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Lou Morin a écrit un nouvel article, Episodes : Interview de Kathleen Rose Perkins, l’interprète de Carol Rance il y a 11 ans et 3 mois
Kathleen Rose Perkins est actrice depuis plus de quinze ans et a fait des apparitions un peu partout, de How I Met Your Mother, à Grey’s Anatomy à American Horror Story à NCIS : Los Angeles. Ah, et elle a récemment joué dans un tout petit film appelé Gone Girl, vous en avez peut-être entendu parler ? Ce n’est pas trop mal pour une fille du Michigan qui a passé ses années de vaches maigres à être réceptionniste au Merrill Lynch de Los Angeles et qui avait presque abandonné l’idée de jouer pour Hollywood.
Aujourd’hui Perkins est surtout connue pour son rôle dans la comédie de Showtime, Episodes. Elle y interprète Carol Rance, l’adorable et très nerveuse chef de programmation de la chaîne qui fume de l’herbe, couche avec ses patrons et fait plaisir aux gens.
Ici, Kathleen nous explique pourquoi elle aime la nouvelle relation lesbienne de Carol, ce qu’elle fait avec ses mains lors des randonnées et pourquoi son visage à lui seul mérite un Emmy Award.
Merci de prendre le temps de faire cette interview.
C’est à moi de vous remercier d’avoir écrit un si bel article. C’était super ! Merci d’essayer d’attirer des spectateurs vers notre série, ça me touche.
Vous voulez rire ? Je suis fan d’Episodes depuis le début. Afterellen n’avait pas vraiment de quoi en parler avant la relation lesbienne de cette saison, mais maintenant nous allons vraiment nous concentrer sur l’histoire entre Carol et Helen. Je vous précise ça parce que je ne veux pas que vous croyiez que je suis une fille chelou qui ne veut parler que de lesbiennes.
Non, non, parlons de lesbiennes ! Ça m’a l’air parfait !
Ah, ok, dans ce cas, je suis carrément chelou. Quand avez-vous appris que votre personnage, Carol Rance, aurait une histoire avec une femme ?
[Les co-créateurs] David Crane et Jeffrey Klarik – qui sont en couple ensemble d’ailleurs – me l’ont dit en 2010, lors de la saison une. Ils m’ont dit que Carol ne serait jamais la patronne, qu’elle serait toujours la numéro deux, qu’elle aurait toujours une liaison avec le nouveau patron venu prendre la relève de la chaîne et qu’un jour ce patron serait une femme. Donc, oui, on le savait depuis le début.
Whoa, je ne me doutais pas qu’ils avaient prévu ça dès le début.
J’avais hâte d’arriver à cette saison-ci. Je trouve qu’ils ont fait ça très joliment. Je savais que le personnage allait s’amuser comme jamais auparavant. Je voulais aussi savoir ce que ça allait donner, parce que c’est un pas à franchir vous savez. J’avais hâte de voir la réaction du public sur cette histoire. C’est vraiment ma saison préférée et en grande partie parce que cette relation est vraiment sympa à jouer.
Ça correspond tout à fait à Carol mais ça l’amène aussi dans une toute nouvelle direction, ce que l’on n’avait pas vu venir. Qu’est-ce que vous préférez dans cette histoire ?
Ce que je préfère c’est que c’est la relation la plus saine que Carol n’est jamais eue. Elle faisait toujours semblant d’être heureuse mais ne l’était jamais. C’était la première fois que je jouais Carol réellement heureuse. Elle a une relation sympa, respectueuse et pleine d’amour avec une personne qui la traite bien. C’est un nouveau monde pour Carol, cette femme l’aime réellement. Et j’ai eu plus d’alchimie avec Andrea Savage [qui joue Helen Basch] qu’avec les précédents acteurs.
Carol est-elle bisexuelle alors ?
À votre avis ?
En fait, j’ai pensé à une expression qui serait plus appropriée pour Carol. Je crois qu’elle est patron-sexuelle.
[Rires] Oh non ! Oh, j’aurais voulu trouver cette expression ! C’est génial !
Je vous la donne !
Super ! Mon Dieu, c’est super. Oui, c’est exactement ce qu’elle est. Le critère essentiel pour que Carol soit attirée par quelqu’un est une espèce de poste à pouvoir. Au final, dans un épisode, Beverly lui dit qu’elle est lesbienne et je lui réponds « Je ne pense pas être lesbienne. » Beverly me demande alors « Et que penses-tu être ? », Carol lui dit « Je ne sais pas. Je ne suis pas très à l’aise avec les étiquettes. »
Ah ! C’est justement ça qui la rend lesbienne : rejeter les étiquettes. Sérieusement, c’est la chose la plus gay que Carol aurait pu dire.
Génial ! J’en ferai part aux producteurs.
J’aime bien l’amitié qui existe entre Carol et Beverly. Il y a tellement peu d’amitié entre femmes indépendante du reste dans les comédies télévisées. D’où ça vient ?
J’adore jouer la relation entre Beverly et Carol, c’est mon passage préféré dans chaque épisode. Je suis devenue très proche de Tamsin Greig, qui joue Beverly. Il existe aussi une amitié entre [les personnages] de Sean et Matt LeBlanc, une amitié très forte, mais elle n’est pas aussi profonde et complexe que celle de Beverly et Carol. Ils squattent juste les bars. Nous, nous allons randonner et fumons de l’herbe. Je chéris ces scènes de [randonnées], elles font partie de mes scènes préférées.
Ça me fait penser : c’est quoi le problème des mains de Carol pendant les randonnées ? Qu’est-ce que vous faites avec vos mains ?
Bon, écoutez, il y a longtemps, quand ma mère était dans sa période « saine », elle s’est mise à la marche rapide, et non seulement ils font le « talon-orteils » mais ils bougent aussi les bras comme ça pour que les muscles du torse travaillent. Lorsqu’ils ont décidé de tourner des scènes de randonnées, je ne savais pas du tout quelle serait la démarche de Carol avec des chaussures plates, parce qu’elle est toujours en talons. Des talons vraiment douloureux. Donc, je me suis dit que folle comme elle est, Carol était allée chez un spécialiste de la marche et avait appris à marcher de cette façon très amusante. Et Carol remonte ses paumes de main parce qu’elle a pris des habitudes bizarres. En fait, c’est juste moi qui essaye de rendre ça encore plus drôle.
Mission accomplie. Qui embrasse le mieux, Merc ou Helen ? Sans vouloir te vexer John Pankow, je pense que je connais déjà la réponse.
Andrea a de très belles lèvres, donc Helen bien sûr. Ils avaient fait des auditions pour le rôle d’Helen Basch et j’ai eu la chance de pouvoir faire quelques castings d’alchimie avec deux-trois actrices différentes. Lorsqu’Andrea est entrée je me suis dit « Je l’aime bien, elle. Elle est sexy ! Je crois que c’est ce que Carol voudrait. »
Mais c’est une règle : en comédie personne n’a le droit d’être heureux. Je m’inquiète vraiment pour elles deux. S’il vous plaît, dites-moi que Carol et Helen tiendront au moins jusqu’à la fin de la saison ?
[Rires] Vous savez, je ne peux pas vraiment vous en parler, je gâcherais tout ! Et ça me coûte ! Je voudrais tout vous dire et je voudrais savoir si vous allez aimer ce qu’il va se passer. J’ai vraiment hâte de savoir ce que les gens vont penser de ce qu’il va se passer. C’est tellement génial !
Vous me torturez.
Pendant le dernier épisode de cette saison j’étais bouche bée tout le long. Je n’en reviens pas de ce qu’ils ont fait à ces personnages. Je ne dirai pas si c’est en bien ou en mal ou même ce qui arrive mais ce sont de bonnes montagnes russes.
Parmi tous vos rôles, Carol est le plus long que vous ayez eu, pas vrai ?
Oui. C’est le meilleur personnage qu’il m’ait été donné de jouer jusqu’à maintenant. Grâce à sa longévité mais aussi parce qu’elle n’est pas monotone. À chaque saison je découvre une facette de Carol que j’ignorais totalement.
En parlant de facettes surprises, je ne savais pas que vous étiez ceinture noire troisième dan de taekwondo. C’est classe. Mais les actrices ne sont-elles pas censées faire du yoga ?
En réalité, le yoga me fait souffrir. J’aime vraiment beaucoup le taekwondo et j’en fais depuis quinze ans maintenant. C’est une très bonne manière d’extérioriser toute son agressivité, de comprendre son corps, d’être solide, de garder les pieds sur terre, de contrôler sa distance avec les autres et je pense que si quelqu’un venait à m’agresser je pourrais m’en sortir toute seule. Je ne veux surtout pas avoir à le vérifier dans la vraie vie mais je pense que toutes les femmes devraient savoir se défendre.
Mais c’est un sport de contact. Vous n’avez pas peur pour votre visage ?
Oh, eh bien, je ne fais que très peu d’entraînements avec des gens. La plupart du temps je travaille avec des sacs et ils ne peuvent pas vraiment me frapper en retour. Rien ne doit arriver à mon visage sinon je ne pourrais pas travailler pendant un moment.
Il faut protéger votre gagne-pain ! D’ailleurs, vos expressions et réactions dans la série sont énormes. Vous mériteriez un Emmy Visage, chose que je viens juste d’inventer.
[Rires] C’est génial ! J’aimerais en avoir un, ce serait la classe ! Vous savez quoi, j’adorerais ! Ça représenterait plus pour moi qu’un Emmy normal. Avec un peu de chance la statue serait animée, le visage bougerait. Ce serait génial.
