Laye. En 1983, à l’âge de 4 ans, elle découvre stupéfaite la victoire de Yannick Noah à Rolland-Garros contre Mats Wilander. Totalement sous le charme […]

  • Sugar Rush VS South Of Nowhere 01Sugar Rush VS South Of Nowhere 02Sugar Rush VS South Of Nowhere 03

    Pourquoi ce combat ?
    Parce qu’il est extrêmement aisé de comparer ces séries pour plusieurs raisons. Tout d’abord, elles traitent toutes les deux d’homosexualité féminine à travers des personnages d’adolescentes encore au lycée. Ensuite, elles comptent chacune deux saisons et même si South Of Nowhere aura une troisième saison contrairement à Sugar Rush, elles en sont aujourd’hui au même niveau. Elles s’adressent principalement aux adolescents et aux jeunes, ont des épisodes d’une durée similaire de 25 minutes environ et ont comme acteurs principaux deux actrices de moins de 20 ans. Dernière information et non des moindres, elles sont apparues sur les écrans la même année,  en 2005.
    Après avoir énuméré leurs points communs, il est important de se pencher sur leurs différences.
    South Of Nowhere est une série américaine alors que Sugar Rush est une série britannique. L’une se situe à Los Angeles connue également sous le nom « Cité des Anges » alors que la seconde se déroule à Brighton, la « Cité du Vice ». En clair, ce combat oppose la machine à séries hollywoodienne à l’efficacité anglaise…
    Entrons directement dans le vif du sujet.
    South Of Nowhere présente une population américaine aisée vivant dans une ville où il fait toujours beau et chaud. Les parents Carlin ont de bons emplois qui leurs assurent d’excellents revenus. Leurs enfants n’ont donc pas à travailler le soir, après les cours pour se payer leurs études. Ashley, elle, est la fille d’une rock star et possède un compte en banque bien garni. En clair, South Of Nowhere propose une population aisée et riche. En totale opposition, Sugar Rush propose la mère de Sugar qui vit on ne sait comment mais elle est loin d’être à l’abri du besoin. Sugar vit dans une cité, vole les vêtements et chaussures qui lui plaisent parce qu’elle n’a pas l’argent pour se les payer, s’empare de l’argent de son copain dealer et vend de la drogue pour arrondir ses fins de mois. Elle travaille quelques temps dans la restauration rapide en vendant des glaces et barbes à papa sur la jetée puis trouve un boulot de vendeuse de chaussures. Kim qui est lycéenne n’hésite pas à voler la carte bancaire de sa mère et à s’interroger sur son avenir si elle ne réussi pas ses examens.

    JEUNESSE DORÉE CONTRE REVENUS MODESTES
    Pour aller plus loin, nous opposons les séries idéales américaines où les personnages ont des brushs impeccables, des vêtements de haute couture et des actrices fantastiquement sexy au réalisme anglais. Dans la seconde, les actrices ont des boutons qui deviennent sujet à des blagues stupides, s’habillent comme les jeunes de leur âge et n’ont rien de gravures de mode. South Of Nowhere rivalise de décors et de lieux bien entretenus, beaux et lumineux alors que Sugar Rush se perd en bars sordides, en boîtes sombres et toilettes publiques crades. Même si le premier fait rêver, il a tendance à, à la longue, à devenir lassant de perfection.
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    BEAUTÉ INTOUCHABLE VS NATUREL ORDINAIRE
    Dans la même veine, South Of Nowhere présente des adolescents ressemblant aux personnages de la série Dawson (et je tiens à signaler que j’adorais cette série). Ils analysent, se perdent parfois en conversations pseudo philosophiques et oublient tout simplement d’être jeunes. Ils semblent très matures et s’expriment comme des adultes. Loin de là, Sugar Rush ne se gêne pas pour employer un langage adolescent fait de gros mots, d’insultes et de verlant surtout dans sa version originale. Le côté jeune en rébellion contre la société et le monde des adultes et poussé à l’extrême.

