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Lou Morin a écrit un nouvel article, Episodes : Interview de Kathleen Rose Perkins, l’interprète de Carol Rance il y a 11 ans et 3 mois
Kathleen Rose Perkins est actrice depuis plus de quinze ans et a fait des apparitions un peu partout, de How I Met Your Mother, à Grey’s Anatomy à American Horror Story à NCIS : Los Angeles. Ah, et elle a récemment joué dans un tout petit film appelé Gone Girl, vous en avez peut-être entendu parler ? Ce n’est pas trop mal pour une fille du Michigan qui a passé ses années de vaches maigres à être réceptionniste au Merrill Lynch de Los Angeles et qui avait presque abandonné l’idée de jouer pour Hollywood.
Aujourd’hui Perkins est surtout connue pour son rôle dans la comédie de Showtime, Episodes. Elle y interprète Carol Rance, l’adorable et très nerveuse chef de programmation de la chaîne qui fume de l’herbe, couche avec ses patrons et fait plaisir aux gens.
Ici, Kathleen nous explique pourquoi elle aime la nouvelle relation lesbienne de Carol, ce qu’elle fait avec ses mains lors des randonnées et pourquoi son visage à lui seul mérite un Emmy Award.
Merci de prendre le temps de faire cette interview.
C’est à moi de vous remercier d’avoir écrit un si bel article. C’était super ! Merci d’essayer d’attirer des spectateurs vers notre série, ça me touche.
Vous voulez rire ? Je suis fan d’Episodes depuis le début. Afterellen n’avait pas vraiment de quoi en parler avant la relation lesbienne de cette saison, mais maintenant nous allons vraiment nous concentrer sur l’histoire entre Carol et Helen. Je vous précise ça parce que je ne veux pas que vous croyiez que je suis une fille chelou qui ne veut parler que de lesbiennes.
Non, non, parlons de lesbiennes ! Ça m’a l’air parfait !
Ah, ok, dans ce cas, je suis carrément chelou. Quand avez-vous appris que votre personnage, Carol Rance, aurait une histoire avec une femme ?
[Les co-créateurs] David Crane et Jeffrey Klarik – qui sont en couple ensemble d’ailleurs – me l’ont dit en 2010, lors de la saison une. Ils m’ont dit que Carol ne serait jamais la patronne, qu’elle serait toujours la numéro deux, qu’elle aurait toujours une liaison avec le nouveau patron venu prendre la relève de la chaîne et qu’un jour ce patron serait une femme. Donc, oui, on le savait depuis le début.
Whoa, je ne me doutais pas qu’ils avaient prévu ça dès le début.
J’avais hâte d’arriver à cette saison-ci. Je trouve qu’ils ont fait ça très joliment. Je savais que le personnage allait s’amuser comme jamais auparavant. Je voulais aussi savoir ce que ça allait donner, parce que c’est un pas à franchir vous savez. J’avais hâte de voir la réaction du public sur cette histoire. C’est vraiment ma saison préférée et en grande partie parce que cette relation est vraiment sympa à jouer.
Ça correspond tout à fait à Carol mais ça l’amène aussi dans une toute nouvelle direction, ce que l’on n’avait pas vu venir. Qu’est-ce que vous préférez dans cette histoire ?
Ce que je préfère c’est que c’est la relation la plus saine que Carol n’est jamais eue. Elle faisait toujours semblant d’être heureuse mais ne l’était jamais. C’était la première fois que je jouais Carol réellement heureuse. Elle a une relation sympa, respectueuse et pleine d’amour avec une personne qui la traite bien. C’est un nouveau monde pour Carol, cette femme l’aime réellement. Et j’ai eu plus d’alchimie avec Andrea Savage [qui joue Helen Basch] qu’avec les précédents acteurs.
Carol est-elle bisexuelle alors ?
À votre avis ?
En fait, j’ai pensé à une expression qui serait plus appropriée pour Carol. Je crois qu’elle est patron-sexuelle.
[Rires] Oh non ! Oh, j’aurais voulu trouver cette expression ! C’est génial !
Je vous la donne !
Super ! Mon Dieu, c’est super. Oui, c’est exactement ce qu’elle est. Le critère essentiel pour que Carol soit attirée par quelqu’un est une espèce de poste à pouvoir. Au final, dans un épisode, Beverly lui dit qu’elle est lesbienne et je lui réponds « Je ne pense pas être lesbienne. » Beverly me demande alors « Et que penses-tu être ? », Carol lui dit « Je ne sais pas. Je ne suis pas très à l’aise avec les étiquettes. »
Ah ! C’est justement ça qui la rend lesbienne : rejeter les étiquettes. Sérieusement, c’est la chose la plus gay que Carol aurait pu dire.
Génial ! J’en ferai part aux producteurs.
J’aime bien l’amitié qui existe entre Carol et Beverly. Il y a tellement peu d’amitié entre femmes indépendante du reste dans les comédies télévisées. D’où ça vient ?
J’adore jouer la relation entre Beverly et Carol, c’est mon passage préféré dans chaque épisode. Je suis devenue très proche de Tamsin Greig, qui joue Beverly. Il existe aussi une amitié entre [les personnages] de Sean et Matt LeBlanc, une amitié très forte, mais elle n’est pas aussi profonde et complexe que celle de Beverly et Carol. Ils squattent juste les bars. Nous, nous allons randonner et fumons de l’herbe. Je chéris ces scènes de [randonnées], elles font partie de mes scènes préférées.
Ça me fait penser : c’est quoi le problème des mains de Carol pendant les randonnées ? Qu’est-ce que vous faites avec vos mains ?
Bon, écoutez, il y a longtemps, quand ma mère était dans sa période « saine », elle s’est mise à la marche rapide, et non seulement ils font le « talon-orteils » mais ils bougent aussi les bras comme ça pour que les muscles du torse travaillent. Lorsqu’ils ont décidé de tourner des scènes de randonnées, je ne savais pas du tout quelle serait la démarche de Carol avec des chaussures plates, parce qu’elle est toujours en talons. Des talons vraiment douloureux. Donc, je me suis dit que folle comme elle est, Carol était allée chez un spécialiste de la marche et avait appris à marcher de cette façon très amusante. Et Carol remonte ses paumes de main parce qu’elle a pris des habitudes bizarres. En fait, c’est juste moi qui essaye de rendre ça encore plus drôle.
Mission accomplie. Qui embrasse le mieux, Merc ou Helen ? Sans vouloir te vexer John Pankow, je pense que je connais déjà la réponse.