Super ! Mais les Emmy Visages ne seraient pas diffusés à la télé, ils auraient lieu autour d’un déjeuner. Désolée.
Ah ça oui, ça ne serait jamais diffusé sur CBS.
Faites-vous autre chose que de la comédie ?
Je suis scénariste en herbe. J’ai écrit quelques pilotes et un scénario que je ne montrerai jamais à personne. [Rires] J’aimerais finir par être assez douée pour devenir scénariste. Vous avez plus à dire sur les personnages que vous interprétez si vous les écrivez vous-même.
Vous focalisez-vous sur les comédies de vingt minutes ?
Les comédies et les comédies sur l’amitié pour les femmes. C’est ça que je veux faire. Je voudrais écrire un autre Laverne & Shirley. Je veux écrire pour les femmes. Je les aime.
Puisque vous ne tournez Episodes que deux mois par an, vous avez dix mois pour travailler sur votre pilote.
Oui, je devrais pouvoir réussir à faire quelque chose.
Je veux un pilote sur mon bureau d’ici à décembre.
[Rires] Oh oui, pas de problème.
Vous pourriez vous écrire un rôle, le produire et le réaliser vous-même.
En fait, j’aimerais produire et écrire un one woman show.
Parfait ! Je serai au premier rang et j’amènerai dix amis.
Ok !
Interview Originale sur le site Afterellen.com -
Lou Morin a écrit un nouvel article, I Luv U But… : Épisode 5 – Get Outta my Bed! il y a 11 ans et 3 mois
Sam est au lit avec un homme tout juste rencontré. Celui-ci quitte la chambre pour aller aux toilettes. Lorsqu’il revient il fait remarquer à Sam qu’il y a une femme dans son jardin.
Sam se fait discret et […] -
Lou Morin a écrit un nouvel article, Starting From… Now! : Saison 3 Épisode 02 il y a 11 ans et 3 mois
Kristen, garée devant chez Steph et Darcy, espionne son ex-compagne.
Darcy, quant à elle, a trouvé un travail chez un glacier. Elle discute avec Jackie, sa patronne, quand Steph arrive, un pique-nique à la main. Un peu gênée, Darcy lui dit avoir prévu de déjeuner avec Jackie, mais cette dernière laisse sa place à Steph.
Durant le pique-nique, Steph interroge Darcy au sujet de Jackie en essayant tant bien que mal de cacher sa jalousie. La jeune femme la rassure : elles ne sont que collègues de travail. Le pique-nique peut reprendre mais, alors qu’elle embrasse Darcy, Steph aperçoit Emily au loin.
Kristen est chez elle lorsque Emily frappe à la porte : elle aimerait récupérer son portable qu’elle a oublié chez elle hier soir. Kristen pense qu’elles ont couché ensemble et rit lorsque Emily lui rappelle qu’elle lui a vomi dessus. Emily part, énervée de son attitude.
Steph se rend chez Emily pour la remercier d’avoir prévenu Darcy de son envie de partir de Sydney. Steph veut également s’assurer que la jeune femme va bien. Emily affirme que tout va bien quand une jeune femme vient la rejoindre à la porte pour voir ce qui lui prend autant de temps. -
Lou Morin a écrit un nouvel article, May in the Summer : Interview de Cherien Dabis, la réalisatrice et l’interprète de May il y a 11 ans et 3 mois
La réalisatrice palestino-américaine, Cherien Dabis est habituée à travailler derrière la caméra. Elle était scénariste pour The L Word puis a écrit et réalisé son premier long-métrage Amerrika, qui a fait sa première au festival de Sundance en 2009. Dans son nouveau film, May in the Summer, Cherien interprète également le personnage principal, May, un heureux hasard qui a permis à Cherien de « réaliser un film depuis l’intérieur d’une scène » et d’en apprendre plus sur elle-même.
Tout comme May, Cherien est une romancière new-yorkaise qui rentre chez elle, en Jordanie, pour revoir sa mère et ses sœurs avant de se marier avec son petit-ami musulman. Sa plus jeune sœur, Dalia, une lesbienne dans le placard tout le long du film, est interprétée par Alia Shawkat. Dalia, en tant que garçon manqué sarcastique, est la moins enthousiaste à l’idée de retourner chez elle, mais est tout de même contente de revoir ses sœurs. Leur mère (parfaitement interprétée par Hiam Abbass) est franche et malheureuse depuis que son mari l’a quittée pour une femme plus jeune qu’elle. Elle passe le plus clair de son temps à faire la tête concernant le mariage de May, disant qu’elle n’y assistera pas et emportant partout avec elle une grosse corde qu’elle essaie déraisonnablement de dérouler, même lorsqu’elle fait les boutiques dans les galeries commerciales.
Chaque membre de la famille possède un secret. De plus, l’écriture intelligente couplée aux très bons acteurs font de May in the Summer un film auquel quiconque ayant déjà été en désaccord avec ses proches pourra s’identifier.
J’ai vraiment beaucoup apprécié le film. Pouvez-vous m’en dire un peu plus sur sa naissance ?
J’ai commencé à concevoir ce film lorsque je faisais la tournée des festivals pour promouvoir mon précédent film, Amerrika. Ce film-là explorait l’une de mes identités culturelles, c’est-à-dire être arabe en Amérique, mais une autre facette, un autre sentiment n’avait pas été exploré : être toujours considérée comme Américaine dans le monde arabe. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à avoir l’idée d’un film qui parlerait d’une femme qui rentrerait dans son pays. Ce film parle donc d’une femme qui rentre chez elle et qui se sent un peu comme une étrangère là-bas aussi. Je porte un regard sur cette expérience culturelle, une expérience à l’opposé de celle de mon premier film. C’est de là que tout est parti. À l’époque, en 2009, quand j’ai commencé à y penser, je lisais beaucoup sur cette tendance de la migration inversée. Il y avait beaucoup d’immigrants qui quittaient leur pays d’adoption occidental et retournaient chez eux et se retrouvaient à un niveau culturel différent. Il se passait beaucoup de choses inattendues lorsqu’ils retournaient chez eux. Je voulais juste faire un film là-dessus : le retour chez soi.
Le mariage est très symbolique dans le film. Pourquoi vous êtes-vous concentrée sur les noces de May ?
Parmi tous les moyens qu’il existe de rassembler les gens, le mariage est toujours le meilleur choix. Mon premier film était plus autobiographique ; celui-ci tient plus de la fiction. Mais ici, c’est vraiment intéressant de voir comment la vie imite l’art. Pendant les années d’écriture du scénario, ma sœur s’est mariée et son mariage a eu lieu en Jordanie. Et toutes mes sœurs et moi nous sommes retrouvées en Jordanie pour la première fois en dix ans. C’était marrant de faire le parallèle avec le film. En y pensant, ça m’a semblé être un moyen naturel de réunir toute la famille et d’explorer les ruptures familiales. Le divorce a créé une grosse rupture au sein de la famille et dont elle ne s’est jamais vraiment remise. Je me suis donc dit que j’allais explorer l’effet d’un divorce dans un film sur le mariage. C’est donc une espèce de film subversif sur le mariage, ou alors un drame sur le divorce déguisé en comédie sur le mariage.
Je savais que Dalia allait se révéler lesbienne, mais je me demande si certaines des choses qu’elle a dites ou faites étaient des indices que vous avez laissé traîner. Par exemple, elle est végétarienne et elle appelle un groupe d’hommes « des attardés ». Était-ce fait exprès ?
Je crois que ça fait partie de sa personnalité. D’une certaine façon, le personnage de Dalia est celui que je connais le mieux, et je crois que c’est tout simplement ce qu’elle est. C’est un personnage qui me parle beaucoup et très clairement. J’ai toujours su qu’Alia jouerait ce rôle. J’avais travaillé avec Alia dans mon premier film et j’avais beaucoup aimé travailler avec elle. C’est une actrice talentueuse avec un excellent sens du comique. Nous sommes devenues amies après avoir travaillé sur Amerrika, et sa voix résonnait dans ma tête en écrivant ce personnage. Parfois je me disais « Bon, qu’est-ce qu’elle dirait… ? ». J’avais l’impression de très bien connaître Dalia. Il fallait la révéler lentement grâce à quelques commentaires pour que, d’une certaine façon, cela puisse être perçu comme des indices égarés.
Les sœurs sont toutes très différentes mais elles ont toutes en commun le fait d’avoir un secret, on peut donc faire beaucoup de parallèles entre elles. Est-ce quelque chose que vous aviez prévu ou bien est-ce venu au fur et à mesure de l’écriture ?
Je voulais faire en sorte que tout le monde ait quelque chose de particulier. Je voulais que tout le monde ait un secret et je voulais que ce soit un film sur la famille ; rien n’est lié au début. Cette rupture qu’est le divorce a installé une grande distance entre elles et les choses dont elles n’avaient jamais parlé. Je voulais que ce soit un film sur des femmes fortes qui devraient surpasser cela et devraient se mettre suffisamment à nu pour pouvoir se reconnecter, avoir des liens plus forts entre elles et s’aimer les unes les autres, malgré les distances. J’ai donc voulu explorer cela parce que, d’une certaine façon, la famille est un microcosme du Moyen-Orient. Elles ont toutes une expérience très différente, et elles ont toutes une religion différente : l’une est athée, l’autre est très chrétienne et une autre est bouddhiste. Le père est américain, la mère palestinienne, et il existe cet impérialisme de la terre natale. Je voulais représenter tous ces points de vue au sein d’une même famille qui devrait alors surpasser ces différences pour redevenir une vraie famille.
J’adore la corde que la mère de May utilise pour dénouer les relations. C’est quelque chose qui existe vraiment ?