    JEUNES ADULTES CONTRE JEUNES REBELLES
    A propos de rébellion, s’il y a un sujet commun aux deux séries, c’est bien celui-là. Ashley est une rebelle qui s’est mis la plupart des lycéens à dos. Sugar est une allumeuse qui dit tout ce qui lui passe par la tête sans se préoccuper des conséquences. Mais alors que l’une déclare avoir couché avec un grand nombre de filles, l’autre est montrée en train de draguer un mec différent tous les soirs. Alors que l’une affiche un sombre passé, l’autre passe son temps à boire de l’alcool pour être totalement raide et prend des drogues. Heureusement, Ashley rattrape Sugar avec ses tatouages. Mais de ces deux bad girls au fort caractère, il faut bien reconnaître qu’Ashley est plus politiquement correcte que Sugar.

    BAD GIRLS VS BAD GIRLS
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    En parlant de visibilité, on ne pouvait pas passer à côté de la représentation  du sexe dans ces deux séries. South Of Nowhere le laisse supposer. Le premier épisode de la saison 2 est clair quand au fait que Spencer et Ashley ont passé la nuit ensemble et ont fait l’amour. Mais ensuite, cet aspect est gommé petit à petit jusqu’à ce que Paula les surprenne au lit. Elles ne sont plus montrées s’embrassant passionnément ou allongées après avoir fait l’amour ou dans quelque autre position compromettante que ce soit. De ce point de vue là, Sugar Rush est beaucoup plus décomplexée. Sugar couche avec tous les mecs qu’elle croise, Kim baise avec son voisin Tom, réalise qu’elle est lesbienne et passe une nuit avec la femme de ses rêves, dans un hôtel de luxe durant le dernier épisode de la première saison. La seconde saison va encore plus loin. Kim découvre le sexe avec Anna avant de succomber au charme de Saint. Toutes les deux seront montrées au lit à plusieurs reprises, avant et après avoir fait l’amour et s’embrassent passionnément à plusieurs reprises. Comble de la visibilité sans être non plus excessif, Saint travaille dans un sex shop pour femmes. Alors que South Of Nowhere se contente d’accolades et de sous entendus, Sugar Rush présente une relation amoureuse passionnée composée à la fois de gestes de tendresse et de relations sexuelles. Si l’on fait le compte des baisers, Sugar Rush gagne haut la main.

    SOUS ENTENDUS CONTRE VISIBILITÉ
     Après avoir abordé la représentation du sexe entre les adolescentes, on se doit de traiter de l’acception de l’homosexualité. South Of Nowhere a placé son intrigue au coeur d’une famille profondément catholique. Paula, la mère de Spencer réagit de manière violente et agressive quand elle découvre que sa fille est lesbienne. Elle jette Ashley dehors et déclare à sa fille qu’elle la dégoûte. Heureusement, le père de Spencer, à force d’écoute et d’amour fait comprendre à sa femme que si elle ne veut pas perdre sa fille, elle doit faire un effort et essayer de l’accepter telle qu’elle est. Du côté de Sugar Rush, il n’y a pas d’aveu ou de surprise en flagrant délit. Kim s’est enfuit avec Sugar et a passé la nuit à l’hôtel avec elle. Ses parents l’ont découvert et ont compris que leur fille est homosexuelle. Au début de la seconde saison, Nathan bafouille, bégaye et a du mal à parler de sexe avec sa fille. Stella, elle est totalement décomplexée à ce sujet. Les expériences de Kim avec Anna les surprennent et alors que Nathan est choqué de voir que sa fille a une vie sexuelle, il finit pourtant par lui acheter un lit deux places. South Of Nowhere aborde la question de l’homophobie alors que Sugar Rush se concentre sur la difficulté pour les parents de voir grandir leurs enfants.