Andrea a de très belles lèvres, donc Helen bien sûr. Ils avaient fait des auditions pour le rôle d’Helen Basch et j’ai eu la chance de pouvoir faire quelques castings d’alchimie avec deux-trois actrices différentes. Lorsqu’Andrea est entrée je me suis dit « Je l’aime bien, elle. Elle est sexy ! Je crois que c’est ce que Carol voudrait. »
Mais c’est une règle : en comédie personne n’a le droit d’être heureux. Je m’inquiète vraiment pour elles deux. S’il vous plaît, dites-moi que Carol et Helen tiendront au moins jusqu’à la fin de la saison ?
[Rires] Vous savez, je ne peux pas vraiment vous en parler, je gâcherais tout ! Et ça me coûte ! Je voudrais tout vous dire et je voudrais savoir si vous allez aimer ce qu’il va se passer. J’ai vraiment hâte de savoir ce que les gens vont penser de ce qu’il va se passer. C’est tellement génial !
Vous me torturez.
Pendant le dernier épisode de cette saison j’étais bouche bée tout le long. Je n’en reviens pas de ce qu’ils ont fait à ces personnages. Je ne dirai pas si c’est en bien ou en mal ou même ce qui arrive mais ce sont de bonnes montagnes russes.
Parmi tous vos rôles, Carol est le plus long que vous ayez eu, pas vrai ?
Oui. C’est le meilleur personnage qu’il m’ait été donné de jouer jusqu’à maintenant. Grâce à sa longévité mais aussi parce qu’elle n’est pas monotone. À chaque saison je découvre une facette de Carol que j’ignorais totalement.
En parlant de facettes surprises, je ne savais pas que vous étiez ceinture noire troisième dan de taekwondo. C’est classe. Mais les actrices ne sont-elles pas censées faire du yoga ?
En réalité, le yoga me fait souffrir. J’aime vraiment beaucoup le taekwondo et j’en fais depuis quinze ans maintenant. C’est une très bonne manière d’extérioriser toute son agressivité, de comprendre son corps, d’être solide, de garder les pieds sur terre, de contrôler sa distance avec les autres et je pense que si quelqu’un venait à m’agresser je pourrais m’en sortir toute seule. Je ne veux surtout pas avoir à le vérifier dans la vraie vie mais je pense que toutes les femmes devraient savoir se défendre.
Mais c’est un sport de contact. Vous n’avez pas peur pour votre visage ?
Oh, eh bien, je ne fais que très peu d’entraînements avec des gens. La plupart du temps je travaille avec des sacs et ils ne peuvent pas vraiment me frapper en retour. Rien ne doit arriver à mon visage sinon je ne pourrais pas travailler pendant un moment.
Il faut protéger votre gagne-pain ! D’ailleurs, vos expressions et réactions dans la série sont énormes. Vous mériteriez un Emmy Visage, chose que je viens juste d’inventer.
[Rires] C’est génial ! J’aimerais en avoir un, ce serait la classe ! Vous savez quoi, j’adorerais ! Ça représenterait plus pour moi qu’un Emmy normal. Avec un peu de chance la statue serait animée, le visage bougerait. Ce serait génial.
Super ! Mais les Emmy Visages ne seraient pas diffusés à la télé, ils auraient lieu autour d’un déjeuner. Désolée.
Ah ça oui, ça ne serait jamais diffusé sur CBS.
Faites-vous autre chose que de la comédie ?
Je suis scénariste en herbe. J’ai écrit quelques pilotes et un scénario que je ne montrerai jamais à personne. [Rires] J’aimerais finir par être assez douée pour devenir scénariste. Vous avez plus à dire sur les personnages que vous interprétez si vous les écrivez vous-même.
Vous focalisez-vous sur les comédies de vingt minutes ?
Les comédies et les comédies sur l’amitié pour les femmes. C’est ça que je veux faire. Je voudrais écrire un autre Laverne & Shirley. Je veux écrire pour les femmes. Je les aime.
Puisque vous ne tournez Episodes que deux mois par an, vous avez dix mois pour travailler sur votre pilote.
Oui, je devrais pouvoir réussir à faire quelque chose.
Je veux un pilote sur mon bureau d’ici à décembre.
[Rires] Oh oui, pas de problème.
Vous pourriez vous écrire un rôle, le produire et le réaliser vous-même.
En fait, j’aimerais produire et écrire un one woman show.
Parfait ! Je serai au premier rang et j’amènerai dix amis.
Ok !
Interview Originale sur le site Afterellen.com -
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Sam est au lit avec un homme tout juste rencontré. Celui-ci quitte la chambre pour aller aux toilettes. Lorsqu’il revient il fait remarquer à Sam qu’il y a une femme dans son jardin.
Sam se fait discret et […] -
Lou Morin a écrit un nouvel article, Starting From… Now! : Saison 3 Épisode 02 il y a 11 ans et 3 mois
Kristen, garée devant chez Steph et Darcy, espionne son ex-compagne.
Darcy, quant à elle, a trouvé un travail chez un glacier. Elle discute avec Jackie, sa patronne, quand Steph arrive, un pique-nique à la main. Un peu gênée, Darcy lui dit avoir prévu de déjeuner avec Jackie, mais cette dernière laisse sa place à Steph.
Durant le pique-nique, Steph interroge Darcy au sujet de Jackie en essayant tant bien que mal de cacher sa jalousie. La jeune femme la rassure : elles ne sont que collègues de travail. Le pique-nique peut reprendre mais, alors qu’elle embrasse Darcy, Steph aperçoit Emily au loin.
Kristen est chez elle lorsque Emily frappe à la porte : elle aimerait récupérer son portable qu’elle a oublié chez elle hier soir. Kristen pense qu’elles ont couché ensemble et rit lorsque Emily lui rappelle qu’elle lui a vomi dessus. Emily part, énervée de son attitude.
Steph se rend chez Emily pour la remercier d’avoir prévenu Darcy de son envie de partir de Sydney. Steph veut également s’assurer que la jeune femme va bien. Emily affirme que tout va bien quand une jeune femme vient la rejoindre à la porte pour voir ce qui lui prend autant de temps. -
Lou Morin a écrit un nouvel article, May in the Summer : Interview de Cherien Dabis, la réalisatrice et l’interprète de May il y a 11 ans et 3 mois
La réalisatrice palestino-américaine, Cherien Dabis est habituée à travailler derrière la caméra. Elle était scénariste pour The L Word puis a écrit et réalisé son premier long-métrage Amerrika, qui a fait sa première au festival de Sundance en 2009. Dans son nouveau film, May in the Summer, Cherien interprète également le personnage principal, May, un heureux hasard qui a permis à Cherien de « réaliser un film depuis l’intérieur d’une scène » et d’en apprendre plus sur elle-même.
