Biologie de l’Homosexualité de Jacques Balthazart

Biologie de l'Homosexualité de Jacques Balthazart

Titre Français : Biologie de l'Homosexualité - On naît homosexuel, on ne choisit pas de l'être

Titre Original : Biologie de l'Homosexualité - On naît homosexuel, on ne choisit pas de l'être

Auteur : Jacques Balthazart

Date de Sortie : 04 Février 2010

Nationalité : Belge

Genre : Science & Recherche

Nombre de Pages : 299 pages

Éditeur : Mardaga

ISBN : 978-2-8047-0037-9

Biologie de l'Homosexualité - On naît homosexuel, on ne choisit pas de l'être : Quatrième de Couverture

« Si pour le sens commun l’homosexualité semble relever d’un choix, pour tous les professionnels, tant biologistes que psychologues, l’orientation sexuelle n’en est pas un. II n’est que d’entendre le témoignage des hommes et des femmes qui disent la certitude du sens de leur attirance sexuelle ou de la découverte qu’ils en ont fait à un moment donné de leur vie. Les hypothèses psychanalytiques dominantes n’expliquent pas à elles seules l’homosexualité, et n’en ont jamais fait de démonstration scientifique. Le livre de Jacques Balthazart a le mérite de faire un point très complet sur des notions peu connues de la biologie de l’orientation sexuelle qui entrent à part entière dans l’explication des homosexualités, car l’homosexualité ne peut se réduire ni à une forme particulière ni à une seule hypothèse explicative. Ce livre très rigoureux et largement documenté apporte une contribution essentielle à la connaissance des bases biologiques de l’orientation sexuelle et de l’homosexualité. Il n’a aucun équivalent en langue française. Il est d’une lecture indispensable pour tous les professionnels de la psychiatrie, de la psychologie, de la sexologie. »
Philippe Brenot, Psychiatre et Anthropologue. Directeur du DIU de sexologie, Université Paris Descartes.

« Vu les idées fausses mais largement répandues selon lesquelles l’homosexualité serait un choix ou un penchant qui peut être évité ou guéri, ce livre doit absolument être lu par toute personne désireuse d’évaluer la question de façon informée. »
Geert de Vries, Directeur du Center for Neuroendocrine Studies Université du Massachusetts, Amberst MA, USA.

Jacques Balthazart dirige le Groupe de Recherches en Neuroendocrinologie du Comportement (GIGA-Neurosciences) et est chargé de cours à l’Université de Liège (Belgique).

Biologie de l'Homosexualité - On naît homosexuel, on ne choisit pas de l'être : Avis Personnel

Débuter une critique n’est jamais chose aisée. En découvrant ce livre, je n’avais aucun a priori sur la question de « Est-ce bien ou non que des chercheurs se penchent sur l’origine de l’homosexualité d’un point de vue biologique ? » J’ai découvert peu après que j’étais visiblement l’une des rares à ne pas m’interroger là-dessus comme le montre le livre en lui-même à travers deux exemples plutôt marquants et la discussion présente sur le forum. Pour introduire la suite, il est intéressant de noter que Jacques Balthazart, l’auteur, avait toujours souhaité écrire ce livre mais, par manque de temps, avait toujours repoussé le moment de commencer. Et puis, un jour, il est tombé sur le livre du psychiatre et pédopsychiatre Stéphane Clerget et ce qu’il a lu l’a mis hors de lui.

Et je dois avouer que la découverte du travail de Jacques Balthazart a fait plus que me convaincre. Je suis sortie de cette lecture avec deux furieuses envies. La première, découvrir l’œuvre de Stéphane Clerget et comparer les deux travaux pour avoir un point de vue plus fort et documenté, la seconde, envoyer un exemplaire au Pape. Je pense que je considère maintenant tout autrement le travail des chercheurs qui se penchent sur cette question.