    HOMOPHOBIE VS ENTRÉE DANS LA VIE ADULTE
    Ces deux paragraphes posent la question de la censure aux États-Unis et en Angleterre. Les américains restent en majorité plus puritains et moi innovants que les anglais dans leurs productions. Alors que les américains préfèrent créer des drame intenses à rallonge avec des « season final » chargés d’émotion, les britanniques préfèrent offrir des mini séries riches et décomplexées relativement courtes. Les États-Unis épuisent leur concept jusqu’à la fin au risque de tourner en rond et de voir leurs histoires devenir ennuyeuses alors que les anglais restent très brefs mais se renouvellent sans cesse avec humour et autodérision.

    DRAME CONTRE HUMOUR
    South Of Nowhere est une série qui n’est pas uniquement centrée sur la relation Ashley-Spencer même si celle-ci a une importance grandissante au fil de l’histoire. A contrario, Sugar Rush, surtout lors de sa première saison est uniquement basée sur l’histoire entre Kim et Sugar. Cela s’atténue sensiblement lors de la seconde saison avec l’arrivée du personnage de Saint. South Of Nowhere fait la part belle aux seconds rôles. Les personnages annexes ont droit à leurs propres histoires et cela permet aux auteurs d’aborder de nombreux sujets. En comparaison, Sugar Rush reste très centré sur la relation centrale entre Kim et Sugar. Les autres personnages ont une importance moindre et leurs histoires s’avèrent moins prenantes et moins intéressantes. En même temps, il faut avouer que la liaison entre Kim et Saint évolue de manière très favorable loin des clichés habituels et passe d’un flirt à une relation amoureuse en n’oubliant pas le côté sexuel. La relation entre Spencer et Ashley ressemble bien plus à ce que nous connaissons déjà. Les deux adolescentes se cherchent, s’avouent leurs sentiments, passent une nuit ensemble, le monde se ligue contre elles, elles le combattent mais un ex (souvent un garçon) vient mettre son grain de sel. Leur histoire est plus convenue même si elle comporte de très beaux moments.

    DE NOMBREUSES HISTOIRES VS UNE RELATION AMOUREUSE
    Dernier point, les personnages. Nous avons parlé des deux bad girls dans un précédent paragraphe. Ashley et Sugar sont des personnages forts, anticonformistes, politiquement incorrects et complexes. Toutes les deux oscillent constamment entre le noir et le blanc et cela en fait des personnages marquants. Mais il est tant maintenant de parler de leurs copines. Spencer est une fille sensible, intelligente et ouverte d’esprit. Elle est généreuse, fidèle et juste. Elle fait le bien autour d’elle et croit profondément en certaines valeurs telles la justice, le partage, la tolérance et le respect. Elle passe d’une adolescente timide à une fille forte et sûre d’elle. Kim est beaucoup plus égoïste et nombriliste. Elle se moque de sa famille, de ses parents et de son frère qu’elle passe son temps à insulter. Elle n’hésite pas à voler et à mentir pour obtenir ce qu’elle souhaite. Elle n’a pas confiance en elle et souffre d’un grand sentiment d’insécurité. Elle le reconnaît elle-même et ruine sa relation avec Saint de peur de tomber réellement amoureuse et de la perdre. Elle change régulièrement d’avis mais finit par mûrir et prendre des décisions qui changeront définitivement sa vie. Elle devient adulte.

    VOUS PRÉFÉREZ QUI ?
    Le résultat est sans appel. Après seulement deux saisons, on doit avouer que Sugar Rush est une série extrêmement intéressante et qu’elle surpasse South Of Nowhere. Elle est plus réaliste et décomplexé que sa concurrente américaine. Malgré quelques faiblesses, elle restera la série jeune la plus intéressante en matière de représentation lesbienne des dernières années. A découvrir impérativement si ce n’est pas déjà fait.
    Sugar Rush VS South Of Nowhere 10Sugar Rush VS South Of Nowhere 11Sugar Rush VS South Of Nowhere 12