Tout comme May, Cherien est une romancière new-yorkaise qui rentre chez elle, en Jordanie, pour revoir sa mère et ses sœurs avant de se marier avec son petit-ami musulman. Sa plus jeune sœur, Dalia, une lesbienne dans le placard tout le long du film, est interprétée par Alia Shawkat. Dalia, en tant que garçon manqué sarcastique, est la moins enthousiaste à l’idée de retourner chez elle, mais est tout de même contente de revoir ses sœurs. Leur mère (parfaitement interprétée par Hiam Abbass) est franche et malheureuse depuis que son mari l’a quittée pour une femme plus jeune qu’elle. Elle passe le plus clair de son temps à faire la tête concernant le mariage de May, disant qu’elle n’y assistera pas et emportant partout avec elle une grosse corde qu’elle essaie déraisonnablement de dérouler, même lorsqu’elle fait les boutiques dans les galeries commerciales.
Chaque membre de la famille possède un secret. De plus, l’écriture intelligente couplée aux très bons acteurs font de May in the Summer un film auquel quiconque ayant déjà été en désaccord avec ses proches pourra s’identifier.
J’ai vraiment beaucoup apprécié le film. Pouvez-vous m’en dire un peu plus sur sa naissance ?
J’ai commencé à concevoir ce film lorsque je faisais la tournée des festivals pour promouvoir mon précédent film, Amerrika. Ce film-là explorait l’une de mes identités culturelles, c’est-à-dire être arabe en Amérique, mais une autre facette, un autre sentiment n’avait pas été exploré : être toujours considérée comme Américaine dans le monde arabe. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à avoir l’idée d’un film qui parlerait d’une femme qui rentrerait dans son pays. Ce film parle donc d’une femme qui rentre chez elle et qui se sent un peu comme une étrangère là-bas aussi. Je porte un regard sur cette expérience culturelle, une expérience à l’opposé de celle de mon premier film. C’est de là que tout est parti. À l’époque, en 2009, quand j’ai commencé à y penser, je lisais beaucoup sur cette tendance de la migration inversée. Il y avait beaucoup d’immigrants qui quittaient leur pays d’adoption occidental et retournaient chez eux et se retrouvaient à un niveau culturel différent. Il se passait beaucoup de choses inattendues lorsqu’ils retournaient chez eux. Je voulais juste faire un film là-dessus : le retour chez soi.
Le mariage est très symbolique dans le film. Pourquoi vous êtes-vous concentrée sur les noces de May ?
Parmi tous les moyens qu’il existe de rassembler les gens, le mariage est toujours le meilleur choix. Mon premier film était plus autobiographique ; celui-ci tient plus de la fiction. Mais ici, c’est vraiment intéressant de voir comment la vie imite l’art. Pendant les années d’écriture du scénario, ma sœur s’est mariée et son mariage a eu lieu en Jordanie. Et toutes mes sœurs et moi nous sommes retrouvées en Jordanie pour la première fois en dix ans. C’était marrant de faire le parallèle avec le film. En y pensant, ça m’a semblé être un moyen naturel de réunir toute la famille et d’explorer les ruptures familiales. Le divorce a créé une grosse rupture au sein de la famille et dont elle ne s’est jamais vraiment remise. Je me suis donc dit que j’allais explorer l’effet d’un divorce dans un film sur le mariage. C’est donc une espèce de film subversif sur le mariage, ou alors un drame sur le divorce déguisé en comédie sur le mariage.
Je savais que Dalia allait se révéler lesbienne, mais je me demande si certaines des choses qu’elle a dites ou faites étaient des indices que vous avez laissé traîner. Par exemple, elle est végétarienne et elle appelle un groupe d’hommes « des attardés ». Était-ce fait exprès ?
Je crois que ça fait partie de sa personnalité. D’une certaine façon, le personnage de Dalia est celui que je connais le mieux, et je crois que c’est tout simplement ce qu’elle est. C’est un personnage qui me parle beaucoup et très clairement. J’ai toujours su qu’Alia jouerait ce rôle. J’avais travaillé avec Alia dans mon premier film et j’avais beaucoup aimé travailler avec elle. C’est une actrice talentueuse avec un excellent sens du comique. Nous sommes devenues amies après avoir travaillé sur Amerrika, et sa voix résonnait dans ma tête en écrivant ce personnage. Parfois je me disais « Bon, qu’est-ce qu’elle dirait… ? ». J’avais l’impression de très bien connaître Dalia. Il fallait la révéler lentement grâce à quelques commentaires pour que, d’une certaine façon, cela puisse être perçu comme des indices égarés.
Les sœurs sont toutes très différentes mais elles ont toutes en commun le fait d’avoir un secret, on peut donc faire beaucoup de parallèles entre elles. Est-ce quelque chose que vous aviez prévu ou bien est-ce venu au fur et à mesure de l’écriture ?
Je voulais faire en sorte que tout le monde ait quelque chose de particulier. Je voulais que tout le monde ait un secret et je voulais que ce soit un film sur la famille ; rien n’est lié au début. Cette rupture qu’est le divorce a installé une grande distance entre elles et les choses dont elles n’avaient jamais parlé. Je voulais que ce soit un film sur des femmes fortes qui devraient surpasser cela et devraient se mettre suffisamment à nu pour pouvoir se reconnecter, avoir des liens plus forts entre elles et s’aimer les unes les autres, malgré les distances. J’ai donc voulu explorer cela parce que, d’une certaine façon, la famille est un microcosme du Moyen-Orient. Elles ont toutes une expérience très différente, et elles ont toutes une religion différente : l’une est athée, l’autre est très chrétienne et une autre est bouddhiste. Le père est américain, la mère palestinienne, et il existe cet impérialisme de la terre natale. Je voulais représenter tous ces points de vue au sein d’une même famille qui devrait alors surpasser ces différences pour redevenir une vraie famille.
J’adore la corde que la mère de May utilise pour dénouer les relations. C’est quelque chose qui existe vraiment ?
C’est quelque chose dont j’ai entendu parler. C’est un peu une légende urbaine, comme un sort, le sort de la corde nouée. J’en ai entendu parler plus jeune et je n’ai jamais oublié ; cette image est très forte : quelqu’un essaie de défaire cette corde incroyablement nouée. Ça m’est venu lors de l’écriture du scénario parce qu’il y a tellement de conflits internes que je voulais trouver un moyen cinématographique de représenter ce conflit. La corde nouée peut représenter la mère essayant de défaire le lien qui unit May et son fiancé, tout du moins, c’est ce que May pense. La corde est donc devenue le symbole de leur lutte acharnée, de leur relation.
