Isabelle B. Price

  • Steph se réveille dans son appartement et se rend compte du souk qui y règne. Elle décide donc de mettre de l’ordre à la fois dans son appartement et dans sa vie en tentant de se faire pardonner auprès d’Emily […]

  • Yvette Monreal interprète l’un de nos personnages préférés de la saison deux de Faking It (ok, c’est notre PRÉFÉRÉ). Dans la peau de Reagan, la DJ branchée et lesbienne, Yvette attire Amy (et vice versa), créant une faille dans le Karmy, mais apportant une distraction dont Amy avait fortement besoin pour se remettre de Karma.
    Nous avons discuté avec Yvette avant l’épisode de mi-saison de ce soir, et avons découvert des choses sur son audition et sur le couple qu’elle préfère (vous ne serez probablement pas très surpris).
    Je suppose que vous saviez que Reagan était lesbienne quand vous avez auditionné pour Faking It. Était-ce un problème pour vous d’accepter un rôle gay ? Pensez-vous que ce soit toujours un problème pour les jeunes acteurs ou bien est-ce que tout le monde s’en fiche maintenant ?
    Non, pas du tout. En réalité, c’était super. Pouvoir jouer un rôle qui soutenait la communauté LGBT m’a procuré un réel sentiment de fierté et j’étais vraiment très heureuse d’avoir le rôle. Être gay est plus accepté maintenant qu’il y a vingt ans. De plus, qu’une série montre qu’être différent est cool donne à certaines personnes la confiance en elles dont elles avaient besoin pour être elles-mêmes. Je pense que tout le monde le vit d’une façon différente mais je sais que ce ne fut pas du tout un problème pour moi. Je voulais le faire et mes parents me soutiennent vraiment dans mon travail donc quand je leur ai dit, ils étaient contents pour moi.
    Avez-vous dû faire une espèce de test d’alchimie avec Rita Volk (Amy) ? Vous ont-ils dit d’y aller doucement avec que vous ne fassiez exploser l’univers avec votre alchimie ?
    En fait, ils voulaient avoir un aperçu de l’alchimie que l’on pouvait avoir ensemble. Lorsque l’on a fait un essai, j’étais un peu nerveuse parce que sur l’une des notes qu’ils m’avaient donnée était écrit : « Tu n’es pas obligée de l’embrasser, mais si cela arrive naturellement, nous ne t’en empêcherons pas ». À ce moment-là, je me suis dit « Mince, est-ce que le baiser conclut l’affaire ? » [rires]. J’étais nerveuse parce que je voulais vraiment le rôle, mais en même temps je ne voulais pas forcer les choses. Au final, je me suis juste laissée porter, tout s’est passé comme cela devait se passer et ils ont adoré.
    Comment le style personnel de Reagan influence-t-il le vôtre ? Aimeriez-vous lui piquer beaucoup de ses tenues ?
    Reagan et moi avons un style un peu différent. J’aime vraiment tous ses bracelets et bagues donc j’en ai achetés pas mal depuis que l’on a commencé à tourner, ha ha ha. J’aime aussi les chaussures et leggings qu’elle porte et je suis allée m’acheter des bottines similaires aux siennes, j’en suis vraiment tombée amoureuse ! Je voudrais lui piquer TOUTES ses paires de chaussures. Elle a de très bons goûts concernant les chaussures.
    À votre avis, toute l’histoire du triangle (voire carré maintenant) amoureux est écrite d’avance ou bien les scénaristes la font-ils évoluer au fil des réactions des acteurs et du public ?
    J’aime à penser que les scénaristes la font évoluer selon les réactions des acteurs et du public mais, en même temps, ils ont peut-être déjà une idée d’où l’histoire est censée aller.
    Karmy ou Reamy ?
    Reamy sans aucun doute !
    Je ne connais pas la différence d’âge qu’il y a entre vous et Rita, mais que pensez-vous des inquiétudes qui ressortent sur la différence d’âge entre Amy et Reagan ? Est-ce quelque chose qui sera traité ?
    Je crois qu’au Texas la différence d’âge moyenne est de trois ans. Je ne suis pas sûre que cela soit traité. Je sais que tout ce qu’il se passe dans la série est beaucoup étudié par les scénaristes et qu’ils ont toujours une raison de faire ce qu’ils font. Donc c’est sûr que la différence d’âge n’est pas là par hasard.
    En parlant d’inquiétudes, maintenant que la vérité entre Amy et Liam a été révélée, on peut supposer que Reagan la découvrira aussi, non ? Est-ce que cela renforcera ses inquiétudes quant au fait que ce ne soit qu’une « phase » ?
    Je crois que la vérité finit toujours par être découverte, mais je suis comme tout le monde : j’attends en stressant de voir ce qu’il va arriver au Reamy.
    Sa peur que ce ne soit qu’une phase et le fait que son ex l’ait quittée pour un garçon amplifieront sans aucun doute ses incertitudes si jamais elle découvre qu’Amy a couché avec Liam. Reagan a déjà eu du mal avec l’histoire des fausses lesbiennes. Encore une fois, Reagan a déjà eu le cœur brisé et elle se donne vraiment entièrement. Dans l’épisode huit de la saison deux, la confrontation entre Amy et Reagan confirme que si elle tombe amoureuse d’elle, Amy sera là pour la rattraper et inversement. Je dois dire qu’Amy montre merveilleusement bien à Reagan qu’elle a de vrais sentiments pour elle et que cette relation n’est pas juste une phase.
    Avant d’intégrer la série, que saviez-vous des histoires LGBT de Faking It – des problèmes de biphobie au cliché de la DJ lesbienne (Samantha Ronson et Carmen de The L Word étant les premiers exemples) ?

    Je connaissais cela avant Faking It. Cependant, je peux dire que je suis devenue bien plus consciente de certains problèmes grâce à la série, ce qui est génial ! Heureusement, la plupart du temps, j’ai été entourée de personnes très ouvertes sur les autres. En fin de compte, chacun doit vivre sa propre vie sans se soucier de qui fait quoi. C’est plus facile à dire qu’à faire, mais c’est vrai.
    Quelle a été votre scène préférée à tourner pour l’instant ?
    Ma scène préférée a été celle de l’épisode six. C’était marrant, il y avait une bonne énergie sur le plateau, c’était génial ! Toute l’imagination qu’ils mettent pour monter des plateaux simplement avec ce qu’ils ont est génial ; ils transforment complètement l’espace ! J’ai aussi adoré le concert des Fifth Harmony, elles étaient adorables !
    Qui est l’acteur le plus drôle hors tournage ?
    Hors tournage ? Michael Willett [ndlt : l’interprète de Shane] est hilarant ! Dans l’épisode sept, à la scène du dîner, il m’a raconté une histoire qui m’a fait pleurer de rire alors que c’était une scène si intense et sérieuse.  À la fin, je ne savais plus comment m’arrêter de rire entre les prises ! J’aurais préféré ne pas entendre cette histoire, mon maquillage commençait à couler. Mais c’était marrant ! Il a fallu que je pense à quelque chose de triste pour me faire arrêter.
    Faking It se prépare pour la seconde moitié de sa saison. Que pouvons-nous en attendre ? Vous serez davantage présente ? On peut espérer ?