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    Rollins, 28 ans, a grandi dans le Yonkers à N.Y. et vit à Los Angeles depuis 1999. Avant d’obtenir un rôle dans The L-Word, elle était une top modèle couronnée de succès, a interprété Suzanne, l’assistante de C.J. Cregg’s (Allison Janney) dans la série The West Wing et a joué aux côtés de Jennifer Beals en 2002 dans le film 13 Moons. Afterellen.com a récemment parlé avec Rollins de la nouvelle dimension que son personnage apporte à la série The L-Word ainsi que du fait qu’on la prenne pour un garçon manqué.
    Parlez-moi de votre personnage, Tasha.
    Je reviens d’Irak et j’appartiens à la Garde Nationale. On n’explique pas vraiment pourquoi je suis de retour à la maison et personne ne sait vraiment pour combien de temps je suis là. Mais, alors que je suis de retour, je suis réservée et très sérieuse. Et ma meilleure amie depuis toujours, Papi, me présente à la bande et je suis le genre qu’aime Alice, mais nous vivons dans deux mondes différents et je sais qu’il ne pourra rien y avoir parce que nous ne croyons pas en les mêmes choses. Nous n’avons pas les mêmes perspectives la vie. Elle n’est simplement pas aussi sérieuse que celle avec laquelle je voudrais être. Et en plus, je ne sais pas combien de temps je vais rester, donc je me dis que je ne dois pas m’impliquer avec qui que ce soit pendant que je suis là, mais. nous craquons l’une pour l’autre.
    Je crois que j’ai entendu que votre personnage avait été blessé au combat.
    Ce n’est pas vraiment énoncé. Je suppose que je suis simplement en sursis. Je suis simplement de retour et je sais que je vais repartir. Je ne sais réellement pas pour combien de temps mais j’avais besoin d’un break.
    Est-ce que votre personnage parle de son expérience en Irak ?
    Pas vraiment. Je suis de ces personnes qui gardent beaucoup pour eux. Je laisse finalement Alice me toucher bien avant que je ne lui dise que je repars, juste pour l’inciter à comprendre d’où je viens et ce que j’ai traversé. Mais j’ai également quelques flashs back, et je souffre d’un certain stress post traumatique alors que je suis de retour et ils [les épisodes] abordent définitivement cela. Et ils abordent également la politique « don’t ask, don’t tell ».
    Comment est-ce de jouer cachée ?
    Hé bien, c’est simplement fondamental comme ça l’est aujourd’hui. Bien que ce soit « don’t ask, don’t tell », les gens savent toujours. Les gens jugent ; les gens veulent toujours essayer de saper. Il y a quelqu’un qui essaye de saper ma position parce qu’il a découvert que j’étais gay et il menace réellement mon travail. Cela touche simplement à toutes les responsabilités qui en découlent. Ce n’est pas aussi simple de ne rien demander et de ne rien dire.
    Votre personnage parle-t-il de son point de vue sur la guerre ?
    Ouais. Je me suis engagée pour me battre pour mon pays. Je veux dire, je me suis engagée et rien ni personne ne pourra me leurrer quand à cet engagement et ce qu’il représente. Et je touche également au fait que je ne me bats pas du tout pour George Bush, parce que ce n’est pas comme si je fermais les yeux sur ce qu’il fait ou sur ce qu’est la guerre. C’est juste le serment que j’ai fait et je me bats pour mon pays.
    Comment cela coïncide-t-il avec votre propre point de vue sur la guerre et est-ce que l’on vous pose cette question à chaque fois ?
    [Rires]. Ouais, c’est le cas. Je n’aime pas vraiment devenir personnellement trop politique mais je ne suis définitivement pas d’accord à 100 % avec la guerre, mais je comprends d’où vient mon personnage. Je suis également l’une de ces personnes qui, si je fais un serment, personne d’autre n’a à le comprendre. Tant que je le comprends, je vais tout faire pour le tenir. Et je pense que c’est plus de là où elle vient que n’importe quoi d’autre.
    Avez-vous une opinion sur la guerre ou même simplement votre sensibilité à ce propos a changé depuis que vous interprétez ce personnage ?
    Certainement, et lors des recherches pour mon personnage j’ai parlé à un grand nombre de personnes qui ont été là-bas. Et chaque point de vue est si différent, mais j’ai cet entier et nouveau respect. Je veux dire, nous savons tous ce qui se passe, mais la plupart d’entre nous est tellement loin de cela. Ainsi nous savons mais nous ne savons pas vraiment. Et cela m’a juste donné une grande perspicacité et un nouveau respect pour ce que ces femmes traversent là-bas, en risquant leurs vies.
    Pouvez-vous interroger les scénaristes si vous avez une question d’ordre général ?
    Oh, absolument. Sur tout. Je ne le crois toujours pas. C’est le meilleur travail que j’ai fait, parce que vous aviez réellement cette liberté de vous asseoir avec les auteurs si vous aviez un quelconque problème ou une question. Et ils étaient là à 100 % à vous écouter, sans ego. Vous savez, certains scénaristes sont du genre “Hé bien, ce sont les dialogues, donc, c’est ce que vous direz”. Mais non, ce n’était pas du tout comme cela. Ce sont beaucoup d’idées en collaboration.
    A quel point ressemblez vous à votre personnage ? Etait-ce un défi ?
    Nous sommes réellement très semblables, et la majeure partie était assez facile pour moi. Mais la partie la plus difficile était de me placer dans la peau de cette femme qui a combattu dans un pays étranger et c’était un très grand défi. Et également, en tournant ces scènes, être au feu de l’action et être responsable de tellement de vies parce que je suis capitaine. C’était la partie la plus difficile. Mais concernant la personne qu’elle est, j’ai trouvé cela relativement facile, parce que nous sommes assez similaires.
    Réservée et disciplinée et sérieuse ?
    Oui. J’aime m’amuser un peu plus qu’elle en fait. [Rires]
    J’espère qu’elle s’amusera un peu dans la série.
    Oui, elle le fera certainement.