J’ai aussi adoré les proverbes que vous utilisez. Pourquoi avoir utilisé des proverbes et comment les avez-vous choisis ?
Les proverbes ont toujours été là, je les ai toujours vus dans les chapitres. Je voyais des chapitres sous forme de proverbes arabes. C’est en partie dû au fait que je suis obsédée par les proverbes, les proverbes arabes en particulier. Je les aime vraiment parce qu’ils sont une partie tellement importante de cette langue et culture. Ce sont également de petits morceaux de sagesse qu’énormément de personnes utilisent et ce sont des conseils géniaux auxquels peu de gens font attention. Je voulais les utiliser tout au long du film à partir du moment où ils avaient lieu d’être et qu’ils représentaient vraiment la façon dont le film avait été fait. Au final, j’en ai pris moins que prévu et j’ai fait attention à bien les choisir. Je n’arrêtais pas de les changer. Ceux que j’ai finalement choisis reflètent réellement ce que ressent May et vous donne un brin de sagesse sur ce qu’elle est en train de traverser émotionnellement. C’est comme cela que j’ai décidé de ceux qui fonctionneraient le mieux pour le film. En fait, il s’agit d’une évolution. Même si j’ai pensé à leur utilisation dès le début, la fonction des proverbes et les proverbes en eux-mêmes ont changé. C’était vraiment sympa à faire. Il fallait également les doser précisément parce que je ne voulais pas que les gens sortent du film. C’est donc pour cela qu’il y a peu, trop peu de titres. C’est juste qu’à chaque nouveau titre correspond une page vierge, un chapitre. De plus, cela permet au public de réfléchir à l’entrée dans un nouveau chapitre, donc je ne voulais pas que cela soit trop évident et qu’on les ramène à la réalité. Je ne voulais pas non plus que ce soit trop intellectuel, que le public y réfléchisse pendant deux-trois minutes et rate le film. C’était un défi mais c’était tellement sympa de me plonger là-dedans.
Vous jouez également dans le film : pourquoi avez-vous décidé d’interpréter May ?
Je n’avais pas du tout écrit le rôle pour moi. J’ai été très surprise de me voir jouer dans le film. En fait, j’étais en train de faire passer des auditions pour trouver quelqu’un pour le rôle. J’auditionnais beaucoup au sein de la communauté arabo-américaine, autant parmi les acteurs que les non-acteurs. En un an, je n’ai pas réussi à trouver ce que je cherchais : quelqu’un de vraiment authentique, qui incarne vraiment le personnage. Donc j’étais un peu bloquée et j’en ai discuté avec le directeur de casting : devions-nous creuser encore plus loin parmi les non-acteurs ? Que faire ? Et en même temps, beaucoup de gens au cours de cette année m’avaient encouragée à m’envisager, moi, pour le rôle. J’ai d’abord pensé « C’est de la folie. Je ne crois pas que ce soit très malin de jouer dans mon propre film, pour mon premier rôle. On dirait une recette de désastre. » Pas mal de gens avaient dit au fil des mois que je devais y penser sérieusement. Du coup, je me suis dit « Ok, tout le monde n’arrête pas de me dire ça et je commence à avoir l’impression de devoir le faire ou au moins de le considérer ». Je ne pouvais plus l’ignorer. Donc je l’ai fait, je me suis mise devant la caméra avec beaucoup d’hésitation. Je me suis dit « Bon, très bien, je vais me faire passer par tout le processus d’audition, me regarder et voir s’il y a quelque chose de convaincant ». Je dois dire que je me suis réellement surprise. C’est toujours très difficile de se regarder. C’est tout un processus par lequel il faut passer. Une fois que j’ai pu faire ça, j’ai réalisé qu’il y avait dans ma prestation quelque chose que je recherchais, quelque chose de sincère, ça semblait donc être le meilleur choix pour le film. Donc je me suis rappelée et me suis fait passer rigoureusement par toutes les étapes des auditions, probablement plus rigoureusement que pour la plupart des acteurs et, au final, j’ai décidé de sauter le pas. Je devais tout d’abord me prouver que je pouvais y arriver.
C’est donc quelque chose que vous referiez ?
C’est possible, je suis plus ouverte maintenant. C’était une expérience super et j’en ai retiré beaucoup de bonnes choses. J’ai découvert tellement de choses sur moi en étant devant la caméra. De mes insécurités que j’ignorais jusqu’à, tout simplement, découvrir mes émotions. Tout le processus de préparation au rôle m’a vraiment ouverte émotionnellement et je me suis également sentie vulnérable, en tant qu’humaine, réalisatrice et actrice. J’ai aussi découvert une excellente chose pour une réalisatrice : vous pouvez orienter les autres acteurs depuis l’intérieur de la scène. Lorsque je suis devant la caméra avec un autre acteur, je peux lui donner quelque chose auquel il ne s’attend pas du tout, quelque chose qui n’est même pas écrit dans le scénario, pour obtenir telle ou telle réaction dont j’ai besoin. C’était une découverte géniale, je ne le savais pas. Rien que ça, ça me donne envie de recommencer.
Vous imaginez-vous retourner à la télévision ou préférez-vous travailler sur de longs-métrages ?
Je veux faire les deux. Bien sûr, j’aimerais retourner à mes origines. J’adorais travailler à la télévision. The L Word était génial et il y avait plein de gens fantastiques. J’ai eu la chance d’avoir cette super opportunité avant de me lancer dans mon premier film. Je leur en suis vraiment reconnaissante. En ce moment, je travaille sur les deux formats. Je travaille sur deux-trois films et je développe également deux séries télévisées, dont une en particulier qui est un peu plus avancée. Celle-ci explore le même thème que mes deux premiers films : la famille arabo-américaine.
Pensez-vous que l’homosexualité continuera à faire partie de votre travail ?
Oui. Je crois que la mise à l’écart, le rejet, l’absence d’appartenance et l’identité politique sont des thèmes qui me tiennent vraiment à cœur, et je me vois continuer à les explorer. Je crois que ça fait partie de mes origines et j’intègrerai ces thèmes à mon travail d’une manière ou d’une autre.