C’est quelque chose dont j’ai entendu parler. C’est un peu une légende urbaine, comme un sort, le sort de la corde nouée. J’en ai entendu parler plus jeune et je n’ai jamais oublié ; cette image est très forte : quelqu’un essaie de défaire cette corde incroyablement nouée. Ça m’est venu lors de l’écriture du scénario parce qu’il y a tellement de conflits internes que je voulais trouver un moyen cinématographique de représenter ce conflit. La corde nouée peut représenter la mère essayant de défaire le lien qui unit May et son fiancé, tout du moins, c’est ce que May pense. La corde est donc devenue le symbole de leur lutte acharnée, de leur relation.
J’ai aussi adoré les proverbes que vous utilisez. Pourquoi avoir utilisé des proverbes et comment les avez-vous choisis ?
Les proverbes ont toujours été là, je les ai toujours vus dans les chapitres. Je voyais des chapitres sous forme de proverbes arabes. C’est en partie dû au fait que je suis obsédée par les proverbes, les proverbes arabes en particulier. Je les aime vraiment parce qu’ils sont une partie tellement importante de cette langue et culture. Ce sont également de petits morceaux de sagesse qu’énormément de personnes utilisent et ce sont des conseils géniaux auxquels peu de gens font attention. Je voulais les utiliser tout au long du film à partir du moment où ils avaient lieu d’être et qu’ils représentaient vraiment la façon dont le film avait été fait. Au final, j’en ai pris moins que prévu et j’ai fait attention à bien les choisir. Je n’arrêtais pas de les changer. Ceux que j’ai finalement choisis reflètent réellement ce que ressent May et vous donne un brin de sagesse sur ce qu’elle est en train de traverser émotionnellement. C’est comme cela que j’ai décidé de ceux qui fonctionneraient le mieux pour le film. En fait, il s’agit d’une évolution. Même si j’ai pensé à leur utilisation dès le début, la fonction des proverbes et les proverbes en eux-mêmes ont changé. C’était vraiment sympa à faire. Il fallait également les doser précisément parce que je ne voulais pas que les gens sortent du film. C’est donc pour cela qu’il y a peu, trop peu de titres. C’est juste qu’à chaque nouveau titre correspond une page vierge, un chapitre. De plus, cela permet au public de réfléchir à l’entrée dans un nouveau chapitre, donc je ne voulais pas que cela soit trop évident et qu’on les ramène à la réalité. Je ne voulais pas non plus que ce soit trop intellectuel, que le public y réfléchisse pendant deux-trois minutes et rate le film. C’était un défi mais c’était tellement sympa de me plonger là-dedans.
Vous jouez également dans le film : pourquoi avez-vous décidé d’interpréter May ?
Je n’avais pas du tout écrit le rôle pour moi. J’ai été très surprise de me voir jouer dans le film. En fait, j’étais en train de faire passer des auditions pour trouver quelqu’un pour le rôle. J’auditionnais beaucoup au sein de la communauté arabo-américaine, autant parmi les acteurs que les non-acteurs. En un an, je n’ai pas réussi à trouver ce que je cherchais : quelqu’un de vraiment authentique, qui incarne vraiment le personnage. Donc j’étais un peu bloquée et j’en ai discuté avec le directeur de casting : devions-nous creuser encore plus loin parmi les non-acteurs ? Que faire ? Et en même temps, beaucoup de gens au cours de cette année m’avaient encouragée à m’envisager, moi, pour le rôle. J’ai d’abord pensé « C’est de la folie. Je ne crois pas que ce soit très malin de jouer dans mon propre film, pour mon premier rôle. On dirait une recette de désastre. » Pas mal de gens avaient dit au fil des mois que je devais y penser sérieusement. Du coup, je me suis dit « Ok, tout le monde n’arrête pas de me dire ça et je commence à avoir l’impression de devoir le faire ou au moins de le considérer ». Je ne pouvais plus l’ignorer. Donc je l’ai fait, je me suis mise devant la caméra avec beaucoup d’hésitation. Je me suis dit « Bon, très bien, je vais me faire passer par tout le processus d’audition, me regarder et voir s’il y a quelque chose de convaincant ». Je dois dire que je me suis réellement surprise. C’est toujours très difficile de se regarder. C’est tout un processus par lequel il faut passer. Une fois que j’ai pu faire ça, j’ai réalisé qu’il y avait dans ma prestation quelque chose que je recherchais, quelque chose de sincère, ça semblait donc être le meilleur choix pour le film. Donc je me suis rappelée et me suis fait passer rigoureusement par toutes les étapes des auditions, probablement plus rigoureusement que pour la plupart des acteurs et, au final, j’ai décidé de sauter le pas. Je devais tout d’abord me prouver que je pouvais y arriver.
C’est donc quelque chose que vous referiez ?
C’est possible, je suis plus ouverte maintenant. C’était une expérience super et j’en ai retiré beaucoup de bonnes choses. J’ai découvert tellement de choses sur moi en étant devant la caméra. De mes insécurités que j’ignorais jusqu’à, tout simplement, découvrir mes émotions. Tout le processus de préparation au rôle m’a vraiment ouverte émotionnellement et je me suis également sentie vulnérable, en tant qu’humaine, réalisatrice et actrice. J’ai aussi découvert une excellente chose pour une réalisatrice : vous pouvez orienter les autres acteurs depuis l’intérieur de la scène. Lorsque je suis devant la caméra avec un autre acteur, je peux lui donner quelque chose auquel il ne s’attend pas du tout, quelque chose qui n’est même pas écrit dans le scénario, pour obtenir telle ou telle réaction dont j’ai besoin. C’était une découverte géniale, je ne le savais pas. Rien que ça, ça me donne envie de recommencer.
Vous imaginez-vous retourner à la télévision ou préférez-vous travailler sur de longs-métrages ?
Je veux faire les deux. Bien sûr, j’aimerais retourner à mes origines. J’adorais travailler à la télévision. The L Word était génial et il y avait plein de gens fantastiques. J’ai eu la chance d’avoir cette super opportunité avant de me lancer dans mon premier film. Je leur en suis vraiment reconnaissante. En ce moment, je travaille sur les deux formats. Je travaille sur deux-trois films et je développe également deux séries télévisées, dont une en particulier qui est un peu plus avancée. Celle-ci explore le même thème que mes deux premiers films : la famille arabo-américaine.
Pensez-vous que l’homosexualité continuera à faire partie de votre travail ?
Oui. Je crois que la mise à l’écart, le rejet, l’absence d’appartenance et l’identité politique sont des thèmes qui me tiennent vraiment à cœur, et je me vois continuer à les explorer. Je crois que ça fait partie de mes origines et j’intègrerai ces thèmes à mon travail d’une manière ou d’une autre.
Interview Originale sur le site Afterellen.com -
Lou Morin a écrit un nouvel article, I Luv U But… : Épisode 4 – Do You Have to Wash his Undies? il y a 11 ans et 3 mois
Sash regarde Mouna étendre une lessive lorsqu’elle aperçoit un sous-vêtement de Sam. Elle demande alors à Mouna jusqu’où elle ira pour jouer le rôle de la parfaite petite femme au foyer. Mouna répond que laver les […]
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Lou Morin a écrit un nouvel article, Pretty Little Liars : Interview de Lindsey Shaw, l’interprète de Paige McCullers il y a 11 ans et 3 mois
Nul besoin de présenter Lindsey Shaw. En 2011, elle a rejoint le casting de Pretty Little Liars pour seulement trois épisodes, et maintenant, sept saisons et demi d’ABC Family (et trois ans) plus tard, elle joue toujours la très forte et incomparable Paige McCullers. Elle a été suffisamment gentille pour nous accorder une interview. Nous avons parlé de l’évolution de Paige, du triangle amoureux dans lequel elle est prise avec la première petite-amie d’Emily (Alison DiLaurentis, l’incroyable ressuscitée), et de pourquoi ça ne la gêne pas de pleurer sur le plateau de Rosewood.
La dernière fois qu’on s’est vues, c’était au début de la saison quatre, ce laps de temps correspond à des années dans l’univers de Rosewood. Tout allait bien pour Paige en ce temps-là, elle avait obtenu une bourse pour l’université de Stanford grâce à la natation et Emily était prête à traverser tout le pays pour être avec elle. Et maintenant le vent a un peu tourné.
[rires] Le vent a tourné. Oui, on peut dire ça. Ce sont les aléas de Rosewood !
Parlez-moi de ce qu’il s’est passé depuis ce temps béni, ce temps du #PaigeVaCrier.
Tout d’abord, j’adore ce hashtag. Ceux qui ont lancé ce hashtag sur Twitter sont géniaux. Ce qu’il s’est passé c’est que, bien entendu, entre-temps, il y a eu le retour Alison et l’obsession de nos jolies petites menteuses [ndlt : pretty little liars en anglais] pour elle et ses aventures. Je ne pense pas qu’elles puissent s’arrêter maintenant, même si elles le voulaient. Paige veut juste être heureuse avec sa copine à Stanford ! Elle s’amuse à choisir la chambre et les rideaux ! Et quand elle voit qu’Emily ne peut pas laisser tomber cette affaire, elle décide de prendre les choses en main. Et bien que je comprenne qu’Emily se range du côté de ses amies et d’Alison, ça ne rend pas les choses moins dures pour Paige.
Mais Paige n’a pas disparu.
Non, non pas moyen. C’est clair qu’Emily lui manque énormément et elle essaie de trouver un moyen de s’intégrer à leur groupe, d’aller voir Emily et de se reconnecter avec elle, tout en essayant de supporter le fait que sa tortionnaire est de retour, juste à côté d’elle, et plus proche de sa petite-amie que jamais.