    Est-ce que cela vous dérange si je vous demande quelle est votre orientation sexuelle ?
    Je suis hétérosexuelle.
    Aviez-vous déjà interprété un personnage gay avant ?
    Non.
    Est-ce pareil que de jouer n’importe quel autre personnage différent de vous ?
    Pour moi, personnellement, j’ai estimé que c’était plus facile d’une certaine manière parce que je ne suis pas une fille si féminine et dans mon travail, j’ai toujours des difficultés à être aussi féminine, à être une fille sexy. J’ai été élevée avec cinq frères ; je suis un garçon manqué donc c’était simplement très facile pour moi d’être un garçon manqué ou de jouer sur le côté plus masculin au lieu d’essayer de le supprimer et d’être la fille sexy. Je ne suis pas vraiment douée pour jouer la fille sexy.
    Je suis surprise que vous disiez cela si l’on considère votre carrière de top modèle.
    Ouais.
    Je suppose que vous jouez ça comme vous interprétez n’importe quel personnage.
    Exactement.
    Alors, quand avez-vous commencé à regarder The L-Word et qu’avez-vous pensé quand vous l’avez vu pour la première fois ?
    J’ai regardé la série dès l’épisode pilote. J’ai regardé tous les épisodes de la saison 1 et 2. Honnêtement, je suis entrée dans la saison 3 mais c’était une période très agitée pour moi et j’ai un peu laissé tomber, mais ensuite je me suis rattrapée. Quand je suis arrivée, ils m’ont donné les épisodes de la saison 3 que j’avais manqués et je ne pouvais pas le croire. C’était si bon et si vrai. Mais j’étais définitivement une fan de la série, et j’ai regardé tous les épisodes des saisons 1 et 2.
    Et c’est une bonne série, même si on met la sexualité de côté. Que l’on soit gay ou hétéro, elle touche un grand nombre de problèmes auxquels on peut tous s’identifier. Je la regardais pour les histoires et les personnages, peut importait le fait qu’ils soient gays ou hétéros.
    Etiez-vous intimidée d’arriver au cours de la 4 ème saison, tout particulièrement étant donné que vous regardiez la série ? Vous étiez une fan et soudain vous êtes dans la série avec les acteurs qui sont là depuis le début.
    Vous avez toujours l’impression que c’est votre premier jour à l’école maternelle à chaque fois que vous rejoignez une famille, mais j’étais plus excitée et j’étais très confiante concernant ce que j’allais apporter. Et ça a réellement été la première fois depuis très longtemps que je suis venue faire mon travail sans être intimidée car je le suis habituellement beaucoup. J’étais excitée de travailler avec un grand groupe de femmes talentueuses, dynamiques et fortes. C’est plus passionnant pour moi que n’importe quoi d’autre.
    Y a-t-il quelqu’un en particulier avec qui vous ayez accroché ?
    Oui, j’ai accroché avec quelques filles de différentes manières. Comme Leisha [Hailey] avec laquelle j’ai étroitement travaillé. Et aussi Mia [Kirshner] et Kate [Moennig] et Janina [Gavankar], toutes de différentes manières et pour différentes raisons.
    Et vous aviez déjà travaillé avec Jennifer Beals sur 13 Moons en 2002.
    Oui, nous avons travaillé ensemble. C’était grand. Elle est grande.