    On croise les doigts ! J’espère que Reagan sera davantage là, mais cette série est tellement pleine de surprises, vous ne savez jamais ce qu’ils vous réservent !
    Interview Originale sur le site Afterellen.com

  • La morte-vivante Penny Dreadful, son copain zombie épris d’elle Ned, et le lycanthrope Wolfboy s’installent dans un vieux cinéma délabré pour regarder trois histoires terrifiantes. Un jeune couple se retrouve traqué par une mortelle jack-in-the-box dans « Slash-in-the-Box » ; Alice, une jeune femme, essaie de comprendre exactement ce qui lui est arrivé la nuit dernière dans « The Morning After » ; et un groupe d’amis rencontrent une famille excentrique de l’arrière-pays après que leur van soit tombé en panne au milieu de nulle part dans « The Slaughter House. »

    • Attention à ne pas confondre la série TV “Penny Dreadful” sortie en 2014 (2 saisons, 10 épisodes chaque), avec Eva Green et Josh Hartnett; et le film “The Penny Dreadful Picture Show” sorti en 2013, dont traite cette fiche film.
      Les photos mélangent les deux titres…

  • Jasmin Katrin Jasmin Didi Nele Turner
    Épisode 5457 : La curiosité de Jasmin

    Anni rentre le soir et est surprise de voir que Jasmin ne s’est pas couchée.

    ANNI : Ah comme c’est gentil de ta part, je savais que tu m’attendrais.
    JASMIN : Tu as un sacré égo !
    ANNI : Ouais, et j’ai ça aussi (tend une bouteille). Quelqu’un l’avait laissée à l’abandon dans les coulisses, je ne pouvais pas la laisser ça comme ça.

    Elle prépare deux verres pendant que Jasmin a une réminiscence de son rêve de la veille.

    ANNI : Eh, qu’est-ce qui ne va pas ? Je croyais que les bimbos aimaient le champagne.
    JASMIN : C’est le cas. J’ai juste fait un rêve absurde.
    ANNI : Vraiment ? À mon sujet ?
    JASMIN : (avec ironie) Je rêve de toi sans arrêt.
    ANNI : Ouais, malheureusement tu n’es pas la seule.
    JASMIN : Bon sang, tu pourrais lâcher le mode « macho » un instant s’il te plaît !
    ANNI : OK… Qui était ce prince charmant ?
    JASMIN : Dr Thomas.
    ANNI : Ugh… OK, j’aurai trouvé ça embarrassant moi aussi… (se lève). Il faut que j’aille faire pipi.

    Anni ferme la porte du frigo avec le pied et rejoint Jasmin.

    ANNI : Dis-moi, c’est génétique ? Ce truc des mecs gays à fond dans la musique guimauve et des femmes hétéros accros aux séries TV gnangnan ?
    JASMIN : Tu as d’autres clichés en stock ?
    ANNI : Euh, non… Mais je pourrais te proposer quelque chose de plus intéressant que Lovers & Lies… Détends-toi, la journée de travail est terminée !
    JASMIN : Je suis détendue. Plus que ça même !
    ANNI : Vraiment ? (Elle entend les ronflements de Mesut). Il ronfle comme un fou ! (Elle l’imite) « Hey, je suis un cadeau de Dieu pour les femmes, je suis l’homme aux orgasmes garantis ! J’aime voir à travers les sous-vêtements, et sans pénis, pas de sexe ! »
    JASMIN : Tu es folle ! (Elle rigole puis s’éloigne un peu d’Anni qui s’est rapprochée. Gênée) Je vais me coucher, je suis fatiguée.
    ANNI : (qui semble déçue) OK.
    JASMIN : On se voit demain d’accord ?
    ANNI : Dors bien.

    Nele arrive pour se chercher quelque chose au frigo.

    NELE : Hey, tu fais la fête toute seule maintenant ?
    ANNI : Non, avec Jasmin.
    NELE : (regarde moqueuse en direction de l’endroit où Jasmin vient de partir) Ça a l’air d’être une soirée géniale.
    ANNI : Ben, maintenant tu peux boire avec moi.
    NELE : Tu te fais à l’idée de devoir supporter un mois de ménage ?
    ANNI : Tu sais, je commence à penser que toute cette idée de pari était vraiment stupide.
    NELE : Parce que tu n’as aucune chance avec elle ?
    ANNI : Non. Parce que je ne veux pas que les choses deviennent bizarres entre nous. Je veux dire, on est amies, on ne risque pas ce genre de relation pour un pari.
    NELE : (tend son verre) Tiens, verse-m’en un peu.

    Le matin suivant, Nele sent une mauvaise odeur venant du frigo.

    NELE : (sort quelque chose du frigo) C’est à toi ?
    ANNI : De quoi ?
    NELE : Ça pue !
    ANNI : Demande à notre nouveau colocataire ! (Elle se dirige vers la porte) Bye les filles !
    NELE/JASMIN : Bye !

    Jasmin et Nele s’assoient pour prendre leur petit déjeuner. Jasmin fait tomber une bouteille de la table.

    NELE : Oups c’est la mienne.
    JASMIN : Merde.
    NELE : Qu’est-ce qui ne va pas ? Tu as mal dormi ?
    JASMIN : Oui… J’ai rêvé d’Anni.
    NELE : (lui lance un regard lourd de sous-entendus) Et alors ? Comment elle était ?
    JASMIN : Pourquoi tu en déduis que c’était un rêve érotique ?
    NELE : Intuition ? Alleeez, j’ai raison ou j’ai raison ?
    JASMIN : Tu pourrais être diseuse de bonne aventure
    NELE : (contente d’elle) Nos rêves nous envoient des messages.
    JASMIN : Ouais bien sûr.
    NELE : Mais oui ! Je sais que ça sonne toujours comme de l’ésotérisme de bas étage, mais je suis tombée sur ce site internet l’autre jour et ça disait… attends, où est-ce que c’était… (elle prend l’ordinateur et fait une recherche). Ah oui, voilà c’est ici : « Un rêve érotique concernant un partenaire du même sexe peut être le signe de désirs homosexuels refoulés. »
    JASMIN : Surprise !
    NELE : « Mais ça peut aussi symboliser le besoin d’aimer quelqu’un qui nous correspond parfaitement dans ses opinions, son tempérament et ses sentiments. »
    JASMIN : Parce qu’il va de soi qu’Anni et moi sommes totalement similaires… Absurde !
    NELE : Eh bien, tout ce qui te reste c’est l’envie de coucher avec quelqu’un du même sexe alors.
    JASMIN : J’ai rêvé que j’étais un chien une fois aussi. Est-ce que ça signifie que je veux un os et qu’on me promène ?
    NELE : (Songeuse) Un chien… Un chien signifie que tu recherches un amour inconditionnel !
    JASMIN : Qu’est ce que tu racontes ! J’ai rêvé d’Anni parce qu’elle n’arrête pas de me chercher à cause de ce stupide pari, c’est tout !

    Au salon de coiffure, la conversation entre Nele et Jasmin sur l’attirance sexuelle continue.

    NELE : Je n’ai jamais, ne serait-ce que pensé à coucher avec une femme.
    JASMIN : Peut-être que tu n’as juste aucune imagination.
    NELE : Attention ! Je veux dire, les femmes sont géniales évidemment. Elles sentent bon, elles sont belles… Mais de là à coucher avec elles ? Ce n’est juste pas pour moi.

    Anni qui rentre à l’appartement et remarque l’ordinateur qui est resté ouvert sur la page concernant le rêve.

    JASMIN : Ouais, pourquoi pas… Peut-être juste essayer ?
    NELE : Tu y penses finalement ?
    JASMIN : Eh bien, si c’est vraiment ce mega-rush galactique ultime, peut-être que c’est quelque chose à ne pas manquer.
    NELE : Je ne peux même pas m’imaginer embrasser une femme.
    JASMIN : Ça n’est pas vraiment désagréable…
    NELE : Alors maintenant tu veux… Avec Anni ?
    JASMIN : Non ! Mon dieu non. Aucune expérience sexuelle ne peut être si géniale qu’elle vaille un mois entier de ménage en contrepartie !
    NELE : Ouais. Tu n’auras probablement pas à faire ça. De toute façon Anni veut annuler le pari.
    JASMIN : Quoi ?
    NELE : Oh… (se rendant compte qu’elle a fait une gaffe) Oublie.
    JASMIN : Allez !
    NELE : Ouais… Elle ne veut pas risquer de briser votre amitié.