Pour être tout à fait honnête, j’ai eu vraiment peur que Paige ne quitte la ville pour de bon dans la dernière saison. Alors, vous revoir dans chaque épisode de cette saison — jusqu’à présent — a été une merveilleuse surprise. Que pensez-vous du chemin que prend Paige cette année ?
J’adore ! J’ai adoré dans toutes les saisons, mais, pour l’instant, cette saison-ci est ma préférée car Paige existe en dehors d’Emily, elle arrive à changer son propre univers, ce que nous lui souhaitions tous. Elle a réellement mis tout ce qu’elle pouvait du harcèlement d’Alison derrière elle. Elle est forte et veut rendre les autres personnes fortes. Paige sait qu’elle doit entrer dans ce jeu, mais elle essaie d’être saine et forte, de ne pas se laisser gagner par la tristesse, elle refuse de se laisser emporter par son passé émotionnel.
Pensez-vous que ce soit la Paige la plus forte que l’on ait vue ?
Oh oui. Même si elle n’est pas avec Emily, c’est la plus stable des Paige qu’on ait pu voir. Ça se voit même dans sa façon de s’habiller. Elle a une nouvelle coupe de cheveux, de nouveaux habits. Je serai toujours reconnaissante aux scénaristes d’avoir eu la chance d’évoluer physiquement, émotionnellement et psychologiquement lors de chaque saison. J’aime également beaucoup cette façon arrogante qu’elle a de marcher en ce moment. J’adore cette scène dans les vestiaires avec Sydney, lorsque Paige essaye d’apporter un peu de légèreté à l’univers de Rosewood, « Dans la piscine et à l’extérieur de la piscine. Dedans et en dehors de la piscine ». La Paige en confiance, j’aime la Paige en confiance.
Vous avez eu beaucoup de scènes avec des acteurs avec qui vous n’aviez pas eu de tête-à-tête avant cette saison-ci. Je voudrais d’abord vous parler de l’affrontement entre Paige et Mona. Janel [Parrish] et vous jouez tellement bien la rivalité.
La vache, je me suis tellement éclatée en faisant cette scène. À la lecture de la scène, je ne savais pas que j’allais autant m’amuser. Vous savez, Mona et Paige sont connectées par leur profonde tristesse intérieure, et par le fait que quelque chose de vraiment noir leur soit arrivé à toutes les deux. Elles sont connectées de manière intime par ça. Mona veut se raccrocher à cette noirceur, avoir sa revanche, riposter, mais Paige est prête à tourner la page.
Paige sait à quel point Mona est dangereuse et sait comment cette noirceur se manifeste, elle comprend parce qu’elle est passée par là. On a vu ce qu’elle a fait à Emily dans la piscine. Elle sait donc de quoi Mona est capable et sait comment Mona peut lui faire du mal, à elle et à Emily. J’adore la dernière chose qu’elle a dite à Mona, je trouve ça tellement poignant « Si tu regardes trop longtemps les abîmes, les abîmes te regarderont, pas vrai ? » Paige veut juste dire que « Tu es la noirceur qui te fait tant de mal, retire-toi du jeu ! ».
Le jeu de A.
Exactement. Paige est prête à se retirer du jeu de A et à avoir une vie heureuse !
J’aimerais aussi parler de la confrontation entre Paige et Ali, qui est l’une de mes scènes préférées de Pretty Little Liars pour l’instant. Je frissonne rien qu’en repensant à Sasha [Pieterse] et vous.
Je suis d’accord. C’est l’une des meilleures scènes ! L’énergie qu’il y avait dans la pièce lors du tournage était vraiment palpable. C’était tellement puissant, tellement chargé, la vache. Je jouais mon truc, c’est-à-dire que j’interprétais à la fois une grande colère et tristesse, mais également une sorte de fierté. C’était la première fois que Paige regardait Ali dans les yeux. Je me souviens avoir compris à ce moment-là, pendant le tournage, à quel point cette scène était importante pour Paige. Et Sasha a géré, la vache. J’adore cette fille. Elle a une telle profondeur. Elle et Paige ont toutes les deux une telle tristesse et une telle force en elles. J’aurais juste voulu que cette scène dure plus longtemps. C’était génial.
Vous pleurez beaucoup cette saison-ci, vous devez être exténuée.
Ces pleurs sont vraiment thérapeutiques. Je regarde Shay [Mitchell], je regarde les autres acteurs de la série et ça vient. L’atmosphère de cette série vous emplit d’émotions. Étant Paige, je peux m’identifier à l’impression d’être perdue qu’elle ressent parfois ainsi qu’à son désir de force. C’est super, même les pleurs. C’est thérapeutique.
J’hésite toujours à demander aux acteurs s’ils s’identifient à leur personnage parce que ça fait très vu et revu, mais lorsque j’ai demandé aux gens ce qu’ils vous poseraient comme questions sur Twitter, il y a eu des tonnes de demandes en mariage et de jeunes filles qui disaient s’identifier à Paige et qu’elle était extrêmement importante pour elles.
Ah, mais je m’identifie à Paige. Une grande partie de moi s’expose pendant que je joue, une grande partie de moi sur laquelle je travaille encore dans la vraie vie. C’est ce qui est génial quand on est acteur : vous êtes obligé de jouer des choses que vous n’oseriez pas questionner sinon. Et vous êtes obligé de puiser votre force dans ces choses.
En parlant de force, Paige assiste à une réunion de l’armée de Mona dans le premier épisode de cette saison-ci. Je voulais vous demander, lorsque Paige était sur le point de partir, Melissa est entrée et Paige a décidé de rester. Il y avait cet, disons « échange d’énergie » entre Paige et Melissa…
[rires] Oui ! C’est super marrant ! C’est exactement ce que c’était, un échange d’énergie.
Je ne dis pas que Paige devrait sortir avec Melissa, mais je ne dis pas non plus qu’elle ne devrait pas. Je sens que je vais me faire tuer : si Paige devait être avec quelqu’un de Rosewood qui ne soit pas Emily, qui cela serait-il ?
Humm, c’est une bonne question. Je crois… hummm, peut-être… je crois que ce serait Sydney Driscoll. Vous savez, ça reste dans l’équipe de natation avec Paige. Ça a l’air d’être une passion qui lui tiendra probablement jusqu’aux Jeux Olympiques. Ça a été vraiment sympa de tourner avec Chloe [Bridges]. C’est bien d’avoir quelqu’un avec soi dans les vestiaires, quelqu’un d’autre qui porte un maillot.
Mais notre bonne vieille Paige n’a d’yeux que pour Emily. Je crois que l’épisode en noir et blanc était un peu le paradis de tous ceux qui font des fanfictions.
Je respecte tellement Joseph Dougherty et tous ceux qui ont fait cet épisode. Je crois qu’ils ont mis la barre très très haut pour tous les épisodes de ce type, tous programmes confondus. Et je trouve que c’est une réelle preuve de l’amour que se portent Emily et Paige, un amour à l’épreuve du temps. Leur connexion les a changées toutes les deux. J’ai trouvé ça très intéressant de remonter dans le temps et d’explorer leur relation à une période où cela était socialement tabou. Mais cela n’a eu aucune influence sur leur connexion, sur l’amour qu’elles se portaient ou simplement sur leur besoin d’expérimenter l’une avec l’autre.
Parlons rapidement du triangle amoureux Ali-Paige-Emily et de la guerre des couples qui a explosé depuis. Je n’avais jamais vu ça.
[rires] Je crois que c’est comme ce que Dana Piccoli a tweeté l’autre jour : la communauté Internet devrait être un endroit d’amour et de respect. Les tensions amicales sont marrantes, mais personne ne doit être blessé, émotionnellement parlant !
Tout à fait d’accord. Ok, la dernière question vient de Twitter et c’est la meilleure question de fan que je n’ai jamais eue. Si Paige avait un exemplaire de Ned ou comment survivre aux études, avec de vrais conseils pour survivre, pour ne pas se faire enterrer vivante et tout, est-ce qu’elle le partagerait avec Alison DiLaurentis ?
Oh, la vache ! Purée ! [rires] Oui. Je vais dire oui. Paige partagerait le livre de Ned avec Ali. Ne serait-ce que pour s’assurer une place au Paradis.
Parce qu’à Rosewood, en Pennsylvanie, le Paradis n’est jamais très loin.
Il faut s’y préparer.
Interview Originale sur le site Afterellen.com -
Lou Morin a écrit un nouvel article, I Luv U But… : Épisode 3 – You Gotta Get out my Mother is Coming! il y a 11 ans et 4 mois
La mère de Mouna arrive à l’improviste pendant l’emménagement de Mouna et Sam, très heureuse que sa fille se soit enfin mariée.
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Lou Morin a écrit un nouvel article, I Luv U But… : Épisode 2 – I Want the Big Room il y a 11 ans et 4 mois
Sam et Mouna emménagent dans leur nouvelle maison et commencent à se chamailler pour avoir la grande chambre. Alors que Sam accroche un poster d’homme torse nu dans la chambre, Mouna lui rappelle que cette […]
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Lou Morin a écrit un nouvel article, Starting From… Now! : Saison 2 Épisode 06 il y a 11 ans et 4 mois
Steph explique à Trish qu’elle souhaite démissionner dès la fin de semaine et retourner à Melbourne. Trish accepte et propose de lui organiser un pot de départ, mais Steph n’est pas d’humeur et refuse poliment.
Chez Darcy et Kristen, lors du dîner, Kristen rappelle à sa compagne qu’il faut qu’elle prenne rapidement une décision concernant le centre de procréation médicalement assistée. Darcy, n’ayant pas la force de répondre, part faire semblant part de se coucher.