    Aviez-vous des scènes ensemble et avez-vous appris à la connaître à l’extérieur ?
    Je l’ai connu ensuite parce que nous avons des amis communs. Et puis le tournage de 13 Moons était très serré, très confiné. L’équipe entière travaillait sur des films indépendants. Ce n’est pas comme s’il y avait 10 bandes annonces. C’est comme une famille très proche, et j’ai appris à la connaître, et nous avons toujours certains amis en commun donc ce n’était pas comme si elle était une étrangère quand je suis arrivée sur la série. Elle était réellement très heureuse pour moi quand elle a entendu que je pourrai être l’une des prétendantes pour le rôle et elle a placé quelques mots pour moi. Je lui suis vraiment reconnaissante d’avoir été si excitée à l’idée que je puisse intégrer la série.
    Que pensez-vous que votre personnage apporte à la série ?
    Je pense qu’elle apporte une touche un peu plus masculine à la série. Elle ajoute une certaine force à la série. Je pense qu’elle atteint une population entière de femmes qui sont touchées par la guerre. Et avec tant de femmes militaires gays, j’ai le sentiment que la série touche une nouvelle population à part entière.
    Je suis sûre que vous allez commencer à être reconnue dans la rue. Êtes-vous préparée à cela ?
    [Rires ]. Je ne suis pas préparée pour ça ! Les autres filles de la série se moquent de moi et disent « Oh, attends juste. Attends juste. » et je suis du genre à répondre « Nonnnn. » Parce que même en traînant avec elles à Vancouver (et la série est aussi populaire là-bas qu’ici) mais même là, vue comme elles sont reconnues. Et elles s’amusent de moi en disant « Ouais, attends juste. » Je suis normalement une personne timide et réservée, ainsi ce sera assez intéressant. Je n’anticipe rien du tout, mais je devine que cela arrivera.
    Oh, je suis certaine que cela va arriver. Donc, que faîtes-vous en ce moment à part récupérer de la série The L-Word ?
    Je récupère définitivement de The L-Word, mais je suis également en train de finir une maison qui a été construite l’année passée.
    Hé bien, quel genre de travail faîtes-vous sur cette maison ?
    Avant The L-Word, je travaillais avec un développeur et je supervisais tout, comme un genre d’entrepreneur mais pas vraiment. Et j’étudiais superficiellement ce domaine très réel, donc j’utilisais mes ressources à mon avantage et je ne commandais pas manuellement mais je surveillais et concevais les salles de bain, et pièce dans le genre. Je sélectionne toutes les tuiles, le bois, le granit, ce type de matériaux.
    Hé bien, bonne chance avec cela et tout le reste. Et merci de nous avoir parlé.
    Merci beaucoup.
    Traduction Isabelle B. Price
    Interview Originale sur Afterellen.com
    Rose ROllins Tasha Williams

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     Heureusement, en parallèle, aux Etats-Unis, la chaîne The N a annoncé qu’elle renouvelait la série pour une troisième saison. Celle-ci comptera 16 épisodes soit trois de plus que la seconde saison.

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