    Au Mauerwerk Anni et Jasmin sont en plein travail.

    ANNI : Eh toi.
    JASMIN : J’ai entendu dire que tu avais envie d’un mois de ménage ?
    ANNI : Quoi ?
    JASMIN : Nele m’a dit que tu veux annuler le pari ?
    ANNI : Pourquoi je ferais ça ? Ça serait plutôt stupide de ma part maintenant que je sais que tu rêves de moi !
    JASMIN : Comment tu sais ça ?
    ANNI : (Élude la réponse) Hmm…
    JASMIN : (Faisant à nouveau allusion au pari sur le ménage) C’est plutôt sexy de t’imaginer portant un tablier et des gants en caoutchouc…
    ANNI : Est-ce que je portais des gants en caoutchouc dans ton rêve aussi ?
    (Elle grogne de façon pseudo sexy mais c’est complètement raté. Elles rigolent.)
    JASMIN : Oh non, beurk, c’est ridicule, tu le sais ça ?
    ANNI : Donc le pari est toujours en cours ?
    JASMIN : Un peu oui qu’il l’est !
    ANNI : OK !

    Anni s’éloigne et tire la langue en partant. Jasmin rigole.

    Épisode 5459 : Du courage pour affronter la vie
    Épisode 5461 : Mal aimée

    Mesut et Nele descendent les poubelles quand ils rencontrent Anni et Jasmin qui reviennent de courses. Elles portent des caisses de bouteilles.

    NELE : Laissez ça ! Mesut l’homme fort s’en occupera.
    Ravies, Anni et Jasmin posent les bouteilles et s’assoient sur un banc. Elles remercient Mesut pour son aide.

    JASMIN : Où en sont les préparatifs pour ton anniversaire ?
    NELE : Arrête avec ça !
    JASMIN : Je me réjouis déjà. (À Anni) Toi aussi pour ton mois de ménage ?
    ANNI : Ça, ma chère ça sera pour après demain, d’ici là il peut se passer plein de choses.
    MESUT : Eh est-ce que vous déjà fait un truc à trois avec un mec ?
    NELE : MESUT !!!
    MESUT : Quoi ?!
    JASMIN : Bon on va y aller.

    Nele sort de son salon de coiffure et rencontre de nouveau Anni et Jasmin qui reviennent encore de courses.

    ANNI : Eh Bella on a déjà acheté des citrons chauds.
    JASMIN : Et le champagne est froid.
    ANNI : Oui anniversaire, fêter.
    JASMIN : Manger quelque chose de bon comme des sushis ou quelque chose comme ça.
    NELE : Merci les filles mais je ne préfère pas fêter mon anniversaire.
    JASMIN : Oh oh le trentième doit être fêté. En plus je veux fêter le mois de ménage d’Anni.
    ANNI : C’est égal, je te connais tu ne peux pas annuler ton trentième anniversaire.
    NELE : Si je peux.
    ANNI : Tu dis ça parce que t’as pas de copain ?
    NELE : Je m’étais toujours imaginé mon 30e anniversaire autrement.
    JASMIN : Non non attends un peu. Et si on se buvait un coup à trois ?
    ANNI : Oui trinquer.
    NELE : Je suis fatiguée.
    ANNI : Dormir tu pourras le faire quand tu seras morte.
    NELE : À trente ans on a besoin de bien dormir.

    Le lendemain c’est le jour anniversaire de Nele.

    ANNI : Eh félicitations Bella !
    JASMIN : Happy birthday.
    NELE : J’ai l’air si désespéré ? C’est marqué « panique totale” sur mon front?
    JASMIN : Non.
    ANNI : Tu es sûre que tu veux absolument un mec ?
    NELE : Je suis parfois pas cool.
    JASMIN : Non tu ne l’es pas.
    ANNI : Euh !
    Les trois filles rient à ce que vient de dire Anni.
    NELE : Trente ans est un cap difficile, je n’ai pas de mec, rien à foutre. Un jour viendra le bon et en attendant je ferais de super choses dont je serais fière. Je suis une super femme.
    ANNI : Absolument !
    NELE : Je suis pas mal physiquement et je suis indépendante. Ce soir on va fêter ça.
    JASMIN : Ah malheureusement je dois travailler ce soir au Mauerwerk.
    NELE : Alors tu viendras plus tard.
    NELE : (À Anni) Et toi tu peux mixer les boissons.
    ANNI : Je dois mixer un groupe désolé !
    NELE : alors vous viendrez plus tard toutes les deux, ce soir il y aura une grosse fête.
    JASMIN, ANNI : OK à plus tard.
    NELE : Je me fête moi !

    Le soir Nele rentre triste au WG car personne ne peut venir à sa fête. Elle s’est acheté de la nourriture et des DVDs. Elle laisse tomber ses clés pour rentrer et la lumière du couloir s’éteint.

    NELE : Merde, c’est le pire anniversaire que j’ai jamais eu.

    Mais en rentrant une surprise l’attend. Tous ses amis sont là.

    TOUT LE MONDE : Surprise !!
    ANNI : Eh tu croyais vraiment qu’on allait te laisser fêter ça toute seule ?

    Nele a retrouvé le sourire.