Déjà parce que j’ai découvert qu’effectivement, « l’homosexualité ne constitue pas simplement une orientation sexuelle différente, mais elle s’accompagne de modifications morphologiques, physiologiques et comportementales complexes. » Et autant j’avais entendu parler, de loin, des recherches génétiques pour trouver l’origine de l’homosexualité, autant je n’avais jamais imaginé que les hormones et les stéroïdes naturels pouvaient intervenir à ce niveau à la période pré-natale. Ensuite parce que j’ai compris que les recherches dans ce domaines ne sont pas bonnes ou mauvaises. Elles sont simplement ce qu’on en fait. Que certaines personnes craignent l’eugénisme, paraît compréhensible mais c’est à la société, aux Hommes et aux lois à protéger les individus. La science reste le désir de comprendre le pourquoi.

En lisant cette Biologie de l’Homosexualité, j’ai également réalisé que le monde dans lequel je vis m’a empêchée de me poser les bonnes questions, sous couvert d’un passé psychanalytique qui dit que non, ce n’est pas biologique mais que c’est comportemental. On a toutes entendu parler de cette étude qui dit que les lesbiennes auraient l’index plus court que l’annulaire. On en a ri, Océanerosemarie l’a mis dans son One Woman Show et on a considéré que c’était une grosse blague. Le problème, c’est que je n’ai pas été chercher plus loin. Et pourtant c’est une étude tout ce qu’il y a de plus sérieux avec une taille d’échantillon qui a permis de prouver statistiquement cette différence par rapport à des femmes hétérosexuelles. Ce qui prouverait les différences physiologiques existant entre femmes homosexuelles et femmes hétérosexuelles comme entre les hommes homosexuels et les hommes hétérosexuels. Bien évidemment c’est plus compliqué et ça va plus loin. Sauf que je me suis moquée de quelque chose de vérifiable et statistiquement reproductible et significatif. C’est dur de découvrir cela. Très dur.

Un livre que je conseille parce qu’il offre un autre point de vue, très différent de celui qu’on veut nous vendre comme le seul acceptable. Et je me demande d’ailleurs pourquoi on n’a pas plus entendu parler de ce travail ?

Biologie de l'Homosexualité - On naît homosexuel, on ne choisit pas de l'être : Extraits

« Avant de clore ce chapitre, il est nécessaire de répondre à une objection fréquemment formulée à propos des théories génétiques de l’homosexualité. Selon cette objection, les homosexuels ne se reproduisant pas, si cette orientation est contrôlée par un (ou des) gène(s), ce(s) gène(s) devrai(en)t disparaître au cours des générations.
Cette objection s’est cristallisée dans la blague bien connue « les homosexuels ne se reproduisent pas et pourtant il y en a de plus en plus ! ». Il est facile de tordre le cou à cette plaisanterie car elle est base sur deux erreurs fondamentales. D’une part, il n’y a pas de plus en plus d’homosexuels. Leur taux de déclaration varie éventuellement en fonction de l’attitude plus ou moins répressive de la société dans laquelle ils vivent, mais comme nous l’avons vu leur nombre est très constant dans le temps et d’une société à l’autre. Par ailleurs, il serait faux de dire que les homosexuels ne se reproduisent pas. Il est en effet important de reconnaître que certains homosexuels changent d’orientation apparente au cours de leur vie pour des raisons variées souvent liées aux pressions sociales (ils n’assument leur homosexualité que tard dans leur vie). Au cours de leur phase hétérosexuelle, ils mènent parfois une vie de couple et ont éventuellement des enfants. Ceci étant, il reste évident, et prouvé par des études quantitatives, que les homosexuels se reproduisent moins que les hétérosexuels. Comment ce succès reproducteur moindre est-il donc compatible avec le maintien d’un ou de plusieurs gènes contrôlant l’homosexualité ? Plusieurs réponses potentielles ont été apportées à cette apparente contradiction (voir également LeVay & Valente, 2006 ; Rahman & Wilson, 2003a pour plus de détails). » (Pages 244-245)

A propos de Isabelle B. Price

Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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