À la fin de la semaine, Steph quitte l’agence et si Trish verse une petite larme lors de son départ, Emily, elle, la salue froidement, en tant que collègue.
Alors que Steph se prépare à quitter Sydney, Darcy reçoit un appel la prévenant de la situation. Elle se rend alors immédiatement chez Steph pour lui parler. Malgré un accueil très froid, Darcy explique à la jeune femme qu’elle est prête à changer de vie et à assumer ses sentiments… -
Lou Morin a écrit un nouvel article, Starting From… Now! : Saison 2 Épisode 05 il y a 11 ans et 4 mois
Steph est au travail, essayant toujours d’arranger la situation, en vain. Bec, la nouvelle copine d’Emily arrive pour l’emmener déjeuner. Steph les regarde s’embrasser et partir puis jette un œil sur son sandwich, d’un air dépité.
De leur côté, Kristen et Darcy passent une soirée agréable. Le lendemain, alors que Darcy réécoute le message que Steph avait laissé sur son répondeur, Kristen vient lui annoncer qu’une de ses anciennes clientes a réussi à leur obtenir un rendez-vous dans un centre de procréation médicalement assistée. Darcy, plus que dubitative, lui demande si le moment est vraiment bien choisi. Kristen est sûre d’elle mais acceptera la décision de sa compagne si elle refuse d’y aller.
Le soir venu, à l’agence, Emily rappelle à Steph qu’elles ne sont pas amies quand celle-ci l’interroge sur ses plans pour la soirée. Steph fait ensuite un point sur son travail avec Trish. Puis, voyant la jeune femme triste et toujours au bureau, celle-ci lui dit de profiter de sa jeunesse. Aussitôt dit, aussitôt fait, Steph part voir Darcy pour essayer de la convaincre de changer de vie et d’assumer ses sentiments… -
Lou Morin a écrit un nouvel article, I Luv You But… : Épisode 1 – I'm Gay and I Have to Get Married il y a 11 ans et 4 mois
Mouna et Sam, dans leurs tenues de mariage, se présentent et racontent les raisons de leur mariage.
Mouna dit que sa mère ne comprend pas qu’elle soit toujours célibataire à trente-cinq ans. Elle la surveille constamment et l’empêche de vivre sa vie. Sa petite-amie étant sur le point de la quitter, Mouna monte alors un plan : elle va épouser un gay. Elle trouve Sam et s’assure de son homosexualité avant de lui exposer la situation.
Les parents de Sam, sont, eux aussi, toujours sur son dos et le pressent pour qu’il se marie. Sam cherchait quelqu’un dans une situation similaire à la sienne lorsqu’il s’aperçoit que Mouna, une amie récente de Facebook, l’espionne.
Une fois sûrs d’eux, ils organisent le mariage, chacun faisant des compromis et priant pour que personne ne découvre la supercherie. -
Lou Morin a écrit un nouvel article, I Luv U But… il y a 11 ans et 4 mois
I Luv U But… est une websérie australienne créée, écrite et réalisée par Fadia Abboud. En novembre 2012, le premier épisode de la saison un est mis en ligne gratuitement sur Youtube. Huit autres épisodes suivron […]

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Lou Morin a écrit un nouvel article, Starting From… Now! : Saison 1 Épisode 06 il y a 11 ans et 4 mois
Steph se réveille dans son appartement et se rend compte du souk qui y règne. Elle décide donc de mettre de l’ordre à la fois dans son appartement et dans sa vie en tentant de se faire pardonner auprès d’Emily […]
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Lou Morin a écrit un nouvel article, Faking It : Interview d’Yvette Monreal, l’interprète de Reagan il y a 11 ans et 5 mois
Yvette Monreal interprète l’un de nos personnages préférés de la saison deux de Faking It (ok, c’est notre PRÉFÉRÉ). Dans la peau de Reagan, la DJ branchée et lesbienne, Yvette attire Amy (et vice versa), créant une faille dans le Karmy, mais apportant une distraction dont Amy avait fortement besoin pour se remettre de Karma.
Nous avons discuté avec Yvette avant l’épisode de mi-saison de ce soir, et avons découvert des choses sur son audition et sur le couple qu’elle préfère (vous ne serez probablement pas très surpris).
Je suppose que vous saviez que Reagan était lesbienne quand vous avez auditionné pour Faking It. Était-ce un problème pour vous d’accepter un rôle gay ? Pensez-vous que ce soit toujours un problème pour les jeunes acteurs ou bien est-ce que tout le monde s’en fiche maintenant ?
Non, pas du tout. En réalité, c’était super. Pouvoir jouer un rôle qui soutenait la communauté LGBT m’a procuré un réel sentiment de fierté et j’étais vraiment très heureuse d’avoir le rôle. Être gay est plus accepté maintenant qu’il y a vingt ans. De plus, qu’une série montre qu’être différent est cool donne à certaines personnes la confiance en elles dont elles avaient besoin pour être elles-mêmes. Je pense que tout le monde le vit d’une façon différente mais je sais que ce ne fut pas du tout un problème pour moi. Je voulais le faire et mes parents me soutiennent vraiment dans mon travail donc quand je leur ai dit, ils étaient contents pour moi.
Avez-vous dû faire une espèce de test d’alchimie avec Rita Volk (Amy) ? Vous ont-ils dit d’y aller doucement avec que vous ne fassiez exploser l’univers avec votre alchimie ?
En fait, ils voulaient avoir un aperçu de l’alchimie que l’on pouvait avoir ensemble. Lorsque l’on a fait un essai, j’étais un peu nerveuse parce que sur l’une des notes qu’ils m’avaient donnée était écrit : « Tu n’es pas obligée de l’embrasser, mais si cela arrive naturellement, nous ne t’en empêcherons pas ». À ce moment-là, je me suis dit « Mince, est-ce que le baiser conclut l’affaire ? » [rires]. J’étais nerveuse parce que je voulais vraiment le rôle, mais en même temps je ne voulais pas forcer les choses. Au final, je me suis juste laissée porter, tout s’est passé comme cela devait se passer et ils ont adoré.
Comment le style personnel de Reagan influence-t-il le vôtre ? Aimeriez-vous lui piquer beaucoup de ses tenues ?
Reagan et moi avons un style un peu différent. J’aime vraiment tous ses bracelets et bagues donc j’en ai achetés pas mal depuis que l’on a commencé à tourner, ha ha ha. J’aime aussi les chaussures et leggings qu’elle porte et je suis allée m’acheter des bottines similaires aux siennes, j’en suis vraiment tombée amoureuse ! Je voudrais lui piquer TOUTES ses paires de chaussures. Elle a de très bons goûts concernant les chaussures.
À votre avis, toute l’histoire du triangle (voire carré maintenant) amoureux est écrite d’avance ou bien les scénaristes la font-ils évoluer au fil des réactions des acteurs et du public ?
J’aime à penser que les scénaristes la font évoluer selon les réactions des acteurs et du public mais, en même temps, ils ont peut-être déjà une idée d’où l’histoire est censée aller.
Karmy ou Reamy ?
Reamy sans aucun doute !
Je ne connais pas la différence d’âge qu’il y a entre vous et Rita, mais que pensez-vous des inquiétudes qui ressortent sur la différence d’âge entre Amy et Reagan ? Est-ce quelque chose qui sera traité ?
Je crois qu’au Texas la différence d’âge moyenne est de trois ans. Je ne suis pas sûre que cela soit traité. Je sais que tout ce qu’il se passe dans la série est beaucoup étudié par les scénaristes et qu’ils ont toujours une raison de faire ce qu’ils font. Donc c’est sûr que la différence d’âge n’est pas là par hasard.
En parlant d’inquiétudes, maintenant que la vérité entre Amy et Liam a été révélée, on peut supposer que Reagan la découvrira aussi, non ? Est-ce que cela renforcera ses inquiétudes quant au fait que ce ne soit qu’une « phase » ?
Je crois que la vérité finit toujours par être découverte, mais je suis comme tout le monde : j’attends en stressant de voir ce qu’il va arriver au Reamy.
Sa peur que ce ne soit qu’une phase et le fait que son ex l’ait quittée pour un garçon amplifieront sans aucun doute ses incertitudes si jamais elle découvre qu’Amy a couché avec Liam. Reagan a déjà eu du mal avec l’histoire des fausses lesbiennes. Encore une fois, Reagan a déjà eu le cœur brisé et elle se donne vraiment entièrement. Dans l’épisode huit de la saison deux, la confrontation entre Amy et Reagan confirme que si elle tombe amoureuse d’elle, Amy sera là pour la rattraper et inversement. Je dois dire qu’Amy montre merveilleusement bien à Reagan qu’elle a de vrais sentiments pour elle et que cette relation n’est pas juste une phase.
Avant d’intégrer la série, que saviez-vous des histoires LGBT de Faking It – des problèmes de biphobie au cliché de la DJ lesbienne (Samantha Ronson et Carmen de The L Word étant les premiers exemples) ?
Je connaissais cela avant Faking It. Cependant, je peux dire que je suis devenue bien plus consciente de certains problèmes grâce à la série, ce qui est génial ! Heureusement, la plupart du temps, j’ai été entourée de personnes très ouvertes sur les autres. En fin de compte, chacun doit vivre sa propre vie sans se soucier de qui fait quoi. C’est plus facile à dire qu’à faire, mais c’est vrai.
Quelle a été votre scène préférée à tourner pour l’instant ?