Interview Originale sur le site Afterellen.com -
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Edwine Morin a écrit un nouvel article, Sous La Neige de Gerri Hill il y a 11 ans et 3 mois
En route vers un long séminaire d’écriture qui se tient dans une petite ville des montagnes du Colorado, Jennifer Kincaid se perd et échappe de justesse à une avalanche, grâce à l’intervention d’une femme mystérieuse qui vit en altitude, dans un chalet isolé.
Bloquée là par la neige, Jen doit cohabiter avec l’ombrageuse Ryan, dont elle vient bouleverser les projets de solitude, loin de son passé et de ses blessures. Petit à petit, au rythme de l’hiver, elles se lient et se rapprochent.
Lorsque vient le temps de retourner à sa vie en ville, à Santa Fe, et de retrouver son fiancé, l’incertitude et le trouble s’emparent de Jen. Elle ne tarde pas à se languir de celle dont elle a partagé l’intimité, mais dont elle ne connaît que le prénom…
Gerri Hill nous transporte dans un chalet douillet où, bien que sous la neige, l’ambiance est torride…
La timide Jen parviendra-t-elle à comprendre la nature véritable des sentiments que la ténébreuse Ryan éveille en elle?
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Lou Morin a écrit un nouvel article, Pretty Little Liars : Interview de Lindsey Shaw, l’interprète de Paige McCullers il y a 11 ans et 3 mois
Nul besoin de présenter Lindsey Shaw. En 2011, elle a rejoint le casting de Pretty Little Liars pour seulement trois épisodes, et maintenant, sept saisons et demi d’ABC Family (et trois ans) plus tard, elle joue toujours la très forte et incomparable Paige McCullers. Elle a été suffisamment gentille pour nous accorder une interview. Nous avons parlé de l’évolution de Paige, du triangle amoureux dans lequel elle est prise avec la première petite-amie d’Emily (Alison DiLaurentis, l’incroyable ressuscitée), et de pourquoi ça ne la gêne pas de pleurer sur le plateau de Rosewood.
La dernière fois qu’on s’est vues, c’était au début de la saison quatre, ce laps de temps correspond à des années dans l’univers de Rosewood. Tout allait bien pour Paige en ce temps-là, elle avait obtenu une bourse pour l’université de Stanford grâce à la natation et Emily était prête à traverser tout le pays pour être avec elle. Et maintenant le vent a un peu tourné.
[rires] Le vent a tourné. Oui, on peut dire ça. Ce sont les aléas de Rosewood !
Parlez-moi de ce qu’il s’est passé depuis ce temps béni, ce temps du #PaigeVaCrier.
Tout d’abord, j’adore ce hashtag. Ceux qui ont lancé ce hashtag sur Twitter sont géniaux. Ce qu’il s’est passé c’est que, bien entendu, entre-temps, il y a eu le retour Alison et l’obsession de nos jolies petites menteuses [ndlt : pretty little liars en anglais] pour elle et ses aventures. Je ne pense pas qu’elles puissent s’arrêter maintenant, même si elles le voulaient. Paige veut juste être heureuse avec sa copine à Stanford ! Elle s’amuse à choisir la chambre et les rideaux ! Et quand elle voit qu’Emily ne peut pas laisser tomber cette affaire, elle décide de prendre les choses en main. Et bien que je comprenne qu’Emily se range du côté de ses amies et d’Alison, ça ne rend pas les choses moins dures pour Paige.
Mais Paige n’a pas disparu.
Non, non pas moyen. C’est clair qu’Emily lui manque énormément et elle essaie de trouver un moyen de s’intégrer à leur groupe, d’aller voir Emily et de se reconnecter avec elle, tout en essayant de supporter le fait que sa tortionnaire est de retour, juste à côté d’elle, et plus proche de sa petite-amie que jamais.
Pour être tout à fait honnête, j’ai eu vraiment peur que Paige ne quitte la ville pour de bon dans la dernière saison. Alors, vous revoir dans chaque épisode de cette saison — jusqu’à présent — a été une merveilleuse surprise. Que pensez-vous du chemin que prend Paige cette année ?
J’adore ! J’ai adoré dans toutes les saisons, mais, pour l’instant, cette saison-ci est ma préférée car Paige existe en dehors d’Emily, elle arrive à changer son propre univers, ce que nous lui souhaitions tous. Elle a réellement mis tout ce qu’elle pouvait du harcèlement d’Alison derrière elle. Elle est forte et veut rendre les autres personnes fortes. Paige sait qu’elle doit entrer dans ce jeu, mais elle essaie d’être saine et forte, de ne pas se laisser gagner par la tristesse, elle refuse de se laisser emporter par son passé émotionnel.
Pensez-vous que ce soit la Paige la plus forte que l’on ait vue ?
Oh oui. Même si elle n’est pas avec Emily, c’est la plus stable des Paige qu’on ait pu voir. Ça se voit même dans sa façon de s’habiller. Elle a une nouvelle coupe de cheveux, de nouveaux habits. Je serai toujours reconnaissante aux scénaristes d’avoir eu la chance d’évoluer physiquement, émotionnellement et psychologiquement lors de chaque saison. J’aime également beaucoup cette façon arrogante qu’elle a de marcher en ce moment. J’adore cette scène dans les vestiaires avec Sydney, lorsque Paige essaye d’apporter un peu de légèreté à l’univers de Rosewood, « Dans la piscine et à l’extérieur de la piscine. Dedans et en dehors de la piscine ». La Paige en confiance, j’aime la Paige en confiance.
Vous avez eu beaucoup de scènes avec des acteurs avec qui vous n’aviez pas eu de tête-à-tête avant cette saison-ci. Je voudrais d’abord vous parler de l’affrontement entre Paige et Mona. Janel [Parrish] et vous jouez tellement bien la rivalité.
La vache, je me suis tellement éclatée en faisant cette scène. À la lecture de la scène, je ne savais pas que j’allais autant m’amuser. Vous savez, Mona et Paige sont connectées par leur profonde tristesse intérieure, et par le fait que quelque chose de vraiment noir leur soit arrivé à toutes les deux. Elles sont connectées de manière intime par ça. Mona veut se raccrocher à cette noirceur, avoir sa revanche, riposter, mais Paige est prête à tourner la page.
Paige sait à quel point Mona est dangereuse et sait comment cette noirceur se manifeste, elle comprend parce qu’elle est passée par là. On a vu ce qu’elle a fait à Emily dans la piscine. Elle sait donc de quoi Mona est capable et sait comment Mona peut lui faire du mal, à elle et à Emily. J’adore la dernière chose qu’elle a dite à Mona, je trouve ça tellement poignant « Si tu regardes trop longtemps les abîmes, les abîmes te regarderont, pas vrai ? » Paige veut juste dire que « Tu es la noirceur qui te fait tant de mal, retire-toi du jeu ! ».