  • Once Upon a Time in Queens est le genre de film à vous prendre par surprise. Ce qui, en apparence, semble être un film sur un ancien truand essayant de retrouver le pouvoir qu’il avait avant, est en réalité une histoire de famille très touchante. L’actrice Babette Renee Props interprète Rita Scoleri, la fille adulte du mafieux Joe Scoleri (Paul Sorvino) en liberté conditionnelle, dont la vie est chamboulée lorsque son père rentre à la maison. Rita doit faire son coming-out à son père très vieux jeu et tenter de se lier avec cet homme qu’elle n’a pas vu en dehors des murs de la prison depuis vingt ans.
    Props et Afterellen ont récemment discuté de ce film qui est actuellement diffusé au cinéma et qui sera disponible en VOD dès le 11 novembre.
    D’une certaine manière, Once Upon a Time in Queens bouleverse complètement le genre du film de mafieux. Un ancien chef de la mafia, Joe Scoleri, rentre chez lui après vingt ans derrière les barreaux pour essayer de se reconstruire une nouvelle vie – ou plutôt, pour essayer de reprendre sa vie là où il l’avait laissée. Et il en reste comme deux ronds de flan lorsqu’il apprend que sa fille, Rita, votre personnage, est lesbienne et out. Parlez-nous un peu de leur relation.
    Joe et Rita ont perdu vingt années ensemble. Rita ne pouvait vraiment compter que sur elle-même quand son père était en prison. Donc leurs retrouvailles sont chargées d’émotions, allant d’un profond ressentiment à un fort amour de Rita pour son père. Joe est un Sicilien vieux jeu, qui aime sa fille et qui a fait de son mieux au regard des choix qu’il a faits et des circonstances.
    On ne voit pas beaucoup de coming-out d’enfants adultes à leurs parents à la télévision et au cinéma. Cette scène entre vous et Paul Sorvino était très émouvante. Comment était-ce de travailler avec une légende comme Sorvino sur cette scène très sincère et pleine d’émotions ?
    Je joue la comédie depuis que j’ai neuf ans. Je suis tellement reconnaissante que l’on m’ait demandé de jouer ce rôle, écrit si parfaitement par le scénariste et réalisateur David Rodriguez. Puis, pouvoir jouer avec Sorvino, un si grand maître de la comédie, a rendu le tout si joyeux, épanouissant et facile. Sorvino est une perle. Chaque jour, avant de débuter, il se tournait vers moi et me disait « Souviens-toi de croire en ton travail ». J’ai perdu mon père d’un cancer au cerveau à l’âge de seize ans, donc ce rôle m’a touchée à plusieurs niveaux. Ce n’était pas un travail, on « était » réellement. Les acteurs n’ont pas ce genre d’opportunité tout le temps, donc je suis vraiment reconnaissante d’avoir pu jouer ce rôle.
    Au début, Rita ne dit pas à son père qu’elle est lesbienne et elle déménage de l’endroit où elle vit avec sa partenaire pour réemménager avec lui. Pourquoi pensez-vous qu’elle fait ce sacrifice ?
    J’ai eu le privilège de vivre avec une famille du Queens, les Panepintos, pendant six semaines avant le tournage, pour pouvoir réellement m’imprégner de cette culture et de ces personnes. Je ne suis pas sicilienne, je suis née dans l’Oklahoma et ai été élevée en Arizona. Ce sont des familles très soudées où règne beaucoup d’amour, d’engagement et de loyauté. Mon personnage a été élevé de manière catholique, à l’ancienne, et elle est fille unique, donc il était nécessaire pour elle d’essayer de renouer des liens avec son père. Rita et Anna ont une relation solide donc Rita avait son soutien pour essayer de faire revivre cette relation avec son père.
    Une fois que Joe rencontre Anna (Andrea Navedo), la petite-amie de Rita, il commence à être chaleureux avec elles et apprend à accepter et à s’ouvrir au couple. C’est vraiment le centre du film. Je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer qu’il n’y avait pas beaucoup d’informations sur le fait que Rita soit homosexuelle dans la presse, alors que vous, vous avez vraiment pris l’initiative de faire en sorte que cet aspect du film nous parvienne. Pourquoi avez-vous décidé de vous couper en quatre pour faire cela ?
    Je suis hétéro et une grande avocate des droits civils/droits homosexuels. David Rodriguez a écrit et réalisé un film sur l’après-mafia, un film sur une famille du vingt et unième siècle avec tous les défis et changements que cela implique. Lionsgate a complètement raté le coche niveau marketing et s’ils étaient intelligents, ils changeraient cela. Si un parent vieux jeu regarde ce film et commence à apprendre à aimer son enfant gay inconditionnellement, alors cette histoire aura rempli son rôle. Dans une époque où la technologie évolue tout le temps et où nous vivons en « temps réel », il est essentiel de comprendre que tout est transparent maintenant. Les bonnes idées sont toujours reconnues et les gens sont avides de vérités qui les forcent à grandir et à faire face.
    Interview Originale sur le site Afterellen.com

  • Ce midi a été mis en ligne le dernier épisode de la saison 3 de la websérie australienne Starting From… Now!. Cette saison-ci nous a permis d’en apprendre davantage sur nos personnages préférés (et d’en découvri […]

  • Ce soir à 22h45 France 2 diffuse le documentaire “Homos, la haine” de Eric Guéret et Philippe Besson. Ce documentaire, vise à montrer l’homophobie dont ont été victimes des homosexuels, notamment en marge de la p […]

    • Je viens de regarder, en pleurant.
      Tellement poignant, dur et malheureusement vrai.
      Merci aux témoins pour leur courage de prise de parole et parfois de “revanche”.

  • Nele Anni Anni Jasmin
    Épisode 5450 : Mesut emménage dans le WG

    Nele a accepté que Mesut vienne loger provisoirement une semaine dans le WG. Mais celui-ci a ramené beaucoup d’affaires.

    NELE : Il pourrait rester jusqu’à ce qu’il ait trouvé quelque chose.
    ANNI : Je crois qu’il a bien compris ce que voulait dire « quelques jours ».
    NELE : Peut-être qu’il va remettre toutes ses affaires dans la cave.
    ANNI : C’était déjà la dernière fois en bas. Tu lui expliques ou c’est moi ?
    NELE : Je vais le faire.
    MESUT : Merci vous me sauvez la vie. Tu me fais un peu de place dans la salle de bain s’il te plaît ?
    NELE : Oui mais tu sais que tout ça n’est que provisoire. Je me suis peut-être mal exprimée. Jasmin revient dans une semaine. Tu ne peux rester que jusque là.
    MESUT : Pas de problème, je l’avais bien compris. Dans une semaine je serai parti.
    NELE : Bien je pensais parce que… (elle montre toutes les affaires que Mesut a mises dans la pièce).
    MESUT : Je devais stocker toutes ces affaires, au lieu de les jeter. Le reste j’irais le chercher en bas aussi.

    Nele se retourne impuissante vers Bolle.

    Nele et Anni reviennent des courses et entendent de la musique forte de leur appartement. C’est Mesut qui a mis à fond de la musique orientale. Quand il les voit il éteint de suite la musique.

    NELE : Oh tu as acheté des fleurs !

    Nele est enchantée mais Anni pas trop. Mesut leur dit qu’il a réparé un robinet.

    ANNI : Où est le bol de Bolle ?
    MESUT : Ici, il devait être nettoyé, le pauvre animal.
    ANNI : C’est clair.
    MESUT : Eh j’ai une surprise pour vous, asseyez-vous. Ta da, les meilleurs baklavas de Berlin et le thé est de moi.

    Mesut se réjouit de la cohabitation avec les deux filles. Plus tard Nele brosse Bolle pendant qu’Anni est à l’ordinateur.

    ANNI : On va donner le même rendez-vous à tous les candidats.
    NELE : Tu veux faire un WG casting ? Mais on ne loue que pour quelques semaines.
    ANNI : Et alors ? Je veux savoir à qui j’ai à faire et Jasmin aussi.
    NELE : Tu veux surtout voir s’il y a du « matériel » pour toi.
    ANNI : Oh c’est une bonne idée. (Elle tape) Candidate attrayante et sexuellement ouverte de préférence.
    NELE : Marque plutôt ordonnée.
    ANNI : Oui OK, et pas d’enfant ou d’animaux. Désolé Bolle on ne veut pas un en plus un bol pour chat dans la cuisine.
    NELE : Ayant un emploi.
    ANNI : C’est juste. Eh Mesut est ce que tu peux aller voir la tête de douche, ça goutte un peu. C’est gentil à toi.
    MESUT : Ça sera pas long ladies.
    NELE : Eh ce genre de truc tu le fais toi-même normalement.
    ANNI : S’il veut s’intégrer alors il doit le faire bien.

    Mesut répare le pommeau de douche. Il leur dit de la salle de bain :

    MESUT : Les filles c’est fait.
    NELE : C’est beau comme Mesut s’adapte.
    ANNI : Bien sûr, il veut rester aussi… Oublie ça Nele.
    Nele : Pourquoi pas comme ça on s’éviterait ce stupide casting pour le WG.

    Mesut regarde un soutien-gorge posé dans la salle de bain.

    MESUT : Ayla !!!

    Il écoute ensuite discrètement ce que les deux filles disent de lui.

    ANNI : Tout ça parce que ce mec a un peu regardé à l’eau.
    NELE : Deux mois.
    ANNI : Non non.
    NELE : C’est un type drôle et il se donne du mal.
    ANNI : Non oublie ça.

    Mesut écoute et se dit que ça va être difficile de rester.

    ANNI : Et Jasmin ? Elle ne s’entendra absolument pas avec lui.
    NELE : OK, c’était juste une idée.

    Épisode 5456 : Le rêve de Jasmin

    Jasmin rentre dans la salle de bain, Anni vêtue d’une serviette sort tout juste de la douche.