Ma scène préférée a été celle de l’épisode six. C’était marrant, il y avait une bonne énergie sur le plateau, c’était génial ! Toute l’imagination qu’ils mettent pour monter des plateaux simplement avec ce qu’ils ont est génial ; ils transforment complètement l’espace ! J’ai aussi adoré le concert des Fifth Harmony, elles étaient adorables !
Qui est l’acteur le plus drôle hors tournage ?
Hors tournage ? Michael Willett [ndlt : l’interprète de Shane] est hilarant ! Dans l’épisode sept, à la scène du dîner, il m’a raconté une histoire qui m’a fait pleurer de rire alors que c’était une scène si intense et sérieuse. À la fin, je ne savais plus comment m’arrêter de rire entre les prises ! J’aurais préféré ne pas entendre cette histoire, mon maquillage commençait à couler. Mais c’était marrant ! Il a fallu que je pense à quelque chose de triste pour me faire arrêter.
Faking It se prépare pour la seconde moitié de sa saison. Que pouvons-nous en attendre ? Vous serez davantage présente ? On peut espérer ?
On croise les doigts ! J’espère que Reagan sera davantage là, mais cette série est tellement pleine de surprises, vous ne savez jamais ce qu’ils vous réservent !
Interview Originale sur le site Afterellen.com -
Lou Morin a écrit un nouvel article, Once Upon a Time in Queens : Interview de Renee Props, l’interprète de Rita Scoleri il y a 11 ans et 5 mois
Once Upon a Time in Queens est le genre de film à vous prendre par surprise. Ce qui, en apparence, semble être un film sur un ancien truand essayant de retrouver le pouvoir qu’il avait avant, est en réalité une histoire de famille très touchante. L’actrice Babette Renee Props interprète Rita Scoleri, la fille adulte du mafieux Joe Scoleri (Paul Sorvino) en liberté conditionnelle, dont la vie est chamboulée lorsque son père rentre à la maison. Rita doit faire son coming-out à son père très vieux jeu et tenter de se lier avec cet homme qu’elle n’a pas vu en dehors des murs de la prison depuis vingt ans.
Props et Afterellen ont récemment discuté de ce film qui est actuellement diffusé au cinéma et qui sera disponible en VOD dès le 11 novembre.
D’une certaine manière, Once Upon a Time in Queens bouleverse complètement le genre du film de mafieux. Un ancien chef de la mafia, Joe Scoleri, rentre chez lui après vingt ans derrière les barreaux pour essayer de se reconstruire une nouvelle vie – ou plutôt, pour essayer de reprendre sa vie là où il l’avait laissée. Et il en reste comme deux ronds de flan lorsqu’il apprend que sa fille, Rita, votre personnage, est lesbienne et out. Parlez-nous un peu de leur relation.
Joe et Rita ont perdu vingt années ensemble. Rita ne pouvait vraiment compter que sur elle-même quand son père était en prison. Donc leurs retrouvailles sont chargées d’émotions, allant d’un profond ressentiment à un fort amour de Rita pour son père. Joe est un Sicilien vieux jeu, qui aime sa fille et qui a fait de son mieux au regard des choix qu’il a faits et des circonstances.
On ne voit pas beaucoup de coming-out d’enfants adultes à leurs parents à la télévision et au cinéma. Cette scène entre vous et Paul Sorvino était très émouvante. Comment était-ce de travailler avec une légende comme Sorvino sur cette scène très sincère et pleine d’émotions ?
Je joue la comédie depuis que j’ai neuf ans. Je suis tellement reconnaissante que l’on m’ait demandé de jouer ce rôle, écrit si parfaitement par le scénariste et réalisateur David Rodriguez. Puis, pouvoir jouer avec Sorvino, un si grand maître de la comédie, a rendu le tout si joyeux, épanouissant et facile. Sorvino est une perle. Chaque jour, avant de débuter, il se tournait vers moi et me disait « Souviens-toi de croire en ton travail ». J’ai perdu mon père d’un cancer au cerveau à l’âge de seize ans, donc ce rôle m’a touchée à plusieurs niveaux. Ce n’était pas un travail, on « était » réellement. Les acteurs n’ont pas ce genre d’opportunité tout le temps, donc je suis vraiment reconnaissante d’avoir pu jouer ce rôle.
Au début, Rita ne dit pas à son père qu’elle est lesbienne et elle déménage de l’endroit où elle vit avec sa partenaire pour réemménager avec lui. Pourquoi pensez-vous qu’elle fait ce sacrifice ?
J’ai eu le privilège de vivre avec une famille du Queens, les Panepintos, pendant six semaines avant le tournage, pour pouvoir réellement m’imprégner de cette culture et de ces personnes. Je ne suis pas sicilienne, je suis née dans l’Oklahoma et ai été élevée en Arizona. Ce sont des familles très soudées où règne beaucoup d’amour, d’engagement et de loyauté. Mon personnage a été élevé de manière catholique, à l’ancienne, et elle est fille unique, donc il était nécessaire pour elle d’essayer de renouer des liens avec son père. Rita et Anna ont une relation solide donc Rita avait son soutien pour essayer de faire revivre cette relation avec son père.
Une fois que Joe rencontre Anna (Andrea Navedo), la petite-amie de Rita, il commence à être chaleureux avec elles et apprend à accepter et à s’ouvrir au couple. C’est vraiment le centre du film. Je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer qu’il n’y avait pas beaucoup d’informations sur le fait que Rita soit homosexuelle dans la presse, alors que vous, vous avez vraiment pris l’initiative de faire en sorte que cet aspect du film nous parvienne. Pourquoi avez-vous décidé de vous couper en quatre pour faire cela ?
Je suis hétéro et une grande avocate des droits civils/droits homosexuels. David Rodriguez a écrit et réalisé un film sur l’après-mafia, un film sur une famille du vingt et unième siècle avec tous les défis et changements que cela implique. Lionsgate a complètement raté le coche niveau marketing et s’ils étaient intelligents, ils changeraient cela. Si un parent vieux jeu regarde ce film et commence à apprendre à aimer son enfant gay inconditionnellement, alors cette histoire aura rempli son rôle. Dans une époque où la technologie évolue tout le temps et où nous vivons en « temps réel », il est essentiel de comprendre que tout est transparent maintenant. Les bonnes idées sont toujours reconnues et les gens sont avides de vérités qui les forcent à grandir et à faire face.
Interview Originale sur le site Afterellen.com -
Lou Morin a écrit un nouvel article, Starting From… Now! : Fin de la saison 3 il y a 11 ans et 5 mois
Ce midi a été mis en ligne le dernier épisode de la saison 3 de la websérie australienne Starting From… Now!. Cette saison-ci nous a permis d’en apprendre davantage sur nos personnages préférés (et d’en découvri […]

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Lou Morin a écrit un nouvel article, A Girl at my Door : Interview de la scénariste et réalisatrice, July Jung il y a 11 ans et 5 mois
C’est l’une des découvertes du dernier Festival de Cannes. Produite par Lee Chang-Dong, la Coréenne July Jung signe avec A Girl at my Door un mélodrame puissant racontant l’histoire d’une femme flic qui prend sous son aile une adolescente maltraitée par sa famille. Le long métrage (sortie officielle le cinq novembre) fait en creux le portrait des discriminations liées à l’homosexualité. July Jung nous parle de son film, de ses actrices et d’une possible nouvelle vague coréenne…
L’histoire de A Girl at my Door est dure et complexe. Qu’est-ce qui vous a donné envie de la raconter pour votre premier long-métrage ?
Je ne me souviens plus qui m’a raconté cette histoire, mais c’était il y a longtemps. J’ai entendu une histoire au sujet d’un chat. C’était un chat qui était aimé par sa maîtresse, mais lorsqu’un nouveau chat est arrivé, l’affection de la maîtresse est passée du premier chat au second. Le pauvre chat voulait retrouver l’amour de celle-ci. Un jour, la maîtresse s’est mise à hurler devant sa porte alors qu’elle se préparait à aller au travail. Elle avait retrouvé un rat mort dans sa chaussure. Elle a immédiatement suspecté son vieux chat. En colère, elle a battu le chat, pensant qu’il ne l’aimait plus pour se comporter ainsi. Le jour suivant, alors qu’elle s’apprêtait à enfiler sa chaussure, elle a de nouveau été surprise. Cette fois, elle avait un rat écorché dans sa chaussure.
Dans cette situation, la plupart des gens agiraient de la même façon. Ils penseraient simplement que le chat gourmand se venge de sa maîtresse d’une manière horrible. En fait, le chat a préparé ce rat, qui est, pour lui, la nourriture la plus délicieuse qui soit, afin de regagner l’amour de sa maîtresse. Après avoir vu celle-ci être en colère la première fois, le chat a préparé le rat pour qu’il soit plus facile à manger et le lui a rapporté. C’était un geste de réconciliation sincère de la part du chat, que la maîtresse a perçu comme une horrible vengeance. A Girl at my Door est parti de cette idée. Comment interpréter le comportement de ce chat ? Est-il possible, pour sa maîtresse, de comprendre son comportement ? Y a-t-il de l’espoir dans cette relation douloureuse ? La réponse à ces questions a été A Girl at my Door.
Quelle a été l’implication de Lee Chang-Dong dans votre film ? Qu’avez-vous appris de lui ?