Le jeu de A.
Exactement. Paige est prête à se retirer du jeu de A et à avoir une vie heureuse !
J’aimerais aussi parler de la confrontation entre Paige et Ali, qui est l’une de mes scènes préférées de Pretty Little Liars pour l’instant. Je frissonne rien qu’en repensant à Sasha [Pieterse] et vous.
Je suis d’accord. C’est l’une des meilleures scènes ! L’énergie qu’il y avait dans la pièce lors du tournage était vraiment palpable. C’était tellement puissant, tellement chargé, la vache. Je jouais mon truc, c’est-à-dire que j’interprétais à la fois une grande colère et tristesse, mais également une sorte de fierté. C’était la première fois que Paige regardait Ali dans les yeux. Je me souviens avoir compris à ce moment-là, pendant le tournage, à quel point cette scène était importante pour Paige. Et Sasha a géré, la vache. J’adore cette fille. Elle a une telle profondeur. Elle et Paige ont toutes les deux une telle tristesse et une telle force en elles. J’aurais juste voulu que cette scène dure plus longtemps. C’était génial.
Vous pleurez beaucoup cette saison-ci, vous devez être exténuée.
Ces pleurs sont vraiment thérapeutiques. Je regarde Shay [Mitchell], je regarde les autres acteurs de la série et ça vient. L’atmosphère de cette série vous emplit d’émotions. Étant Paige, je peux m’identifier à l’impression d’être perdue qu’elle ressent parfois ainsi qu’à son désir de force. C’est super, même les pleurs. C’est thérapeutique.
J’hésite toujours à demander aux acteurs s’ils s’identifient à leur personnage parce que ça fait très vu et revu, mais lorsque j’ai demandé aux gens ce qu’ils vous poseraient comme questions sur Twitter, il y a eu des tonnes de demandes en mariage et de jeunes filles qui disaient s’identifier à Paige et qu’elle était extrêmement importante pour elles.
Ah, mais je m’identifie à Paige. Une grande partie de moi s’expose pendant que je joue, une grande partie de moi sur laquelle je travaille encore dans la vraie vie. C’est ce qui est génial quand on est acteur : vous êtes obligé de jouer des choses que vous n’oseriez pas questionner sinon. Et vous êtes obligé de puiser votre force dans ces choses.
En parlant de force, Paige assiste à une réunion de l’armée de Mona dans le premier épisode de cette saison-ci. Je voulais vous demander, lorsque Paige était sur le point de partir, Melissa est entrée et Paige a décidé de rester. Il y avait cet, disons « échange d’énergie » entre Paige et Melissa…
[rires] Oui ! C’est super marrant ! C’est exactement ce que c’était, un échange d’énergie.
Je ne dis pas que Paige devrait sortir avec Melissa, mais je ne dis pas non plus qu’elle ne devrait pas. Je sens que je vais me faire tuer : si Paige devait être avec quelqu’un de Rosewood qui ne soit pas Emily, qui cela serait-il ?
Humm, c’est une bonne question. Je crois… hummm, peut-être… je crois que ce serait Sydney Driscoll. Vous savez, ça reste dans l’équipe de natation avec Paige. Ça a l’air d’être une passion qui lui tiendra probablement jusqu’aux Jeux Olympiques. Ça a été vraiment sympa de tourner avec Chloe [Bridges]. C’est bien d’avoir quelqu’un avec soi dans les vestiaires, quelqu’un d’autre qui porte un maillot.
Mais notre bonne vieille Paige n’a d’yeux que pour Emily. Je crois que l’épisode en noir et blanc était un peu le paradis de tous ceux qui font des fanfictions.
Je respecte tellement Joseph Dougherty et tous ceux qui ont fait cet épisode. Je crois qu’ils ont mis la barre très très haut pour tous les épisodes de ce type, tous programmes confondus. Et je trouve que c’est une réelle preuve de l’amour que se portent Emily et Paige, un amour à l’épreuve du temps. Leur connexion les a changées toutes les deux. J’ai trouvé ça très intéressant de remonter dans le temps et d’explorer leur relation à une période où cela était socialement tabou. Mais cela n’a eu aucune influence sur leur connexion, sur l’amour qu’elles se portaient ou simplement sur leur besoin d’expérimenter l’une avec l’autre.
Parlons rapidement du triangle amoureux Ali-Paige-Emily et de la guerre des couples qui a explosé depuis. Je n’avais jamais vu ça.
[rires] Je crois que c’est comme ce que Dana Piccoli a tweeté l’autre jour : la communauté Internet devrait être un endroit d’amour et de respect. Les tensions amicales sont marrantes, mais personne ne doit être blessé, émotionnellement parlant !
Tout à fait d’accord. Ok, la dernière question vient de Twitter et c’est la meilleure question de fan que je n’ai jamais eue. Si Paige avait un exemplaire de Ned ou comment survivre aux études, avec de vrais conseils pour survivre, pour ne pas se faire enterrer vivante et tout, est-ce qu’elle le partagerait avec Alison DiLaurentis ?
Oh, la vache ! Purée ! [rires] Oui. Je vais dire oui. Paige partagerait le livre de Ned avec Ali. Ne serait-ce que pour s’assurer une place au Paradis.
Parce qu’à Rosewood, en Pennsylvanie, le Paradis n’est jamais très loin.
Il faut s’y préparer.
Interview Originale sur le site Afterellen.com -
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Épisode 5483 : 28 avril : Juste un écartJasmin qui travaille au Mauerwerk aperçoit sa mère.
JASMIN : Katrin tout va bien ?
KATRIN : Oui, mais la mise en place de la nouvelle agence est assez contraignante et aussi pour ce qui concerne ma vie privée.
JASMIN : OK.
KATRIN : Il y a de nouveau quelqu’un dans ma vie, ou plutôt je devrais dire il y a eu. Il est intelligent, sensible et il est en quelque sorte facile. Il prend la vie comme elle vient.
JASMIN : Ça a l’air passionnant.
KATRIN : Mais il est beaucoup trop jeune.
JASMIN : Mais ça ne doit pas être une raison ou bien ? Chez moi et Kurt ça a bien fonctionné.
KATRIN : C’est vrai, ça a super marché !!
JASMIN : Ce n’est pas forcement dû à la différence d’âge. Mais s’il te fait du bien…
KATRIN : Il veut plus que moi et ça ça ne fonctionne pas.