    ANNI : Eh !
    JASMIN : Désolée.
    ANNI : J’ai presque fini. La douche est libre.
    JASMIN : Je vais attendre.
    ANNI : Quand est-ce que tu es revenue ?
    JASMIN : Hier soir.
    ANNI : Alors, tu t’es amusée ?
    JASMIN : Ouais, imagine Johanna mais puissance vingt-quatre !
    ANNI : Oh mon dieu.
    JASMIN : Et toi ?
    ANNI : Hier j’ai passé la moitié de la journée à parcourir la ville pour régler un souci de commande à la suite d’une erreur de Tayfun. (Elle lance un regard aguicheur à Jasmin) Tu es sûre de vouloir prendre ta douche toute seule ?
    JASMIN : (gênée) Vraiment sûre, oui.
    ANNI : Dommage.
    JASMIN : On pourrait prolonger le pari d’une semaine. Histoire que tu ne te plaignes pas de ne pas avoir eu assez de temps…
    ANNI : Ça ne me prendra pas plus de deux semaines pour te mettre dans mon lit.

    Mesut dans le salon ne peut s’empêcher de regarder les sous-vêtements des filles qui sont posés pour sécher. Il prend une des culottes de Jasmin.

    JASMIN : À quoi tu joues là ?
    MESUT : Eh, je faisais juste un peu de place pour mes affaires !
    JASMIN : Oui bien sûr…
    MESUT : Très sexy. Je trouve ces petites choses transparentes vraiment hot ! (Il attrape un string d’Anni et le compare avec un autre sous-vêtement) fascinant le peu de tissu nécessaire. Je veux dire comparé à celui-là…

    Anni et Nele rentrent juste à ce moment dans le WG.

    ANNI : Eh toi pervers, qu’est-ce que tu fais avec mes sous-vêtements ?
    JASMIN : Il vient de découvrir qu’on voit à travers !

    Les filles rigolent, Anni se précipite pour récupérer son string.

    ANNI : Tu permets ?
    MESUT : Pourquoi tu as besoin de ça ? Je veux dire tu es lesbienne…
    ANNI : (s’adressant à Jasmin et Nele) Est-ce que je le frappe ?
    NELE/JASMIN : Oui !
    MESUT : Eh, c’est méchant, tu plaisantes ! Je répare des choses je nettoie, je cuisine, et c’est tout ce que j’ai en retour ?
    NELE : Pour l’instant…
    MESUT : Je le ferai à nouveau !
    NELE : Inscris ton nom sur le planning des tâches alors. Il est juste ici.
    ANNI : Mais pas en avril, OK, ça sera déjà le tour de Jasmin (elle lui jette un regard lourd de sens).
    JASMIN : (lui rendant son regard) Ou celui d’Anni…
    ANNI : Allez bébé, tu le veux aussi…

    Jasmin lèche le couvercle de son yaourt en regardant sensuellement Anni sous l’œil intrigué de Mesut.

    NELE : Elles ont un pari en cours…
    MESUT : Concernant du sexe ? Wooowowooo !

    Plus tard dans le salon du WG, la conversation continue.

    MESUT : Eh les filles. Je mise dix sur Jasmin, qui parie contre moi ? Nele ?
    NELE : Non.
    MESUT : Peureuse.
    NELE : Eh je ne parie pas !
    ANNI : J’en suis !
    MESUT : OK, tu devrais me donner l’argent tout de suite alors.
    ANNI : Quoi ?
    MESUT : Honnêtement, pourquoi est-ce que Jasmin irait faire ça… avec toi ?
    ANNI : Pourquoi ? Parce que je n’ai pas de pénis ?
    MESUT : C’est comme ça que ça marche.
    ANNI : C’est tout ce que tu es capable d’imaginer hein ? Entrer, sortir, entrer, sortir, entrer, sortir…
    MESUT : Les femmes aiment ça aussi… Entrer, sortir.
    ANNI : Je fais aussi bien très facilement. Aie un peu d’imagination.

    Jasmin lève les yeux à cette remarque, elle semble intéressée par la discussion.

    MESUT : Oh, tu penses qu’un peu de tripotage est suffisant ? Enfin, tu ne connais pas autre chose j’imagine. As-tu déjà vraiment…?
    ANNI : Fait ça avec un mec ? Non.
    MESUT : Ouais, donc tu ne sais pas de quoi tu parles.
    ANNI : Tu sais quoi ? Avec moi elles atteignent toutes l’orgasme. Tu peux en dire autant ?

    Jasmin écoute la discussion avec de plus en plus d’intérêt.

    MESUT : Bien sûr, elles sont toujours totalement bouleversées !
    ANNI : Pauvre petit Mesut. Tu n’expérimenteras jamais quelque chose d’aussi génial !
    JASMIN : J’ai fini (elle se racle la gorge visiblement troublée et quitte la pièce).

    Au Mauerwerk, Jasmin s’approche d’Anni, un seau à champagne à la main. Une question lui brûle la langue.

    JASMIN : Tu n’as vraiment jamais couché avec un garçon ?
    ANNI : Non, mais ne t’inquiète pas. Je ne suis plus vierge.
    JASMIN : Et comment tu as réalisé que tu étais lesbienne alors ?
    ANNI : Facile. Tout le monde autour de moi craquait sur des garçons. Et moi je suis tombée amoureuse de ma meilleure amie.
    JASMIN : Et du coup vous deux vous avez…
    ANNI : Non non, on s’est juste embrassées. Elle a trouvé ça ennuyeux. Moi j’en voulais plus.
    JASMIN : Et c’était quand ta première fois ?
    ANNI : Tu veux vraiment savoir ça ? (Jasmin hoche la tête en haussant les épaules). OK. En camp religieux, pendant les vacances d’été, dans le sud de la France.
    JASMIN : Tu plaisantes.
    ANNI : C’est vrai. J’avais quinze ans, et il y avait cette fille incroyablement belle…

    Anni ne poursuit pas davantage son récit, elles échangent un long regard puis Jasmin repart en direction de la scène. Anni la regarde s’éloigner en souriant à demi. Puis elle secoue la tête.

    Un peu plus tard dans la soirée. Rebecca Ferguson chante la chanson Light On sur la scène du club. Anni et Jasmin échangent quelques regards et sourires. Puis Jasmin se dirige vers Anni, un plateau sur lequel est posé un verre à la main.

    JASMIN : Tiens (elle lui tend le verre).
    ANNI : Merci.
    JASMIN : Cool, hein ? (En parlant de la chanteuse)
    ANNI : (Qui ne quitte pas Jasmin des yeux) Ouais.
    JASMIN : Dis-moi, le sexe avec les femmes est vraiment aussi bien que ça ?
    ANNI : Encore mieux que ça ! Curieuse ?
    JASMIN : Pas dans cette vie non.
    ANNI : Et pourtant tu poses tant de questions…
    JASMIN : Je porte juste de l’intérêt à une amie !

    Anni hoche la tête mais ne semble pas vraiment convaincue.

    ANNI : Si tu le dis…

    Jasmin laisse à nouveau Anni mais jette un regard en arrière et lui sourit, amusée. Anni lui rend son sourire.

    Plus tard dans la salle de bain, Jasmin rentre à nouveau tandis qu’Anni, qui ne porte qu’une serviette est en train de finir de se préparer.
    ANNI : Eh !
    JASMIN : Eh !
    ANNI : Tu peux rester, j’ai presque fini.
    JASMIN : Je vais attendre.
    ANNI : OK !

    Mais cette fois-ci Jasmin ne reste pas près de la porte. Elle s’approche en direction d’Anni qui sourit lorsqu’elle s’en rend compte. Puis elle l’embrasse sur l’épaule. Anni se retourne et elles échangent un baiser.

    JASMIN : (en lui caressant la joue) Je te veux.
    ANNI : (hoche la tête) Oui ?

    Jasmin se réveille dans le canapé. La télé est allumée. Elle réalise que tout ça n’était qu’un rêve. Elle semble troublée.