M. Lee Chang-Dong s’est occupé du film durant toute sa confection, du début à la fin. En tant que producteur et professeur, c’est lui qui a trouvé le sens profond du film et m’a menée dans la bonne direction. C’est aussi un des plus grands cinéastes du monde et je l’adore. Par conséquent, il a eu une influence importante sur moi. Avant tout, j’ai appris à affronter mon histoire et à filmer sérieusement, rationnellement. J’ai appris à être plus appliquée et à donner le meilleur de moi-même. Pendant le tournage, j’ai toujours eu en tête à quel point il était important de trouver le bon rythme, ce qui est essentiel, et de mixer les différents éléments du long métrage afin que celui-ci soit lisible pour le public. C’est grâce à M. Lee que j’ai pu faire ça.
Les performances de Bae Doona et de Kim Sae-Ron sont assez bluffantes. Comment avez-vous travaillé avec vos actrices ?
Tout d’abord, elles ont compris leur rôle instinctivement. C’était une compréhension profonde avant même qu’on ne se rencontre. À partir de là, on a pu avoir des conversations poussées sur chacun des rôles et sur le film. J’ai été très chanceuse d’avoir ces actrices qui sont totalement devenues mes personnages. Ça n’est pas facile de jouer Yeong-Nam [ndlr : interprétée par Bae Doona] qui mène toute l’histoire et est en même temps en retrait. Elle est piégée dans son propre destin, elle se fait du mal. Les décisions qu’elle prend rendent les gens autour d’elle encore plus seuls et en même temps elle se bat contre sa propre solitude. Mais son propre désir l’induit en erreur et elle en souffre sans jamais exploser. Il était possible de rendre ce personnage trop ambigu, alors Bae Doona et moi avons eu de longues discussions sur la façon de jouer ces émotions complexes. Son talent lui a permis d’exprimer toute la subtilité du personnage.
Je pense que Kim Sae-Ron, qui avait initialement décliné notre offre, savait à quel point jouer Dohee allait être compliqué. J’imagine que c’est pour ça qu’elle a d’abord douté. Quand je lui ai demandé pourquoi elle avait changé d’avis, elle m’a dit : « J’ai senti que je devais le faire ». Sur le tournage, j’ai pu voir à quel point elle était captivée par le rôle, comprenant la douleur, la tristesse et l’angoisse ressenties par Dohee. Je pense que c’est pour ça qu’elle a d’abord refusé le rôle. Mais je lui suis si reconnaissante qu’elle ait accepté, car Dohee devait être montrée au monde.
A Girl at My Door n’est pas un film sur l’homosexualité mais c’est un film qui en parle. Et c’est un sujet qui n’est pas si habituel que ça dans le cinéma coréen. Comment expliquez-vous ce tabou ?
Tout d’abord, effectivement, je ne dirais pas que mon film est exclusivement à thématique LGBT. Yeong-Nam est clairement lesbienne et sa compagne apparaît dans le film. Le film traite de problèmes auxquels une lesbienne doit souvent faire face ; ici en choisissant de se séparer de son amante et de vivre seule. Les gens qui ont vu le film me parlent occasionnellement de thèmes LGBT mais je dois avouer que ces questions ne me sont pas si familières. La sexualité de Yeong-Nam est vue comme un reflet d’une certaine partie de la société coréenne. Ce n’est en aucun cas un sujet commun. Avec A Girl at my Door, je prends en quelque sorte la défense de mon héroïne victime de ce tabou – cette jeune femme qui hésite à s’exprimer en public, qui est contrainte de se renfermer sur elle-même à cause d’une haine née de préjugés et qui se plonge dans une intense solitude.
Comment le film a-t-il été reçu en Corée ? Quel a été l’impact de Cannes ?
A Girl at my Door avait un tout petit budget. Les conditions étaient très difficiles, jusqu’à ce que je me demande si le film allait pouvoir être montré au cinéma. Ça, c’est la réalité des films à petit budget en Corée. Mais quand le film a été sélectionné à « Un Certain Regard », il a ensuite reçu presque autant de salles qu’un poids lourd du box-office ! Je pense que cela est dû au dur travail de mes actrices mais aussi à l’attente créée par le Festival de Cannes. Mais le public n’a pas forcément suivi. Comme vous le savez, l’histoire est triste et éprouvante et elle n’a pas suffisamment attiré le grand public. Néanmoins, le film a suscité des réactions franches. Les gens, semble-t-il, savaient ce qu’ils avaient aimé et inversement. Il y en a qui ont compris mes intentions, mais aussi d’autres qui m’ont reproché de vouloir traiter trop de sujets à la fois.
Quels sont les jeunes cinéastes coréens qui vous intéressent ? Avez-vous le sentiment que quelque chose de neuf se passe actuellement dans le cinéma coréen ?
Il y a quelques années, il y a eu ce film intitulé Crush and Blush. Je n’en peux plus d’attendre le nouveau film de ce réalisateur et producteur, Lee Gyung-Mi. Comme je viens seulement de sortir mon premier film, je ne me sens pas très à l’aise à l’idée de parler de l’industrie du cinéma coréen dans son ensemble. Mais j’ai le sentiment qu’il y a un effort pour sortir un peu du flot de films grand public et cela a permis de produire quelques grands films. Crush and Blush en fait partie. Je crois que mon film est dans la même veine. Avec de nouvelles perspectives, un point de vue indomptable, des films neufs sont produits dans le pays. Bien sûr, il y en a qui, comme moi, se battent avec des petits budgets et des conditions compliquées, mais j’ai le sentiment qu’il y a plus d’opportunités qu’il y a pu en avoir par le passé. C’est un challenge. Si cet effort persiste, il peut aboutir à une nouvelle vague pour la Corée.
Interview Originale sur le site Filmdeculte.com -
Lou Morin a écrit un nouvel article, Romeo Romeo : Interview de la réalisatrice, Lizzie Gottlieb il y a 11 ans et 6 mois
Qu’est-ce qui vous a attirée dans l’histoire de Jessica et Lexy ?
J’ai été attirée par Lexy et Jessica parce qu’elles sont merveilleuses, en tant que personnes et en tant que couple. Elles sont drôles, ouvertes et passionnées, sans oublier qu’elles sont aussi magnifiques. Lexy a le cœur sur la main, et comme vous pouvez le constater, c’est une très bonne chanteuse. Elle est d’une fragilité déchirante en tant que chanteuse et que personne. En même temps, au fur et à mesure de l’avancement du documentaire, elle révèle une force intérieure incroyable et un grand courage. Jessica se présente comme beaucoup plus forte, elle se décrit même comme méchante. Et ce côté-là est bien montré dans le documentaire, mais en passant du temps avec elle, en apprenant à la connaître, nous voyons qu’elle est déterminée, loyale, courageuse et extrêmement aimante. Je trouve leur relation puissante et inspirante, tout particulièrement au regard de ces épreuves.
À votre avis, que peut nous apprendre Romeo Romeo sur les luttes d’une famille moderne ?
L’envie d’avoir un enfant est un désir humain tellement basique. Lexy et Jessica ont un désir ardent, une envie, un besoin d’être mères, de tenir leur enfant dans leurs bras. Voir des gens confronter au fait que ce qu’ils souhaitent le plus au monde pourrait ne pas leur arriver est juste déchirant. Les voir se battre épreuve après épreuve est inspirant.
Qu’aimeriez-vous que les spectateurs retiennent ou fassent après avoir visionné votre documentaire ?
Il y a plusieurs choses que j’aimerais que les spectateurs retiennent. Je voulais montrer ce qu’était réellement tout le processus de procréation médicalement assistée. Nous sommes vraiment proches des procédures médicales ici. On assiste au retrait des ovules de Lexy, à la mise en boîte de Pétri, puis à la fertilisation. Je crois qu’il y a comme une sorte de voile sur ce que sont ces procédures et je voulais en montrer le plus possible. Mais ce qui est plus important pour moi c’est le côté émotionnel de tout cela. Il y a tellement de techniques disponibles pour aider les gens à faire des enfants – que ce soit parce qu’ils se battent contre l’infertilité ou parce que ce sont deux femmes ou deux hommes – mais je crois que ce dont les personnes parlent peu est l’expérience émotionnelle des personnes traversant cela. Donc, avec ce documentaire, j’espérais dépeindre l’expérience physique et émotionnelle de cette femme sous traitement, ainsi que toutes les répercussions logistiques, financières, médicales et émotionnelles que cela peut avoir sur un couple. Je voulais montrer cette tension, cette anxiété, cette attente et peut-être ce rapprochement que ces expériences suscitent.
À votre avis, quel est le rôle d’une réalisatrice de documentaires ?
J’ai tendance à faire des films très personnels, je ne veux pas dire qu’ils parlent de moi, mais ils parlent de choses qui me tiennent vraiment vraiment beaucoup à cœur. J’aime suivre des gens auxquels je tiens et que j’admire, j’aime me rapprocher d’eux et raconter des histoires personnelles et émotionnelles qui traitent d’un problème général. J’essaye de raconter des histoires proches des gens à un large public afin de comprendre un problème plus général. Dans le cas de Romeo Romeo il s’agit de l’infertilité mais également du mariage gay. Dans mon documentaire précédent, Today’s Man, je parlais du syndrome d’Asperger et de l’autisme. Donc, je dirais que le but d’une réalisatrice de documentaires est d’essayer de parler d’un problème général en racontant des histoires personnelles.
Y a-t-il des thèmes qui vous attirent en particulier ?
Je recherche des histoires auxquelles je suis liée émotionnellement parlant. Je suis attirée par des histoires de personnes que j’aime et respecte. J’aime également raconter des histoires qui se déroulent sur une longue période de temps. Ça rend la réalisation des documentaires très lente, mais je crois que ça rend les histoires plus riches, plus complètes. J’ai été extrêmement chanceuse de pouvoir faire ça sur mes deux derniers projets : six ans pour Today’s Man, trois ans pour Romeo Romeo. Quand vous avez le luxe du temps, les gens et les situations peuvent vraiment évoluer et c’est là que les choses deviennent vraiment intéressantes.