JASMIN : Les hommes !!!Épisode 5484 : 29 avril. : La bonne décision
Zac veut cette fois utiliser des cafards pour sa cuisine de l’extrême. Mais il est obligé de vite ranger sa boîte de cafard car Anni vient de rentrer dans la pièce.
ANNI : Tout va bien ?
MESUT : Alors comment vont tes révisions, tu es prête pour ton super examen, tout est OK ?
ANNI : C’est encore un clip sur la cuisine ?
ZAC : Oui un tout petit.
MESUT : Oui un tout petit comme il dit.
ANNI : Vous ne faites pas encore une connerie ? Le chili c’était suffisant.
MESUT : Eh qu’est-ce que tu crois, tu peux me faire confiance, hein ?
ZAC : Oui oui.
ANNI : Vous avez besoin de quelque chose du super marché.
ZAC : Non merci on a tout.
MESUT : Tout est bon, chocolat…Anni s’en va en leur faisant signe qu’elle les a à l’œil.
Katrin arrive au Mauerwerk avec son petit ami Till Bommel. Elle y voit sa fille.
KATRIN : Bonjour, tu peux nous faire un café au lait. Au fait vous vous connaissez. Ça c’est Till et ça c’est Jasmin ma fille.
JASMIN : Hi Bommel, oui nous nous connaissons.Till reçoit un appel et s’éloigne.
JASMIN : Alors c’est lui ?
KATRIN : Oui c’est lui, c’est grave ?
JASMIN : Non quand tu m’as dit la dernière fois qu’il y avait quelqu’un dans ta vie, je n’aurais pas pensé.
KATRIN : Qu’il soit si jeune.
JASMIN : Bommel est un type cool vraiment. Je me réjouis pour toi. Deux cafés au lait oui ?
KATRIN : Oui.Anni est de retour au WG avec des courses. En se baissant un cafard se met sur son épaule.
ANNI : Je pense que vous n’avez plus faim ?
MESUT : Non pas vraiment.Mesut et Zac viennent de voir le cafard sur Anni.
ANNI : J’ai un bouton sur la figure ou quoi.
MESUT : Non.Zac avec sa main réussit à enlever discrètement le cafard de l’épaule d’Anni.
MESUT : Va dans ta chambre, joue de la guitare.
ANNI : Vous avez pris des drogues ou quoi ?Zac et Mesut sont à quatre pattes en train de chercher le fameux cafard.
Anni est revenue dans la cuisine.ANNI : Eh ça va bien.
MESUT : Oui.Le cafard passe à côté des pieds d’Anni.
ZAC : On nettoie.
Mais soudain Anni voit le cafard.
ANNI : Oh flûte !
MESUT : Qu’est-ce qu’il y a ?
ANNI : Il y a un cafard, voilà ce qui se passe !! Mais comment il a pu arriver ici ?
MESUT : Ce sont les mecs des poubelles, ils laissent toujours des trucs trainer.
ZAC : Oui vraiment, je travaille pour eux et je sais comment ça se passe.
ANNI : Si vous avez quelque chose à voir avec ça !
MESUT : Quoi nous ? Allez viens je m’en occupe. Sinon pourquoi il y aurait un mec dans cet appart ?
ANNI : Alors en tant que mec, préviens le propriétaire pour dératiser.
Bommel et Katrin parlent de l’avenir de celui-ci quand Jo et Sophie arrivent dans le Mauerwerk. Jasmin discute avec eux.
Plus tard Jasmin retrouve sa mère dans les toilettes.KATRIN : Qu’est-ce qu’elle te voulait ?
JASMIN : Elle m’a proposé une rubrique dans son journal.
KATRIN : Quoi ?
JASMIN : Oui je dois tenir une rubrique tous les mois sur la mode.
KATRIN : Ah ah, une rubrique sur la mode ? Et ça doit être la grosse innovation pour passer le siècle ? Tu penses vraiment le faire ?
JASMIN : Ça serait une chance pour moi.Épisode 5485 – 30 avril : Héroïsme
Katrin a fini sa consommation et va voir sa fille au bar.
KATRIN : J’aimerais bien payer.
JASMIN : Je t’avais dit que c’était offert par la maison.
KATRIN : C’est bon comme ça.
JASMIN : Katrin.
KATRIN : Bonne soirée.
JASMIN : Ne m’en veux pas, je ne sais même pas si je vais faire un article. C’était juste une proposition.
KATRIN : Jasmin c’est ta décision, je ne m’en mêlerais pasKatrin et Bommel quittent le Mauerwerk.
Jasmin est de retour au WG où Anni prépare le repas.
ANNI : Eh super timing, les spaghettis et la sauce tomate sont quasi prêts.
JASMIN : D’un paquet tout prêt ?
ANNI : Bien sûr.
JASMIN : Eh !
ANNI : Tout est easy, personne n’est là.Elles échangent un bref baiser.
ANNI : Comment s’est passé ton travail au Mauerwerk ? Tiens, tu peux mettre ça sur les assiettes.
JASMIN : On m’a proposé de faire un article sur la mode pour le nouveau « Metropolitan trend ».
ANNI : OK, ça a l’air cool ou t’as plus envie de toute cette presse à scandales ?
JASMIN : Ça n’a rien à voir avec moi, je vais parler de mode, des nouvelles tendances.
ANNI : C’est mieux que de faire serveuse.
JASMIN : Je ne suis plus assez bien pour faire le service ?
ANNI : N’importe quoi, je suis complètement accro. Allez maintenant sers moi les pâtes !!
JASMIN : Je n’ai pas vraiment d’alternatives en ce moment et j’ai toujours eu envie d’écrire. Je veux au moins essayer. C’est juste stupide pour ma mère. Elle dit que c’est OK pour elle mais..
ANNI : Qu’est-ce que ta mère a à voir là dedans ?
JASMIN : Gerner a vendu « Metropolitain trend » et maintenant c’est sa petite amie de trente ans qui le dirige.
ANNI : Ah c’est moche.
JASMIN : Oui complètement, si je travaille là-bas je trahirais ma mère.
ANNI : OK mais c’est juste pour quelques articles, pas vrai ? Je comprends que tu te sentes tiraillée mais le job a l’air cool. Et franchement si ta mère dit qu’elle n’a rien contre, où est le problème ?Jasmin arrive au Metropolitan trend. Sophie la nouvelle chef l’invite à s’assoir avec elle pour discuter. Jasmin lui avoue avoir de l’intérêt pour sa proposition mais elle veut avoir plus de détails. Sophie lui explique qu’elle devra écrire un article à l’essai et ensuite elles en discuteront. Le principal c’est qu’elle parle de la mode à Berlin. Elle ne veut pas trop que Jasmin travaille sous un pseudonyme, son nom leur apporterait de la publicité. Elle est sûre que Jasmin est parfaite pour ce travail.