  • If you wanna be my loveeeeeeeeer… Oups pardon, là n’est pas le sujet. En pensant Spice Girls on a toutes eu notre Gaydar qui s’affolait pour Mel C, la Sporty Spice ! Force est de constater que nous nous […]

    • mouai en même temps elle dédramatise l’engagement spirituel, amoureux que constitue le fait de vivre en couple par des trivialités sexuelles (“mariée à un pénis”, “essayer autre chose” comme si on trouvait ses partenaires au rayon produit ménager…).

      Donc je n’ai pas envie de me contenter de ce “et alors” qui lui permet surtout de faire parler d’elle et faire le buzz pour sa promo, ses radio-crochets etc.

  • C’est l’une des découvertes du dernier Festival de Cannes. Produite par Lee Chang-Dong, la Coréenne July Jung signe avec A Girl at my Door un mélodrame puissant racontant l’histoire d’une femme flic qui prend sous son aile une adolescente maltraitée par sa famille. Le long métrage (sortie officielle le cinq novembre) fait en creux le portrait des discriminations liées à l’homosexualité. July Jung nous parle de son film, de ses actrices et d’une possible nouvelle vague coréenne…
    L’histoire de A Girl at my Door est dure et complexe. Qu’est-ce qui vous a donné envie de la raconter pour votre premier long-métrage ?
    Je ne me souviens plus qui m’a raconté cette histoire, mais c’était il y a longtemps. J’ai entendu une histoire au sujet d’un chat. C’était un chat qui était aimé par sa maîtresse, mais lorsqu’un nouveau chat est arrivé, l’affection de la maîtresse est passée du premier chat au second. Le pauvre chat voulait retrouver l’amour de celle-ci. Un jour, la maîtresse s’est mise à hurler devant sa porte alors qu’elle se préparait à aller au travail. Elle avait retrouvé un rat mort dans sa chaussure. Elle a immédiatement suspecté son vieux chat. En colère, elle a battu le chat, pensant qu’il ne l’aimait plus pour se comporter ainsi. Le jour suivant, alors qu’elle s’apprêtait à enfiler sa chaussure, elle a de nouveau été surprise. Cette fois, elle avait un rat écorché dans sa chaussure.
    Dans cette situation, la plupart des gens agiraient de la même façon. Ils penseraient simplement que le chat gourmand se venge de sa maîtresse d’une manière horrible. En fait, le chat a préparé ce rat, qui est, pour lui, la nourriture la plus délicieuse qui soit, afin de regagner l’amour de sa maîtresse. Après avoir vu celle-ci être en colère la première fois, le chat a préparé le rat pour qu’il soit plus facile à manger et le lui a rapporté. C’était un geste de réconciliation sincère de la part du chat, que la maîtresse a perçu comme une horrible vengeance. A Girl at my Door est parti de cette idée. Comment interpréter le comportement de ce chat ? Est-il possible, pour sa maîtresse, de comprendre son comportement ? Y a-t-il de l’espoir dans cette relation douloureuse ? La réponse à ces questions a été A Girl at my Door.
    Quelle a été l’implication de Lee Chang-Dong dans votre film ? Qu’avez-vous appris de lui ?
    M. Lee Chang-Dong s’est occupé du film durant toute sa confection, du début à la fin. En tant que producteur et professeur, c’est lui qui a trouvé le sens profond du film et m’a menée dans la bonne direction. C’est aussi un des plus grands cinéastes du monde et je l’adore. Par conséquent, il a eu une influence importante sur moi. Avant tout, j’ai appris à affronter mon histoire et à filmer sérieusement, rationnellement. J’ai appris à être plus appliquée et à donner le meilleur de moi-même. Pendant le tournage, j’ai toujours eu en tête à quel point il était important de trouver le bon rythme, ce qui est essentiel, et de mixer les différents éléments du long métrage afin que celui-ci soit lisible pour le public. C’est grâce à M. Lee que j’ai pu faire ça.
    Les performances de Bae Doona et de Kim Sae-Ron sont assez bluffantes. Comment avez-vous travaillé avec vos actrices ?
    Tout d’abord, elles ont compris leur rôle instinctivement. C’était une compréhension profonde avant même qu’on ne se rencontre. À partir de là, on a pu avoir des conversations poussées sur chacun des rôles et sur le film. J’ai été très chanceuse d’avoir ces actrices qui sont totalement devenues mes personnages. Ça n’est pas facile de jouer Yeong-Nam [ndlr : interprétée par Bae Doona] qui mène toute l’histoire et est en même temps en retrait. Elle est piégée dans son propre destin, elle se fait du mal. Les décisions qu’elle prend rendent les gens autour d’elle encore plus seuls et en même temps elle se bat contre sa propre solitude. Mais son propre désir l’induit en erreur et elle en souffre sans jamais exploser. Il était possible de rendre ce personnage trop ambigu, alors Bae Doona et moi avons eu de longues discussions sur la façon de jouer ces émotions complexes. Son talent lui a permis d’exprimer toute la subtilité du personnage.
    Je pense que Kim Sae-Ron, qui avait initialement décliné notre offre, savait à quel point jouer Dohee allait être compliqué. J’imagine que c’est pour ça qu’elle a d’abord douté. Quand je lui ai demandé pourquoi elle avait changé d’avis, elle m’a dit : « J’ai senti que je devais le faire ». Sur le tournage, j’ai pu voir à quel point elle était captivée par le rôle, comprenant la douleur, la tristesse et l’angoisse ressenties par Dohee. Je pense que c’est pour ça qu’elle a d’abord refusé le rôle. Mais je lui suis si reconnaissante qu’elle ait accepté, car Dohee devait être montrée au monde.
    A Girl at My Door n’est pas un film sur l’homosexualité mais c’est un film qui en parle. Et c’est un sujet qui n’est pas si habituel que ça dans le cinéma coréen. Comment expliquez-vous ce tabou ?
    Tout d’abord, effectivement, je ne dirais pas que mon film est exclusivement à thématique LGBT. Yeong-Nam est clairement lesbienne et sa compagne apparaît dans le film. Le film traite de problèmes auxquels une lesbienne doit souvent faire face ; ici en choisissant de se séparer de son amante et de vivre seule. Les gens qui ont vu le film me parlent occasionnellement de thèmes LGBT mais je dois avouer que ces questions ne me sont pas si familières. La sexualité de Yeong-Nam est vue comme un reflet d’une certaine partie de la société coréenne. Ce n’est en aucun cas un sujet commun. Avec A Girl at my Door, je prends en quelque sorte la défense de mon héroïne victime de ce tabou – cette jeune femme qui hésite à s’exprimer en public, qui est contrainte de se renfermer sur elle-même à cause d’une haine née de préjugés et qui se plonge dans une intense solitude.
    Comment le film a-t-il été reçu en Corée ? Quel a été l’impact de Cannes ?
    A Girl at my Door avait un tout petit budget. Les conditions étaient très difficiles, jusqu’à ce que je me demande si le film allait pouvoir être montré au cinéma. Ça, c’est la réalité des films à petit budget en Corée. Mais quand le film a été sélectionné à « Un Certain Regard », il a ensuite reçu presque autant de salles qu’un poids lourd du box-office ! Je pense que cela est dû au dur travail de mes actrices mais aussi à l’attente créée par le Festival de Cannes. Mais le public n’a pas forcément suivi. Comme vous le savez, l’histoire est triste et éprouvante et elle n’a pas suffisamment attiré le grand public. Néanmoins, le film a suscité des réactions franches. Les gens, semble-t-il, savaient ce qu’ils avaient aimé et inversement. Il y en a qui ont compris mes intentions, mais aussi d’autres qui m’ont reproché de vouloir traiter trop de sujets à la fois.
    Quels sont les jeunes cinéastes coréens qui vous intéressent ? Avez-vous le sentiment que quelque chose de neuf se passe actuellement dans le cinéma coréen ?
    Il y a quelques années, il y a eu ce film intitulé Crush and Blush. Je n’en peux plus d’attendre le nouveau film de ce réalisateur et producteur, Lee Gyung-Mi. Comme je viens seulement de sortir mon premier film, je ne me sens pas très à l’aise à l’idée de parler de l’industrie du cinéma coréen dans son ensemble. Mais j’ai le sentiment qu’il y a un effort pour sortir un peu du flot de films grand public et cela a permis de produire quelques grands films. Crush and Blush en fait partie. Je crois que mon film est dans la même veine. Avec de nouvelles perspectives, un point de vue indomptable, des films neufs sont produits dans le pays. Bien sûr, il y en a qui, comme moi, se battent avec des petits budgets et des conditions compliquées, mais j’ai le sentiment qu’il y a plus d’opportunités qu’il y a pu en avoir par le passé. C’est un challenge. Si cet effort persiste, il peut aboutir à une nouvelle vague pour la Corée.
    Interview Originale sur le site Filmdeculte.com