Interview Originale sur le site Gooddocs.net -
Lou Morin a écrit un nouvel article, A Girl At My Door il y a 11 ans et 6 mois
A Girl At My Door est un long-métrage sud-coréen de 2014, réalisé et écrit par July Jung, et récompensé à Cannes dans la catégorie « Un certain regard ».
Une jeune commissaire de Séoul, Yeong-Nam, est mutée dan […]
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ah, alors là je suis preneuse. Ca fait longtemps que je n’ai pas vu de film coréen et j’aime beaucoup ce qu’ils font. Dans le film transparaît aussi, ce côté étrange, dur, violent, brillant, que j’apprécie.
Je sais que la distribution ne fait pas tout mais qu’une actrice aussi célèbre que Bae Doona prête caution a un film de ce genre, me plait aussi beaucoup et laisse augurer de bonnes choses (en plus j’ai adoré the Host !).
La bande annonce est aussi très chouette…
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J’ai beaucoup aimé ce film (film coréen ET qui aborde l’homosexualité….. wouhou !!!). J’aime bien les développements sur la relation mère/fille. En fait, j’ai l’impression que la réalisatrice veut nous en convaincre tout le long du film… Et c’est le spectateur qui se retrouve à “juger” cette relation. A la fin, je trouve que la relation mère/fille s’impose (d’ailleurs la scène se passe au bord de la mer). Après je ne comprends pas pourquoi les services de police n’interviennent pas concernant Dohee. Je me demande si ça se passe vraiment comme ça dans la Corée « rural ». La réaction machiavélique de Dohee apparaît aussi un peu exagérée je trouve… Des explication ?^^
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Lou Morin a écrit un nouvel article, Tru Love : Interview de la réalisatrice et scénariste du film, Kate Johnston il y a 11 ans et 6 mois
Kate Johnston engrange beaucoup de compliments avec son premier long-métrage, Tru Love, coréalisé et coécrit avec Shauna Mac Donald, la star du film et également la coproductrice.
Tru Love a été présenté comme le film lesbien majeur du seizième festival du film LGBT de San Diego, FilmOut.
Johnston est connue du public de FilmOut puisqu’elle était coproductrice du film Margarita, qui avait été diffusé lors du quinzième festival. Elle est également scénariste, réalisatrice et productrice du court-métrage Stormcloud, actuellement en post-production.
Kate Johnston a craché le morceau et nous a dit si Tru Love était une histoire fictive, si le tournage en hiver était symbolique et elle nous a parlé des défis à relever en tant que coréalisatrice.
Sur quoi est basée l’histoire de Tru Love ? Est-ce purement fictionnel ou bien est-ce inspiré de vraies personnes ?
J’ai été inspirée par une amie, une jeune lesbienne, qui m’a parlé d’une superbe veuve plus âgée qu’elle avec qui elle avait développé une forte amitié au fil des années. Elles dînent ensemble une fois par an, boivent du vin et elles apprécient toutes les deux ce petit flirt innocent. Une idée a germé en moi. Ça semblait être une bonne base pour un film. Mais les personnages et l’histoire en elle-même ne sont que pure fiction.
Le film est basé sur ce « et si… ». Je me suis dit « et si » ces deux femmes se rencontraient et, qu’aussi invraisemblable que cela puisse paraître, se liaient et tombaient accidentellement amoureuses, que se passerait-il ? Qui sont ces deux femmes ? Le conflit nécessitait un troisième personnage, qui est devenu la fille. Voilà donc le triangle mère, fille, amie. J’ai commencé l’écriture en court-métrage et j’avais comme idée de départ une espèce d’analyse de la solitude et de l’isolement (dont nous avons déjà tous fait l’expérience) et bien sûr également de l’attirance et de cet amour inattendu qui leur permet alors de se libérer elles-mêmes et de se libérer des autres.
Puis, j’ai été encouragée par Shauna et les autres à le développer en long-métrage. On m’a dit que l’histoire était trop bonne pour être gâchée dans un court-métrage. J’ai écrit la première version du scénario du long-métrage en moins d’un mois, ensuite Shauna a travaillé avec moi sur les scenarii suivants en tant que coscénariste, puis nous avons fait de nombreux tests avec les acteurs avant que ce ne soit bon. Et voilà, on connait la suite.
La romance évocatrice qui bouillonne entre Tru et la mère de son ex-petite-amie, Alice, prépare le terrain pour un conflit fascinant avec Suzanne. Kate, Shauna, nous nous devons de vous faire des éloges pour nous avoir présenté trois personnages féminins forts. Comment avez-vous recruté l’élégante Christine Horne dans le rôle de Suzanne, et comment était-ce de travailler avec elle ?
Merci ! L’élégante Christine Horne a le même agent que Shauna, donc c’était super ! J’étais également familière de son travail (j’étais productrice associée dans le long-métrage lesbien Margarita) et lorsque notre directeur de casting, Sharon Forrest, nous a proposé de la prendre, Shauna et moi avons toutes deux sauté sur l’occasion de pouvoir travailler avec elle. C’est une actrice brillante, c’est super de travailler avec elle. Elle en dit tellement sans dire un mot. Elle transmet tellement d’émotions dans un simple regard qu’elle a hissé les mots et le personnage à un niveau que je n’aurais jamais pu imaginer.
Le scénario était délicat, l’histoire puissante et le jeu d’acteur génial. Que dit-on de votre film dans les festivals ?
Merci ! Je dois dire que, pour l’instant, les retours sont très bons. Les critiques ont été tout aussi positives (je touche du bois !). Nous avons fait notre première mondiale au festival de Raindance à Londres en octobre 2013, où nous étions diffusés et critiqués pour la première fois et par la suite nous avons été inclus dans le top dix des films de 2013 au Huffington Post du Royaume-Uni (juste derrière Gravity). C’était génial. Nous venons juste de revenir, encore une fois, de Londres et du BFI Flare : un festival du film LGBT. Encore une fois, c’était un super festival. Le buzz a continué et maintenant le film est entré dans le circuit international des films LGBT. On ne pourrait être plus heureux. Nous sommes également distribués par Wolfe Releasing aux États-Unis, Juice au Canada, Peccadillo Pictures au Royaume-Uni et Salzgeber en Allemagne.
Y avait-il une raison particulière pour tourner en hiver, avec des scènes en extérieur dans la neige, sous le climat rude de Toronto ? Était-ce pour le symbole ou pour une question pratique ? Les esprits curieux veulent savoir !
Pour plusieurs raisons : le budget et la disponibilité des acteurs et de l’équipe ! Et bien sûr, oui, le symbolisme est important. L’hiver était la meilleure des saisons pour tourner le film. Une beauté aussi pure. Poétique. La glace, la ville, les paysages, la métaphore d’être gelée dans votre vie puis dégelée au printemps. Vous ne pouvez pas avoir ça autrement. Je crois que c’est beaucoup mieux pour le film qu’il soit raconté en hiver.
Pourquoi avez-vous décidé de coréaliser avec Shauna ? Avez-vous eu une approche plutôt individuelle ou collaborative de la réalisation ? Comment cela a fonctionné au final ? Qu’en avez-vous retenu ?
Et bien, Shauna était ma collaboratrice en création depuis la fin du premier brouillon du long-métrage Tru Love. J’étais la réalisatrice sur le plateau, je faisais les maquettes, créais les images, je dirigeais les acteurs et je le faisais également au tout début de la première version. Shauna devait se concentrer sur son rôle de Tru sur le plateau, ce qui était important, mais avec sa vision très pointue des choses (elle est des yeux formidables pour les détails) elle pouvait examiner les scènes à tourner, aider à faire des changements si nécessaires, revérifier tous les tournages et aussi regarder les rushes à la recherche d’erreurs – c’était super. Après la première version, elle était avec moi dans la pièce de montage, tous les jours, en tant que coréalisatrice. C’était ma première réalisation de film (et la sienne aussi) donc c’était primordial pour nous de travailler ensemble, à l’unisson, afin de faire ce qui était le mieux pour le film lui-même. C’était une vraie collaboration.
Je me suis découvert plusieurs forces (je suis très forte pour raconter une histoire visuellement et savoir où se situe la tension) et j’ai aussi beaucoup à apprendre des autres, notamment sur le plan technique, ce qui demande beaucoup d’apprentissage, et je suis reconnaissante de pouvoir progresser.
Que voulez-vous que le public retienne du film ?
Que l’amour est possible. Qu’il faut commencer par nous. C’est un travail sur soi. Vivre dans la peur d’aimer peut vous paralyser. Ce que dit Alice résume parfaitement cela pour moi : « J’espère que tu trouveras quelqu’un à aimer de tout ton cœur, et si ton cœur doit se briser, j’espère qu’il se brisera en mille morceaux ».
Quels sont vos futurs projets ?
Je suis en train d’écrire deux scenarii : l’un est un drame (avec de l’humour bien entendu) et l’autre une comédie romantique. Je les réaliserai tous les deux. Et je collabore à l’écriture d’un long-métrage avec deux femmes des États-Unis.
Dîtes-nous quelque chose que vos fans ignorent à votre sujet.
Mon père dirigeait un cinéma et j’ai grandi dans une cabine de projection. J’étais actrice avant d’être scénariste/réalisatrice mais je préfère de loin raconter des histoires derrière la caméra, en silence.
Si vous pouviez avoir trois vœux, quels seraient-ils ?
Faire plus de films. Retomber amoureuse. Voyager plus.
Interview Originale sur le site Sdgln.com - En afficher davantage
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