SOPHIE : Alors ?
JASMIN : Un article à l’essai oui.Jasmin est assise au Vereinsheim en train de taper un article sur son ordinateur portable. Anni se penche pour lire ce qu’elle écrit.
ANNI : Les années 90 ça veut dire des chaussures clumky, des vestes trop larges, des ventres à l’air mais qui veut porter ça dans la vraie vie ? Eh j’avais justement mon ventre à l’air pour toi hier !!
JASMIN : C’est clair.
ANNI : Ça commence plutôt bien.
JASMIN : Tu n’aurais pas cru que je puisse être si créative ?
ANNI : Tu arrives toujours à me surprendre.Katrin rentre dans le café.
ANNI : Bonjour.
KATRIN : Un latte machiato à emmener s’il vous plaît. Bonjour Jasmin.
JASMIN : Katrin, eh !
KATRIN : Tu travailles à ton article ?
JASMIN : Un essai pour le moment, je veux juste voir si c’est mon truc.
KATRIN : Je ne veux pas te déranger alors.
JASMIN : Katrin je ne voulais pas te blesser avec ça, c’est juste que je suis serveuse et…
KATRIN : Non je trouve ça juste bizarre que cette femme t’ai approchée à propos de ça, mais pour toi c’est une chance, si ça te plaît fais-le.
ANNI : Voici le latte. 2, 60.
KATRIN : Merci. (à Jasmin) Bonne chance
ANNI : Au revoir.
KATRIN : Au revoir.Jasmin montre son article à Sophie.
SOPHIE : Super.
JASMIN : Vraiment ? Désolé mais j’ai fait ça pour la première fois.
Sophie : Non vraiment ton style me plaît, il est souverain, tendance, authentique.
JASMIN : Tu sais que Katrin est ma mère ?
SOPHIE : Bien sûr et elle a aussi fait du bon travail, mais nous deux on est d’une autre génération. Nous savons comment atteindre les gens de notre génération…Katrin a rendez-vous au Verensheim avec une cliente potentielle mais celle-ci n’est pas encore arrivée. Elle s’assoit alors à une table avec sa fille. Jasmin lui montre son contrat.
KATRIN : Je comprends.
JASMIN : je ne vais pas le faire.
KATRIN : Jasmin tu n’as pas besoin…
JASMIN : Ça n’a rien à voir avec toi, j’ai seulement remarqué que ce n’était pas mon truc.
KATRIN : J’avais l’impression que t’avais du plaisir à faire ça.
JASMIN : Plus maintenant, cette Sophie, au début elle paraissait amicale et sympa mais je pense que ça pourrait devenir stressant avec elle, non vraiment. Ça ne fonctionne pas, il n’y aurait que de la colère et je préfère ne pas être sur son chemin, vraiment.

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Steph explique à Trish qu’elle souhaite démissionner dès la fin de semaine et retourner à Melbourne. Trish accepte et propose de lui organiser un pot de départ, mais Steph n’est pas d’humeur et refuse poliment.
Chez Darcy et Kristen, lors du dîner, Kristen rappelle à sa compagne qu’il faut qu’elle prenne rapidement une décision concernant le centre de procréation médicalement assistée. Darcy, n’ayant pas la force de répondre, part faire semblant part de se coucher.
À la fin de la semaine, Steph quitte l’agence et si Trish verse une petite larme lors de son départ, Emily, elle, la salue froidement, en tant que collègue.
Alors que Steph se prépare à quitter Sydney, Darcy reçoit un appel la prévenant de la situation. Elle se rend alors immédiatement chez Steph pour lui parler. Malgré un accueil très froid, Darcy explique à la jeune femme qu’elle est prête à changer de vie et à assumer ses sentiments… -
Lou Morin a écrit un nouvel article, Starting From… Now! : Saison 2 Épisode 05 il y a 11 ans et 4 mois
Steph est au travail, essayant toujours d’arranger la situation, en vain. Bec, la nouvelle copine d’Emily arrive pour l’emmener déjeuner. Steph les regarde s’embrasser et partir puis jette un œil sur son sandwich, d’un air dépité.
De leur côté, Kristen et Darcy passent une soirée agréable. Le lendemain, alors que Darcy réécoute le message que Steph avait laissé sur son répondeur, Kristen vient lui annoncer qu’une de ses anciennes clientes a réussi à leur obtenir un rendez-vous dans un centre de procréation médicalement assistée. Darcy, plus que dubitative, lui demande si le moment est vraiment bien choisi. Kristen est sûre d’elle mais acceptera la décision de sa compagne si elle refuse d’y aller.
Le soir venu, à l’agence, Emily rappelle à Steph qu’elles ne sont pas amies quand celle-ci l’interroge sur ses plans pour la soirée. Steph fait ensuite un point sur son travail avec Trish. Puis, voyant la jeune femme triste et toujours au bureau, celle-ci lui dit de profiter de sa jeunesse. Aussitôt dit, aussitôt fait, Steph part voir Darcy pour essayer de la convaincre de changer de vie et d’assumer ses sentiments… -
Lou Morin a écrit un nouvel article, I Luv You But… : Épisode 1 – I'm Gay and I Have to Get Married il y a 11 ans et 4 mois
Mouna et Sam, dans leurs tenues de mariage, se présentent et racontent les raisons de leur mariage.
Mouna dit que sa mère ne comprend pas qu’elle soit toujours célibataire à trente-cinq ans. Elle la surveille constamment et l’empêche de vivre sa vie. Sa petite-amie étant sur le point de la quitter, Mouna monte alors un plan : elle va épouser un gay. Elle trouve Sam et s’assure de son homosexualité avant de lui exposer la situation.
Les parents de Sam, sont, eux aussi, toujours sur son dos et le pressent pour qu’il se marie. Sam cherchait quelqu’un dans une situation similaire à la sienne lorsqu’il s’aperçoit que Mouna, une amie récente de Facebook, l’espionne.
Une fois sûrs d’eux, ils organisent le mariage, chacun faisant des compromis et priant pour que personne ne découvre la supercherie. -
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I Luv U But… est une websérie australienne créée, écrite et réalisée par Fadia Abboud. En novembre 2012, le premier épisode de la saison un est mis en ligne gratuitement sur Youtube. Huit autres épisodes suivron […]

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