  • Qu’est-ce qui vous a attirée dans l’histoire de Jessica et Lexy ?
    J’ai été attirée par Lexy et Jessica parce qu’elles sont merveilleuses, en tant que personnes et en tant que couple. Elles sont drôles, ouvertes et passionnées, sans oublier qu’elles sont aussi magnifiques. Lexy a le cœur sur la main, et comme vous pouvez le constater, c’est une très bonne chanteuse. Elle est d’une fragilité déchirante en tant que chanteuse et que personne. En même temps, au fur et à mesure de l’avancement du documentaire, elle révèle une force intérieure incroyable et un grand courage. Jessica se présente comme beaucoup plus forte, elle se décrit même comme méchante. Et ce côté-là est bien montré dans le documentaire, mais en passant du temps avec elle, en apprenant à la connaître, nous voyons qu’elle est déterminée, loyale, courageuse et extrêmement aimante. Je trouve leur relation puissante et inspirante, tout particulièrement au regard de ces épreuves.
    À votre avis, que peut nous apprendre Romeo Romeo sur les luttes d’une famille moderne ?
    L’envie d’avoir un enfant est un désir humain tellement basique. Lexy et Jessica ont un désir ardent, une envie, un besoin d’être mères, de tenir leur enfant dans leurs bras. Voir des gens confronter au fait que ce qu’ils souhaitent le plus au monde pourrait ne pas leur arriver est juste déchirant. Les voir se battre épreuve après épreuve est inspirant.
    Qu’aimeriez-vous que les spectateurs retiennent ou fassent après avoir visionné votre documentaire ?
    Il y a plusieurs choses que j’aimerais que les spectateurs retiennent. Je voulais montrer ce qu’était réellement tout le processus de procréation médicalement assistée. Nous sommes vraiment proches des procédures médicales ici. On assiste au retrait des ovules de Lexy, à la mise en boîte de Pétri, puis à la fertilisation. Je crois qu’il y a comme une sorte de voile sur ce que sont ces procédures et je voulais en montrer le plus possible. Mais ce qui est plus important pour moi c’est le côté émotionnel de tout cela. Il y a tellement de techniques disponibles pour aider les gens à faire des enfants – que ce soit parce qu’ils se battent contre l’infertilité ou parce que ce sont deux femmes ou deux hommes – mais je crois que ce dont les personnes parlent peu est l’expérience émotionnelle des personnes traversant cela. Donc, avec ce documentaire, j’espérais dépeindre l’expérience physique et émotionnelle de cette femme sous traitement, ainsi que toutes les répercussions logistiques, financières, médicales et émotionnelles que cela peut avoir sur un couple. Je voulais montrer cette tension, cette anxiété, cette attente et peut-être ce rapprochement que ces expériences suscitent.
    À votre avis, quel est le rôle d’une réalisatrice de documentaires ?
    J’ai tendance à faire des films très personnels, je ne veux pas dire qu’ils parlent de moi, mais ils parlent de choses qui me tiennent vraiment vraiment beaucoup à cœur. J’aime suivre des gens auxquels je tiens et que j’admire, j’aime me rapprocher d’eux et raconter des histoires personnelles et émotionnelles qui traitent d’un problème général. J’essaye de raconter des histoires proches des gens à un large public afin de comprendre un problème plus général. Dans le cas de Romeo Romeo il s’agit de l’infertilité mais également du mariage gay. Dans mon documentaire précédent, Today’s Man, je parlais du syndrome d’Asperger et de l’autisme. Donc, je dirais que le but d’une réalisatrice de documentaires est d’essayer de parler d’un problème général en racontant des histoires personnelles.
    Y a-t-il des thèmes qui vous attirent en particulier ?
    Je recherche des histoires auxquelles je suis liée émotionnellement parlant. Je suis attirée par des histoires de personnes que j’aime et respecte. J’aime également raconter des histoires qui se déroulent sur une longue période de temps. Ça rend la réalisation des documentaires très lente, mais je crois que ça rend les histoires plus riches, plus complètes. J’ai été extrêmement chanceuse de pouvoir faire ça sur mes deux derniers projets : six ans pour Today’s Man, trois ans pour Romeo Romeo. Quand vous avez le luxe du temps, les gens et les situations peuvent vraiment évoluer et c’est là que les choses deviennent vraiment intéressantes.
    Interview Originale sur le site Gooddocs.net

  • Vignette
    Épisode 5442 : Sortie en boîte

    Anni et Jasmin sont dans le WG et discutent de… Kurt.

    ANNI : Sois contente de t’en être débarrassée.
    JASMIN : Certainement que je lui aurais encore pardonné si on était […]

  • A Girl At My Door est un long-métrage sud-coréen de 2014, réalisé et écrit par July Jung, et récompensé à Cannes dans la catégorie « Un certain regard ».
    Une jeune commissaire de Séoul, Yeong-Nam, est mutée dan […]

    • ah, alors là je suis preneuse. Ca fait longtemps que je n’ai pas vu de film coréen et j’aime beaucoup ce qu’ils font. Dans le film transparaît aussi, ce côté étrange, dur, violent, brillant, que j’apprécie.

      Je sais que la distribution ne fait pas tout mais qu’une actrice aussi célèbre que Bae Doona prête caution a un film de ce genre, me plait aussi beaucoup et laisse augurer de bonnes choses (en plus j’ai adoré the Host !).

      La bande annonce est aussi très chouette…

    • J’ai beaucoup aimé ce film (film coréen ET qui aborde l’homosexualité….. wouhou !!!). J’aime bien les développements sur la relation mère/fille. En fait, j’ai l’impression que la réalisatrice veut nous en convaincre tout le long du film… Et c’est le spectateur qui se retrouve à “juger” cette relation. A la fin, je trouve que la relation mère/fille s’impose (d’ailleurs la scène se passe au bord de la mer). Après je ne comprends pas pourquoi les services de police n’interviennent pas concernant Dohee. Je me demande si ça se passe vraiment comme ça dans la Corée « rural ». La réaction machiavélique de Dohee apparaît aussi un peu exagérée je trouve… Des explication ?^^

  • Pour ses 20 ans, le festival « chéries chéris » célèbre la diversité avec une programmation variée, des évènements cinéphiles et festifs et une marraine d’exception, Arielle Dombasle !
    En ce qui concerne ce […]

  • violia a publié une note il y a 11 ans et 6 mois

    Bravo pour la mise en place et mise à jour de ce site !

  • violia a modifié l’image de son profil il y a 11 ans et 6 mois

  • Kate Johnston engrange beaucoup de compliments avec son premier long-métrage, Tru Love, coréalisé et coécrit avec Shauna Mac Donald, la star du film et également la coproductrice.
    Tru Love a été présenté comme le film lesbien majeur du seizième festival du film LGBT de San Diego, FilmOut.
    Johnston est connue du public de FilmOut puisqu’elle était coproductrice du film Margarita, qui avait été diffusé lors du quinzième festival. Elle est également scénariste, réalisatrice et productrice du court-métrage Stormcloud, actuellement en post-production.
    Kate Johnston a craché le morceau et nous a dit si Tru Love était une histoire fictive, si le tournage en hiver était symbolique et elle nous a parlé des défis à relever en tant que coréalisatrice.
    Sur quoi est basée l’histoire de Tru Love ? Est-ce purement fictionnel ou bien est-ce inspiré de vraies personnes ?
    J’ai été inspirée par une amie, une jeune lesbienne, qui m’a parlé d’une superbe veuve plus âgée qu’elle avec qui elle avait développé une forte amitié au fil des années. Elles dînent ensemble une fois par an, boivent du vin et elles apprécient toutes les deux ce petit flirt innocent. Une idée a germé en moi. Ça semblait être une bonne base pour un film. Mais les personnages et l’histoire en elle-même ne sont que pure fiction.
    Le film est basé sur ce « et si… ». Je me suis dit « et si » ces deux femmes se rencontraient et, qu’aussi invraisemblable que cela puisse paraître, se liaient et tombaient accidentellement amoureuses, que se passerait-il ? Qui sont ces deux femmes ? Le conflit nécessitait un troisième personnage, qui est devenu la fille. Voilà donc le triangle mère, fille, amie. J’ai commencé l’écriture en court-métrage et j’avais comme idée de départ une espèce d’analyse de la solitude et de l’isolement (dont nous avons déjà tous fait l’expérience) et bien sûr également de l’attirance et de cet amour inattendu qui leur permet alors de se libérer elles-mêmes et de se libérer des autres.
    Puis, j’ai été encouragée par Shauna et les autres à le développer en long-métrage. On m’a dit que l’histoire était trop bonne pour être gâchée dans un court-métrage. J’ai écrit la première version du scénario du long-métrage en moins d’un mois, ensuite Shauna a travaillé avec moi sur les scenarii suivants en tant que coscénariste, puis nous avons fait de nombreux tests avec les acteurs avant que ce ne soit bon. Et voilà, on connait la suite.
    La romance évocatrice qui bouillonne entre Tru et la mère de son ex-petite-amie, Alice, prépare le terrain pour un conflit fascinant avec Suzanne. Kate, Shauna, nous nous devons de vous faire des éloges pour nous avoir présenté trois personnages féminins forts. Comment avez-vous recruté l’élégante Christine Horne dans le rôle de Suzanne, et comment était-ce de travailler avec elle ?
    Merci ! L’élégante Christine Horne a le même agent que Shauna, donc c’était super ! J’étais également familière de son travail (j’étais productrice associée dans le long-métrage lesbien Margarita) et lorsque notre directeur de casting, Sharon Forrest, nous a proposé de la prendre, Shauna et moi avons toutes deux sauté sur l’occasion de pouvoir travailler avec elle. C’est une actrice brillante, c’est super de travailler avec elle. Elle en dit tellement sans dire un mot. Elle transmet tellement d’émotions dans un simple regard qu’elle a hissé les mots et le personnage à un niveau que je n’aurais jamais pu imaginer.
    Le scénario était délicat, l’histoire puissante et le jeu d’acteur génial. Que dit-on de votre film dans les festivals ?
    Merci ! Je dois dire que, pour l’instant, les retours sont très bons. Les critiques ont été tout aussi positives (je touche du bois !). Nous avons fait notre première mondiale au festival de Raindance à Londres en octobre 2013, où nous étions diffusés et critiqués pour la première fois et par la suite nous avons été inclus dans le top dix des films de 2013 au Huffington Post du Royaume-Uni (juste derrière Gravity). C’était génial. Nous venons juste de revenir, encore une fois, de Londres et du BFI Flare : un festival du film LGBT. Encore une fois, c’était un super festival. Le buzz a continué et maintenant le film est entré dans le circuit international des films LGBT. On ne pourrait être plus heureux. Nous sommes également distribués par Wolfe Releasing aux États-Unis, Juice au Canada, Peccadillo Pictures au Royaume-Uni et Salzgeber en Allemagne.
    Y avait-il une raison particulière pour tourner en hiver, avec des scènes en extérieur dans la neige, sous le climat rude de Toronto ? Était-ce pour le symbole ou pour une question pratique ? Les esprits curieux veulent savoir !
    Pour plusieurs raisons : le budget et la disponibilité des acteurs et de l’équipe ! Et bien sûr, oui, le symbolisme est important. L’hiver était la meilleure des saisons pour tourner le film. Une beauté aussi pure. Poétique. La glace, la ville, les paysages, la métaphore d’être gelée dans votre vie puis dégelée au printemps. Vous ne pouvez pas avoir ça autrement. Je crois que c’est beaucoup mieux pour le film qu’il soit raconté en hiver.
    Pourquoi avez-vous décidé de coréaliser avec Shauna ? Avez-vous eu une approche plutôt individuelle ou collaborative de la réalisation ? Comment cela a fonctionné au final ? Qu’en avez-vous retenu ?
    Et bien, Shauna était ma collaboratrice en création depuis la fin du premier brouillon du long-métrage Tru Love. J’étais la réalisatrice sur le plateau, je faisais les maquettes, créais les images, je dirigeais les acteurs et je le faisais également au tout début de la première version. Shauna devait se concentrer sur son rôle de Tru sur le plateau, ce qui était important, mais avec sa vision très pointue des choses (elle est des yeux formidables pour les détails) elle pouvait examiner les scènes à tourner, aider à faire des changements si nécessaires, revérifier tous les tournages et aussi regarder les rushes à la recherche d’erreurs – c’était super. Après la première version, elle était avec moi dans la pièce de montage, tous les jours, en tant que coréalisatrice. C’était ma première réalisation de film (et la sienne aussi) donc c’était primordial pour nous de travailler ensemble, à l’unisson, afin de faire ce qui était le mieux pour le film lui-même. C’était une vraie collaboration.
    Je me suis découvert plusieurs forces (je suis très forte pour raconter une histoire visuellement et savoir où se situe la tension) et j’ai aussi beaucoup à apprendre des autres, notamment sur le plan technique, ce qui demande beaucoup d’apprentissage, et je suis reconnaissante de pouvoir progresser.
    Que voulez-vous que le public retienne du film ?
    Que l’amour est possible. Qu’il faut commencer par nous. C’est un travail sur soi. Vivre dans la peur d’aimer peut vous paralyser. Ce que dit Alice résume parfaitement cela pour moi : « J’espère que tu trouveras quelqu’un à aimer de tout ton cœur, et si ton cœur doit se briser, j’espère qu’il se brisera en mille morceaux ».
    Quels sont vos futurs projets ?
    Je suis en train d’écrire deux scenarii : l’un est un drame (avec de l’humour bien entendu) et l’autre une comédie romantique. Je les réaliserai tous les deux. Et je collabore à l’écriture d’un long-métrage avec deux femmes des États-Unis.
    Dîtes-nous quelque chose que vos fans ignorent à votre sujet.
    Mon père dirigeait un cinéma et j’ai grandi dans une cabine de projection. J’étais actrice avant d’être scénariste/réalisatrice mais je préfère de loin raconter des histoires derrière la caméra, en silence.
    Si vous pouviez avoir trois vœux, quels seraient-ils ?
    Faire plus de films. Retomber amoureuse. Voyager plus.
    Interview Originale sur le site Sdgln.com

  • En afficher davantage